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🇹🇷🇱🇾 | Comment l’accord maritime turco-Haftar pourrait redessiner le destin de la Libye ?
La Turquie occupe désormais une position centrale dans l’ensemble de la Libye. Le 20 octobre, le Parlement de l’Est a ratifié le mémorandum maritime de 2019 qu’il rejetait depuis six ans. Cette ratification découle d’un accord conclu en juillet entre Ankara et l’Armée nationale libyenne, qui aurait inclus le développement d’installations militaires et de systèmes de surveillance.
Saddam Haftar a piloté ce revirement. Aguila Saleh, président du Parlement depuis douze ans et opposé à l’accord, a été écarté le 6 octobre. Il a été remplacé par al-Salihin Abdelnabi, président du groupe d’amitié libyo-turc et aligné sur le clan Haftar. Ankara a pesé directement sur Saddam Haftar, en menaçant de reporter son soutien sur les forces de l’Ouest si la ratification tardait. Saddam a tranché en faveur de la Turquie, malgré la pression contraire d’Israël et des Émirats.
Les contacts sont désormais réguliers et à haut niveau. Saddam Haftar a été reçu par Hakan Fidan à Ankara en juillet, Fidan s’est rendu à Benghazi en août, et des forces de l’Est et de l’Ouest ont participé ensemble à l’exercice militaire turc EFES 2026. L’Égypte rejette l’accord et l’a redit à Ankara après la ratification. Au-delà de la question maritime, elle voit s’éroder sa profondeur stratégique en Cyrénaïque, zone tampon sur sa frontière ouest où la Turquie s’implante désormais. Ankara cherche donc à atténuer cette inquiétude en lui proposant un accord de délimitation plus avantageux que celui conclu avec la Grèce. Saddam Haftar s’est rendu au Caire le 25 octobre pour rassurer son principal parrain historique.
Pour Saddam Haftar, la ratification est donc une contrepartie. Washington soutient un compromis qui le placerait à la tête de l’État tout en maintenant Abdelhamid Dbeibah à la tête du gouvernement. Ankara pourrait appuyer ce scénario en échange du feu vert de Benghazi. Face à un Ouest divisé entre milices, le pouvoir familial déjà installé dans l’Est pourrait ainsi s’étendre à tout le pays.
Cela suppose toutefois de régler des différends jamais résolus : partage des revenus pétroliers, commandement militaire, pouvoirs du gouvernement central et élections.
Le processus bute déjà sur Tripoli. Le 23 octobre, Saddam Haftar rencontrait à Ankara le ministre de la Défense par intérim de Tripoli, Abdelsalam al-Zoubi, pour négocier l’unification des deux armées. Le même jour, le président du Conseil présidentiel, Mohammed al-Menfi, a interdit toute signature sans l’accord du ministère de la Défense, de la commission militaire mixte 5+5 et du haut commandement. Les discussions continuent, mais aucun accord ne pourra être conclu en dehors de ces instances.
La visite annoncée d’al-Salihin Abdelnabi à Tripoli, le 27 octobre, sera à suivre. Le nouveau président du Parlement a déjà engagé des discussions sur la maîtrise des dépenses publiques et un ajustement du taux de change. Si ce rapprochement s’étend aux institutions financières, cela confirmera que le camp Haftar cherche à contrôler la répartition de la rente pétrolière et les organes de contrôle financier, un enjeu aussi décisif que le commandement militaire dans une future autorité unifiée.
La position turque reste fragile sur un point. Ankara a obtenu un traité ratifié difficile à remettre en cause , mais son influence dans l’Est dépend du soutien des Haftar, qui pourrait évoluer selon leurs intérêts.
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🇫🇷✡️🚩 | Au congrès du Rassemblement National à Orléans, des militants d'ultragauche de l’UEJF (Union des étudiants juifs de France) se sont infiltrés dans la salle afin de perturber le discours de Jordan Bardella.
Ils ont déployé une banderole dénonçant prétendument « l’antisémitisme » du RN et provoqué une bagarre, avant d’être expulsés par le service d’ordre du parti, d'après le témoignage de la journaliste du Figaro, Omeya Guessoum.
Dans une scène marquante, les militants antifas sont exfiltrés pendant que les partisans du RN entonnaient La Marseillaise.
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📝🇩🇿🇳🇪 | Algérie–Niger : Alger en quête de profondeur stratégique
Le déploiement militaire algérien au Niger relève d’une logique de sécurisation d’intérêts nationaux identifiés. Il répond à quatre enjeux : la stabilité du régime partenaire, la profondeur stratégique au sud, la protection des actifs énergétiques et la préservation d’un corridor gazier structurant.
