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2027 : lâabsence de dĂ©sir, symptĂŽme dâune nation sans cap.
Un chiffre, un seul, dit tout : 58 % des Français nâont aucun nom en tĂȘte lorsquâon leur demande qui ils aimeraient voir Ă lâĂlysĂ©e en 2027. Pas un rejet, pas une colĂšre. Un vide. Comme si la politique, devenue spectacle sans rĂ©cit, ne parvenait plus Ă capter ni lâattention ni lâespĂ©rance.
Vincent TrĂ©molet de Villers lâa dit avec justesse : « entre les Français et la politique, la rupture est consommĂ©e ». Mais derriĂšre cette rupture, il pointe une question aussi centrale que refoulĂ©e : « Qui sommes-nous ? » Non pas comme une quĂȘte identitaire figĂ©e, mais comme une interrogation fondatrice sur notre projet de sociĂ©tĂ© commun, notre mĂ©moire partagĂ©e, notre volontĂ© dâavenir.
Car comment Ă©lire, comment espĂ©rer, si lâon ne sait plus ce que lâon veut prĂ©server, transmettre, dĂ©fendre ? Comment choisir un cap, quand la nation elle-mĂȘme semble dĂ©river entre repentance, clientĂ©lisme et dĂ©politisation ?
Ce sondage, pourtant, nâest pas un fatalisme. Il est un avertissement. Un signal faible dâun besoin fort : celui de renouer avec une vision. Pas un slogan. Une vision. Une rĂ©ponse sĂ©rieuse Ă la fatigue dĂ©mocratique, au dĂ©sarroi identitaire, Ă la lassitude fiscale.
Et câest lĂ que le projet de @davidlisnard, trop souvent invisibilisĂ© par des mĂ©dias fascinĂ©s par lâidĂ©e dâun duel figĂ© entre Marine Le Pen et un hĂ©ritier ou supplĂ©tif du macronisme, mĂ©rite dâĂ©merger. Car il ne rĂ©pond pas Ă la crise politique par des postures, mais par des fondations. Il parle dâĂtat mais surtout de responsabilitĂ©. DâautoritĂ© mais aussi de #libertĂ©. De nation mais sans nostalgie. Il ne promet pas des chĂšques, il propose un cap.
Son programme avec @Nouv_Energie sâadresse Ă ceux qui nâattendent pas un homme providentiel, mais une boussole politique claire. Il assume une ligne libĂ©rale, dĂ©centralisatrice, rĂ©formatrice, fidĂšle Ă lâidĂ©al rĂ©publicain et au pragmatisme des territoires. Il parle au cĆur du peuple silencieux, pas Ă lâĂ©cume des indignations.
Il faut oser poser cette question refoulĂ©e : et si le dĂ©samour des Français pour la politique venait du fait quâon leur propose toujours les mĂȘmes visages, les mĂȘmes mots creux, les mĂȘmes compromis ?
Ă force de rĂ©duire la politique Ă un casting de notoriĂ©tĂ©s, on oublie quâelle commence par un projet de civilisation. La France a besoin dâun sursaut pas dâune stratĂ©gie Ă©lectorale. Dâun souffle pas dâun slogan. Dâun dessein qui parle Ă la fois Ă la raison, Ă lâhistoire, et Ă lâavenir.
Lâheure nâest pas au casting des communicants. Lâheure est Ă la refondation. Et il est temps que les mĂ©dias, comme les citoyens, sâautorisent Ă regarder au-delĂ de lâoffre imposĂ©e.
David Lisnard ne cherche pas la lumiÚre. Il construit une alternative. à nous, désormais, de la faire émerger.
#OnLeFera
"Entre les français et la politique, la rupture est consommée"
âĄïž Retrouvez lâĂ©dito politique de @vtremolet du lundi au vendredi Ă 7h50 sur #Europe1
Ă tous ceux qui me suivent et me connaissent. Regardez le choix que ce compte me propose. Soit « gogole », soit « gros raciste », avec une prĂ©fĂ©rence pour les deux. Il se prĂ©sente comme avocat. On pouvait espĂ©rer une rĂ©ponse Ă mes arguments. Le parallĂšle historique, je lâai compris. Je conteste ce que lâon prĂ©tend en dĂ©duire. Comprendre un raisonnement nâoblige pas Ă lâaccepter.
Ce que je dĂ©fends chez @davidlisnard, câest son refus de se laisser enfermer dans cette rhĂ©torique qui transforme une discussion sur les violences actuelles en procĂšs de moralitĂ©. Il qualifie aussi les faits de 1961 de « trĂšs grave[s] » et de « dramatique[s] ». Cette partie de lâĂ©change mĂ©rite autant dâattention que celle qui tourne en boucle.
Je ne suis pas raciste et je nâai pas Ă choisir entre les deux insultes que cet interlocuteur me propose.
Quant au mot « gogole », il utilise le handicap intellectuel pour rabaisser. Donner des leçons contre les discriminations tout en employant le handicap comme une injure mérite quelques explications.
Une accusation aussi grave exige des faits. Son message nâen fournit aucun. Je maintiens mes arguments et je lui laisse la responsabilitĂ© de ses insultes.
unavailable
SĂ©bastien đïž retweeted
Replying to @p01ds @Nouv_Energie @davidlisnard @CompteurNE @Salles_Laurent @Savionova @BonnetSebas75 @martinraphiw @JMChipot @jpscandella @ftapiro @DenisPayre
JâAppelle Ă voter @Nouv_Energie avec @davidlisnard . La derniĂšre chance avant lâeffondrement dĂ©mocratique.
La Résistance.
SĂ©bastien đïž retweeted
đ Câest fait.
@Nouv_Energie devient le 2Ăšme parti de France ! đ„
DĂ©passant LR et ReconquĂȘte đ le mĂȘme jour. Et ce nâest quâun dĂ©but.
Prochaine Ă©tape les 100.000 adhĂ©rents. Avec lâinarrĂȘtable @davidlisnard đȘđ«đ·
#NouvelleEnergie
#Presidentielle2027
#ilsepassequelquechose
SĂ©bastien đïž retweeted
Le parti Nouvelle Energie devrait dĂ©passer en soirĂ©e les LR en nombre d'adhĂ©rents Ă jour de cotisations, soit 76650, pour devenir le deuxiĂšme parti de France. Sur la dynamique actuelle il pourrait mĂȘme devenir le premier parti de France, devant RN (112.000) mi-novembre. Sur la base de son projet radical (moins de taxes et de cerfa, recentrage de l'Etat fermement sur le rĂ©galien et performance avant tout des services publics, restriction de l'immigration, orientation atlantiste assumĂ©e), c'est peut ĂȘtre une sorte de rĂ©volution dans les urnes qui se profile Ă l'horizon de la prĂ©sidentielle/lĂ©gislatives. Ce qui est mieux que celle, Ă l'agenda antagoniste, dans la rue essayant de s'installer en ce moment.
