Economist. President of Partners for Peace and Prosperity. "There can be no Sustainable Development without Peace, and no Peace without Sustainable Development"

USA
Joined June 2017
#Burundi. Ce 17 octobre 2026, le monde célèbre la Journée Internationale pour l’Elimination de la Pauvreté, conformément à la résolution A/RES/47/196, adoptée le 22 décembre 1992 par l'Assemblée Générale des Nations Unies. Le thème de cette année 2026 est : « Un logement sûr pour tous ». Ce thème met en lumière le cercle vicieux entre pauvreté et insécurité du logement : la première favorise la seconde, tandis que les loyers inabordables, la précarité des régimes d’occupation et le sans-abrisme peuvent, à leur tour, accentuer la pauvreté. Les conséquences – creusement des inégalités, mise en péril de la santé, perturbation de l’éducation et difficultés toujours plus grandes d’accès à un emploi stable – peuvent se faire sentir sur plusieurs générations. Comme l’affirme Antonio Guterres, Secrétaire Général des Nations Unies, il faut de "la volonté politique et les investissements nécessaires pour garantir à chacun et chacune un logement sûr et la possibilité de se bâtir une vie digne, à l’abri de la pauvreté. Les ressources et les connaissances existent". Qu’en est-il au #Burundi ? Le #Burundi célèbre cette journée internationale, dans un contexte de crise multidimensionnelle qui touche, non seulement, l’accès à un logement décent, mais également, l’accès à l’alimentation, à l’eau potable, à l’électricité, à l’éducation, à la santé et à tous les autres services sociaux de base. Depuis plus de trois décennies, pendant que toutes les autres nations construisent leurs économies, les populations burundaises sont plongées dans une pauvreté extrême, qui ne fait que s’amplifier d’année en année. Le Produit Intérieur Brut par habitant, qui était, en 1991, de 383,9 $, est descendu jusqu’à 273$. En 2026, le nombre de Burundais vivant en dessous du seuil de pauvreté est de 10,8 millions de personnes, soit 75% de la population. Plus de 50% de la population souffrent d’une insécurité alimentaire aiguë, tandis que les enfants souffrent d'une malnutrition infantile grave. En matière de logement, plus de 80% de burundais vivent dans des logements construits en terre et non viabilisés. Les autres facteurs de pauvreté multidimensionnelle, notamment : les faibles revenus monétaires, le manque de nourriture équilibrée, les difficultés d’accès à l’éducation pour les enfants, l’accès aux systèmes adéquats de santé et aux services y relatifs, les difficultés d’accès à l’eau potable, ne permettent pas à beaucoup de ménages d’améliorer leurs logements. Sans un logement sûr et stable, l’accès aux soins de santé, à l’éducation, à l’emploi et à la participation à la vie communautaire devient bien plus difficile. La précarité du logement n’est pas simplement une question d’abri. Un logement dangereux, inabordable, surpeuplé ou précaire peut aggraver la pauvreté et l’exclusion, et compromettre la jouissance d’autres droits de l’homme. Par ailleurs, au #Burundi, la surpopulation (l’une des densités démographiques les plus élevées au monde), la croissance démographique accélérée (6 enfants par femme et un taux de croissance démographique annuel de 3%), les catastrophes climatiques, le retour des réfugiés et l’accueil des réfugiés des pays voisins, font du #Burundi un pays à fort risque d’implosion démographique dans un proche avenir, si rien n’est fait pour définir des politiques de logements appropriées. En milieux urbains, la question du logement décent se pose également avec acuité. Selon les enquêtes réalisées, seuls 15% des résidents urbains peuvent se construire un logement décent avec leurs propres moyens. Avec le coût de la vie, de plus en plus cher et la dépréciation accélérée de la monnaie nationale, les loyers dans les centres urbains sont inaccessibles. Les objectifs du Gouvernement de construire des logements sociaux à des prix abordables, dans les centres urbains, n’ont toujours pas été réalisés. Le Gouvernement du #Burundi devrait, par conséquent, saisir l’occasion de cette journée internationale, pour réfléchir sur ces questions et y apporter des solutions appropriées, avec l’appui des partenaires de développement. Toutefois, la solution la plus durable au problème de logement décent serait de renforcer les capacités de production des populations en vue d’augmenter leurs revenus et réduire la pauvreté.
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#BURUNDI. EVARISTE NDAYISHIMIYE : LE PRESIDENT QUI A FABRIQUE LA PAUVRETE DE LA POPULATION A son investiture, le 18 juin 2020, le Président Evariste Ndayishimiye s’engageait à travailler pour le peuple, et non pour l’enrichissement de certains. Il s’engageait à promouvoir la bonne gouvernance et lutter contre la corruption. 6 ans après, la pauvreté de la population s’est amplifiée En 2026, le nombre de Burundais vivant en dessous du seuil de pauvreté est de 10,8 millions de personnes (75% de la population), contre 7,6 millions (60% de la population), en 2020, soit une augmentation de 3,2 millions de pauvres. Une pauvreté multidimensionnelle qui touche à l’alimentation, la santé, l’éducation et les services sociaux de base. Plus de 50% de la population souffrent d’une insécurité alimentaire aiguë, tandis que les enfants souffre d'une malnutrition infantile grave. En 2026, le Revenu Brut par Habitant est, selon la Banque Mondiale, situé à 240$. Un revenu qui fait du #Burundi le pays le plus pauvre de la planète. Cette moyenne nationale cache, néanmoins, des disparités sociales importantes. La majorité des Burundais n’atteignent même pas un revenu annuel de 120$ par personne, tandis qu’une poignée de personnes proches du pouvoir sont très riches. Sans vision politique claire, point de résultats Les actions annoncées mais non réalisées dénotent de l’absence d’une vision politique claire pour tirer les Burundais de la pauvreté. La Vision 2040-2060 apparait comme une autre promesse politique sans lendemain, puisque sans bases institutionnelles solides. Cette Vision est considérée par le pouvoir en place comme un instrument de politique nationale qui fera du #Burundi un pays émergent en 2040 et un pays développé en 2060. Elle énumère 22 objectifs qui seront réalisés durant les années à venir. Elle est devenue un leitmotiv dans les discours politiques, à tous les niveaux. Des séminaires sont organisés à l’intention des journalistes pour en faire la promotion dans leurs médias. Elle est présentée aux partenaires comme la « Bible » de développement du #Burundi. Mais ce qu’on oublie est qu’une vision de développement, ce n’est pas un tableau qu'on affiche dans son salon et qu'on contemple, en en faisant la publicité, mais, plutôt, un ensemble d'actions concrètes à réaliser, avec un calendrier, et des préalables. Une vision de développement suppose, d’abord, des institutions fortes et opérationnelles. Selon le Président Ndayishimiye, aucune institution ne marche : les recettes fiscales ne sont pas bien collectées par l’OBR, la Banque Centrale, de connivence avec les banques commerciales, cache les devises, la société qui distribue le pétrole (SOPEBU) est corrompue, la société sucrière (SOSUMO) est corrompue, la société nationale de téléphonie (ONATEL) est inopérante, la REGIDESO n’est pas à la hauteur des demandes de la population en électricité, les hommes d’affaires exportent les minerais et le café, mais ne rapatrient pas les recettes, il y a des personnes qui empêchent le carburant d’être acheminé au #Burundi, les diplômés sont inutiles, les fonctionnaires ne travaillent pas, les Burundais sont pauvres parce qu’ils sont fainéants, et j’en passe. Serait-il possible de s’embarquer dans une vision de développement de long terme lorsqu’aucune institution de l'Etat ne fonctionne ? Une vision de développement doit être sous-tendue par un cadre macro-économique solide. Depuis 2023, le Gouvernement du #Burundi résiste à entreprendre des réformes macroéconomiques en vue d’assainir la situation économique et financière, avant de s’embarquer dans des programmes de long terme. Le programme de réformes de 38 mois, engagé avec le FMI, depuis avril 2023, a été abandonné par le Gouvernement, juste une année après son démarrage. Comment le pays peut-il s’embarquer dans une vision de développement de long terme sans, au préalable, s'assurer d'une stabilité économique et financière ? Une vision de développement suppose des ressources d’investissement. Depuis l’adoption de la Vision 2040-2060, en 2023, rien ne transparait dans les budgets annuels, pour refléter sa mise en œuvre : l’agriculture continue d’être le parent pauvre des budgets d’investissements publics (8% du budget), l’accès à l’électricité de la population (11,6%), handicape les ménages et les entreprises, les infrastructures routières sont dans un état déplorable, le pays n’a pas de carburant, le pays n’a pas investi dans les exportations et se retrouve, aujourd'hui, sans devises pour les importations, quels sont les facteurs qui vont faciliter la réalisation de cette vision ? Par conséquent, personne n’y croit. Le Président Ndayishimiye a avoué son incapacité à combattre la corruption En 2020, le Président Evariste Ndayishimiye s’était engagé à promouvoir la bonne gouvernance et lutter contre la corruption. En six ans, la corruption s’est amplifiée. En 2026, le Burundi est classé 167ème pays le plus corrompu sur 180 pays recensés par Transparency International. En 2022, le Président Ndayishimiye avait reconnu son incapacité à combattre la corruption, jusqu’à demander que ceux qui ont détourné de l’argent de l’Etat aillent le déposer, discrètement, sur un compte à la Banque Centrale, ce qui n’a pas eu lieu, et aucune sanction n’a été prise à l’encontre des acteurs de détournements, puisqu’il affirmait qu’il les connaissait. En octobre 2026, le Président Ndayishimiye recycle les mêmes discours sur les méfaits de la corruption sur l’économie et qu'il connait les acteurs. Rappelons que depuis son accession au pouvoir en 2020, aucune personne n'a été arrêtée pour detournement de fonds publics, tout en affirmant qu'il les connait. Aujourd'hui, il lance la mise en œuvre de la Stratégie Nationale de Lutte contre la Corruption et les Malversations Economiques, sachant que son prédécesseur, Pierre Nkurunziza, avait fait adopter la même stratégie en 2011, stratégie qui n’a jamais eu de succès à ce jour. Dans son Rapport sur le #Burundi, en mars 2012, International Crisis Group (ICG) avait souligné que : « La crise de corruption que connait actuellement le Burundi met en péril la consolidation de la paix fondée sur un Etat moteur du développement et la relance de l’activité économique par l’investissement étranger. Les pratiques néo-patrimoniales du pouvoir en place depuis 2005 ont relégué le Burundi au plus bas dans les classements de gouvernance, affaibli son attractivité pour les investisseurs étrangers, altéré ses relations avec les donateurs et alimenté le mécontentement social ». Quatorze ans après publication de ce rapport de l’ICG, la situation n’a pas changé. La corruption touche tous les secteurs de l’économie. On estime que chaque année, au moins 100 millions de dollars sont dilapidés par un groupe de hauts responsables de l’Etat, du parti au pouvoir et de l’armée, au travers des detournements, des marchés publics, du commerce illicite, et autres. Ce sont des millions de tonnes d’engrais qui pourraient aider les paysans à accroitre la production vivrière et d’exportation, ce sont des milliers d’écoles sacrifiées, ce sont des milliers d’hôpitaux non construits, etc. En conclusion, rien ne sert de continuer à prétendre se préoccuper du bien-etre des populations pauvres en leur promettant la prospérité. Certes, le #Burundi dispose d’énormes ressources, naturelles, agricoles, écologiques et humaines, qui pourraient lui permettre un décollage économique et une prospérité partagée, mais il manque d'un leadership visionnaire et des institutions fortes, il faut une autorité qui impulse cette vision. Rappelons-nous de ces paroles du Prince Louis Rwagasore, en septembre 1961 : « Car sans autorité forte, aucun pays ne connaît l'ordre, la paix, la tranquillité. Sans autorité forte, point de progrès… Aux voleurs, agresseurs et bandits de toute espèce, nous annonçons une répression énergique et impitoyable, un châtiment dont ils se souviendront ».