Le premier enjeu est la stabilité du régime nigérien. La tentative de coup d’État des 28 et 29 août a mis en évidence la vulnérabilité du pouvoir de Tiani et les fractures internes de l’armée. Les mutins ont temporairement pris le contrôle de l’aéroport, des drones turcs qui y étaient stationnés ainsi que des médias d’État. Pour Alger, le Niger est le principal partenaire sahélien avec lequel la relation a été rétablie. Sa déstabilisation remettrait en cause l’ensemble de sa stratégie régionale. Tebboune a d’ailleurs interprété la tentative de putsch comme une provocation dirigée contre l’Algérie, puisqu’elle a eu lieu pendant la visite du Premier ministre nigérien à Alger.
Le deuxième enjeu est la profondeur stratégique. Le nord du Niger constitue une zone de transit pour les groupes armés, les réseaux de contrebande et les flux migratoires. Une présence militaire sur place permet à Alger d’adopter une posture de défense avancée, c’est-à-dire de traiter les menaces en amont de sa frontière. Le format retenu, un détachement stationné dans une base du nord du pays, correspond à cette fonction de zone tampon.
Le troisième enjeu est énergétique. Sonatrach détient depuis 2005 le permis d’exploration de Kafra, d’environ 23 700 km², et sa filiale ENAFOR y conduit un forage dans la région d’Agadez. Le bloc de Bilma présente un potentiel de plus de 20 000 barils par jour sur une vingtaine d’années. Sonatrach est désormais présente sur plusieurs segments de la filière nigérienne, de l’exploration à la commercialisation. L’exposition croissante des investissements algériens appelle une protection que les forces nigériennes ne peuvent plus assurer seules. La sécurisation de ces installations constitue la mission officielle du contingent.
Le quatrième enjeu est gazier. Le gazoduc transsaharien doit relier le Nigeria à l’Algérie via le Niger afin d’exporter du gaz vers l’Europe. Le territoire nigérien est un point de passage obligé du projet. Sa sécurisation conditionne la crédibilité de l’option algérienne face au gazoduc atlantique concurrent soutenu par le Maroc.
Le cinquième enjeu concerne la position d’Alger dans le jeu des puissances au Niger. Le retrait français a laissé un espace que la Russie occupe désormais : Africa Corps a contribué à l’échec de la mutinerie. L’Algérie ne cherche pas à se substituer à Moscou. Elle vise un rôle de garant sécuritaire complémentaire, en faisant valoir un avantage que la Russie n’a pas : la proximité géographique.
Cet engagement comporte néanmoins des coûts. Alger associe sa crédibilité à un régime militaire fragilisé. Elle expose ses troupes à la menace jihadiste. Elle s’inscrit également dans une crise politique où Niamey désigne la France, le Bénin et la Côte d’Ivoire comme commanditaires du putsch. Les effectifs et la durée de la mission n’ont pas été rendus publics. Seul le mandat effectif permettra d’établir si le dispositif algérien se limite à la protection d’actifs économiques ou s’il évolue vers une fonction de soutien au régime plus affirmée.
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Dans cet article, j’analyse comment la ratification de l’accord maritime turco-libyen pourrait redessiner les équilibres de pouvoir en Libye, en permettant à Ankara d’étendre son influence jusqu’à l’Est du pays et en favorisant l’ascension politique du clan Haftar.
🇹🇷🇱🇾 | Comment l’accord maritime turco-Haftar pourrait redessiner le destin de la Libye ?
La Turquie occupe désormais une position centrale dans l’ensemble de la Libye. Le 20 octobre, le Parlement de l’Est a ratifié le mémorandum maritime de 2019 qu’il rejetait depuis six ans. Cette ratification découle d’un accord conclu en juillet entre Ankara et l’Armée nationale libyenne, qui aurait inclus le développement d’installations militaires et de systèmes de surveillance.
Saddam Haftar a piloté ce revirement. Aguila Saleh, président du Parlement depuis douze ans et opposé à l’accord, a été écarté le 6 octobre. Il a été remplacé par al-Salihin Abdelnabi, président du groupe d’amitié libyo-turc et aligné sur le clan Haftar. Ankara a pesé directement sur Saddam Haftar, en menaçant de reporter son soutien sur les forces de l’Ouest si la ratification tardait. Saddam a tranché en faveur de la Turquie, malgré la pression contraire d’Israël et des Émirats.
Les contacts sont désormais réguliers et à haut niveau. Saddam Haftar a été reçu par Hakan Fidan à Ankara en juillet, Fidan s’est rendu à Benghazi en août, et des forces de l’Est et de l’Ouest ont participé ensemble à l’exercice militaire turc EFES 2026. L’Égypte rejette l’accord et l’a redit à Ankara après la ratification. Au-delà de la question maritime, elle voit s’éroder sa profondeur stratégique en Cyrénaïque, zone tampon sur sa frontière ouest où la Turquie s’implante désormais. Ankara cherche donc à atténuer cette inquiétude en lui proposant un accord de délimitation plus avantageux que celui conclu avec la Grèce. Saddam Haftar s’est rendu au Caire le 25 octobre pour rassurer son principal parrain historique.