SĂ©bastien đïž retweeted
đšALERTEđš
0,1% des maires de France demandent la dĂ©mission de David Lisnard de lâ@l_amf
Câest trĂšs grave et trĂšs important !
đšđšRelayez en masse !
AprÚs les déclarations de David Lisnard sur le 17 octobre 1961, 61 maires demandent sa démission
âĄïž l.humanite.fr/wkO
SĂ©bastien đïž retweeted
A vomir
đ€źđșđžđ·đș Une honte sans nom.
L'émissaire de Trump, Witkoff, à Poutine :
« Vous ĂȘtes un humaniste, et j'apprĂ©cie beaucoup cela. Je vous exprime mon respect. »
Ce mĂȘme « humaniste » qui, pour ne citer quâune dizaine dâexemples, est responsable de :
- Tchétchénie (1999-2009) : des dizaines de milliers de civils tués, Grozny presque entiÚrement détruite, massacres, tortures et disparitions forcées.
- Syrie (2015-2024) : au moins 8 700 civils tués directement par les forces russes, dont plus de 2 100 enfants. Bombardements d'hÎpitaux, d'écoles et de quartiers résidentiels.
- Ukraine (depuis 2022) : des dizaines de milliers de civils tués selon les estimations les plus larges, dont plus de 15 000 morts vérifiés par l'ONU dÚs février 2026. Des centaines de villes et villages détruits.
- Marioupol (2022) : ville rasĂ©e par l'armĂ©e russe, au moins 20 000 civils tuĂ©s selon les autoritĂ©s ukrainiennes. Bombardement du théùtre abritant des familles et des enfants : environ 600 morts selon l'enquĂȘte d'Associated Press.
- Boutcha (2022) : plus de 400 corps retrouvés aprÚs l'occupation russe. Exécutions sommaires, tortures, viols et civils assassinés les mains liées.
- Enfants ukrainiens : des centaines d'enfants tuĂ©s par les frappes russes, plus de 20 000 signalĂ©s comme dĂ©portĂ©s ou transfĂ©rĂ©s. Mandat d'arrĂȘt de la CPI contre Poutine pour dĂ©portation et transfert illĂ©gaux d'enfants.
- Kramatorsk (2022) : 61 personnes tuées par un missile russe frappant une gare remplie de civils attendant leur évacuation.
- Hroza (2023) : 59 civils massacrés par un missile russe lors d'une cérémonie funéraire, dans un village d'environ 300 habitants.
- Géorgie (2008) : intervention militaire russe, bombardements de zones civiles, destructions de villages et déplacements forcés de dizaines de milliers de Géorgiens.
- Vol MH17 (2014) : 298 passagers et membres d'équipage tués, dont 80 enfants, par un missile provenant d'une unité militaire russe.
- Assassinats d'opposants et de journalistes : Anna Politkovskaïa (2006), Alexandre Litvinenko (2006), Boris Nemtsov (2015), Alexeï Navalny (2024). Leur assassinat ou leur mort est établi, mais la responsabilité personnelle de Poutine n'est pas démontrée dans tous les cas.
- Massacre de Moura, Mali (2022) : plus de 500 personnes tuées lors d'une opération de l'armée malienne accompagnée de personnels étrangers associés au groupe Wagner, soutenu par Moscou.
- Gori, Géorgie (12 août 2008) : bombardement russe à sous-munitions sur une place fréquentée par des civils, faisant au moins huit morts, dont un journaliste néerlandais.
Jour aprĂšs jour, les Ătats-Unis se couvrent de honte encore un peu plus.
SĂ©bastien đïž retweeted
đš NOUVELLE ĂNERGIE DEVIENT LE 2E PARTI DE FRANCE
Avec prĂšs de 77 000 adhĂ©rents, le parti de David Lisnard dĂ©passe ReconquĂȘte et passera devant Les RĂ©publicains dans les toutes prochaines heures.
C'est colossal, 50 000 adhĂ©rents ont rejoint le parti en moins de deux mois đđ«đ·
SĂ©bastien đïž retweeted
đŽâïž 25 000 abonnĂ©s en un peu plus d'un an. đ„ł
Je vise les 3 millions dans 6 mois, aidez-moi !
Vous demandez si David Lisnard se moque aussi du Vel dâHiv.
Son discours de 2024 vous répond déjà .
« Nous ne sommes pas, et ne pourrons jamais, ĂȘtre guĂ©ris du Vel dâHiv. »
Le texte est public. Le 19 juillet 2026, il participait encore à sa commémoration à Cannes. Votre insinuation aurait mérité cette simple vérification.
Sur la mĂ©moire algĂ©rienne, les archives municipales de Cannes Ă©tablissent Ă©galement quâĂ son initiative, les recherches de lâhistorienne Anissa Bouayed ont permis de retrouver les noms des 274 dĂ©funts du cimetiĂšre musulman de Sainte-Marguerite. Des hommes, des femmes et des enfants dont lâhistoire a ainsi pu ĂȘtre restituĂ©e.
Dans lâĂ©change sur LCI, @davidlisnard dit aussi « Câest trĂšs grave, câest dramatique ». Cette phrase manque Ă vos visuels. Elle contrarie pourtant sĂ©rieusement le portrait que vous cherchez Ă dresser. Vous pouvez critiquer la brutalitĂ© de sa rĂ©ponse. Mais vous passez ensuite de ses mots Ă une suspicion gĂ©nĂ©rale sur son respect des victimes de lâhistoire. Vous convoquez le Vel dâHiv et Oradour-sur-Glane pour suggĂ©rer une indiffĂ©rence que vous ne dĂ©montrez pas. Ses discours et ses actes mĂ©ritaient au moins dâĂȘtre examinĂ©s avant de lancer cette accusation.
Puisque vous invoquez lâaptitude Ă exercer les plus hautes fonctions, le bilan de Dominique de Villepin mĂ©rite lui aussi votre attention. En 1997, il conseille Ă Jacques Chirac une dissolution qui se termine par la dĂ©faite de la droite et cinq annĂ©es de cohabitation. La dĂ©cision appartient au prĂ©sident de la RĂ©publique. Le rĂŽle de conseil de Dominique de Villepin est expressĂ©ment rappelĂ© par lâAssemblĂ©e nationale.
En 2006, il engage le 49.3 sur le texte comprenant le CPE. Deux mois plus tard, il annonce le remplacement du dispositif aprĂšs la contestation. Sa capacitĂ© Ă prĂ©parer une rĂ©forme, Ă convaincre et Ă la conduire jusquâau bout peut donc aussi ĂȘtre discutĂ©e.
