Et si notre système électoral favorisait les candidats les plus rejetés par les Français ?
Marine Le Pen est aujourd'hui première dans les sondages. Jean-Luc Mélenchon est deuxième.
Pourtant, avec un autre mode de scrutin, le classement pourrait être radicalement différent.
J'ai réalisé une simulation du jugement majoritaire, un système dans lequel les Français évaluent TOUS les candidats, de « Très bien » à « À rejeter », au lieu de n'en choisir qu'un.
Résultat de cette simulation :
• Édouard Philippe : 3e → 1er
• Raphaël Glucksmann : 4e → 2e
• David Lisnard : 8e → 3e
• Marine Le Pen : 1re → 7e
• Jean-Luc Mélenchon : 2e → 17e
Comment expliquer un tel bouleversement ?
Notre système électoral récompense la capacité à mobiliser un camp. Le jugement majoritaire cherche à identifier le candidat qui recueille la meilleure appréciation de l'ensemble des électeurs.
Imaginez un candidat adoré par 30 % des Français, mais rejeté par les 70 % restants.
Face à lui, un autre candidat ne recueille que 15 % d'intentions de vote, mais est jugé convenable par une majorité de la population.
Le premier peut écraser les sondages. Le second peut l'emporter au jugement majoritaire.
C'est toute la différence entre être le premier choix d'une minorité et être acceptable pour une majorité.
Précision indispensable : ce classement est une simulation hypothétique, pas le résultat d'un sondage réalisé selon le jugement majoritaire. Il illustre un mécanisme possible, sans démontrer que ces candidats occuperaient réellement ces positions.
Mais une question mérite d'être posée :
Notre démocratie doit-elle récompenser celui qui mobilise le plus ses partisans, ou celui qui rassemble le plus largement les Français ?
Peut-être serait-il temps de débattre du mode de scrutin lui-même.
#JugementMajoritaire #Democratie
@EPhilippe_LH @rglucks1 @davidlisnard
🤖 Made with AI
La France consacre une part considérable de sa richesse nationale à l'éducation. Pourtant, les résultats ne suivent pas.
Au dernier classement PISA, Singapour arrive en tête. La France reste loin derrière.
Et face à cet échec, quelle est toujours la même réponse ? Dépenser davantage. Jamais dépenser mieux.
Jean-Luc Mélenchon incarne parfaitement cette contradiction. Lui qui dénonce sans relâche les riches déclarait en 2022 près de 1,4 million d'euros de patrimoine net, après avoir consacré l'essentiel de sa carrière à des fonctions politiques rémunérées par les contribuables.
Il serait peut-être temps de demander des comptes à ceux qui réclament toujours plus d'argent public, mais si rarement des résultats.
La lutte des classes est décidément plus confortable lorsqu'on est du bon côté.
🤖 Made with AI
Il est tant de lancer une grande primaire à droite pour départager les candidats !
#LaGrandePrimaire #LanceToiDoudou
Le maire du Havre pouvait refuser tout système de départage tant qu’il était qualifié au second tour dans les sondages, avec une chance raisonnable de battre Marine Le Pen.
Ce n’est plus le cas actuellement.
🖋️ LA CHRONIQUE de @scoignard
➡️ l.lepoint.fr/G8t
Édouard Philippe, Gabriel Attal, Bruno Retailleau : les artisans du naufrage se bousculent désormais pour prendre les commandes du canot de sauvetage.
Il fallait oser.
Il suffit pourtant de regarder leurs dynamiques sondagères et leur capacité de mobilisation pour mesurer le décalage entre leurs ambitions présidentielles et l'enthousiasme qu'ils suscitent.
Mais à Paris, on a cette particularité fascinante : on peut échouer au pouvoir et considérer que cela vous qualifie pour en exercer davantage.
C'est peut-être le véritable génie du macronisme : avoir transformé le bilan en détail administratif et la responsabilité politique en simple ligne sur un CV.
Car enfin, comment prétendre incarner la solution quand on a participé au problème ?
Pendant ce temps, quelque chose bouge.
Autour de David Lisnard, je vois émerger une autre France. Celle des entrepreneurs, des artisans, des patrons de PME, des salariés. Ceux qui produisent la richesse avant que Bercy ne décide comment la dépenser.