Pour Saddam Haftar, la ratification est donc une contrepartie. Washington soutient un compromis qui le placerait à la tête de l’État tout en maintenant Abdelhamid Dbeibah à la tête du gouvernement. Ankara pourrait appuyer ce scénario en échange du feu vert de Benghazi. Face à un Ouest divisé entre milices, le pouvoir familial déjà installé dans l’Est pourrait ainsi s’étendre à tout le pays.
Cela suppose toutefois de régler des différends jamais résolus : partage des revenus pétroliers, commandement militaire, pouvoirs du gouvernement central et élections.
Le processus bute déjà sur Tripoli. Le 23 octobre, Saddam Haftar rencontrait à Ankara le ministre de la Défense par intérim de Tripoli, Abdelsalam al-Zoubi, pour négocier l’unification des deux armées. Le même jour, le président du Conseil présidentiel, Mohammed al-Menfi, a interdit toute signature sans l’accord du ministère de la Défense, de la commission militaire mixte 5+5 et du haut commandement. Les discussions continuent, mais aucun accord ne pourra être conclu en dehors de ces instances.
La visite annoncée d’al-Salihin Abdelnabi à Tripoli, le 27 octobre, sera à suivre. Le nouveau président du Parlement a déjà engagé des discussions sur la maîtrise des dépenses publiques et un ajustement du taux de change. Si ce rapprochement s’étend aux institutions financières, cela confirmera que le camp Haftar cherche à contrôler la répartition de la rente pétrolière et les organes de contrôle financier, un enjeu aussi décisif que le commandement militaire dans une future autorité unifiée.
La position turque reste fragile sur un point. Ankara a obtenu un traité ratifié difficile à remettre en cause , mais son influence dans l’Est dépend du soutien des Haftar, qui pourrait évoluer selon leurs intérêts.
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« Si l'Occident ne comprend pas que notre combat, ici est aussi le sien, un jour viendra où ils devront mener cette même guerre sur leur propre sol, mais il sera trop tard ».
— Bachir Gemayel, ancien président libanais
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Entre deux voyages en Malaisie et en Egypte, Lola-Fleur W. « a faim », sans doute à cause du décalage horaire.
Elle n’a « rien à perdre » et veut aussi sauver le climat entre un avion et un bateau de plaisance.
Hypocrite et donneuse de leçons, elle a toute sa place à gauche.
▶️ #GrandeConfrontation – Violences : la France sur un fil
« C'est ma vie, Lola [...] Quelle chance on a d'avoir eu nos entreprises cassées ? [...] Qu'est-ce qui légitime qu'on terrorise la vie des gens ? »
Jhemima Sheilha – Propriétaire de boulangeries Urban Bakery, répond à Lola-Fleur Whittaker sur les conséquences des pillages durant les manifestations du 17 octobre.
#LCI #GrandeConfrontation #17Octobre #Manifestations #Police #Blocus ⤵️
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Rappel de @nayibbukele
"Si l'État ne surmonte pas le crime, c'est qu'il est complice."
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J’ai entendu dire que la France était finie, qu’il était trop tard pour la sauver.
Mais la France est toujours aussi belle, enviable même. Sa grandeur n’a pas disparu, elle ne demande qu’à renaître.
Nous avons surmonté en un an un problème cent fois plus grave, sans avoir les moyens dont dispose la France.
La France pourrait y arriver en une semaine.
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Replying to @AlMansour1578
1/ Sur un plan socio-politique, ces pôles que sont les tarikat représentent des réseaux d’allégeance parallèles à l’État : loyautés personnelles, capital social, capacité de mobilisation locale. C’est cette fonction d’autorité intermédiaire que la loi n°677 du 30 novembre 1925 vise en fermant tekke et zaviye, bien plus que leur contenu doctrinal.
2/ Le contexte est sécuritaire avec la révolte du cheikh Saïd (février 1925), mobilisée par des réseaux naqshbandis, puis l’incident de Menemen (1930). La répression passe par les Tribunaux de l’indépendance. Le précédent est ottoman : Mahmud II avait déjà dissous l’ordre bektachi en 1826 avec les janissaires. La rivalité entre le centre et les confréries est structurelle, et elle précède Mustafa Kemal. On rajoutera que le projet du jacobinisme vise à unifier le corps linguistique et culturel via l’éducation en vue de forger une cohésion sociale ( au détriment de langues locales et cela s’inspire du cas francais). L’étatisation de l’éducation commence d’ailleurs avec les réformes ottomanes du XIXe siècle (Tanzimat).
3/ Ni le voile ni la barbe n’ont été interdits par une loi générale à son époque. La loi de 1925 imposait le chapeau, et celle de 1934 limitait le port de l’habit religieux au culte pour les clergés de toutes confessions.