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#Burundi. En 2026, le #Burundi est de nouveau classé parmi les 20 Etats fragiles du monde, en extrême fragilité, et en risque de devenir un « Etat Failli », selon le « World Population Review », et de système politique « Répressif », avec un environnement des affaires contraignant, selon « The Heritage Foundation ». Le Burundi figure dans la catégorie des pays en « alerte », et pourrait devenir un Etat en Déliquescence (Etat Failli), si rien n’est fait pour corriger les facteurs de fragilité extrême. Depuis plusieurs années, des organisations burundaises de la société civile, des acteurs politiques, des institutions internationales, lancent l’alerte : le #Burundi va mal, la gouvernance est défectueuse, il faut des réformes. Le Président de la République lui-même lançait, récemment, cette mise en garde, dans une conférence publique : « Et si demain, le #Burundi tombait en faillite, où irons-nous? » Selon le « World Population Review 2026 », « les États peuvent échouer pour diverses raisons. Une cause majeure de l'effondrement d'un État est la présence d'un gouvernement prédateur et/ou corrompu, qui agit dans l'intérêt d'un petit groupe de personnes (la classe dirigeante) plutôt que dans celui de l'ensemble des citoyens ». Le Conseil d’Administration du FMI, à l’issue de la mission au #Burundi, en juin 2026, au titre de l’Article IV, rappelait que : « Le Burundi reste un pays fragile post-conflit, aux prises avec des faiblesses institutionnelles, une pauvreté généralisée et les retombées du conflit dans la République Démocratique du Congo voisine ». Il recommandait, par conséquent, d’entreprendre des réformes structurelles et de gouvernance, les réformes dans les secteurs de l’agriculture, des mines, en vue de libérer le potentiel de croissance économique. La recommandation est restée sans effet, à ce jour. Dans son Rapport-Pays sur le #Burundi, la Banque Africaine de Développement a fait un constat que : « Les besoins de financement requis jusqu’en 2030 pour accélérer son processus de transformation structurelle sont évalués à 2,2 milliards de dollars américains par an, jusqu’en 2030. Cependant, les marges de manœuvre du pays pour financer ses besoins sont réduites. Cette situation résulte d’un espace budgétaire limité alors que la soutenabilité de la dette constitue un enjeu majeur, d’une exploitation sous-optimale des ressources naturelles, du manque de profondeur des marchés financiers et d’une faible attractivité pour les investissements privés ». La Banque recommande, par conséquent, au Gouvernement de s’engager dans une approche visant la stabilité financière renforcée et mettant en place des règles de gouvernance et des institutions solides. Dans son dernier Rapport sur les Droits de l’Homme au #Burundi, le Rapporteur Spécial de l’ONU a fait également un constat désolant de la situation des droits de l’homme au #Burundi, avec la fermeture de l’espace politique aux acteurs de partis d’opposition et aux organisations de la société civile, de nombreuses exécutions extra-judiciaires par les forces de l’ordre et des miliciens affiliés au parti au pouvoir, des disparitions forcées, des arrestations et détentions arbitraires, des actes de torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants, des violences sexuelles et fondées sur le genre, et tout cela, dans un contexte d’impunité généralisée, une dégradation des conditions socio-économiques, un environnement national et régional tendu, et en plein cycle électoral qui culminera avec l’élection présidentielle en 2027. Ceux qui suivent la situation socio-économique du #Burundi, au jour le jour, partagent le constat du Rapporteur Spécial. Et pourtant, lors de son allocution à la 81ᵉ session de l'Assemblée Générale des Nations Unies à New York, le 23 septembre 2026, le Président Évariste Ndayishimiye n’a pas manqué de dénoncer le mandat du Rapporteur Spécial de l'ONU sur la situation des droits de l'homme dans son pays, en fustigeant, également, ce qu'il considère comme une politisation et une instrumentalisation du Conseil des droits de l'homme au détriment de certains États. Mais aussi, dans le même discours, le Président Ndayishimiye lançait un appel aux investisseurs privés afin qu’ils viennent investir au #Burundi. Et pourtant, l’évolution des investissements privés étrangers au #Burundi est le reflet de la situation politique, de la gouvernance et du respect des droits de l’homme. Depuis 2017, les investissements directs étrangers (IDE) ont fortement baissé, passant de 221 millions de dollars à 68 millions de dollars en 2025 (CNUCED). Les raisons sont multiples, notamment : le contexte politique d’instabilités et d’exclusion, les violations massives des droits de l’homme, l’absence de protection des investissements privés et des droits des investisseurs, l’état de corruption et des malversations économiques et financières, l’historique des relations avec les autres investisseurs étrangers, etc. Tous ces facteurs ne sont pas favorables au #Burundi, raison pour laquelle depuis la Conférence des Partenaires de décembre 2024, à Bujumbura, très peu de progrès ont été enregistrés en matière d’investissements directs étrangers. On se demande comment le Gouvernement du #Burundi mobilisera les 2,2 milliards de dollars, par an, que suggère la Banque Africaine de Developpement, pour financer son programme de transformation structurelle. Surtout, avec une capacité de mobilisation de ressources fiscales limitée, et des aides publiques au développement qui se réduisent d'année en année. En matière d’investissement privé, l’ONG américaine, « The Heritage Foundation », dans son Rapport 2026, attribue au #Burundi une note de 40,2 sur 100, ce qui classe le #Burundi 174ème sur 184 pays, et 44ème sur 47 pays de l’Afrique Sub-Saharienne. Cette organisation qualifie le système politique en place au #Burundi de « Système Répressif ». Les plus mauvaises notes sont attribuées sur les indices de droits de propriété (15,5/100) et l’intégrité gouvernementale (7,5/100), reflétant, selon l’organisation, un cadre juridique fragile et une faible protection des droits privés. L’entrepreneuriat au #Burundi est fortement soumis à l’ingérence de l’État, et l’environnement des affaires reste contraignant. Ces notes, à elles seules, décourageraient tout investisseur qui souhaiterait investir ses capitaux au #Burundi. Il est, par conséquent, difficilement envisageable de mobiliser les ressources d’investissement par le secteur privé, sans réformes profondes du système politique, institutionnel et de gouvernance. Même au cas où ces réformes étaient prises par le pouvoir en place, cela prendra des années pour que les investisseurs privés étrangers reprennent confiance et apportent leurs capitaux. Par consequent, le #Burundi se trouve effectivement dans une impasse financière : capacite de mobilisation de ressources fiscales très limitée, baisse de l'aide publique au développement, investissements directs étrangers en dégringolade. Et la pauvreté qui s'accentue. Dans son dernier Rapport 2025, « Etat de Fragilité 2025 », l’OCDE a classé le #Burundi comme un pays en « extrême fragilité ». Dans ce contexte, aux pays en situation de fragilité, le rapport fait état de mesures qui ont été appliquées avec succès par des pays comme réponses aux crises et situations de fragilité, notamment : 1) Diminuer la fragilité et prévenir les conflits : mettre le développement au service de la paix ; 2) Intervenir dans des environnements soumis à des contraintes politiques ; 3) Soutenir les systèmes économiques essentiels au moyen de partenariats ajustés au contexte ; 4) Coopération avec le secteur privé dans les contextes présentant un niveau de fragilité élevée ou extrême ; 5) Favoriser la construction de sociétés résilientes et pacifiques aux partenariats économiques. Mais, il faut du courage politique à un leader pour admettre que son pays est réellement en situation d’extrême fragilité, et qu’il doit, urgemment, adopter des mesures de redressement pour répondre aux crises et situations de fragilité. En attendant, les citoyens vivent au jour le jour. Sans carburant, sans électricité, sans eau potable, sans services publics adéquats, pendant qu’une minorité jouit des richesses nationales. Comme le disait Thomas Sankara, « Il faut choisir entre le champagne pour quelques-uns et l’eau potable pour tous ». Le pouvoir en place a choisi la première option. L'eau potable attendra. Peut-être a l'issue des elections de 2027. Qui vivra verra.
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#Burundi. Au moment où certains burundais se réveillent et se rendent compte du gouffre identitaire dans lequel ils sont tombés, depuis plus d'un siècle, et qu'ils commencent à plaider pour la restauration de l’identité nationale, sous la ligne philosophique de « NDI UMURUNDI (« Je suis Burundais »), je voudrais revenir sur mon livre : « Ethnisme et Tragédies au Burundi : De l’Identité Nationale à l’Identité Ethnique », sorti en avril 2022. Le livre retrace l'histoire de plus d’un siècle, au cours duquel l’identité nationale burundaise s’est progressivement évaporée, pour laisser la place à l’ethnisme, avec tous les drames qu’il a causés au peuple burundais, jusqu’à ce jour. Ce thème de « NDI UMURUNDI », réveil nationaliste, cadre bien avec le contenu de ce livre, qui lui confère toute sa substance. Depuis sa publication, cet ouvrage s’inscrit dans une réflexion qui dépasse le seul cadre burundais. Il explore un phénomène universel : la manière dont les sociétés, confrontées à des crises politiques ou mémorielles, glissent d’une identité nationale inclusive vers des identités fragmentées, souvent instrumentalisées. Quatre ans après sa parution, cette problématique demeure d’une actualité brûlante, tant au Burundi que dans l’ensemble de la région des Grands Lacs et en Afrique. Ce livre est né d’une conviction qu’on ne peut construire une paix durable sans comprendre les mécanismes qui ont façonné la tragédie. L’ethnisme n’est pas une fatalité inscrite dans l’histoire ; il est le produit de choix politiques, de récits imposés, de peurs accumulées et de mémoires blessées. En retraçant ces dynamiques, j’ai voulu offrir un outil d’analyse, mais aussi un espace de lucidité pour celles et ceux qui cherchent à dépasser les lectures simplistes. Depuis 2022, les débats sur l’identité, la souveraineté, la mémoire et la cohésion nationale se sont intensifiés en Afrique. Les tensions régionales, les recompositions politiques, les fractures sociales et les aspirations démocratiques donnent à ce livre une résonance nouvelle. Les questions que j’y pose — comment une nation se construit, comment elle se défait, comment elle se répare — restent au cœur des défis contemporains. Dans la partie conclusion, je livre au lecteur quelques pistes de solutions pour tourner la page de l’ethnisme et restaurer l’identité nationale. Ces pistes visent, notamment à : (a) retrouver la valeur de l’« UBUNTU », qui a caractérisé le Burundi, mais également d’autres Nations, durant des siècles, bien avant l’occupation des puissances étrangères ; (b) réhabiliter un leadership rassembleur et non d’un leadership divisionniste ; (c) engager un processus de réconciliation nationale, axé sur la vérité, la justice, le pardon, la confiance et l’empathie envers les victimes ; (d) repenser les fondamentaux de l’Etat-Nation, dont l’identité nationale, la justice pour tous, l’éducation populaire, la culture et l’amour patriotique. Il convient de rappeler, enfin, que l’identité nationale n’est jamais un acquis, mais un projet collectif. Elle se nourrit de vérité, de justice, de reconnaissance mutuelle et de courage politique. Si ce livre peut contribuer, même modestement, à éclairer les chemins de réconciliation et de paix, au #Burundi, dans les pays des #GrandsLacs, ou ailleurs, en #Afrique, alors son objectif aura été atteint. Le livre est disponible aux Editions L’Harmattan (France), Amazon et les principales librairies francophones, en Europe, aux Etats-Unis, au Canada et en Afrique. Il peut être acheté en papier ou en numérique. Bonne lecture.