Et surtout, je constate avec joie un intérêt grandissant des Français pour l'économie. La dette, la fiscalité, la dépense publique, la création de richesse : autant de sujets que le débat politique avait trop longtemps abandonnés aux technocrates.
Les Français commencent à comprendre qu'un pays ne s'enrichit pas en multipliant les formulaires Cerfa, et qu'avant de redistribuer la richesse, encore faut-il la produire.
Certains commentateurs parisiens n'y voient qu'une « bulle médiatique ».
C'est savoureux. À force de vivre dans leur propre bulle, ils finissent par prendre le réveil du pays pour une anomalie médiatique.
J'y vois, au contraire, les prémices d'une mutation politique profonde.
Il avait fallu à Mitterrand à peine deux ans pour se heurter au mur des réalités économiques et engager le tournant de la rigueur en 1983.
Quarante-trois ans plus tard, certains semblent toujours croire que l'on peut durablement dépenser une richesse que l'on ne produit pas.
La France n'a pas besoin d'un énième gestionnaire de son déclin. Encore moins d'un ancien ministre venu nous expliquer comment réparer ce qu'il n'a pas su empêcher.
Le véritable clivage de 2027 ne sera peut-être plus entre la droite et la gauche, mais entre ceux qui vivent du système et ceux qui le font vivre.
Et à ceux qui prétendent encore que rien ne peut changer, une question :
La rupture, ou le chaos ?
Dans notre dernier sondage Cluster 17 x POLITICO, Philippe recule encore et laisse Mélenchon conforter sa deuxième place. Les détails sont à lire ici 👇
politico.eu/article/sondage-…
Pourquoi ne testez-vous pas David Lisnard dans une configuration sans Bruno Retailleau, alors que ce dernier est crédité de 7,5 à 8 % lorsqu’il est testé seul ?
Lorsque les deux figurent dans le même sondage, David Lisnard devance systématiquement Bruno Retailleau d’un point. Pourquoi ne pas mesurer son potentiel électoral dans les mêmes conditions ?
Avec Attal à 4 % et Philippe à 13 %, vivement une grande primaire pour départager tout ce monde !
#Ilsepassequelquechose #grandeprimaire
Présidentielle 2027 : David Lisnard de nouveau devant Bruno Retailleau, selon notre sondage
➡️ l.leparisien.fr/8m4y
Le plus grand paradoxe français : manifester contre les conséquences de 50 ans d'étatisme… pour réclamer encore plus d'État.
Les Français n'arrivent plus à vivre de leur travail. Leur colère est parfaitement légitime.
Mais qui leur expliquera que la France est déjà l'un des pays les plus taxés au monde, avec l'une des dépenses publiques les plus élevées ?
Et la solution qu'on leur vend ? Toujours plus d'impôts. Toujours plus de dépenses. Toujours plus d'État.
À quel moment allons-nous comprendre ?
Regardez Cuba, le Venezuela ou le Nicaragua. Partout où le socialisme autoritaire a étouffé l'initiative privée et concentré le pouvoir économique, les promesses de prospérité ont laissé place à la pénurie, à la stagnation ou à l'exil.
La France n'est évidemment pas une dictature socialiste. Mais elle s'obstine depuis des décennies dans une logique où chaque problème appelle une nouvelle dépense, une nouvelle taxe, une nouvelle réglementation.
Et nous nous étonnons que le travail ne paie plus suffisamment.
Les Français veulent du pouvoir d'achat ? Ils ont MILLE FOIS raison.
Alors commençons par réduire la taille de l'État, supprimer les dépenses improductives, baisser MASSIVEMENT les impôts, et engager les réformes qui libéreront l'investissement et la croissance.
Regardez la Suisse, Singapour ou la Pologne : des modèles différents, mais qui montrent qu'une prospérité élevée n'exige pas un État omniprésent.
Depuis 50 ans, on nous promet de nous enrichir en nous prélevant toujours davantage.
Et si nous essayions enfin l'inverse ?
La richesse ne se décrète pas. Elle se crée. Et avant de vouloir la redistribuer, encore faut-il cesser d'étouffer ceux qui la produisent.
Mobilisation du 24 octobre : entre 400 000 et 800 000 manifestants ce samedi, le point ville par ville
➡️ l.leparisien.fr/QtIt
La France en colère : à force de vouloir tout contrôler, l'État a étouffé l'espérance
Commerçants ruinés, salariés déclassés, entrepreneurs découragés, manifestants désabusés : les colères françaises semblent s'opposer. Elles posent pourtant une même question. Comment un pays qui dépense autant, prélève autant et réglemente autant peut-il donner à tant de ses citoyens le sentiment de ne plus avoir d'avenir ?