4/ Beaucoup de ces « savants »s’opposaient au projet d’État-nation, dont la priorité était la stabilité et le développement socio-économique. Le jugement se fait donc sur les résultats : un siècle plus tard, les institutions turques ont tenu, la trajectoire, longue et complexe, a produit un État puissant, et la comparaison avec le reste du Moyen-Orient lui est largement favorable.
5/ Quant au Califat, c’est une construction socio-politique postérieure au Prophète, ce qu’établissait Ali Abdel Raziq dans al-Islam wa usul al-hukm (1925). En faire un pilier du traditionalisme revient à sacraliser une institution historique en plus d’être dépassée, utopique et inefficace.
6/ Le monde moderne s’est forgé sur des dynamiques où l’éthique de responsabilité, qui mesure ce qui est nécessaire et utile, prime sur l’éthique de conviction, qui juge en termes de bien et de mal. Les relations internationales reposent sur les intérêts nationaux et les rapports de force, et l’histoire a montré les limites des idéologies religieuses comme principe d’organisation de l’État.
7 / La République est ainsi l’aboutissement conjoncturel de la logique des Tanzimat produisantun modèle cohérent, solide et résilient, parsemé d’enjeux.
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Replying to @RedLeDon1
Mustafa Kemal n’a pas cherché à détruire les religions, il a cherché à construire un État-nation viable, et il constatait que le califat, les confréries et le panislamisme l’en empêchaient. Ibn Saoud a affronté le même problème avec les Ikhwan du fait que ces bédouins armés, dont la légitimité reposait sur la ferveur religieuse et non sur l’État, refusaient les frontières et razziaient l’Irak et le Koweït. Il les a écrasés à Sabilla en 1929 pour défendre le monopole de l’État sur la force, sans que personne n’y voie une guerre contre l’islam. C’était donc une même logique étatique, où une force religieuse hors de contrôle faisait face à un chef d’État qui construisait son pouvoir.
Ensuite concernant le califat ce n’est pas un pilier de la foi mais une construction politique, dont la nécessité religieuse est débattue chez les savants eux-mêmes. Ali Abderraziq, dans L’Islam et les fondements du pouvoir, soutient que le califat n’est pas une obligation religieuse et qu’il relève d’une institution sociopolitique postérieure au Prophète. L’unité qu’il prétendait incarner était déjà fragmentée avec la Nahda, la révolte arabe de 1916 et l’essor des identités nationales dans un monde désenchanté l’avaient entamée. Abolir le califat, c’était donc acter cette réalité et choisir un système d’États-nations.
Les tekke ensuite. Après la révolte du cheikh Said, l’État y voit des réseaux confrériques qui échappent à son contrôle, dont la légitimité repose sur le charisme de cheikhs locaux et sur l’allégeance émotionnelle, ce que Weber appelle une éthique de conviction. Pour Kemal, ces structures remplacent la raison par l’émotion et l’esprit critique par la soumission, détournent la société des véritables enjeux de l’État et ne savent pas s’adapter à un monde qui change vite.
Le droit laïcisé répond à la même logique du fait que le droit positif est alors perçu comme une alternative crédible au droit religieux traditionnel, et il place le pays sous une seule source d’autorité. Le panislamisme et Lausanne, quant à eux, relèvent des relations internationales, où dominent l’intérêt national et les rapports de force. La solidarité religieuse n’a d’ailleurs pas produit de convergence d’intérêts durable notamment en 1916, une partie des Arabes se soulève contre Istanbul au nom d’une identité propre. La Diyanet, elle, ne supprime pas le culte mais le met sous tutelle, pour qu’aucune autorité religieuse ne rivalise avec l’État.
Un État se dirige en regardant ce qui est nécessaire, pas ce qui est bien ou mal selon l’émotion et c’est cette logique qui explique ces décisions.
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Replying to @SaintExupe77115
Le pacte de La Mecque n’est pas activé au sens strict du fait que la clause de défense collective n’a pas été invoquée, Islamabad ayant écarté toute riposte militaire immédiate et Ankara limitant son concours à un appui indirect, sans soutien aux opérations offensives. Il joue en revanche comme architecture de soutien.
Le déploiement de 30 000 à 40 000 soldats pakistanais pour protéger le territoire saoudien et l’emploi de drones turcs au Yémen permettent à Riyad de concentrer ses moyens sur Bab el-Mandeb et de déléguer le front terrestre à ses auxiliaires yéménites. Ni Islamabad, tenu de ménager Téhéran, ni Ankara, qui affirme que le pacte ne vise aucun pays, n’ont intérêt à franchir le seuil de la cobelligérance. Le pacte relève donc de la dissuasion et de la sécurisation de l’arrière, et non de l’engagement conjoint.