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#Burundi. L’accès de la population burundaise à l’électricité est le plus faible de la sous-région de l’Afrique de l’Est, à savoir 20%, contre une moyenne régionale de 50%. Le Gouvernement promet de fournir de l’électricité à 100% de la population, avant l’année 2030. Encore une promesse politique irréalisable. 1) Le #Burundi enregistre le niveau le plus bas de la sous-région de l’Afrique de l’Est. En 2024, l’accès à l’électricité était de 20%, soit 2,6 millions de personnes, sur une population de 13 millions d'habitants, contre une moyenne régionale au sein de l'Afrique de l'Est de 50%. En milieu rural, seulement 2% ont accès à l’électricité, un niveau très faible. 2) Fournir de l’électricité à 100% de la population en 2030, qui aura atteint 16 millions d'habitants, se traduirait par un approvisionnement d’environ 230.000 personnes supplémentaires chaque mois, durant 5 ans. Est-ce faisable ? 3) Dans son projet « COMPACT National », le Gouvernement a estimé les besoins de financement nécessaires pour la mise en œuvre de ce plan d’accès universel à l’électricité avant 2030, conformément aux Objectifs de Développement Durable des Nations Unies, à 3,5 milliards de dollars, mobilisables dans les 5 prochaines années. D’où proviendront les ressources ? 4) De ce montant, le Gouvernement s’engage à mobiliser 1,95 milliards de dollars (390 millions de dollars par an), tant de ressources intérieures qu'extérieures, et espère que le financement du secteur privé interviendra pour 1,45 milliard de dollars (290 millions de dollars par an), pour ce seul secteur de l'électricité. 5) Des prévisions encore irréalisables, et ce, pour 2 raisons principales : (1) La mobilisation des ressources, tant intérieures qu’extérieures, sera difficile, compte tenu de la capacité de mobilisation de ressources fiscales de l’Etat et de l’environnement international caractérisé par une reduction sensible de l'aide publique au développement ; (2) Aussi, il est difficile de compter sur le secteur privé à financer le secteur de l’électricité, sans des réformes profondes de la gouvernance. 6) Au cours des deux dernières années, le Gouvernement a mis en service 3 centrales hydroélectriques d’une capacité totale de 70 MW, en l’occurrence : les centrales hydroélectriques de Jiji (32,5 MW), de Mulembwe (17,5 MW) et de Kabu 16 (20 MW). Le #Burundi pourra également compter sur l’apport du projet régional de « Rusumo Falls », d’une capacité de 80 MW partagé entre le #Burundi, le #Rwanda et la #Tanzanie, à raison d’un tiers chaque pays. Des études sont en cours pour une ligne de transmission Rusumo-Gitega. 7) Récemment, en 2023, la Banque Mondiale, en collaboration avec la Banque Africaine de Développement, ont lancé l’initiative « Mission 300 », visant à assurer l’alimentation en électricité à 300 millions de personnes en Afrique Sub-Saharienne d’ici 2030. Pour que le #Burundi puisse bénéficier de ces financements, il y a évidemment des préalables, dont la bonne gouvernance politique et économique, et les réformes nécessaires dans le secteur, ce qui manque encore. Néanmoins, il y a des travaux en cours pour la construction des lignes de transmission en milieu rural. 8) Des défis en matière de distribution sont encore nombreux, en particulier, l'écart entre la production et l'accès, qui révèlent des problèmes structurels dans le réseau de distribution et la capacité financière de la population. En matière de reseau, il y a, notamment, des problèmes liés aux équipements vétustes de la REGIDESO, qui datent des années 60. En matière d’accessibilité, le tarif résidentiel moyen de l'électricité au #Burundi figure parmi les plus élevés au monde, atteignant jusqu'à 0,31 $/kWh pour les niveaux de consommation élevés. Aujourd’hui, avec le niveau de pauvreté de la population (75% de la population en dessous du seuil de pauvreté), il est difficile de penser que le citoyen lambda puisse donner la priorité à l’électricité par rapport à sa sécurité alimentaire, en plus, avec un tarif par KWh dépassant ses capacités financières. 9) Toutefois, on estime qu’avec tous ces nouveaux apports et améliorations diverses, en matière de production et de distribution d’électricité, l’accès de la population à l’électricité pourra s’améliorer légèrement et atteindre 26% fin 2026 et 30% en 2030, alors que les autres pays de la région de la EAC (à l’exception de la #RDC), auront atteint 100% d’accès à l’électricité ou presque. LES POPULATIONS DES MILIEUX URBAINS CONTINUERONT ENCORE A FAIRE FACE AUX DELESTAGES RECURRENTS D'ELECTRICITE. QUANT AUX PROMESSES DE SOLUTIONS DANS UN PROCHE AVENIR, IL S'AGIT DE PROMESSES POLITIQUES SANS BASE ECONOMIQUE REELLE. EVIDEMMENT, LES PROMESSES POLITIQUES N’ENGAGENT QUE CEUX QUI Y CROIENT.
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#EastAfrica. The crisis of youth unemployment in #EastAfrica is a major political challenge that threatens regional stability and erodes trust in democratic institutions. It’s a “ticking-time bomb”. #Kenya #Tanzania #Burundi #Uganda #Rwanda #DRC #EAC The crisis of youth unemployment has made it clear to leadership that a lack of formal jobs leaves a highly connected, educated population primed for political mobilization. Political analysts have long warned that a lack of legal employment options leaves youth highly vulnerable to illicit networks, localized crime, and radical political exploitation. Job creation is overwhelmingly cited by the youth as the top priority where government policy has failed. A large and fast-growing young population enters the labor force faster than economies can create jobs. Many graduates hold higher education degrees, but the local market relies heavily on informal or agricultural work rather than specialized professional roles. According to the World Bank, in Eastern and Southern Africa, an estimated 8 million young people enter the labor market each year, but fewer than 1 million secure formal, waged employment. #Kenya: Economic desperation fuels youth-led protests Youth unemployment is the single most pressing national crisis. It acts as a primary source of economic anxiety and a catalyst for massive political mobilization. Tertiary institutions graduate with over 120,000 students annually. However, the formal economy cannot absorb them. According to the African Youth Survey 2026, Kenyan youth are among the least optimistic on the continent regarding job prospects. While the strict international definition of youth unemployment (those actively looking for a job but unable to find one) sits around 15% to 17%, localized data from the Federation of Kenya Employers (FKE) places the broader rate of young Kenyans (ages 15–34) who are unemployed, underemployed, or completely economically inactive at a staggering 67%. During Kenya's 2022 campaign, leaders pledged for multi-billion-shilling youth funds and massive annual job targets, but the ground reality remains stagnant. The 2024 Gen Z youth-led protests were heavily fueled by economic desperation. The crisis has made it clear to leadership that a lack of formal jobs leaves a highly connected, educated population primed for political mobilization. Unfortunately, unemployed youth face a higher risk of recruitment into extremist or fundamentalist networks, and politicians use the crisis as a tool for political mobilization. #Tanzania: Youth unemployment has transitioned from a purely economic issue into the primary driver of political friction and civil unrest Tanzania has historically been viewed as a bastion of relative political stability in East Africa. However, economic desperation has eroded this patience. Frustration boiled over into significant youth-led protests, where a newly politically conscious Gen-Z took to the streets to demand a slice of economic action. The state’s heavy-handed response, including internet shutdowns and security crackdowns, has signaled a fracturing relationship between the youth and the ruling CCM party. Despite the strong macro-economic growth—with Tanzania boasting a 6.3% GDP expansion—this growth is structurally "jobless" for the younger demographic. While official international metrics tightly estimate youth unemployment around 10% to 14%, broader independent data reveals that over 26% of Tanzanians aged 18 to 35 are actively seeking work but cannot find it, leaving more than 71% trapped in precarious informal or self-employed gigs. Approximately 900,000 to 1 million young people enter the labor market annually. However, the formal economy generates only 50,000 to 60,000 new positions each year. Recent local studies highlight that young jobseekers point directly to nepotism, corruption, and a severe lack of capital as major structural roadblocks to earning a livelihood. The failure to absorb this growing population has altered the country's political landscape in several ways. With 75% of active youth surviving purely on sub-poverty wages in informal sectors, a vast pool of economically marginalized individuals has emerged. In border or marginalized regions, political analysts have long warned that a lack of legal employment options leaves youth highly vulnerable to illicit networks, localized crime, and radical political exploitation. #Burundi: High youth unemployment heightens vulnerability to political manipulation Youth unemployment in Burundi drives deep economic instability and heightens vulnerability to political manipulation and civil unrest. With a young population and limited formal jobs, the lack of economic opportunity shapes the country's political landscape. Nearly 66% of Burundi's population is under 25 of age, creating massive demand for entry-level work. While official statistics report low formal unemployment, this hides massive underemployment, unemployed or completely economically inactive at a rate of 65%. Most young people survive through informal jobs, street vending, or subsistence farming. When the state, which acts as the primary employer, fails to provide jobs or pay workers on time, public anger against the ruling party grows. Extreme poverty affects nearly 75% of the population, creating widespread frustration among job seekers. Because the State struggles to fund standard employment initiatives, the Imbonerakure (the youth wing of the ruling CNDD-FDD party), has served as an economic alternative. The intersection of youth unemployment and enrollment in both the Imbonerakure and the state armed forces represents a defining pillar of Burundi’s current security landscape. In an environment devoid of formal jobs, the state security apparatus and the ruling party’s paramilitary networks have become the primary avenues for economic survival and social advancement. Furthermore, economic desperation and a lack of formal jobs are driving an unprecedented mass exodus of young Burundians seeking employment abroad. With roughly 150,000 young people entering a stagnant labor market every year, working overseas has shifted from a personal choice to a necessary survival strategy. The Gulf States, most notably Saudi Arabia and the United Arab Emirates (UAE), have become the fastest-growing destination for young Burundians. Young men primarily seek jobs in construction, hospitality, and private security services, while young women are recruited for domestic and housekeeping work. #Uganda: Chronic joblessness increases vulnerability to political mobilization Youth unemployment in Uganda is severe, - ranging between 64% and 70% -, it creates widespread political frustration and heightens risks for social and political instability. Each year, about 400,000 young people enter the job market to compete for only around 9,000 formal jobs. Most unemployed or underemployed youth survive via informal labor, low-wage jobs like riding motorcycle taxis (boda-bodas), or small-scale trading. Chronic joblessness breeds deep cynicism toward government programs, which critics frequently accuse of suffering from patronage, corruption, and political favoritism. A massive demographic majority of young citizens coexists with long-standing political leadership, fueling debates about representation and generational disenfranchisement. There is a widespread belief that elections and economic policies (such as new startup taxes) ignore youth voices and lead to deep cynicism about the political system. Frustration and lack of income push many young people into crime or protests, driving broader security concerns. Studies on Youth Unemployment and Political Instability note that large, idle youth populations increase vulnerability to political mobilization, social unrest, and conflict. As outlined in analyses on Democratic Stability in Africa, failing to integrate young people economically directly undermines the legitimacy of democratic institutions. #Rwanda: Youth unemployment remains the greatest concern. Youth unemployment remains a major socio-economic challenge, hovering above general unemployment rates with significant proportions of young people working in precarious informal jobs or lacking education and training, though targeted job creation under the National Strategy for Transformation aims to address the gap. Youth unemployment is disproportionately higher than adult unemployment, with a substantial percentage of young adults caught in the informal sector. Key barriers include a skills mismatch in the job market, funding gaps for startups, and limited alternative opportunities outside subsistence farming and urban centers. Under its second National Strategy for Transformation, Rwanda targets creating hundreds of thousands of jobs annually through programs like the Skills Development Fund and tech-startup promotion. Surveys (such as those by the Aga Khan University) indicate that while a large majority of Rwandan youth express trust in government leadership and view political participation as a civic duty, unemployment remains their single greatest concern. Because nearly 80% of Rwanda's population is under 35, successfully absorbing young people into the formal economy is vital for long-term political stability. Failing to meet job expectations risks deepening economic frustration, whereas successful integration solidifies state-led developmental legitimacy. Graduate and urban youth unemployment creates localized political pressures, prompting the state to tightly manage economic programs, entrepreneurship training, and digital hubs primarily centered around Kigali #DRC: Youth unemployment is critically high, and educated young people turn to politics for survival Youth unemployment in the Democratic Republic of Congo (DRC) is critically high, estimated between 45% and 78%, fueling deep political frustration and shifting how young people engage with the state. Over 60% of the DRC's population is under the age of 20, creating a massive "youth bulge" entering the workforce. More than 88% of jobs are in the informal sector, leaving university and high school graduates with few stable career paths. Widespread joblessness leads to deep frustration with the government, which youth view as failing on basic economic priorities. With few economic alternatives, widespread nepotism, poor governance, and a lack of infrastructure, many educated young people turn to politics for survival. Large numbers of young graduates join major political parties, sometimes driven by the prospect of financial gain or patronage rather than ideological engagement. Politics has become the best paying job in the DRC. While economic despair can fuel anti-government protests, resource poverty also leads some young people to feel powerless, dampening structured political participation like voting or organized demonstrations. Chronic instability in regions like the East also leaves unemployed youth vulnerable to recruitment by armed militia groups. #FinalRemarks: If East African leaders wish to maintain democratic stability, delivering on youth employment is no longer an optional campaign strategy, it is a governance imperative. African youth are increasingly demanding structural accountability, refusing to settle for the unfulfilled campaign promises of aging political elites. Across East Africa and the wider continent, job creation has long been used as a central campaign tool during elections. However, systemic implementation gaps continue to leave millions of young entrants locked out of the formal labor market. A continent holding the world's youngest population can no longer afford stale political tactics. Sustained economic transformation requires moving away from short-term political cycles and focusing on structural reforms. Policy experts note that Africa does not suffer from a lack of strategic frameworks. The critical failure remains execution. To effectively translate campaign manifestos into sustainable wages, regional experts argue that leadership must prioritize shifting public funds away from political bureaucracy and directly toward vocational infrastructure, SME financing, and private-sector integration. The region will then live stable and peacefully.