Son gouvernement achĂšve Ă©galement la privatisation des sociĂ©tĂ©s autoroutiĂšres sans rĂ©vision prĂ©alable des contrats de concession. Le rapport de la commission dâenquĂȘte du SĂ©nat de 2020 critique cette occasion manquĂ©e de rééquilibrer les relations entre lâĂtat et les concessionnaires. Dominique de Villepin envisagera lui-mĂȘme devant les sĂ©nateurs quâil aurait peut-ĂȘtre fallu revoir ces contrats. La dĂ©fense des intĂ©rĂȘts de lâĂtat se juge aussi sur ces dĂ©cisions.
Vous ĂȘtes exigeants sur une rĂ©ponse de David Lisnard. Appliquez la mĂȘme exigence aux choix de Dominique de Villepin et Ă leurs rĂ©sultats. LâexpĂ©rience de lâĂtat oblige aussi Ă rĂ©pondre de ce que lâon en a fait.
Vous demandez Ă David Lisnard de rĂ©flĂ©chir deux fois avant de parler. Commencez par lire ses discours avant de lui prĂȘter des pensĂ©es. La mĂ©moire vous oblige aussi Ă lâexactitude.
SĂ©bastien đïž retweeted
On décortique ça dans le prochain épisode de Lisnard, ça vous parle ?
Si vous voulez dĂ©jĂ jeter un Ćil Ă la mĂ©thode de @davidlisnard pour amĂ©liorer la situation de la France face Ă la dette, je vous invite Ă lire lâarticle ci dessous đ
đš David Lisnard annonce 200 milliards d'euros d'Ă©conomies dont 120 milliards pour augmenter les salaires nets des Français. Contrairement Ă certains autres programmes, est-ce que celui-ci peut vraiment redresser les finances publiques ?
âĄïž Ca m'a pris pas mal de temps pour tout suivre et regarder tout le dĂ©tail sachant que j'attends le programme Ă©conomique dĂ©finitif mais pour l'instant je pense qu'il faut surtout Ă©viter deux erreurs. La premiĂšre erreur est de considĂ©rer que le programme serait irrĂ©aliste parce qu'il implique une rĂ©duction massive de la dĂ©pense publique. L'autre serait de considĂ©rer que ce programme serait efficace parce qu'il repose sur des mĂ©canismes Ă©conomiques que l'on connait tous.
đ La stratĂ©gie de Lisnard repose sur une vision libĂ©rale de l'offre assez simple. On rĂ©duit le poids de la sphĂšre publique, on diminue les prĂ©lĂšvements sur le travail et les entreprises, on simplifie les rĂ©glementations et on crĂ©e un environnement beaucoup plus favorable Ă l'investissement, Ă l'emploi et Ă la production. Enfin, un homme politique qui mise sur le retour de la croissance en France via la libĂ©ration de ressources pour le secteur privĂ© plutĂŽt que par l'explosion des dĂ©penses publiques. On va voir si l'efficacitĂ© des mesures individuelles et la crĂ©dibilitĂ© de leur financement suivent la thĂ©orie.
âïž CĂŽtĂ© chiffres, Lisnard Ă©voque 80 milliards d'Ă©conomies dĂšs la premiĂšre annĂ©e puis 200 milliards en rythme de croisiĂšre avec une ambition qui peut atteindre 300 milliards Ă terme, soit 6.5% du PIB et prĂšs de 12% des dĂ©penses publiques. C'est un changement brutal et qui mĂ©rite d'ĂȘtre scrutĂ© parce qu'il n'y aura pas forcĂ©ment que des dĂ©penses inutiles qui seront supprimĂ©es.
đ La rĂ©partition annoncĂ©e des 200 milliards d'Ă©conomies m'a intriguĂ©. Lisnard prĂ©voit d'en consacrer 120 milliards Ă l'augmentation du salaire net par la baisse des cotisations, 40 milliards Ă la rĂ©duction des impĂŽts de production et 40 milliards Ă l'amĂ©lioration des finances publiques. Vous l'aurez donc compris, les 200 milliards d'Ă©conomies sur les dĂ©penses ne signifient pas 200 milliards d'amĂ©lioration du dĂ©ficit puisque si l'Ătat diminue ses dĂ©penses de 200 milliards mais rĂ©duit ses prĂ©lĂšvements de 160 milliards, l'amĂ©lioration budgĂ©taire directe n'est que de 40 milliards. Pas choquant en l'Ă©tat car Lisnard assume franchement de privilĂ©gier la diminution des prĂ©lĂšvements et je trouve ça positif mĂȘme si ce n'est pas sans consĂ©quence. En 2025, la France enregistrait 152 milliards de dĂ©ficit public donc si on retranche 40 milliards, cela laisserait un besoin de financement supĂ©rieur Ă 110 milliards avant tout autre changement Ă©conomique ou budgĂ©taire. C'est un bon dĂ©but et du coup il faudra absolument que la baisse des prĂ©lĂšvements gĂ©nĂšre assez d'activitĂ© supplĂ©mentaire pour amĂ©liorer les recettes publiques et la trajectoire de dette.
đž Sur la fiscalitĂ© des entreprises, les propositions mĂ©ritent le coup d'oeil aussi. Lisnard souhaite supprimer la C3S, rĂ©duire les impĂŽts de production et allĂ©ger les contraintes fiscales et rĂ©glementaires. La C3S est assise sur le chiffre d'affaires toute entreprise entre dans son champ mĂȘme quand elle ne rĂ©alise aucun profit. Ce type de prĂ©lĂšvement est un massacre pour moi et la diminuer peut amĂ©liorer la rentabilitĂ© des projets d'investissement et la compĂ©titivitĂ© de certaines activitĂ©s industrielles. Par contre, il faut comprendre qu'une baisse de fiscalitĂ© peut ne pas se transformer en investissement productif puisqu'une boĂźte peut dĂ©cider d'utiliser les sommes Ă©conomisĂ©es pour investir, recruter, augmenter les rĂ©munĂ©rations, reconstituer ses marges, rĂ©duire son endettement voire rĂ©munĂ©rer ses actionnaires, et ces dĂ©cisions dĂ©pendent de facteurs exogĂšnes comme les perspectives de demande, le coĂ»t du capital et le rendement attendu des investissements. Bref, l'effet vertueux n'est pas garanti mais ça mĂ©rite d'ĂȘtre saluĂ©.