La France est en colère.
Le commerçant est en colère parce qu'on a détruit en une nuit ce qu'il a mis vingt ans à construire. Le policier est en colère parce qu'on lui demande de garantir l'ordre dans des conditions toujours plus difficiles. Le pompier est en colère parce qu'il peut être pris pour cible alors qu'il vient sauver des vies.
Le salarié est en colère parce qu'il travaille sans parvenir à mettre de côté. L'entrepreneur est en colère parce qu'il doit demander la permission d'entreprendre. Les classes moyennes sont en colère parce qu'elles ont le sentiment de payer toujours davantage pour recevoir toujours moins. Et le manifestant est en colère parce qu'il ne se sent plus entendu.
Toutes ces colères ne se ressemblent pas. Elles ne sont pas toutes justifiées dans leurs expressions, et aucune frustration ne saurait excuser la violence. Mais elles révèlent une fracture profonde entre les promesses de notre modèle et l'expérience quotidienne d'une partie des Français.
La France n'est pas seulement en colère contre ses dirigeants. Elle est en colère contre un système qui lui promet depuis cinquante ans davantage de protection, sans parvenir à lui garantir davantage de perspectives.
On nous avait promis le progrès social. Nous avons hérité d'une société où l'ascension sociale paraît de plus en plus difficile.
On nous avait promis que le travail serait récompensé. Beaucoup découvrent qu'il ne suffit plus toujours à accéder à la propriété, à constituer une épargne ou à préparer sereinement l'avenir.
On nous avait promis la justice sociale. Nous avons construit l'un des systèmes de redistribution les plus développés du monde, sans faire disparaître le sentiment d'injustice.
On nous avait promis un État protecteur. Nous avons vu grandir un appareil administratif dont la complexité décourage parfois ceux-là mêmes qu'il prétend aider.
Et à chaque nouvelle difficulté, la réponse semble invariable : une dépense supplémentaire, une taxe nouvelle, un dispositif de plus, une réglementation additionnelle.
Mais qui s'interroge encore sur les conséquences de cinquante années d'accumulation ?
Quand la protection devient une dépendance
En 1944, Friedrich Hayek publiait La Route de la servitude. Il y développait une intuition fondamentale : lorsqu'une société confie toujours davantage de décisions économiques à une autorité centrale, elle risque de réduire progressivement l'espace de liberté laissé aux individus.
Hayek ne soutenait pas que toute intervention de l'État était illégitime. Il alertait sur un mécanisme : à mesure que le pouvoir politique prétend organiser l'économie, il doit multiplier les arbitrages, les contrôles et les contraintes.
Cette réflexion mérite d'être relue à la lumière de notre situation.
Car la France a progressivement bâti un système dans lequel l'État intervient à presque toutes les étapes de la vie économique.
Il prélève, redistribue, réglemente, subventionne, autorise, contrôle, sanctionne. Il soutient les entreprises tout en leur imposant des contraintes. Il aide les ménages à faire face au coût de la vie tout en multipliant les mécanismes qui rendent le système fiscal et social toujours plus complexe.
Chaque mesure peut avoir sa justification. Mais leur accumulation finit par poser une question essentielle : combien de liberté d'action reste-t-il lorsque presque chaque décision doit composer avec l'administration ?
La servitude dont parlait Hayek ne se confond évidemment pas avec les difficultés administratives d'une démocratie moderne. Mais son avertissement conserve une portée : un État qui prétend décider à la place des individus risque de les rendre moins autonomes.
Et c'est peut-être l'un des ressorts les plus profonds de la colère française : le sentiment de ne plus être véritablement maître de son destin.
L'État grossit. L'espérance rétrécit.
La France consacre environ 57 % de son PIB aux dépenses publiques, selon les années. Ce chiffre ne signifie pas que l'État produit directement 57 % de notre richesse : il mesure l'ampleur des dépenses de l'ensemble des administrations publiques.
Il traduit néanmoins un choix collectif majeur.
Or ce choix mérite d'être confronté à ses résultats.