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Le #Burundi est extrêmement pauvre, non pas, par manque de ressources, mais par la mauvaise qualité du leadership, qui se traduit par un manque de vision, une faiblesse des institutions, une concentration excessive du pouvoir et un dérapage démocratique. Le #Burundi dispose suffisamment de ressources agricoles, minières, naturelles, halieutiques, humaines, qui peuvent faciliter sa transformation socio-économique en très peu de temps. Malheureusement, la situation socio-politique à laquelle fait face le pays n'inspire aucun espoir pour cette transformation à moyen terme, à moins des réformes politiques profondes. Les populations, dont plus de 80% vivent en milieu rural, ne sont, ni consultées, ni considérées, dans leurs préoccupations quotidiennes. Elles servent, plutôt, de ponts pour se maintenir ou accéder au pouvoir. Par conséquent, leurs préoccupations en matière d’alimentation, de santé, d’éducation et de bien-être, ne représentent pas les priorités des dirigeants. Leurs cris ne sont pas écoutés. Par contre, les dirigeants leur promettent des lendemains meilleurs, avec des visions qui ne se réalisent jamais. Les femmes et les filles, qui représentent plus de 52% de la population, ne sont pas valorisées. Leur représentation dans les instances décisionnelles du pays reste encore faible, se situant à 30%, tandis que leur autonomisation se heurte à de nombreuses difficultés institutionnelles. Elles subissent des violences basées sur le genre et des exactions diverses, sans aucune protection du pouvoir. Les jeunes, une importante tranche de la population, sont omniprésents, et pourtant largement ignorés par les politiques publiques. La croissance économique, proche de zéro ne permet pas de leur offrir des emplois, et le taux de chômage des jeunes est préoccupant. Au lieu de les diriger vers les formations professionnelles et d’en faire de vrais acteurs de développement, ils sont, en masse, enrôlés dans les milices du parti au pouvoir. Ils sont impliqués dans les actes de banditisme, de terrorisme, de criminalité, des actes qui n'assurent, ni leur avenir, ni celui de la Nation toute entière. Ils représentent, à terme, des « bombes à retardement ». Au #Burundi, les principes élémentaires de démocratie, en l’occurrence, « le gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple », ont été bafoués par le parti au pouvoir. Les populations ne peuvent plus jouir de leurs droits fondamentaux, à savoir : la sécurité, la satisfaction des besoins essentiels d’alimentation, d’éducation, d’eau potable, de santé, la liberté personnelle, la liberté religieuse, la justice et la garantie contre l’arbitraire, ainsi que la jouissance de leurs propriétés. L’espace d’expression pour les partis politiques de l’opposition, les organisations de la société civile, les médias, les femmes, les jeunes, a été verrouillé. Les élections des représentants du peuple sont organisées par le parti au pouvoir, avec des campagnes électorales qui reposent, non pas sur des projets de société en faveur de la transformation socio-économique du pays, mais sur des propagandes d’intimidation du peuple. Les partis politiques de l’opposition sont quasi-absents dans les processus électoraux. Les populations vivent dans la peur. Chaque jour, des personnes sont massacrées, torturées et emprisonnées, et ceux qui le peuvent fuient le pays. Les auteurs de ces massacres ne sont jamais inquiétés. Les marchés de marchandises sont brûlés en masse, et aucune enquête n’est entreprise pour identifier les coupables, alors que ces marchés représentent la source de survie pour de nombreuses familles. La misère, la faim, le chômage poussent beaucoup de jeunes à quitter le pays pour aller chercher de l’emploi dans les pays voisins ou dans les pays arabes. Des jeunes abandonnent les écoles à cause de la précarité. De nombreux enseignants, médecins ou autres professionnels s’expatrient dans des pays étrangers à la recherche de meilleures opportunités. Des centaines de milliers de citoyens burundais croupissent dans les camps de réfugiés dans les pays voisins ou dans des camps de déplacés à l’intérieur du pays, dans des conditions déplorables. Parmi ces réfugiés et déplacés intérieurs figurent de nombreux jeunes ayant des qualifications dans plusieurs domaines pouvant contribuer à la croissance économique du pays. Au lieu de leur offrir les conditions favorables à leur rapatriement et réintégration, ces réfugiés et déplacés sont malmenés, et même assassinés dans les pays d’accueil. Ceux qui rentrent sont traqués, et sont, soit emprisonnés, soit assassinés. Pour le parti au pouvoir, ils représentent une source d’insécurité pour le pays. Tous ces facteurs, énumérés ci-haut, constituent les causes profondes des défis structurels majeurs auxquels le #Burundi est confronté : pauvreté persistante, faiblesse des institutions, chômage des jeunes et instabilité politique. A ces défis s’ajoute la persistance de la corruption, devenue endémique et transversale, dans tous les secteurs et niveaux hiérarchiques. Le #Burundi ne pourra sortir de ce cycle de pauvreté et de faiblesse des institutions que par l'emergence d'un nouveau leadership intègre, compétent et tourné vers le bien public, éthique et qualifié, capable de conjuguer vision stratégique, sens de l’intérêt général et intégrité personnelle. Ce leadership devra promouvoir une nouvelle gouvernance, fondée sur la transparence, la participation citoyenne et une véritable culture de rendre des comptes au peuple. C'est le défi de la transformation du leadership. L’ancien Président du Nigeria, Olusegun Obasanjo rappelait, lors d’une conférence, l’impact décisif d’un leadership bien formé et intègre : « Un leader avec vision, discipline, intégrité, sens du service et incorruptibilité, animé par le courage de servir plutôt que de s’approprier, peut transformer une communauté, sauver une institution et rediriger une nation. J’ai vu ce qu’un leader bien formé peut faire. »
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#Burundi. La dette publique intérieure excessive, que l’Etat contracte auprès de la Banque Centrale, des Banques Commerciales et des Institutions Financières, au travers des Bons du Trésor, représente un obstacle majeur à la croissance économique. Elle étouffe l’économie, par une hausse des taux d’intérêt, elle représente un frein aux investissements privés, par l’épuisement des réserves des banques commerciales, et favorise des niveaux d’inflation élevés. 1) Entre 2013 et 2025, la dette publique intérieure du #Burundi s’est accrue de plus de 600%, passant de 698 milliards de Francs Burundais, en 2013, à 6.005 milliards de Francs Burundais en 2025. Cet accroissement considerable de la dette intérieure, répond souvent aux difficultés financières auxquelles l’Etat fait face pour financer son budget, notamment, celles consécutives à la réduction drastique de l’aide au développement et de l’investissement direct étranger, depuis 2016, ainsi qu’à une faible production intérieure et de faibles exportations. 2) Dans un pays où l’investissement représente, à peine, 9,7% du PIB, avec 80% de la population qui n’ont pas de comptes bancaires dans une institution financière formelle, les banques ne disposent pas de reserves de longue durée, permettant de financer le secteur privé, après qu'une bonne partie de leurs ressources financières soient prêtées à l'Etat. Par conséquent, actuellement, les banques commerciales n’accordent que de petits crédits de court terme et de trésorerie, ou de consommation, souvent à des taux d’intérêt élevés. Et très peu de crédits d’investissement à long terme. Quant à la dette publique intérieure, elle est contractée pour financer les dépenses courantes de consommation. 3) Par ailleurs, l’Etat ne rembourse pas ces dettes contractées auprès du système bancaire, ce qui alourdit, chaque année, l’encours de la dette intérieure. Par exemple, pour l’exercice budgétaire 2026/2027, le budget prévoit de rembourser la dette intérieure à concurrence de 1.953 milliards de Francs Burundais, mais en même temps, il prévoit des emprunts bancaires de 2.197 milliards de Francs Burundais, ce qui revient à un financement net additionnel du déficit de l’Etat de 244 milliards de Francs Burundais. Et cela se poursuit d'année en année. Les 6 milliards de Francs Burundais que l’Etat emprunte auprès du système bancaire, pourraient servir à financer les petits exploitants agricoles, le petit commerce de détail, des petites et moyennes entreprises de transformation de produits agricoles, qui favoriseront, à terme, une croissance et une transformation socio-économique durable. 4) Le Gouvernement devra entreprendre des réformes structurelles en vue de réduire le financement des déficits par le système bancaire, notamment, par une rationalisation des dépenses budgétaires, une augmentation de l’investissement public en vue d’accroitre les recettes d’exportation, une politique active de bancarisation de l’économie par l’instauration de la confiance auprès de la population pour l’épargne bancaire, une lutte contre la corruption et la mauvaise gestion des ressources. Seule la bonne gouvernance et les réformes structurelles, garantiront un environnement des affaires propice à une croissance inclusive, tirée par le secteur privé et riche en création d’emplois.