đ° Je reviens sur les salaires nets parce que c'est ce qui compte le plus Ă vos yeux. Lisnard veut rendre 120 milliards aux actifs grĂące Ă une rĂ©duction des cotisations sociales en avançant un gain moyen de l'ordre de 400 euros nets mensuels par salariĂ©. On veut rĂ©duire l'Ă©cart entre le coĂ»t total supportĂ© par l'employeur et le revenu perçu par le salariĂ©. Ăconomiquement, cette distinction est essentielle. J'ai pas trouvĂ© le dĂ©tail de la rĂ©partition mais je rappelle qu'une baisse des cotisations salariales peut augmenter le salaire net Ă coĂ»t employeur inchangĂ© alors qu'une baisse des cotisations patronales rĂ©duit le coĂ»t du travail mais ne se transmet que progressivement et variablement aux rĂ©munĂ©rations. Sans cette rĂ©partition, impossible d'apprĂ©cier les gains de pouvoir d'achat et les effets sur la compĂ©titivitĂ©. Il faudrait aussi voir la distribution des gains entre salariĂ©s modestes, classes moyennes et hauts revenus. Enfin, il faut aussi garder en tĂȘte que rĂ©duire les cotisations ne fait pas disparaĂźtre les dĂ©penses qu'elles servaient Ă financer puisqu'on va continuer de verser les pensions de retraite et de prendre en charge les dĂ©penses de santĂ©. Si les cotisations diminuent de 120 milliards, il faut soit rĂ©duire certaines dĂ©penses sociales, soit organiser leur financement, soit combiner les deux.
đŠ Ensuite, sur la rĂ©forme administrative je me pose beaucoup de questions. Lisnard souhaite rĂ©duire le nombre d'agences, d'opĂ©rateurs et de structures administratives, supprimer des doublons et rĂ©organiser l'appareil public. On parle de 1 153 organismes publics nationaux et des dĂ©penses qui se chiffrent en dizaines de milliards mais le truc c'est que le budget d'un organisme public n'est pas Ă©gal au montant que l'Ătat Ă©conomiserait. Une agence peut avoir un budget important parce qu'elle finance des formations, distribue des aides, exerce des missions rĂ©glementaires ou verse des prestations. Si on supprime la structure juridique tout en maintenant ses missions, une grande partie des dĂ©penses continue d'exister ailleurs. Je ne dis pas qu'il serait impossible de rĂ©aliser des Ă©conomies mais ça montre que la rationalisation administrative et la suppression de dĂ©penses sont deux opĂ©rations distinctes.
đŽ Sur les retraites, Lisnard veut ce que je prĂŽne : une Ă©volution du modĂšle français avec une base par rĂ©partition et l'arrivĂ©e d'un Ă©tage de capitalisation obligatoire et collective. Il souhaite utiliser les ressources dĂ©gagĂ©es par une dĂ©sindexation des pensions supĂ©rieures Ă 2 000 euros mensuels pour contribuer au financement de la transition. Pour ceux qui ne le savent pas, la capitalisation permet de constituer des actifs financiers destinĂ©s Ă financer une partie des pensions futures. Avec ça, on diversifie les sources de financement puisque les revenus des retraitĂ©s dĂ©pendent des rendements du capital et plus exclusivement des cotisations des actifs. Elle peut aussi contribuer Ă la formation d'une Ă©pargne longue qui peut financer l'investissement. Par contre, la capitalisation n'annule ni les risques dĂ©mographiques, ni les risques financiers, ni les engagements dĂ©jĂ contractĂ©s. Le souci reste surtout la transition parce que pendant que les gĂ©nĂ©rations actives commencent Ă accumuler des droits capitalisĂ©s, il faut continuer Ă payer les pensions des retraitĂ©s actuels. Sur ce point, j'attends de savoir comment Lisnard veut financer ce double engagement. La dĂ©sindexation de certaines pensions peut aider mais ça signifie une baisse progressive de leur pouvoir d'achat rĂ©el quand les prix augmentent. Bref, sans cela, on peut pas valider la soutenabilitĂ© du plan.
đïž Pour le calendrier, Lisnard parle de 80 milliards d'Ă©conomies dĂšs la premiĂšre annĂ©e alors que l'Ă©conomie française est dans un environnement de croissance absente. RĂ©aliser un tel ajustement budgĂ©taire mĂ©rite de se poser des questions sur les consĂ©quences Ă court terme sur l'activitĂ© parce qu'on parle ici d'un vrai effet nĂ©gatif sur la demande. Le rĂ©sultat dĂ©pendra de la composition des mesures, des comportements des agents Ă©conomiques et du moment oĂč les effets se matĂ©rialisent. Encore une fois, impossible de juger la trajectoire annoncĂ©e sans une vraie simulation macro qui intĂšgre les multiplicateurs budgĂ©taires, les effets sur l'emploi, les rĂ©actions de consommation et d'investissement, et les consĂ©quences sur les recettes fiscales.
đ€ Je trouve que plusieurs des orientations Ă©conomiques dĂ©fendues par Lisnard mĂ©ritent d'ĂȘtre prises trĂšs au sĂ©rieux. Le programme est ambitieux, plaisant sur le papier, plus cohĂ©rent que certains autres programmes compte tenu de la situation actuelle de la France mais avec l'absence de chiffrage et de trajectoire concrĂšte, il est difficile de savoir si c'est rĂ©alisable ou pas. Je dirais mĂȘme que je reste sceptique sur la crĂ©dibilitĂ© budgĂ©taire des montants et du calendrier. Un second post avec les hypothĂšses, les mĂ©thodes de calcul et les conditions de mise en Ćuvre sera fait en temps voulu. Du coup, pour donner mon avis dĂ©finitif, j'attends surtout le dĂ©tail des 200 milliards d'Ă©conomies annoncĂ©es, mesure par mesure et annĂ©e par annĂ©e en distinguant Ă©conomies brutes et Ă©conomies nettes, une simulation Ă©conomique qui montre les consĂ©quences de ces rĂ©formes sur la croissance, l'emploi, les recettes publiques et le dĂ©ficit, et surtout une projection du financement des retraites qui intĂšgre le coĂ»t de transition vers la capitalisation.
Affaire Ă suivre sur ce qui semble ĂȘtre le programme le plus cohĂ©rent Ă ce stade. Je dis bien "Ă ce stade".
.@BallyBagayoko, avant de convoquer une famille pour faire le procĂšs de @davidlisnard, prenez la peine dâexaminer ses paroles et ses actes.
Ă Cannes, câest Ă son initiative que les recherches de lâhistorienne Anissa Bouayed ont permis dâĂ©tablir les noms des 274 prisonniers morts en captivitĂ© sur lâĂźle Sainte-Marguerite, dans le contexte de la conquĂȘte de lâAlgĂ©rie. Ce travail est documentĂ© par la Direction des musĂ©es de @villecannes. Vous devrez expliquer comment il sâaccorde avec le mĂ©pris que vous lui attribuez.