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Je condamne avec la plus grande fermeté les frappes de drones lancées par les milices houthis depuis le Yémen en direction de La Mecque, ville sacrée pour les musulmans du monde entier.
Ce qui est encore plus grave, c’est le soutien du régime iranien à ces milices qui ne reconnaissent aucune frontière lorsqu’il s’agit de servir leurs ambitions politiques et idéologiques.
Nous devons ouvrir les yeux : ceux qui utilisent le nom de l’Islam pour menacer les musulmans, leurs villes saintes et leurs peuples ne sont pas les amis des musulmans.
L’Iran frappe Israël, menace Al-Aqsa, soutient des milices armées dans la région, et maintenant les Houthis menacent La Mecque.
L’Islam ne doit jamais être utilisé comme une arme pour prendre le pouvoir.
Ces groupes ne défendent pas les musulmans : ils utilisent l’Islam contre les musulmans.
La Mecque, Médine et Al-Aqsa sont des lieux sacrés qui doivent être protégés, pas transformés en instruments de guerre et de propagande.
Le régime iranien et les milices houthis doivent cesser leurs actions déstabilisatrices dans les plus brefs délais possibles. Pour une paix durable au Moyen-Orient, les peuples doivent pouvoir vivre sans peur, sans milices et sans instrumentalisation de la religion à des fins politiques.
#Houthis
#Makkah – at Paris, France
🤖 Made with AI
L'Arabie saoudite accuse les rebelles houthis du Yémen d'avoir lancé un drone sur La Mecque l.franceinfo.fr/XZS
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Tiens…encore une "propagandiste étrangère" qui fait de l’ingérence étrangère.
Mais celle-ci on ne l’expulsera pas.
Bizarre….vous avez dit bizarre …comme c’est bizarre.
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🇫🇷🇸🇾 | France-Syria: French economic intelligence players set up shop in Damascus in the wake of Macron’s visit
Among the figures present during the presidential visit to Damascus on July 6 and 7, alongside major CAC 40 companies, was a more discreet core of specialists in economic intelligence. This is the case of Grégoire de Saint-Quentin, former head of the Special Operations Command, who came to formalize the Syrian establishment of his employer, the business intelligence group ADIT.
Heading GEOS, the group’s security branch, Saint-Quentin is tasked with creating a French business outpost on the ground that brings together all of the group’s services for companies wishing to invest in Syria. This setup follows the model ADIT already tested in Iraq in the early 2010s—a model the group had subsequently tried, unsuccessfully, to replicate in Iran and then in Ukraine.
ADIT also has a local relay through its subsidiary Next Step Influence (which includes ESL & Network): Syrian entrepreneur Marwan Idris, head of the business travel agency Adonis Travel operating between Beirut, Damascus, and Amman, represents the group locally. To navigate Damascus’s circles of power, ADIT also relies on André Parant, former French ambassador to Lebanon and a recognized specialist on the region, who is simultaneously active in Ukraine.
Parant sits, alongside Bertrand Besancenot (another Next Step Influence consultant and former ambassador to Saudi Arabia), as an honorary member of the Franco-Syrian Business Council. This organization was founded and is led by businessman Jamal Kassimy. Kassimy is also involved in a second organization launched in 2026, the France-Syria Business Council, driven by Ambassador Jean-François Faivre and the Medef (the French business federation), and chaired by Joe Dakkak, head of CMA CGM for the Levant region—the most influential economic player in the bilateral relationship.
Facing this ADIT push, other firms are already well established. Axis & Co, led for the Middle East by Stéphane Ravion, has been working on the Syrian file for over a year, counting the World Bank among its institutional clients. This firm had for a time collaborated with Timios & Co, founded by former economic intelligence officers from Bercy (the French finance ministry) and by Iyad Jaber, a former Quai d’Orsay diplomat and specialist in the region—but Timios, very well connected locally, now operates independently.
The scale of Syria’s reconstruction effort is naturally drawing the attention of international donors and, more broadly, of companies seeking experts able to decode the inner workings of the transition. Beyond the broader geopolitical balance, the challenge for these firms is learning to navigate a transitional power structure blending genuine decision-makers with figurehead officials: behind every officially appointed minister often lies a second circle of officials still known by their nom de guerre (the “kunya”), all directly tied to transitional President Ahmed al-Sharaa and his inner circle.
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🇺🇸🇦🇪 | The strikes against Iran are being supported by 7 refuelling aircraft, 6 American and 1 Emirati.
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✍️🇹🇷🇪🇺 | The 30 June visit to Ankara, Kallas, Kos and Brunner received by Erdoğan and then Fidan, referred to internally as a “jumbo meeting”, fits into a broader reconfiguration of the European security architecture, in which Turkey is no longer treated as a mere peripheral candidate but as an adjustment variable in the face of a twofold erosion: that of the American guarantee and that of Russian pressure.