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#Burundi. L’Accord d’Arusha pour la Paix et la Réconciliation, dont nous célébrons le 26ème anniversaire aujourd’hui, contenait 3 instruments importants (Protocole IV), qui auraient permis une relance économique, dans un #Burundi sortant d’une décennie de crises politico-sociales et des massacres, notamment : 1) la réhabilitation et la réinstallation des réfugiés et des sinistrés ; 2) la reconstruction matérielle et politique du pays ; et 3) le développement économique et social. 1. L’Accord d’Arusha avait prévu un processus de réhabilitation et de réinstallation des réfugiés et des sinistrés, notamment : en aidant les réfugiés à régler toutes les questions qui se poseraient dans les pays d’accueil avant leur rapatriement dans leur pays d’origine ; en mettant en place des principes et mécanismes de règlement des litiges en matière de terres et autres propriétés ; en envisageant la création d’un Fonds National des Sinistrés, qui serait alimenté par le budget national et les contributions extérieures. Enfin, l’Accord prévoyait la mise en place d’une assistance spéciale, la protection, la réhabilitation et la promotion des groupes vulnérables. 2. En matière de reconstruction matérielle et politique, l’Accord envisageait une approche multi-dimensionnelle qui intégrerait la reconstruction des infrastructures, la relance des activités de production, le renforcement des capacités humaines et institutionnelles, l’éducation à la culture de la paix, la promotion de la femme et la réforme du système judiciaire. L’Accord prévoyait, enfin, l’appui au développement et au renforcement de la société civile et des médias indépendants. 3. Le redressement et le développement économique à long terme était au centre de l’Accord. En particulier, plusieurs mesures allaient être mises en œuvre, dont notamment : les mesures relatives à l’augmentation des revenus des ménages ruraux et urbains ; la stabilité du cadre macroéconomique et financier ; la résolution des questions de la dette publique ; la bonne gouvernance des affaires publiques ; l’adoption des réformes macroéconomiques et sociales, ainsi que la création d’un environnement favorable à l’investissement privé. Le CNDD-FDD, qui venait d’accéder au pouvoir en s’engageant à mettre en œuvre cet Accord, l’a mis aux rencarts, et c’est, malheureusement, le peuple Burundais qui s’est retrouvé plongé dans une pauvreté extrême et des crises sociales sans précédent. En tout état de cause, qu’on aime, ou pas, l’Accord d’Arusha, le moment venu, ces instruments de relance économique et social seront indispensables.
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#Burundi. En 15 ans, pas moins de 20 marchés ont été incendiés, laissant les populations dans un état de désolation et de pauvreté extrême. A ces sinistres s’ajoutent les malheurs infligés au peuple burundais par la destruction des kiosques en Mairie de Bujumbura, l’interdiction des motos et bicyclettes de circuler en ville, la fermeture des frontières avec les pays voisins, autant d'activités qui permettaient aux populations pauvres, en particulier, les femmes et les jeunes, de survivre. La population pleure. Le désespoir. Pouvons-nous qualifier tous ces évènements d’accidents mineurs ? Ce ne sont plus seulement les marchés qui brulent, c’est tout le #BURUNDI qui est entrain de brule. La survie de tout un peuple est hypothéquée. Et tout le monde s’en fout. Le Gouvernement continue comme si rien n’était. C’est à peine si le Chef de l’Etat émet un message de sympathie envers les sinistrés. Sans plus. Le parti au pouvoir, le Parlement, le Sénat, le Gouvernement, les institutions diverses, tous se taisent. Pas d’enquêtes pour les incendies des marchés. Pas de coupable identifié à ce jour. Pas de compensation pour les pertes subies à toutes ces centaines de milliers de Burundais. Pas d’alternatives pour les populations désespérées. Les bouc-émissaires sont désignés par le parti au pouvoir et ses communicateurs : ce sont les politiciens, mécontents de ne pas acceder au pouvoir, ce sont les organisations de la société civile en exil, soutenues par les pays occidentaux, ce sont les pays voisins qui veulent déstabiliser le #Burundi, etc. Pas le parti au pouvoir. Les pays partenaires du #Burundi, les institutions internationales, les Nations Unies, les organisations de droits de l’homme, qui, d’habitude, sont très rapides pour exiger des enquêtes et à prendre des sanctions pour des situations pareilles, se taisent et continuent de travailler avec le Gouvernement du #Burundi, comme dans une situation normale. L'Union Africaine, les communautés économiques régionales, les pays voisins, les institutions religieuses, les acteurs politiques et mouvements civiques, tous, aucune reaction a ce qui se passe au #Burundi. Quand un pays brule, le silence devient complicité.
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#Burundi. Où sont partis les « Bashingantahe », ces notables de valeur, ces magistrats de la paix et de la stabilité, d’équité et de concorde sociale, ces passionnés de la vérité ? Dans ces moments difficiles que traverse le #Burundi, les populations interpellent la sagesse des « Bashingantahe ». Dans la société traditionnelle burundaise, les « Bashingantahe » ont toujours joué un rôle primordial dans l’organisation et la bonne marche de la société. Considérés comme des modèles de vertu par la population qui les choisissait pour leurs qualités humaines (maturité, dignité, sagesse, modestie…), ils jouaient un rôle clé dans la résolution des conflits locaux et assuraient l’ordre et la paix dans la communauté. Au niveau politique, ces notables jouaient le rôle de contrepoids populaire aux dérives potentielles des autorités politiques. Ils avaient l'oeil et l'oreille sur la marche de la société. Dans son discours prononcé le 26 octobre 1988, à l’occasion de l’installation du nouveau Gouvernement, le Président BUYOYA, invitait les membres de son Gouvernement à s’armer des qualités essentielles d’« Ubushingantahe », nécessaires à la lutte pour l’unité des Barundi, dont l’amour de la patrie, le courage politique, le sens de la justice et de la vérité, la loyauté, la fidélité aux engagements pris, et il ajouta ceci : « L'Unité que nous voulons pour Notre peuple doit prendre racine sur ces valeurs de vie et de solidarité. Dans l'entreprise de souder les Barundi et de les réconcilier, vous vous inspirerez aussi des valeurs d’« Ubushingantahe », apanage de notre peuple. De tous temps, en cas de disputes, les « Bashingantahe » ne jetaient guère l'huile sur le feu. Ils invitaient à la discussion et arbitraient. En cas de rixe, les « Bashingantahe » s'interposaient et réconciliaient, ils n'attisaient guère la colère. En cas de conflits où les protagonistes armés se menaçaient de mort, les « Bashingantahe » intervenaient, au risque de leur vie, invitaient les adversaires à recourir à la justice de paix. C'est dire que dans notre culture, la convivialité, les ressources de la réconciliation prévalaient sur l'individualisme et les forces de la rupture ». Lorsque le #CNDD-FDD accédait au pouvoir en 2005, cette valeur sacro-sainte des « Bashingantahe » fut enterrée. A cette époque, Gelase Daniel NDABIRABE, alors Porte-Parole du #CNDD-FDD avait qualifié cette institution des « Bashingantahe » d’« anachronique et injuste ». Par conséquent, depuis 2005, la valeur d’ « Ubushingantahe » n’existe plus. Elle a été remplacée par un système d’iniquité, de racket de la population, de massacres, de détentions arbitraires, d’exils forcés, de détournements de deniers publics, et d’appauvrissement de la population a tous les niveaux, agriculteurs, éleveurs, commerçants, fonctionnaires de l’Etat, jeunes, vieux, femmes, hommes, tout y passe. Le langage de hauts dirigeants manque cruellement d'humanité, surtout, dans les moments difficiles de la vie des citoyens, comme aujourd'hui. Il est vrai, le système du pouvoir #CNDD-FDD a enterré l'institution d'"Ubushingantahe", mais il existe encore des "Bashingantahe", malgré que leurs voix sont inaudibles ou étouffées. En ce moment de crise existentielle, le #Burundi a besoin de vrais « Bashingantahe », pour rappeler aux dirigeants du #CNDD-FDD ce dicton de la sagesse burundaise : « Kananira abagabo ntiyimye », et porter, haut et fort, leurs voix. Où sont-ils partis nos "Bashingantahe" d'antan ?