Dans la rĂ©ponse que vous commentez, David Lisnard dit Ă©galement « Câest trĂšs grave, câest dramatique ». Ces mots existent. Ils comptent autant que ceux que vous avez retenus pour rĂ©clamer sa disqualification. Il prĂ©cise lui-mĂȘme ce quâil rejette. LâĂ©tudiante invoque 1961 pour expliquer la prĂ©sence de drapeaux algĂ©riens dans les manifestations actuelles. David Lisnard refuse ce rapprochement et lui rĂ©pond explicitement « Votre rhĂ©torique, elle ne mâintĂ©resse pas ». Vous pouvez critiquer la brutalitĂ© de sa formule et contester son refus de ce lien historique. Mais votre publication transforme ce dĂ©saccord en mĂ©pris des victimes. Pour rendre votre accusation accablante, vous faites disparaĂźtre lâobjet prĂ©cis de sa rĂ©ponse.
Vous aviez raison de dĂ©noncer la dĂ©formation de vos propres propos lorsque « la ville des rois » Ă©tait devenue « la ville des Noirs ». Vous demandiez que lâon vous juge sur vos paroles rĂ©elles. Cette exigence vous oblige aussi lorsque votre adversaire sâappelle David Lisnard.
Vous pouvez combattre son projet et appeler Ă voter contre lui. Mais une accusation aussi grave que le mĂ©pris des victimes exige davantage quâune sĂ©lection de ses propos.
Vous demandez à David Lisnard de répondre de ses paroles. Répondez maintenant de votre accusation, avec ses paroles complÚtes et ses actes sous les yeux.
Replying to @davidlisnard
@davidlisnard, vous n'en avez « rien à foutre » du 17 octobre 1961 ?
Ce soir-là , la police du préfet Papon a tué prÚs de 300 Algériens qui manifestaient pacifiquement.
Fatima Bedar avait 15 ans. Son corps a Ă©tĂ© repĂȘchĂ© dans le canal de Saint-Denis.
Venez donc le dire devant sa famille !
Qui mĂ©prise les victimes d'un massacre d'Ătat ne peut pas prĂ©tendre prĂ©sider la RĂ©publique.
SĂ©bastien đïž retweeted
Replying to @BallyBagayoko @davidlisnard
Ăpargnez-nous votre leçon d'Histoire approximative : vous n'ĂȘtes pas plus crĂ©dible que Lola-Fleur Whittaker.
Ce massacre reconnu par la République est sans rapport les émeutes qui ravagent la France et que vous trouvez légitime.
Vous le savez. David Lisnard le sait.âŹïž
Replying to @davidlisnard
@davidlisnard, vous n'en avez « rien à foutre » du 17 octobre 1961 ?
Ce soir-là , la police du préfet Papon a tué prÚs de 300 Algériens qui manifestaient pacifiquement.
Fatima Bedar avait 15 ans. Son corps a Ă©tĂ© repĂȘchĂ© dans le canal de Saint-Denis.
Venez donc le dire devant sa famille !
Qui mĂ©prise les victimes d'un massacre d'Ătat ne peut pas prĂ©tendre prĂ©sider la RĂ©publique.
SĂ©bastien đïž retweeted
Replying to @BallyBagayoko @davidlisnard
David Lisnard n'en a pas "rien Ă foutre" des victimes du 17 octobre 1961, mais de l'argument qui consiste Ă en faire une justification des violences du 17 octobre 2026.
S'il y a un rapport entre la mort tragique d'AlgĂ©riens il y a 65 ans et les saccages d'aujourd'hui, c'est l'instrumentalisation que vous en faites, pour dĂ©douaner de toute responsabilitĂ© l'extrĂȘme-gauche fasciste (pardon du plĂ©onasme) Ă laquelle vous appartenez et attiser les haines mĂ©morielles.
Mais ça, vous le savez trÚs bien. C'est votre ignoble fond de commerce que de faire croire à votre clientÚle électorale que le pays magnifique dans lequel elle vit est raciste. On vous en disputera chaque millimÚtre.
.@finneko_prgrm en reconnaĂźt la cohĂ©rence et attend les prĂ©cisions permettant dâen Ă©valuer la rĂ©alisation. Cette exigence est lĂ©gitime. Les prĂ©cisions viendront selon le calendrier de @Nouv_Energie.
Mais cette cohĂ©rence mĂ©rite dĂ©jĂ dâĂȘtre comprise. Chaque rĂ©forme prĂ©pare la suivante et lui donne les moyens de rĂ©ussir.
Les institutions rendent la décision possible.
La simplification libĂšre lâaction.
La décentralisation rapproche la décision et la responsabilité.
Les économies financent la baisse des prélÚvements.
La baisse des prélÚvements permet de mieux vivre de son travail.
LâĂ©cole construit lâautonomie.
La sécurité rend la liberté possible.
La souveraineté donne au pays la maßtrise de son avenir.
Rien nâest isolĂ©. Tout se tient.
VoilĂ la force du projet de @davidlisnard. LibĂ©ral dans ses principes et populaire dans ses objectifs. Une mĂȘme logique relie la rĂ©forme de lâĂtat, la fiche de paie, lâinstruction des enfants et la protection des Français.
Cette cohĂ©rence va jusquâĂ lâexĂ©cution. Qui dĂ©cide, qui agit, qui rĂ©pond des rĂ©sultats.
Nous allons battre le pavĂ©, sur les rĂ©seaux comme sur le terrain, pour que les Français sâapproprient ce projet et nous donnent les moyens de lâappliquer.
Nouvelle Ănergie prĂ©pare lâexercice du pouvoir. Nous militons pour que les Français le reprennent sur leur vie.
#OnArrive
Impact dans 5 4 3 âŠ..
#OnArrive
SĂ©bastien đïž retweeted
đš David Lisnard annonce 200 milliards d'euros d'Ă©conomies dont 120 milliards pour augmenter les salaires nets des Français. Contrairement Ă certains autres programmes, est-ce que celui-ci peut vraiment redresser les finances publiques ?
âĄïž Ca m'a pris pas mal de temps pour tout suivre et regarder tout le dĂ©tail sachant que j'attends le programme Ă©conomique dĂ©finitif mais pour l'instant je pense qu'il faut surtout Ă©viter deux erreurs. La premiĂšre erreur est de considĂ©rer que le programme serait irrĂ©aliste parce qu'il implique une rĂ©duction massive de la dĂ©pense publique. L'autre serait de considĂ©rer que ce programme serait efficace parce qu'il repose sur des mĂ©canismes Ă©conomiques que l'on connait tous.