The breaking point dates back to April, when Europe’s refusal to commit ships to unblock the Strait of Hormuz during the US-Israeli war against Iran pushed Trump to threaten a withdrawal from NATO, a rift aggravated by the Greenland issue and since confirmed by Fidan himself, who speaks of active discussions on the terms of an American disengagement deemed potentially “destructive” if not coordinated.
Some think tanks rank the withdrawal of American guarantees among the top risks for the EU in 2026, on a par with continued Russian aggressiveness and the hybrid threat to critical infrastructure, a climate that has already produced its most fully realized precedent in German rearmament (the Wehrdienstmodernisierungsgesetz, targeting 260,000 troops by 2035). In this context, Turkey’s position becomes a structural rather than diplomatic asset: NATO’s second-largest army by manpower, control of the straits under the Montreux Convention, a direct border with the Russo-Ukrainian war zone via the Black Sea, and a defense industry whose exports tripled between 2020 and 2024, all factors that mark it out as a lever for reducing European dependence on Washington.
But integration remains blocked by the SAFE ceiling lock at 35%, exceeding which requires a bilateral agreement that does not exist and unanimity among the Twenty-Seven that Athens has explicitly threatened to block, with Mitsotakis and Dendias equating any opening to introducing a Trojan horse into the European framework, a position reinforced by the unresolved Cyprus dispute and the Aegean disagreement stemming from the 2019 Turkey-Libya maritime deal. Added to this is a structural ambivalence that Brussels has not resolved: Turkey simultaneously serves as a sanctions-evasion conduit for Russian oil, crude imported, refined, and re-exported under Turkish flag, and as a sought-after industrial partner (Baykar-Leonardo, TAI-Airbus, the British Eurofighter), even as the political dimension hardens in parallel, between the European Parliament report targeting Gürlek, the İmamoğlu affair, and Kos’s reaffirmed demand for alignment with democratic standards as a condition for any progress.
Erdoğan, for his part, is capitalizing on this window by calling for an allied security network “from Texas to Ankara” with no conditions attached, a calculation consistent with a strategy of inclusion through necessity rather than normative grounds, as Turkey bets that European security urgency will, in time, override the normative reservations that have blocked its case for two decades.
🇪🇺🇹🇷 | De hauts responsables de l’Union européenne se sont rendus à Ankara mardi, alors que l’Europe cherche à approfondir ses relations avec la Turquie dans un contexte de volatilité géopolitique croissante.
Les discussions ont porté sur le renforcement de la coopération en matière de sécurité, de défense, de migration, de commerce et de stabilité régionale, reflétant l’importance stratégique grandissante de la Turquie pour l’Europe.
Les responsables européens ont également réaffirmé que toute avancée dans le processus d’adhésion de la Turquie, au point mort depuis longtemps, demeure conditionnée à des progrès en matière de démocratie et d’État de droit. (Euronews)
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📝 Aliyev between two allies: managing an absorbable crisis
Israel’s recognition of the Armenian Genocide on June 28, 2026 places Baku in a position of structural but non-existential discomfort. The Azerbaijani MFA characterized the decision as a “distortion of historical facts” while calling on Jerusalem to reconsider, but this register of protest deliberately falls short of rupture. Baku judges that this decision “will neither favor dialogue nor rapprochement between peoples” and that such measures “deepen existing contradictions and hinder efforts to achieve lasting peace and reconciliation in the region”, deliberately depoliticized legal language, designed to preserve a diplomatic off-ramp.
For the interdependencies are massive: Baku and Jerusalem maintain close cooperation across military, security, and energy domains, Azerbaijan ranks among Israel’s principal oil suppliers while Israel ranks among Baku’s foremost arms suppliers, making their partnership one of the most solid between Israel and any Muslim-majority state. These armaments, Harop drones, Spike missiles, satellite intelligence, proved decisive in the 2020 and 2023 Karabakh wars.
Israel retains critical value for Baku on two distinct counts: it is the source of Azerbaijan’s military-technological superiority over Armenia, and commands considerable lobbying capital in Washington that Baku intends to mobilize in pursuit of the repeal of Section 907 of the Freedom Support Act, which restricts direct American assistance to Azerbaijan. On the Iranian flank, Israel provides Azerbaijan with a strategic intelligence foothold on Iran’s northern border, a dimension Tehran monitors with growing hostility, fearing a Washington-Tel Aviv-Baku triangulation capable of destabilizing its Azerbaijani minority, estimated at one-fifth of the Iranian population.
Simultaneously, Aliyev cannot afford to alienate Ankara: under the 2021 Shusha Declaration, Turkey and Azerbaijan are bound by a mutual obligation of support in the event of external aggression, and pro-government Turkish media are exerting increasing pressure on Aliyev, expecting him to demonstrate the primacy of his axis with Ankara over his ties with Israel, some critics going so far as to pointedly raise the authoritarian nature of Azerbaijani governance, a subject Ankara had long set aside.