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#Burundi. Le Président Evariste Ndayishimiye ne cesse d’appliquer ses stratégies de manipulation de masse, en particulier, celle de la distraction, dont, celle de promettre au peuple Burundais la prospérité, grâce aux exportations de minerais, à une bonne gestion et une transparence, recyclage des promesses faites depuis qu’il est au pouvoir, il y a 6 ans. 1) Le 14 août 2026, dans une réunion avec les cadres du Ministère des Ressources Minières, Energétiques, de l’Industrie, du Commerce et du Tourisme, le Chef de l’Etat ordonnait : « Vous devez tout faire pour qu’au moins 50% du budget 2026/2027 soit financé par des taxes minières ». 50% du budget représente plus d’un milliard de dollars. Les statistiques disponibles montrent qu’au cours des dernières 5 années, la moyenne des exportations de minerais, y compris l’or, oscille autour de 55 millions de dollars par an. Promettre qu’en 2027 le secteur minier contribuera jusqu’à un milliard de dollars au budget de l'Etat, dépasse toutes les imaginations. 2) Le 17 octobre 2025, lors d’une interview au site minier de Gatwaro, en commune Kirundo, le Chef de l’Etat déclarait : « Désormais, l’extraction et la commercialisation des minerais au #Burundi se feront dans la transparence totale ». Par cette déclaration, il reconnaissait, enfin, que pendant longtemps, il n’y avait pas de transparence dans la gestion du secteur minier, et qu’il s’engageait, désormais, à le faire. Cela confirme les analyses des experts et de nombreux observateurs des organisations non gouvernementales et des institutions internationales, qu'il y avait un manque de transparence dans la gestion de la commercialisation des minerais. Un différentiel important a été constaté entre les exportations de minerais et les recettes encaissées par la Banque Centrale, au cours des années passées. Aucune enquête n’a été faite à ce jour. 3) Après avoir critiqué pendant plusieurs mois des contrats avec plusieurs sociétés internationales, qui opéraient dans le domaine des terres rares, de l’or ou encore du coltan, depuis 2014, le Président burundais Évariste Ndayishimiye a ordonné, en juillet 2021, de suspendre toutes les activités d’extraction minière par ces sociétés, en attendant la renégociation des conventions qui les liaient avec le Gouvernement. Cette renégociation n’a jamais eu lieu pour ces sociétés internationales. « Nous sommes assis sur un véritable trésor ! », « l’avenir est prometteur ! » ou encore « le Burundi va dire adieu à la pauvreté ! », déclarait le Chef de l’Etat. 4) A la suite de cette décision du Gouvernement, plusieurs sociétés ont été fermées ou suspendues. Des sociétés russes, britanniques, chinoises. On note, en particulier, cinq grandes compagnies d’exploitation minière qui ont été affectées par cette suspension: 1) Burundi Musongati Mining (BMM), pour l’exploitation du nickel de Musongati ; 2) Rainbow Mining Burundi, pour l’exploitation des terres rares de Gakara, en Province de Bujumbura ; 3) African Mining Limited, exploitant l’or de Muhwazi, dans la province de Muyinga ; 4) Tanganyika Gold SA, exploitant l’or de Cimba, dans la province de Cibitoke ; 5) Ntega Mining Burundi SA, exploitant le coltan à Runyankenzi, dans la province de Kirundo. Ces sociétés, qui opéraient dans le secteur des minerais depuis 2014-2015, avaient conclu, avec le Gouvernement, des contrats de longue durée, de 25 ans, avec possibilité d’extension pour 10 à 12 ans. Toutes leurs activités étaient ainsi suspendues, sans aucune renégociation ou compensation des pertes subies, du fait de la cassure de leurs contrats. 5) Depuis cette date de juillet 2021, le secteur minier du #Burundi est contrôlé par un « Club d’Amis du Président », après que tous les contrats d’exploitation minière conclus avec les sociétés internationales furent suspendus, sans motif. Les sociétés qui opèrent aujourd’hui dans le secteur minier sont protégées par le pouvoir. Ils exploitent des minerais de tous genres, ils exportent sans aucun compte à rendre à l’autorité financière concernée du contrôle et aucune traçabilité en ce qui concerne les recettes des ventes et leur rapatriement a la Banque Centrale. Depuis 2025, le public de Bujumbura voit des camions, pleins de minerais divers, défiler à destination du port de Dar-es-Salaam, pour être acheminés vers des acheteurs asiatiques. Des centaines de tonnes sont annoncées, des montants sont annoncées, mais l’on ne voit jamais les recettes qui en découlent. Malgré la suspension des sociétés internationales pour motif que l’Etat ne gagne pas suffisamment de leurs activités, la situation des exportations de minerais n’a pas varié, avec les nouveaux opérateurs. Le niveau des exportations de minerais en 2025 est identique à celui de 2020. Mais cela n’empêche pas que le Président Ndayishimiye annonce toujours que les recettes minières passeront de 56 millions de dollars, en 2025, à plus de 1,0 milliard de dollars, en 2027. Le miracle à la Burundaise ! Ou peut-être qu’un arrangement est possible entre les amis du « Club ». 6) Dans l’entretemps, le 6 janvier 2026, la société Ntega Holding Burundi SA, et le 5 février 2026, la société Tanganyika Gold SA, dont les contrats d’exploitation, - valables encore, au moment de la suspension, pour, au moins 20 ans -, ont saisi le Centre International pour le Règlement des Différends relatifs aux Investissements (CIRDI), institution de la Banque Mondiale, en vue de trouver une solution à cette suspension abusive de leurs contrats par le Gouvernement. Sans compensation adéquate. Le CIRDI est la principale institution au monde dédiée au règlement des différends relatifs aux investissements internationaux. Il dispose d’une vaste expérience dans ce domaine, pour avoir administré la majorité des affaires relatives à des investissements internationaux. Le Rainbow Mining Burundi SA et le Burundi Mining Musongati Mining SA, ou d’autres compagnies lésées, pourraient aussi rejoindre ces deux sociétés pour saisir la CIRDI. Depuis 2005, on dénombre plus de 10 dossiers de litiges concernant le non-respect, par le Gouvernement du #Burundi, des termes contractuels en matière d’investissements. Ce qui ne donne pas une bonne image pour les investissements privés au #Burundi. 7) En définitive, les annonces du Président Evariste Ndayishimiye, les promesses de transparence, de bonne gestion et de prospérité pour le peuple, pour les années à venir, ne sont qu’une répétition des promesses faites depuis son accession au pouvoir, en juin 2020. La liste de ces promesses, non réalisées, est longue. Et toujours, sans aucun changement pour la vie des populations, qui s'enfonce dans l'extreme pauvreté, pendant qu'une classe de privilégiés s'approprient des richesses nationales. A l’approche des élections de 2027, en l’absence d’un bilan positif des réalisations, le Président promet un meilleur avenir au peuple : Mobilisation des ressources, bonne gestion, transparence. Qui vivra verra!!!
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#Burundi. Aucun pays ne peut prétendre être souverain s’il ne peut pas nourrir sa population. Le #Burundi a perdu cette souveraineté depuis des décennies. Après avoir atteint la sécurité alimentaire dans les années 80, des millions de Burundais se retrouvent, aujourd'hui, dans une insécurité alimentaire chronique, parce que l’agriculture n’est plus au centre de la planification économique. En 1982, l’ancien Président de Tanzanie, Mwalimu Julius Nyerere, disait : « Parce que l’agriculture est importante pour notre développement, on pourrait s’attendre à ce qu’elle, et les besoins des producteurs agricoles, soient le point de départ et la référence centrale de toute notre planification économique. (…) Nous devons maintenant cesser de négliger l’agriculture. Nous devons lui accorder une place centrale dans toute notre planification du développement. Car l’agriculture est bel et bien le fondement de tout notre progrès ». Il disait aussi : « L’indépendance ne peut être réelle si une nation dépend de cadeaux ». Plus grave si ces cadeaux sont alimentaires. Dans son Rapport sur le #Burundi, du 30 avril 1986, la Banque Mondiale soulignait l’importance du secteur agricole dans l’accélération de la croissance du PIB : « L'accélération de la croissance du PIB et des exportations à moyen terme dépend en grande partie de l'aptitude du secteur agricole à maintenir l’autosuffisance alimentaire dans les régions rurales et à accroitre la production pour I’exportation. Jusqu’à présent, la production vivrière a répondu aux besoins du pays. Mais la pression démographique croissante conduit à l’abandon de la jachère, la mise en culture de sols peu fertiles, à la réduction de la taille moyenne des exploitations et à l’appauvrissement des sols. Le seul moyen d’y remédier est d'accroitre la productivité en intensifiant les cultures, ce qui exigera un effort de recherche et de vulgarisation accru, pour mettre au point et diffuser des programmes techniques améliorés. En ce qui concerne les cultures d'exportation, l’objectif du Gouvernement est d’offrir des incitations suffisantes aux producteurs, de veiller à l’utilisation plus rationnelle des ressources et d'améliorer la qualité et la commercialisation des produits ». En 2026, 40 ans après, ces recommandations de la Banque Mondiale n’ont pas été appliquées et la situation alimentaire s’est détériorée. De la sécurité alimentaire, que connaissait le #Burundi en 1986, on a basculé dans une insécurité alimentaire chronique: 1) L’agriculture qui recevait, en 1986, 25% du budget de l’Etat, aujourd’hui, reçoit, à peine, 9% du budget. De ce budget voté, 73% sont prétendument affectés à la subvention des fertilisants aux agriculteurs, mais, en définitive, une bonne partie de ces fertilisants sont accaparés par les hauts dignitaires du pouvoir, qui les utilisent dans leurs champs. 2) La valeur ajoutée de l’agriculture a baissé considérablement, passant de 52,5% en 1986, à 34,3% en 2025. Cela reflète une faible participation de l'agriculture dans la croissance économique du pays. 3) De plus, la croissance de l’agriculture, qui est de 1,7%, en 2025, ne couvre même pas la croissance démographique, qui est de 3%, ce qui signifie une croissance négative de la production agricole, cause de ces pénuries, de plus en plus grandes, de produits vivriers. 4) Cette faible importance accordée à l’agriculture fait que l’insécurité alimentaire augmente. Ainsi, plus de 40% de la population font face à des situations de crise alimentaire aigue. La faim (très peu de familles parviennent à avoir deux repas par jour), la malnutrition des enfants en bas âge, des retards de croissance des enfants de moins de 5 ans, les abandons scolaires, etc. 5) L’inflation ou la hausse généralisée des prix des produits alimentaires sur le marché, les aléas climatiques (pluies excessives et déficit hydrique), la crise du carburant-transport et les épidémies sont les chocs les plus importants ayant affectés le plus de familles. 6) Les institutions internationales (PAM, FAO, OCHA) déploient d’énormes efforts pour atténuer l’insécurité alimentaire qui frappe les populations, soit au travers des distribution de tonnes de vivres a des familles nécessiteuses, ou des transferts monétaires. En conclusion, au moment où le Président Evariste Ndayishimiye invite la jeunesse africaine à se lever et combattre la pauvreté, il devrait commencer par son propre pays, en redonnant à l’agriculture une place centrale dans le processus de planification. Rien ne sert de continuer à chanter que le #Burundi avance vers la prospérité, et qu’il n’y a pas de faim ? Certes, une infime minorité de la population est prospère, celle qui possède d’importantes propriétés foncières et immobilières, celle qui accapare des quantités d’engrais et fertilisants, au détriment de la majorité d’agriculteurs. Mais cette minorité représente, à peine, 1% de la population. Mais, elle pèse beaucoup dans l’économie nationale et creuse les inégalités entre les couches sociales. L’économie du #Burundi est à terre. Il faut bien le reconnaitre. Et surtout, agir, avant qu'il ne soit trop tard. Nous vous jugerons sur vos actes.