đ La stratĂ©gie de Lisnard repose sur une vision libĂ©rale de l'offre assez simple. On rĂ©duit le poids de la sphĂšre publique, on diminue les prĂ©lĂšvements sur le travail et les entreprises, on simplifie les rĂ©glementations et on crĂ©e un environnement beaucoup plus favorable Ă l'investissement, Ă l'emploi et Ă la production. Enfin, un homme politique qui mise sur le retour de la croissance en France via la libĂ©ration de ressources pour le secteur privĂ© plutĂŽt que par l'explosion des dĂ©penses publiques. On va voir si l'efficacitĂ© des mesures individuelles et la crĂ©dibilitĂ© de leur financement suivent la thĂ©orie.
âïž CĂŽtĂ© chiffres, Lisnard Ă©voque 80 milliards d'Ă©conomies dĂšs la premiĂšre annĂ©e puis 200 milliards en rythme de croisiĂšre avec une ambition qui peut atteindre 300 milliards Ă terme, soit 6.5% du PIB et prĂšs de 12% des dĂ©penses publiques. C'est un changement brutal et qui mĂ©rite d'ĂȘtre scrutĂ© parce qu'il n'y aura pas forcĂ©ment que des dĂ©penses inutiles qui seront supprimĂ©es.
đ La rĂ©partition annoncĂ©e des 200 milliards d'Ă©conomies m'a intriguĂ©. Lisnard prĂ©voit d'en consacrer 120 milliards Ă l'augmentation du salaire net par la baisse des cotisations, 40 milliards Ă la rĂ©duction des impĂŽts de production et 40 milliards Ă l'amĂ©lioration des finances publiques. Vous l'aurez donc compris, les 200 milliards d'Ă©conomies sur les dĂ©penses ne signifient pas 200 milliards d'amĂ©lioration du dĂ©ficit puisque si l'Ătat diminue ses dĂ©penses de 200 milliards mais rĂ©duit ses prĂ©lĂšvements de 160 milliards, l'amĂ©lioration budgĂ©taire directe n'est que de 40 milliards. Pas choquant en l'Ă©tat car Lisnard assume franchement de privilĂ©gier la diminution des prĂ©lĂšvements et je trouve ça positif mĂȘme si ce n'est pas sans consĂ©quence. En 2025, la France enregistrait 152 milliards de dĂ©ficit public donc si on retranche 40 milliards, cela laisserait un besoin de financement supĂ©rieur Ă 110 milliards avant tout autre changement Ă©conomique ou budgĂ©taire. C'est un bon dĂ©but et du coup il faudra absolument que la baisse des prĂ©lĂšvements gĂ©nĂšre assez d'activitĂ© supplĂ©mentaire pour amĂ©liorer les recettes publiques et la trajectoire de dette.
đž Sur la fiscalitĂ© des entreprises, les propositions mĂ©ritent le coup d'oeil aussi. Lisnard souhaite supprimer la C3S, rĂ©duire les impĂŽts de production et allĂ©ger les contraintes fiscales et rĂ©glementaires. La C3S est assise sur le chiffre d'affaires toute entreprise entre dans son champ mĂȘme quand elle ne rĂ©alise aucun profit. Ce type de prĂ©lĂšvement est un massacre pour moi et la diminuer peut amĂ©liorer la rentabilitĂ© des projets d'investissement et la compĂ©titivitĂ© de certaines activitĂ©s industrielles. Par contre, il faut comprendre qu'une baisse de fiscalitĂ© peut ne pas se transformer en investissement productif puisqu'une boĂźte peut dĂ©cider d'utiliser les sommes Ă©conomisĂ©es pour investir, recruter, augmenter les rĂ©munĂ©rations, reconstituer ses marges, rĂ©duire son endettement voire rĂ©munĂ©rer ses actionnaires, et ces dĂ©cisions dĂ©pendent de facteurs exogĂšnes comme les perspectives de demande, le coĂ»t du capital et le rendement attendu des investissements. Bref, l'effet vertueux n'est pas garanti mais ça mĂ©rite d'ĂȘtre saluĂ©.
đ° Je reviens sur les salaires nets parce que c'est ce qui compte le plus Ă vos yeux. Lisnard veut rendre 120 milliards aux actifs grĂące Ă une rĂ©duction des cotisations sociales en avançant un gain moyen de l'ordre de 400 euros nets mensuels par salariĂ©. On veut rĂ©duire l'Ă©cart entre le coĂ»t total supportĂ© par l'employeur et le revenu perçu par le salariĂ©. Ăconomiquement, cette distinction est essentielle. J'ai pas trouvĂ© le dĂ©tail de la rĂ©partition mais je rappelle qu'une baisse des cotisations salariales peut augmenter le salaire net Ă coĂ»t employeur inchangĂ© alors qu'une baisse des cotisations patronales rĂ©duit le coĂ»t du travail mais ne se transmet que progressivement et variablement aux rĂ©munĂ©rations. Sans cette rĂ©partition, impossible d'apprĂ©cier les gains de pouvoir d'achat et les effets sur la compĂ©titivitĂ©. Il faudrait aussi voir la distribution des gains entre salariĂ©s modestes, classes moyennes et hauts revenus. Enfin, il faut aussi garder en tĂȘte que rĂ©duire les cotisations ne fait pas disparaĂźtre les dĂ©penses qu'elles servaient Ă financer puisqu'on va continuer de verser les pensions de retraite et de prendre en charge les dĂ©penses de santĂ©. Si les cotisations diminuent de 120 milliards, il faut soit rĂ©duire certaines dĂ©penses sociales, soit organiser leur financement, soit combiner les deux.
đŠ Ensuite, sur la rĂ©forme administrative je me pose beaucoup de questions. Lisnard souhaite rĂ©duire le nombre d'agences, d'opĂ©rateurs et de structures administratives, supprimer des doublons et rĂ©organiser l'appareil public. On parle de 1 153 organismes publics nationaux et des dĂ©penses qui se chiffrent en dizaines de milliards mais le truc c'est que le budget d'un organisme public n'est pas Ă©gal au montant que l'Ătat Ă©conomiserait. Une agence peut avoir un budget important parce qu'elle finance des formations, distribue des aides, exerce des missions rĂ©glementaires ou verse des prestations. Si on supprime la structure juridique tout en maintenant ses missions, une grande partie des dĂ©penses continue d'exister ailleurs. Je ne dis pas qu'il serait impossible de rĂ©aliser des Ă©conomies mais ça montre que la rationalisation administrative et la suppression de dĂ©penses sont deux opĂ©rations distinctes.