Baku had, however, previously delivered explicit warnings to Jerusalem indicating that such recognition would damage the strategic relationship, warnings that Israel this time deliberately chose to ignore, a signal that it consciously factored in the Azerbaijani cost in its calculus in order to maximize pressure on Erdoğan against the backdrop of the post-Gaza rupture.
The Azerbaijan-Israel relationship is arguably robust enough to absorb a cabinet resolution, but this is precisely the type of development that complicates the public management of a relationship, at a moment when Baku is endeavoring to be everyone’s friend simultaneously, particularly in a context where Aliyev seeks to position himself as a regional mediator between powers in tension.
Azerbaijan’s posture will therefore in all likelihood be one of calibrated rhetorical protest without operational rupture: publicly condemning to satisfy Ankara and the domestic Turco-Islamic opinion, quietly maintaining the flows of arms and hydrocarbons, and banking on the fact that the decision technically remains at the stage of an Israeli cabinet position and will still need to pass through the Knesset before acquiring the value of an official state commitment, a legal window that allows Baku to play for time.
Should Ankara-Baku tensions nevertheless deepen, this would signal not a mere conjunctural disagreement but a deeper strategic drift liable to reshape the balances across the South Caucasus, with a potential opening for Moscow.
🇮🇱🇦🇲 | Israël franchit un cap diplomatique
Le gouvernement israélien a approuvé à l’unanimité la reconnaissance officielle du génocide arménien de 1915, rompant avec des décennies de prudence diplomatique.
La mesure doit encore être ratifiée par la Knesset, mais elle marque un tournant majeur dans la politique israélienne, sur fond de fortes tensions avec la Turquie.
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🎯 The Rubio tour reveals less a reassurance diplomacy than an exercise in managing the structural trust deficit between Washington and its Gulf partners. The US-Iran agreement, the first signed by presidents of both countries since 1979, provides for a $300 billion reconstruction fund and sanctions relief for Tehran, without the GCC having been consulted beforehand. The tour is therefore corrective, not foundational.
The MOU mentions neither Iranian proxy forces,Houthis, Hezbollah, nor Tehran’s ballistic missile program, two omissions that concentrate the anxiety of the Gulf monarchies. Riyadh and its partners fear in particular that the $300 billion fund will serve to rebuild Iranian military capacity while refinancing regional proxy networks. This is not an abstract fear: it is the rational reading of an agreement that economically rehabilitates an actor without constraining its power-projection vectors.
On Hormuz, the American position is formally firm but operationally fragile. The MOU stipulates that Iran will make its “best efforts” to guarantee toll-free passage, for sixty days only, pending a final agreement. Since signing, Tehran has multiplied declarations about “service fees,” and the Revolutionary Guards clarified on June 25 that vessels must use Iranian waters, excluding the southern route through Omani waters. Rubio responded by judging Iran on facts, “if the ships move, that’s what counts”, a pragmatic formulation that, implicitly, grants Tehran permanent rhetorical latitude.
Riyadh is simultaneously conducting its own direct track, with Minister Faisal bin Farhan exchanging directly with his Iranian counterpart Araghchi, confirming that the Gulf monarchies no longer rely exclusively on the American security umbrella to calibrate their Iranian risk exposure. The reconciliation talks planned in Riyadh between Iran and the Gulf states, separate from the US-Iran track, follow this same logic: Riyadh seeks to institutionalize a regional bilateral dialogue independent of Washington’s pace and arbitration. It is simultaneously a prudential hedge and a signal of strategic autonomization.
The conclusion is this: the Gulf security architecture is entering a bifurcation phase. If the sixty days produce an agreement encompassing missiles and proxies, Rubio will have succeeded in his reassurance mission and the GCC will remain anchored in the American orbit. If the final agreement remains nuclear-centric, the monarchies will accelerate their diversification, toward Beijing, toward Moscow marginally, but above all toward a regional autonomy of which the Riyadh talks will constitute the first institutional framework. Washington knows this. The real pressure is not on Tehran: it is on the American negotiating team for the sixty days ahead.
🇺🇸🇸🇦🇮🇷 | Marco Rubio achève sa tournée dans le Golfe sur fond de tensions autour de l’Iran
Le secrétaire d’État américain Marco Rubio a achevé sa tournée de trois jours dans le Golfe, alors que l’Arabie saoudite se prépare à accueillir à Riyad des pourparlers de réconciliation régionale entre l’Iran et les États arabes du Golfe, selon des diplomates. La réunion, distincte des négociations entre les États-Unis et l’Iran, devrait se concentrer sur le rétablissement de la confiance et la discussion d’un futur cadre de sécurité régional.