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#Burundi. Quel bilan du Président Evariste Ndayishimiye durant les 6 ans de pouvoir ? 1. Lorsqu’en date du 13 mai 2020, en commune de Kabezi, Evariste Ndayishimiye, alors candidat-Président, dans son discours à la population, déclara : “Une mission divine m’a été confiée de tirer les Burundais du précipice », les Burundais avaient l'espoir qu’enfin quelqu’un allait travailler pour soulager leur misère, leur faciliter la production vivrière, l’éducation de leurs enfants, la santé ou procurer ou faciliter des emplois aux jeunes, construire un Etat de droit, combattre la corruption, promouvoir une bonne gouvernance politique et économique. Six ans plus tard, en 2026, les Burundais se demandent s’ils n’ont pas mal compris le message du candidat-Président, et qu’il promettait, plutôt de : « pousser les Burundais vers le précipice ». 2. Lorsqu’en 2021, le Président Evariste Ndayishimiye annonça que son programme serait axé sur un objectif global visant à ce que : « Chaque burundais ait de la nourriture dans son assiette et de l’argent dans les poches ». D’autres annonces stipulaient que : "Dans 5 ans, il n’y aura plus de pauvreté, ni de faim au #Burundi. Les Burundais mangeront deux ou trois fois par jour". Ou bien : "Des programmes agricoles seront mis en place au niveau de chaque communauté". Ou bien : "Les populations pourront recevoir des engrais et des semences gratuitement". Autant d’annonces qui se sont révélées être des promesses politiques, sans suite, puisqu’aucune n’a été réalisée à ce jour. 3. En mai 2025, le Président Ndayishimiye constatant qu’aucune promesse n’a été réalisée, sortit une autre série de promesses. Ce fut d’abord, le fameux : « One Million Project » : « Je veux que, au plus tard, dans deux ans, chaque Burundais ait, dans sa poche, au moins 1 million de Francs Burundais. Si après deux ans, il y ait encore des Burundais qui n’auront pas eu le million de Francs Burundais, nous l’approcherons pour nous enquérir des raisons ». Une année après l’annonce, la situation de pauvreté est pire que ce qu’elle était auparavant. Le #Burundi est le pays le plus pauvre du monde, avec 87 % de la population vivant avec moins de 1,9 USD/jour. Plus de 6 millions de personnes, soit 40% de la population, souffrent de l’insécurité alimentaire, tandis que 52% des enfants souffrent de retard de croissance. Très peu de familles parviennent à avoir un repas par jour. 4. Les prix de denrées alimentaires ont augmenté sensiblement au cours des 6 dernières années. Le haricot, la banane, la pomme de terre, le sucre, la viande, le poisson, qui constituent les éléments essentiels de l’alimentation des Burundais, ont vu leurs prix flamber. L’inflation a fortement grimpé au cours des 6 dernières années. Le Burundi avait un niveau d’inflation de 8,4% en 2020, ce niveau est monté jusqu’à 45% en avril 2025, avec toutes les répercussions sur l’économie. En 2026, il aurait baissé jusqu’à 28%. 5. Le President Ndayishimiye promettait aussi que : "Le Franc Burundais sera valorisé par rapport au Dollar, jusqu’à une parité d’1$US équivalent à 1.000–1.500 FBU, voire moins". Aujourd’hui, le Dollar qui s’échangeait à 1.945 Francs Burundais en 2020, s’échange à 6.000 FBU, sur le marché parallèle. Etant donné la rareté des devises étrangères à la Banque Centrale, les importateurs sont obligés de s’approvisionner en devises auprès du marché parallèle, a des taux élevés, raison de l’important différentiel de change entre le marché officiel et le marché parallèle, ce qui a un impact sur les prix des produits importés et sur l’inflation. Le déficit budgétaire a grimpé énormément, de 10% du PIB en 2020, il atteint 22% du PIB en 2025, ce qui accroit l’endettement public pour financer ce déficit, un endettement public qui a doublé en 6 ans, passant de 3.900 milliards de FBU en 2020 à 8.200 milliards de FBU en 2025. 6. En matière d’infrastructures, le President Ndayishimiye annonçait : « Dans quelques jours, nous poserons la première pierre pour la construction du chemin de fer reliant le #Burundi à la #Tanzanie ». Sachant que le seul financement disponible pour ce projet est celui des études du projet. A ce jour, aucune action n’a été entreprise dans la concrétisation de ce projet. Ou bien : "Bientôt, la population de Bujumbura, pourra circuler en tramway pour leur transport urbain. Qui financera un tel projet ? Ou encore : "Dans 5 ans, 60% ou plus de la population auront accès à l’électricité et à l’eau potable". A ce jour, seulement 11,7% de la population burundaise ont accès à l’électricité, tandis que 10% de la population ont accès à internet. Les infrastructures routières, construites dans les années 80, se sont détériorées, sans la moindre réhabilitation. 7. Au niveau social, le Président Ndayishimiye promettait que dans 5 ans, " toutes les écoles primaires recevront des bancs et du matériel scolaires". Mais, la réalité, en 2026, est tout autre. De nombreuses écoles primaires n’ont pas les équipements nécessaires et 37,6% des enfants de moins de 15 ans ne sont pas inscrits à l’école, tandis que 10% des élèves abandonnent l’école en cours d’année scolaire. Une fille sur dix a vécu des violences sexuelles entre 15 et 19 ans. Les centres de santé et hôpitaux manquent d’équipements, de médicaments et médecins, et sont devenus des mouroirs. Le chômage des jeunes atteint des niveaux très élevés de 65%. Le President Ndayishimiye affirme qu’au Burundi, il n’y a pas de chômeurs, mais, qu’il y a plutôt des fainéants. 8. Lorsqu’en 2022, le President Ndayishimiye annonçait qu’il allait s’occuper de la question de carburant, les Burundais avaient espéré qu’enfin, le carburant serait disponible, avec toutes les répercussions positives sur l’économie. Il indiqua qu’il connaissait les coupables qui voulaient saboter l’économie, en freinant l’acheminement du carburant à Dar-es-Salaam. Les 6 sociétés, qui assuraient l’importation et la distribution du carburant, furent écartées, et un monopole fut attribué à la seule société PRESTIGE, qui avait accès aux devises et aux crédits, importer et distribuer le carburant. Plus tard, la société REGIDESO fut chargée de transporter le carburant à partir de Dar-es-Salaam, pour le compte de PRESTIGE. Cette société montra ses limites dans un secteur dont elle ne disposait pas d’expertise, et, en février 2024, fut créée la Société Pétrolière du Burundi (SOPEBU), pour la même mission. Malgré cela, la situation n’est toujours pas résolue. La SOPEBU fait l’objet de nombreuses critiques relatives à son incompétence, la corruption et l’incapacité technique. Et pourtant, des ressources en devises, de plus en plus accrues, sont consacrées à l’importation de carburant. Par conséquent, en 2026, l’économie burundaise est toujours paralysée par le manque de carburant. 9. L’autre secteur concerne la lutte contre la corruption. A sa prise de fonction, en juin 2020, le Président Evariste Ndayishimiye avait promis de combattre la corruption, en déclarant, notamment, que : « le pillage et le gaspillage de la richesse nationale, la corruption, doivent être interdits. C’est moi qui suis chargé de cela, je demande aux Burundais de m’aider ». Six ans après, c’est, de nouveau, la déception du peuple burundais. L’indice de corruption, qui était de 19% en 2020 est descendu jusqu’à 17% en 2025, selon Transparency International. Le #Burundi figure parmi les pays les plus corrompus du monde. Plusieurs secteurs de l’économie nationale sont concernés, les engrais, le carburant, les minerais, les marchés publics, la gestion des ressources de l’aide au développement, les recettes fiscales, etc. Selon des experts, l’ampleur de la corruption engloutit environ 100 millions de dollars par an. Sur 10 ans c’est 1 milliard de dollars. Ce sont plusieurs projets agricoles, plusieurs écoles construites, plusieurs équipements scolaires et de santé. 10. En matière de coopération régionale, le bilan du President Ndayishimiye est aussi négatif. Lorsqu’en juillet 2022, il prenait les fonctions de Président en exercice du Sommet des Chefs d’Etat de la Communauté Est-Africaine, dans son discours de prise de fonction, le Président Ndayishimiye indiquait que : « Pour créer un environnement commercial stable et améliorer la vie des Africains de l'Est, nous continuerons à renforcer la paix régionale, la sécurité, la responsabilité politique, la bonne gouvernance et à institutionnaliser les mécanismes d'intervention d'urgence de l’EAC ». Les populations Burundaises et de la région de l’Afrique de l’Est avaient espéré une désescalade des tensions dans la région, mais ce fut le contraire qui se produisit. Aujourd’hui, il est Président de l’Union Africaine et, a la place de la promotion de la paix et du bon voisinage, il entretient un climat de tension au sein de la région des Grands Lacs, dans l’Est de la RDC et des tensions politiques avec le Rwanda, après avoir fermé les frontières avec ce pays, en janvier 2024, ce qui est contraire à l’esprit de bon voisinage et de coopération régionale que le President en exercice de l’Union Africaine doit promouvoir. 11. Voilà résumé le bilan économique de six ans de gouvernance du Président Evariste Ndayishimiye. Il y a certes d'autres secteurs où la performance n'est pas rose. Une pauvreté qui s’accentue. Des promesses non tenues. Une corruption qui enrichit certains. Il est temps d’éviter au peuple burundais la descente imminente dans le précipice. S’il n’y est pas déjà.
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Le Bilan chiffré de 6 ans du Président Ndayishimiye.
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#Burundi. Depuis plus de deux décennies, le #Burundi vit dans un système de prédation économique et financière, de clientélisme politique et d’accaparement de ressources publiques par un petit groupe de privilégiés du parti au pouvoir, ce qui maintient les populations dans l’extrême pauvreté, et dans une dépendance continue aux aides extérieures. Les ressources publiques provenant des exportations de minerais et de café, des importations de carburant, et des recettes fiscales, alimentent les comptes privés d’une minorité de hauts-placés de l’administration, du parti au pouvoir et de l’armée. Les produits miniers sont exportés, mais les recettes sont détournées Le secteur minier a été le premier à être capturé par les hauts responsables du pouvoir. L’attribution des concessions minières d’étain, de coltan, de vanadium, d’or, de wolfram, de terres rares, et de minerais industriels, comme les phosphates, le calcaire, le kaolin, l’argile et divers autres matériaux de construction, s’est faite en fonction des intérêts des uns et des autres. Ces divers minerais sont exploités et exportés, mais le Tresor Public n’encaisse pas les recettes provenant de ces exportations, sinon, très peu par rapport aux quantités exportées. En 10 ans, de 2013 à 2023, plus de 1 milliard de dollars de minerais exportés n’ont pas été enregistrés à la Banque Centrale. Des coopératives d’exploitation minière sont créées, sous prétexte de procurer des emplois aux jeunes, mais, en réalité, ce sont des sociétés coopératives qui appartiennent à de hauts responsables du parti au pouvoir. La culture du café est délaissée, mais les recettes d’exportations sont détournées La production du café a été réduite de presque 80%, en 30 ans, passant de 43.000 tonnes en 1993-1994 a environ 9.000 tonnes en 2024-2025, du fait de faibles investissements dans ce secteur. Des sociétés d’encadrement de la production, du traitement et de l’exportation de ce produit ont été fermées, et leurs activités privatisées, sous prétexte que le secteur privé pouvait faire mieux. Et cela, malgré que, pendant longtemps, le café Burundais était classé parmi les meilleurs au niveau mondial. Nonobstant ces faibles performances, d’importantes quantités de café sont exportées et les recettes en devises que ces exportations génèrent ne rentrent pas via la Banque Centrale, mais directement dans les comptes des exportateurs à l’étranger. Le commerce de carburant, devenu un produit de contrebande pour beaucoup de personnes Depuis 5 ans, le Burundi fait face à des pénuries récurrentes de carburant. Selon les statistiques disponibles, les importations de carburant ont doublé entre 2020 et 2025, passant de 137 millions de dollars à 285 millions de dollars. Comment expliquer les pénuries, alors que le parc automobile n’a pas beaucoup évolué en 5 ans ? Une bonne partie de carburant est vendue en contrebande, et revendue sur le marché noir 4 ou 5 fois plus cher que le prix officiel. L’impact sur l’économie est immense, notamment, sur les prix des transports, la hausse des prix des denrées alimentaires, l’efficacité des services publics et privés. Prédation des ressources publiques provenant des taxes des contribuables Les ressources financières, provenant des taxes payées par les contribuables, sont dilapidées par certains responsables. Des marchés de fournitures de services sont souvent attribués de gré à gré, sans passer par la procédure de marchés publics, et souvent, a des prestataires de services n’ayant aucune compétence ou expérience dans le domaine. La passation des contrats publics étant, souvent, basée sur des pots-de-vin et des contacts personnels avec des membres du gouvernement. Des ressources budgétaires affectées pour l’exécution de projets sont détournées par les gestionnaires, que ce soit au niveau de l’administration centrale que des unités décentralisées des provinces et communes. Des exonérations faramineuses sont accordées à des individus, qui n’ont d’autres mérites que d’appartenir au parti au pouvoir. Depuis plusieurs années, le Burundi est classé parmi les pays les plus corrompus dans le monde. Par conséquent, compte tenu de cette situation de prédation économique et financière, il est difficile de sortir les populations de l’extrême pauvreté dans laquelle elles se trouvent actuellement. Par contre, le groupe de prédateurs, qui ont dilapidé les ressources publiques, affichent un train de vie qui contraste avec celle du commun des mortels, avec de nombreuses villas et voitures et un mode de consommation de personnes très aisées, créant de fortes inégalités sociales. A maintes reprises, les organisations non gouvernementales ont dénoncé cette situation, mais aucune action n’a été entreprise pour y remédier. Il est surprenant de constater également que les institutions internationales, disposant en leur sein des mécanismes de contrôle de la transparence continuent à fermer leurs yeux sur des situations qui risquent de conduire le pays à la faillite. La prédation économique et financière est un frein au développement économique, a la modernisation et la transformation socio-économique.