đŽ Sur les retraites, Lisnard veut ce que je prĂŽne : une Ă©volution du modĂšle français avec une base par rĂ©partition et l'arrivĂ©e d'un Ă©tage de capitalisation obligatoire et collective. Il souhaite utiliser les ressources dĂ©gagĂ©es par une dĂ©sindexation des pensions supĂ©rieures Ă 2 000 euros mensuels pour contribuer au financement de la transition. Pour ceux qui ne le savent pas, la capitalisation permet de constituer des actifs financiers destinĂ©s Ă financer une partie des pensions futures. Avec ça, on diversifie les sources de financement puisque les revenus des retraitĂ©s dĂ©pendent des rendements du capital et plus exclusivement des cotisations des actifs. Elle peut aussi contribuer Ă la formation d'une Ă©pargne longue qui peut financer l'investissement. Par contre, la capitalisation n'annule ni les risques dĂ©mographiques, ni les risques financiers, ni les engagements dĂ©jĂ contractĂ©s. Le souci reste surtout la transition parce que pendant que les gĂ©nĂ©rations actives commencent Ă accumuler des droits capitalisĂ©s, il faut continuer Ă payer les pensions des retraitĂ©s actuels. Sur ce point, j'attends de savoir comment Lisnard veut financer ce double engagement. La dĂ©sindexation de certaines pensions peut aider mais ça signifie une baisse progressive de leur pouvoir d'achat rĂ©el quand les prix augmentent. Bref, sans cela, on peut pas valider la soutenabilitĂ© du plan.
đïž Pour le calendrier, Lisnard parle de 80 milliards d'Ă©conomies dĂšs la premiĂšre annĂ©e alors que l'Ă©conomie française est dans un environnement de croissance absente. RĂ©aliser un tel ajustement budgĂ©taire mĂ©rite de se poser des questions sur les consĂ©quences Ă court terme sur l'activitĂ© parce qu'on parle ici d'un vrai effet nĂ©gatif sur la demande. Le rĂ©sultat dĂ©pendra de la composition des mesures, des comportements des agents Ă©conomiques et du moment oĂč les effets se matĂ©rialisent. Encore une fois, impossible de juger la trajectoire annoncĂ©e sans une vraie simulation macro qui intĂšgre les multiplicateurs budgĂ©taires, les effets sur l'emploi, les rĂ©actions de consommation et d'investissement, et les consĂ©quences sur les recettes fiscales.
đ€ Je trouve que plusieurs des orientations Ă©conomiques dĂ©fendues par Lisnard mĂ©ritent d'ĂȘtre prises trĂšs au sĂ©rieux. Le programme est ambitieux, plaisant sur le papier, plus cohĂ©rent que certains autres programmes compte tenu de la situation actuelle de la France mais avec l'absence de chiffrage et de trajectoire concrĂšte, il est difficile de savoir si c'est rĂ©alisable ou pas. Je dirais mĂȘme que je reste sceptique sur la crĂ©dibilitĂ© budgĂ©taire des montants et du calendrier. Un second post avec les hypothĂšses, les mĂ©thodes de calcul et les conditions de mise en Ćuvre sera fait en temps voulu. Du coup, pour donner mon avis dĂ©finitif, j'attends surtout le dĂ©tail des 200 milliards d'Ă©conomies annoncĂ©es, mesure par mesure et annĂ©e par annĂ©e en distinguant Ă©conomies brutes et Ă©conomies nettes, une simulation Ă©conomique qui montre les consĂ©quences de ces rĂ©formes sur la croissance, l'emploi, les recettes publiques et le dĂ©ficit, et surtout une projection du financement des retraites qui intĂšgre le coĂ»t de transition vers la capitalisation.
Affaire Ă suivre sur ce qui semble ĂȘtre le programme le plus cohĂ©rent Ă ce stade. Je dis bien "Ă ce stade".
SĂ©bastien đïž retweeted
TrĂšs heureux dâavoir pu fĂ©liciter @davidlisnard ce matin aprĂšs lâinterview quâil a donnĂ© en Nouvelle-CalĂ©donie concernant lâavenir de lâĂźle au sein de la France. Une position claire et sans ambiguĂŻtĂ©s qui fait du bien.
Le plus dur commence le lendemain de lâĂ©lection.
Câest ce que @davidlisnard explique ici. Dans une mairie ou une entreprise, on dĂ©finit une stratĂ©gie, puis on passe « 99 % du temps Ă exĂ©cuter ». Ă lâĂ©chelle nationale, il dĂ©crit « la sĂ©quence », « la com », « lâaffichage ».
Cette diffĂ©rence est capitale. Un programme, mĂȘme excellent, ne sâapplique pas tout seul. Il faut savoir par quoi commencer, lever les blocages, prendre les dĂ©cisions et tenir face aux rĂ©sistances.
Puis répondre du résultat.
La cohĂ©rence du projet que je dĂ©taillais ci-dessous prend ici toute sa portĂ©e. Chaque rĂ©forme doit prĂ©parer la suivante, jusque dans sa mise en Ćuvre.
Je le rĂ©pĂšte souvent ici. La diffĂ©rence avec les autres candidats, câest que @Nouv_Energie se prĂ©pare Ă lâexĂ©cution. Cette exigence oblige dĂšs maintenant. Le lendemain de lâĂ©lection se prĂ©pare avant de la gagner.
David Lisnard parle avec lâexpĂ©rience dâun maire qui doit faire fonctionner sa ville. Cette exigence doit enfin entrer Ă lâĂlysĂ©e.
Une victoire électorale donne le pouvoir.
LâexĂ©cution donne des rĂ©sultats aux Français.
#OnArrive
Ce qui distingue le projet de @davidlisnard, ce nâest pas seulement la justesse de telle ou telle mesure. Câest leur enchaĂźnement. Chaque proposition rĂ©pond Ă une autre. Chaque rĂ©forme prĂ©pare la suivante. Chaque choix politique sâinscrit dans une architecture dâensemble. On ne trouve pas dâun cĂŽtĂ© lâĂ©conomie, de lâautre lâĂ©cole, plus loin la sĂ©curitĂ©, puis la santĂ©, puis les institutions. On trouve une mĂȘme logique qui circule dâun sujet Ă lâautre.
La rĂ©forme des institutions nâest pas un prĂ©alable abstrait. Elle permet de savoir qui dĂ©cide, qui assume, qui rĂ©pond du rĂ©sultat. Sans dĂ©cision claire, il nây a pas dâexĂ©cution. Sans exĂ©cution, il nây a pas de rĂ©forme rĂ©elle. Sans Ă©valuation, il nây a que des annonces.
La simplification normative nâest donc pas une mesure technique. Elle devient la condition de lâaction. Moins de blocages a priori, câest plus de libertĂ© pour les maires, les entrepreneurs, les agriculteurs, les soignants, les enseignants, tous ceux qui font tenir le pays dans le rĂ©el. Et plus de contrĂŽle a posteriori, câest plus de responsabilitĂ©, car la confiance nâa de valeur que si la faute est ensuite sanctionnĂ©e.