Lors de ses rencontres avec les ministres des Affaires étrangères du Conseil de coopération du Golfe, Rubio a cherché à rassurer les alliés en affirmant que tout accord avec l’Iran ne se ferait pas au détriment de leur sécurité. Les États-Unis et le CCG ont également soutenu une navigation libre et inconditionnelle dans le détroit d’Ormuz, sans péages ni restrictions.
Les pays du Golfe restent préoccupés par le fait que l’accord ne traite pas du programme de missiles balistiques de l’Iran et pourrait renforcer l’influence régionale de Téhéran. Ils insistent pour être consultés tout au long des négociations et souhaitent que tout accord durable inclue également les missiles, les drones et le soutien de l’Iran aux groupes armés par procuration.
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📝 On the operational level, the repeated elimination of experienced cadres tends to degrade insurgent leadership quality, leading to a loss of skills, disruption of networks, and a decline in internal cohesion, or even fragmentation into independent cells that are harder to track.
A durable disruption strategy, however, requires a broader approach integrating political and socio-economic dimensions, particularly governance and economic opportunities, in order to reduce the drivers of recruitment and radicalisation, as illustrated by the Iraqi case.
🇺🇸❌🏴 | Syrie : Un haut cadre de l’EI tué dans une frappe américaine
Le Commandement central des États-Unis (CENTCOM) annonce avoir tué Ali Husayn al-Ulaywi, un haut responsable de l’État islamique le 19 juin à la suite de frappes aériennes américaines dans le nord-ouest de la Syrie.
Plus tôt cette semaine, des médias locaux syriens ont rapporté une vague de frappes aériennes sur le mont Sheikh Barakat, près de la ville de Darat Izza, dans la campagne occidentale d’Alep, visant 3 véhicules. Des forces turques avaient été déployées au sommet de la montagne, au moins jusqu’à l’effondrement du régime baasiste.
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🇮🇶 | Iraq: The End of Armed Militias or the Beginning of a Legitimized Parallel Power?
The developments currently unfolding in Iraq are often portrayed as a victory for the U.S. maximum-pressure strategy and a step toward restoring the Iraqi state’s monopoly on the legitimate use of force. Yet a more strategic reading suggests that what is taking place is less a process of disarmament than a reconfiguration of the influence mechanisms employed by Iraq’s Shiite armed groups.
Under the combined pressure of U.S. strikes against Iranian infrastructure, financial constraints imposed on Baghdad, and the scheduled withdrawal of American forces, several armed factions have gradually agreed to reduce their military visibility. Saraya al-Salam, Asa’ib Ahl al-Haq, and Kata’ib al-Imam Ali have all endorsed the principle of placing weapons under state authority.
However, military capabilities do not necessarily disappear. In many cases, they are stockpiled, redistributed, or maintained in less visible forms. At the same time, the militias’ political, economic, and administrative networks continue to expand. The issue is therefore no longer solely one of territorial control through force, but increasingly of controlling resources, strategic infrastructure, and state institutions.
For Washington, the immediate benefits are clear: attacks against American interests have sharply declined, and the military withdrawal can now be presented as the outcome of an effective coercive strategy. Yet this evolution does not necessarily guarantee a lasting reduction in Iranian influence. On the contrary, it may signify its transformation.
For years, Tehran has sought not merely to sustain permanent confrontation but to institutionalise its regional proxies. The experience of Hezbollah in Lebanon has demonstrated that an actor integrated into state structures enjoys far greater political and legal protection than an organisation operating exclusively in the shadows. From this perspective, the gradual integration of Iraqi militias into governance mechanisms appears less as a retreat of Iranian influence than as its consolidation.
The groups involved also appear to be among the primary beneficiaries of this transition. By progressively abandoning their role as overt paramilitary forces, they gain access to more durable sources of power: public contracts, critical infrastructure, land ownership, logistics networks, telecommunications, and customs systems. In other words, the centre of gravity of influence is shifting from the military sphere to the political and economic domains.
At the same time, more hardline organisations, notably Kata’ib Hezbollah and Harakat al-Nujaba, continue to reject this trajectory and maintain autonomous military capabilities. This duality should not necessarily be interpreted as fragmentation. It may also represent a form of strategic diversification, allowing Iran to preserve both an institutional lever of influence and a military pressure capability that could be reactivated if necessary.
The silence of Grand Ayatollah Ali al-Sistani also contributes to this evolution. In the absence of explicit religious opposition, integrationist factions enjoy considerable room for manoeuvre to legitimise their political repositioning without requiring formal doctrinal endorsement.
Ultimately, the current situation points to a paradoxical equilibrium. The United States reduces the immediate security threat and secures a more favourable environment for its withdrawal. Iran preserves the core of its influence networks while making them less vulnerable to military strikes and sanctions. As for the militias, they are gradually exchanging firepower for more enduring institutional influence.
