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#Burundi. Avec un Revenu National Brut (RNB) de 240$ par habitant, en 2025, le #Burundi est classé parmi les pays les plus pauvres du monde. Ajouté à cela, un-Coefficient de Gini (qui évalue les inégalités) de 47,3, cela révèle une triste réalité : une grande partie de cette petite richesse nationale disponible est concentrée entre les mains d’une élite restreinte. Le niveau d’inégalités de 47,5 dépasse, de loin, la moyenne des pays à faibles revenus dans le monde, qui oscille entre 37 et 38. Cela montre l’ampleur de l’accaparement des faibles ressources par une minorité restreinte. 1. Pauvreté et Inégalités L’extrême pauvreté, les inégalités marquées, et une faible capacité institutionnelle, traduisent une faible capacite institutionnelle qui caractérise le #Burundi depuis 2005. L’évolution institutionnelle du #Burundi depuis plus de 30 ans est divisée en deux périodes : Ø 1992-2006 : Stabilité dans la Pauvreté. Entre 1992 et 2006, le Coefficient de Gini restait autour de 33, ce qui se traduit par une société où la majorité de la population vit dans des conditions économiques similaires, une égalité dans la pauvreté, plutôt qu’une égalité issue d’une redistribution. Des programmes économiques des gouvernements précédents avaient permis de passer d’un niveau de RNB de 150$ par habitant, en 1976, à un niveau de revenu national de 250$, en 1992. La production agricole était en voie d’atteindre l’autosuffisance alimentaire. Ø 2006-2025 : Inégalités et Pauvreté Extrême. A partir de 2006, le Coefficient de Gini a, progressivement évolué, de 33 (société égalitaire dans la pauvreté), pour atteindre un niveau de 47,5 en 2025, qui signifie que 50% des richesses nationales sont accaparées par moins de 1% de la population. L'augmentation du coefficient de Gini s'est accélérée à partir de l'année 2020, passant de 37,5 à 47,5. Une différenciation croissante des revenus, d’un début de segmentation entre zones urbaines et rurales, d’une émergence de groupes bénéficiant davantage de la croissance. Une minorité d'élite capte une part croissante des opportunités, les écarts entre zones urbaines et rurales s'elargissent, ce qui crée un risque socio‑politique accru. 2. Implications Macro-économiques et Sociales (a) Risques macro-économiques. (i) Une économie dominée par l’agriculture de subsistance, avec une faible productivité, sur des sols dont la fertilité a été considérablement réduite. (ii) Une industrialisation quasi inexistante ; secteur privé embryonnaire. Toutes les industries créées durant les années 80 ont été fermées. (iii) Une dépendance aux importations pour les biens essentiels. (iv) Une faible diversification des exportations, exposant le pays aux chocs externes. (b) Situation budgétaire et financière (i) Une base fiscale extrêmement réduite, limitant les capacités de financement public par les recettes fiscales. (ii) Une dépendance élevée à l’aide extérieure et aux financements concessionnels. (iii) Un risque de surendettement si les réformes structurelles ne sont pas engagées. (iv) Un système financier peu développé, accès au crédit très limité. (c) Exacerbation de la faible gouvernance (i) Une administration publique sous-financée et peu performante. (ii) Une faible capacité de mise en œuvre des politiques publiques. (iii) Des institutions judiciaires et de contrôle, insuffisantes. (iv) Une forte corruption et capture de l’État et une présence de réseaux de patronage. Le #Burundi est classé parmi les pays les plus corrompus du monde, selon Transparency International. (v) Une corruption dans les marchés publics, les ressources naturelles et les services administratifs. (vi) Une faible transparence budgétaire. (c) Secteur extérieur (i) Des déficits commerciaux chroniques. Les recettes d’exportation financent moins de 20% des besoins d’importations. (ii) Des réserves de change insuffisantes pour absorber les chocs. (iii) Une vulnérabilité aux fluctuations des prix des matières premières. (d) Risques sociaux (i) La majorité de la population continuera à vivre sous le seuil de pauvreté extrême. (ii) Des inégalités fortes entre zones urbaines et rurales. (iii) Une concentration des opportunités économiques dans les centres urbains. (iv) Un accès limité à l’éducation, à la santé et aux services sociaux. (e) Développement humain (i) Faibles indicateurs de santé (malnutrition, mortalité infantile). (ii) Système éducatif sous-financé, taux d’abandon scolaire élevé. (iii) Absence de mécanismes de protection sociale. (f) Risques politiques élevés (i) Tensions sociales alimentées par la pauvreté et les inégalités. (ii) Risques de contestation politique, notamment dans les zones urbaines. (iii) Faible confiance de la population dans les institutions publiques. (g) Détérioration du climat des affaires et opportunités économiques (i) Des infrastructures insuffisantes (routes, énergie, télécommunications). (ii) Un cadre réglementaire instable et peu fiable. (iii) Des coûts élevés pour les entreprises. (iv) Un marché intérieur très limité en raison du faible pouvoir d’achat. 3. Une nouvelle gouvernance s’impose Le #Burundi vit une situation de risque politique et économique très élevé, marqué par une fragilité structurelle profonde. La combinaison d’une pauvreté extrême, d’inégalités fortes et d’une gouvernance faible limite les perspectives de développement et accroît les risques politiques et sociaux. La combinaison d’un RNB très faible (240$ par habitant) et d’un Gini élevé (47,5) suggère que la majorité des Burundais vivent sous le seuil de pauvreté, avec un accès limité aux services de base comme la santé, l’éducation et l’alimentation. Les inégalités accentuent la vulnérabilité face aux chocs économiques, aux crises alimentaires et aux fluctuations des prix des produits de première nécessité. Cette forte inégalité complique la mise en œuvre de politiques de redistribution et de développement durable, car les ressources disponibles sont concentrées dans les mains d’une élite proche du pouvoir, et l’accès aux opportunités économiques reste limité pour la majorité. La situation économique et sociale décrite ci-haut est exacerbée par l'isolement de plus en plus grand dans lequel le #Burundi s'est placé vis-a-vis de ses voisins et des autres pays d'Afrique et du monde, ce qui va accroitre davantage le niveau de pauvreté. Par conséquent, il serait difficile de penser que les simples réformes macroéconomiques, préconisées par les institutions internationales, auront un quelconque impact sur les populations, aussi longtemps que la question des inégalités n'aurapas été résolue. Une nouvelle gouvernance s’impose.
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#Burundi. Une divergence politique et économique entre le #Burundi et le #Rwanda, a conduit à des performances différentes. La divergence réside dans deux concepts-clés de bonne gouvernance : LEADERSHIP ET VISION. En 1994, le #Burundi enregistrait un Revenu National Brut (RNB) de 170$ par habitant. Il était classé pays très pauvre. En 1994, le #Rwanda affichait un RNB par habitant de 130$. Il était classé pays très pauvre. 32 ans après, le #Burundi affiche un RNB de 240$, toujours classé pays pauvre. 32 ans après, le #Rwanda affiche un RNB de 1.200$, et va passer à la catégorie de Pays à Revenu Moyen Inférieur (Lower-Middle-Income Country). Et pourtant, les deux pays ont les mêmes dimensions géographiques, la même taille de la population, les mêmes ressources naturelles, une même jeunesse dynamique, et vivent dans un même environnement régional et international. Pendant 32 ans, et particulièrement, depuis que le CNDD-FDD est au pouvoir, le #Burundi a été marqué par la politique d’exclusion, de répression et de prédation des ressources publiques. En 2005, lorsque le CNDD-FDD accédait au pouvoir, il bénéficiait de deux atouts majeurs qui auraient dû lui permettre de redresser l’économie dans les délais les plus courts possibles: (a) l’Accord d’Arusha pour la Paix et la Réconciliation ; (b) l’appui de la communauté internationale pour la mise en œuvre de cet Accord. Bien que l’Accord d’Arusha avaient visait la restauration de la paix et la cohésion sociale, le CNDD-FDD a préféré l’enterrer, et le remplacer par un autre système de gouvernance, caractérisé par des violations massives des droits humains, les exécutions extrajudiciaires, et, surtout, la poursuite de l'ideologie de genocide contre les Tutsi. Et pourtant, la communauté internationale s’était investie aux côtés du #Burundi, au travers des appuis financiers et techniques, pour faciliter au nouveau pouvoir une relance économique et réduire le niveau de pauvreté dans laquelle la population était plongée depuis 1993. L’aide publique au développement accordée au Burundi fut multipliée par 13, en 20 ans, passant de 56,4 millions de dollars américains, en 1997, à 742,6 millions de dollars américains, en 2016. Une bonne partie de ces ressources des aides, de même que les taxes fiscales, furent, soient mal utilisées, soit détournées. L’argent ne fut pas investi dans les secteurs de production pour assurer la sécurité alimentaire de la population, augmenter les produits d’exportation, bâtir les infrastructures routières et énergétiques ou les télécommunications. Et la pauvreté s’est maintenue et s’accélère. D’un Revenu National Brut par habitant de 170$, il se situe, en 2026, à 240$. Il était, déjà, à 250$ en 1987. Par consequent, pas de progrès en 32 ans. Au #Rwanda, en revanche, le parti FPR, qui libéra le pays, en juillet 1994, axa sa politique, d’abord, sur la restauration de la paix et la stabilité, la cohésion nationale, ainsi qu’à une vision de développement à long terme. La politique d’unité nationale « Nd’Umunyarwanda » (Je suis Rwandais), fut la pierre angulaire de toutes les institutions du pays. Le Gouvernement s’attela à une éducation civique des citoyens, en particulier, la jeunesse, sur la politique de l'identiité nationale, seule permettant le « vivre-ensemble » entre citoyens du pays, et de créer les fondations pour un avenir meilleur. Par conséquent, les populations, dans leur ensemble, participent dans la construction du #Rwanda. C’est cela « le leadership développementaliste ». La vision de reconstruction nationale et de développement économique à long terme du Rwanda, s’appuit sur des piliers économiques, dont : (a) la bonne gouvernance et un Etat capable ; (b) le développement des ressources humaines et une économie basée sur le savoir ; (c) une infrastructure économique ; (d) le développement du secteur privé et l’entrepreneuriat ; (e) la modernisation de l’agriculture et de l’élevage ; (f) l’intégration régionale et internationale. Avec un système strict de suivi des performances. Toute la population, particulièrement, la jeunesse, participe dans la mise en œuvre de cette vision. La communauté internationale, les investisseurs privés et la Diaspora Rwandaise, accompagnent cette vision de développement. Les résultats sont notables. Le Revenu National Brut (RNB) par habitant qui était de 130$ par habitant, en 1994, atteint, en 2026, 1.200$ par habitant et le #Rwanda sera classé prochainement au premier niveau des Pays à Revenu Moyen Inférieur (Lower-Middle-Income Country). Et le #Rwanda poursuit sa marche vers la prospérité de tout un peuple. Les responsables du #Burundi, devraient s’inspirer du message laissé par Louis Rwagasore : « Ce pays sera ce que nous aurons voulu qu'il soit. A nous de prendre la résolution de changer, de construire ensemble, avec des critères réalistes que nous avons, le bonheur du peuple Murundi ». Ou bien, ce message de Thomas Sankara qui rappelle que : “La maladie ne se guérit point en prononçant le nom du médicament, mais en prenant le médicament ». Pour rappeler aux leaders Burundais qu'il est temps d’engager de vraies réformes politiques et économiques pour sauver le pays. Les populations Burundaises, les acteurs politiques, la société civile, la Diaspora, ont une grande responsabilité pour sauver le pays. Le Burundi a un modèle vibrant dont il devrait s’inspirer, le « Rwanda ».
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