La dĂ©centralisation rejoint cette mĂȘme logique. Rapprocher la dĂ©cision du terrain, ce nâest pas flatter les collectivitĂ©s. Câest rendre lâaction publique plus rapide, plus lisible, plus responsable. Celui qui voit le problĂšme doit pouvoir agir sur lui. Celui qui agit doit pouvoir ĂȘtre Ă©valuĂ©. Celui qui Ă©choue ne doit plus pouvoir se cacher derriĂšre la dilution administrative.
Les Ă©conomies sâinscrivent alors dans cette chaĂźne. Elles ne sont pas une parenthĂšse budgĂ©taire, encore moins une posture dâaustĂ©ritĂ©. Elles consistent Ă retirer lâargent de la dĂ©pense qui tourne sur elle-mĂȘme pour le rendre aux missions qui comptent vraiment. Quand on rĂ©duit lâĂ©paisseur bureaucratique, on peut mieux financer lâĂ©cole, la sĂ©curitĂ©, la justice, la santĂ©, lâinvestissement et la souverainetĂ©.
Câest lĂ que le pouvoir dâachat devient cohĂ©rent avec la rĂ©forme de lâĂtat. Rapprocher le net du brut, allĂ©ger les charges, rendre au salaire ce que le systĂšme prĂ©lĂšve avant de redistribuer ensuite sous forme dâaides, ce nâest pas seulement une mesure Ă©conomique. Câest une mesure morale. Le travail doit redevenir plus rĂ©munĂ©rateur que la dĂ©pendance aux guichets. La dignitĂ© ne vient pas dâun Ătat qui compense aprĂšs avoir Ă©touffĂ©. Elle vient dâun pays qui laisse chacun vivre davantage de son effort.
LâĂ©cole sâinscrit dans la mĂȘme cohĂ©rence. Une nation qui veut moins dâassistance et plus de responsabilitĂ© doit recommencer par transmettre. AutoritĂ© du professeur, fondamentaux, mĂ©rite, exigence, libertĂ© des familles, Ă©valuation des Ă©tablissements. LĂ encore, ce nâest pas un chapitre sĂ©parĂ©. Câest la condition humaine du redressement. On ne reconstruit pas une sociĂ©tĂ© libre avec une Ă©cole qui renonce Ă instruire.
La sĂ©curitĂ© et la justice prolongent cette logique. La libertĂ© nâexiste pas dans le dĂ©sordre. Une rĂšgle qui nâest pas appliquĂ©e devient une fiction. Une peine qui nâest pas exĂ©cutĂ©e abĂźme lâautoritĂ© de lâĂtat. Une frontiĂšre qui nâest pas tenue affaiblit la souverainetĂ©. LĂ encore, la cohĂ©rence est directe. Un Ătat moins dispersĂ© doit ĂȘtre plus ferme sur ses missions premiĂšres.
MĂȘme lâĂ©cologie, lâagriculture, lâĂ©nergie et lâindustrie rĂ©pondent Ă ce mĂȘme principe. Produire au lieu dâinterdire par rĂ©flexe. Innover au lieu de culpabiliser. Sâappuyer sur la science plutĂŽt que sur lâidĂ©ologie. Assurer notre souverainetĂ© Ă©nergĂ©tique et alimentaire plutĂŽt que multiplier les injonctions hors-sol. Une Ă©cologie qui empĂȘche de produire finit par appauvrir. Une Ă©cologie fondĂ©e sur la recherche, lâĂ©nergie, la technologie et la responsabilitĂ© peut devenir une puissance.
SĂ©bastien đïž retweeted
Extraordinaire @davidlisnard qui refuse le piĂšge habituel qu'a voulu lui tendre cette militante gaucho-bobo : transformer lâhistoire en procĂšs permanent de la France et les Français en coupables hĂ©rĂ©ditaires. Elle aura appris Ă ses dĂ©pens que David Lisnard n'est pas de la mĂȘme trempe que les autres politiques. Il parle vrai. Il dit ce qu'il pense. Il assume. Et il ne cherche pas Ă plaire Ă la petite engeance moralisatrice qui prĂ©tend choisir les questions, imposer les rĂ©ponses et distribuer les brevets de respectabilitĂ©. Que tout le monde sây habitue : David Lisnard ne demandera Ă personne lâautorisation de penser, de parler et de dĂ©fendre ses idĂ©es.
Notre projet parle d'avenir, de prospérité, de liberté, d'ordre, de dignité, de culture, d'éducation, de science, d'écologie.
Câest cela qui compte aujourdâhui. Pour la France, qui doit retrouver les moyens de produire, dâinnover, de se dĂ©fendre et de faire respecter ses intĂ©rĂȘts. Pour les jeunes, qui doivent pouvoir apprendre, travailler, se loger, entreprendre et construire leur vie dans leur pays. Pour les gĂ©nĂ©rations qui viennent, auxquelles nous devons transmettre des savoirs, des libertĂ©s et des possibilitĂ©s de rĂ©ussite.
Chaque annĂ©e dâimpuissance politique, chaque renoncement, chaque dette supplĂ©mentaire rĂ©duit leurs perspectives. Notre responsabilitĂ© est de leur donner les moyens de vivre mieux et de dĂ©cider librement de leur avenir.
Les jeunes Français ne sont pas comptables de ce qui s'est produit il y 65 ans. Nous sommes, nous, responsables du pays que nous leur laisserons. Câest cette responsabilitĂ© que nous entendons assumer.
Pauvre chonchon révolutionnaire en sucre
Quand il sâagit de recruter des RaphaĂ«l Arnault -la-jeune-garde-meurtre-de-Quentin et des Rima Hassan one-by-one-abattus-par-le-Hamas, le vieux monsieur est tout feu tout flamme
Et quand on lâaccule, il chouine
Vous avez dit pathétique ?
Alerte. La montĂ©e des accusations portĂ©es contre nous par David Lisnard, GĂ©rard Larcher, les porte-paroles de l'extrĂȘme droite et des Ă©missions sur le systĂšme audiovisuel du gouvernement, comme les manifs des milices d'extrĂȘme droite Ă Lyon la nuit derniĂšre, me font craindre des provocations souvent pratiquĂ©es dans ce type de pĂ©riode de crise par les gouvernements aux abois et leurs alliĂ©s. J'appelle Ă la vigilance, la prudence et la retenue les militants et sympathisants de notre campagne prĂ©sidentielle.






