Pourquoi notre école rencontre-t-elle autant de difficultés malgré les moyens mobilisés ? Pourquoi l'accès aux soins reste-t-il problématique dans de nombreux territoires ? Pourquoi nos finances publiques demeurent-elles aussi fragiles ? Pourquoi tant de citoyens jugent-ils les services publics moins accessibles qu'autrefois ?
Pourquoi, surtout, tant de Français ont-ils le sentiment que leurs enfants auront davantage de difficultés qu'eux à construire leur vie ?
Ce n'est pas seulement une question de pouvoir d'achat.
C'est une question d'espérance.
Une société peut accepter des sacrifices lorsqu'elle croit au progrès. Elle peut traverser des crises lorsqu'elle pense que ses efforts produiront des résultats.
Mais que reste-t-il lorsque cette conviction disparaît ?
Lorsque travailler davantage ne garantit plus de vivre mieux. Lorsque les diplômes n'offrent plus la sécurité espérée. Lorsque l'entrepreneur a le sentiment de lutter contre l'administration autant que contre ses concurrents.
La colère finit alors par dépasser les revendications particulières.
Ce qui s'effondre, ce n'est pas nécessairement la richesse d'un pays. C'est la croyance dans la possibilité de s'élever.
Cinquante ans à ajouter des poids aux chevilles des Français
Imaginez un marathonien.
Chaque année, on lui attache un poids supplémentaire aux chevilles. Une nouvelle procédure. Une nouvelle obligation. Une nouvelle contribution. Une nouvelle exception à une règle déjà incompréhensible.
Puis on lui demande de courir plus vite.
On lui explique qu'il doit être compétitif, innovant, productif. Qu'il doit rivaliser avec des pays qui n'ont ni les mêmes contraintes ni les mêmes coûts.
Et lorsqu'il ralentit, on lui reproche de ne pas faire suffisamment d'efforts.
Voilà le sentiment que peut produire notre modèle économique.
Depuis les années 1970, la France a multiplié les mécanismes de protection et d'intervention, sans toujours supprimer ceux qui étaient devenus inutiles.
La gauche a défendu l'expansion des prestations et des services publics. La droite a souvent promis la simplification et la réduction de la dépense, tout en conservant une grande partie de l'architecture existante.
Les gouvernements ont changé. Les promesses ont changé. Mais la complexité du système a continué de croître.
Le résultat est une accumulation de contraintes dont personne ne semble réellement responsable, puisque presque tous les courants politiques ont participé à leur construction.
Et les Français continuent de courir.
Certains y parviennent encore. D'autres s'épuisent. Beaucoup se demandent pourquoi leurs efforts semblent produire si peu de résultats.
À force de vouloir protéger les Français, avons-nous oublié de leur permettre de réussir ?
C'est peut-être la grande contradiction de notre modèle.
Nous avons fait de la protection une priorité politique absolue, parfois au détriment de l'autonomie.
Lorsqu'un ménage rencontre des difficultés, nous cherchons comment l'aider. Lorsqu'une entreprise perd en compétitivité, nous cherchons comment la subventionner. Lorsqu'un secteur décline, nous cherchons comment le soutenir.
Ces interventions peuvent être nécessaires, notamment pour les plus vulnérables.
Mais nous posons trop rarement la question inverse : comment permettre aux ménages de gagner davantage par leur travail ? Comment permettre aux entreprises de prospérer sans dépendre des aides publiques ? Comment créer les conditions d'une croissance qui finance durablement notre solidarité ?
Une société qui ne sait plus créer suffisamment de perspectives finit par organiser la redistribution de ses frustrations.
La redistribution est indispensable à la cohésion sociale. Mais elle ne saurait tenir lieu de projet national.
L'ambition d'un pays ne peut pas se limiter à empêcher ses citoyens de tomber.
Elle doit aussi leur permettre de monter.
Les émeutes sont le symptôme d'une fracture, pas sa solution
C'est dans ce contexte qu'il faut comprendre les colères françaises, sans les confondre ni prétendre qu'elles ont toutes une origine unique.
Les violences urbaines relèvent aussi de facteurs spécifiques : rapports à la police, ségrégation territoriale, trajectoires sociales, délinquance et défiance institutionnelle.
Mais leur irruption rappelle brutalement ce qui se produit lorsque le sentiment d'appartenance à une communauté politique se fragilise.
Le commerçant qui voit son magasin incendié ne comprend plus pourquoi l'État auquel il contribue ne parvient pas à le protéger.
Le manifestant qui ne se sent pas écouté doute de la capacité des institutions à répondre à ses revendications.
Le contribuable qui constate l'augmentation de la dette et des prélèvements se demande ce que deviennent les ressources collectives.
Leurs situations sont différentes. Leurs colères peuvent même s'opposer.
Mais elles nourrissent une même crise de confiance.
Et cette crise ne se résoudra ni par la complaisance envers les violences, ni par la seule fermeté policière, ni par une nouvelle succession d'annonces budgétaires.
La sécurité est une condition fondamentale de la liberté. Mais la liberté ne se résume pas à la sécurité.
Elle suppose également de pouvoir agir, entreprendre, travailler et construire sa vie sans avoir le sentiment que chaque initiative se heurte à un mur.
Redonner aux Français la liberté de construire leur avenir
Georges Pompidou aurait lancé cette formule devenue célèbre : « Mais arrêtez donc d'emmerder les Français ! »
Elle résume une philosophie politique que notre pays gagnerait à rediscuter.
Et si la première réforme consistait à cesser de vouloir tout organiser ?
À supprimer les normes inutiles plutôt qu'à en créer de nouvelles. À évaluer les dépenses publiques plutôt qu'à considérer leur augmentation comme un progrès en soi. À simplifier radicalement la fiscalité. À laisser davantage de décisions aux citoyens, aux entreprises et aux collectivités.
Il ne s'agit pas de supprimer la solidarité, mais de faire en sorte qu'elle n'étouffe pas la création de richesse qui la rend possible.
Il ne s'agit pas d'affaiblir l'État, mais de lui permettre de mieux remplir ses missions essentielles.
Un État capable de faire respecter la loi. De protéger les citoyens. De rendre la justice. De garantir une éducation de qualité. De défendre le territoire et les libertés fondamentales.
Un État qui mesure sa réussite non pas au nombre de textes qu'il produit ou au montant de ses dépenses, mais à la qualité des résultats obtenus.
L'expérience des réformes économiques radicales engagées en Argentine montre à quel point les débats sur la taille de l'État, la stabilité monétaire et la liberté économique restent d'actualité. Elle rappelle aussi que de telles transformations peuvent s'accompagner de coûts sociaux importants et doivent être évaluées dans la durée.
La France n'a pas besoin d'importer aveuglément un modèle étranger.
Elle a besoin de retrouver une question trop longtemps négligée : comment libérer les capacités d'action de ses citoyens ?
Le plus grave n'est pas que les Français soient en colère. C'est qu'ils ne croient plus aux promesses.
On pourra reconstruire les vitrines. Réparer les abribus. Remplacer les voitures incendiées. Déployer davantage de policiers.
Mais on ne reconstruira pas aussi facilement la confiance.
Car le véritable danger pour une nation ne réside pas uniquement dans les violences qui éclatent dans ses rues.
Il réside aussi dans la résignation silencieuse de ceux qui ne croient plus que leur travail changera leur condition. Dans le découragement de ceux qui renoncent à entreprendre. Dans le départ de ceux qui pensent trouver ailleurs les opportunités qu'ils ne trouvent plus chez eux.
Hayek nous rappelait qu'une société pouvait perdre progressivement sa liberté en croyant organiser toujours davantage sa sécurité économique.
La question française est désormais de savoir comment concilier les deux : protéger sans enfermer, aider sans rendre dépendant, gouverner sans étouffer.
Les Français n'ont pas seulement besoin d'être protégés contre les risques de l'existence. Ils ont besoin de retrouver la possibilité d'en maîtriser le cours.
Et c'est peut-être là que se trouve la réponse la plus profonde à cette colère.
On ne rendra pas l'espérance aux Français en leur promettant de s'occuper de tout à leur place. On la leur rendra en leur permettant, à nouveau, de construire librement leur avenir.
César Mourot retweeted
Convexité maximale avec ce genre de couverture
Un peu comme avec les CDS utilisés par Burry @michaeljburry pour profiter de la chute des subprimes lors de la Grande Crise Financière de 2008
César Mourot retweeted
Juvin propose que voter un budget en déficit rende INÉLIGIBLE.
"Je vais proposer que les sénateurs/députés qui votent un budget en déficit à partir de 2032 ne puissent pas être réélus.
Il faut les contraindre à voter un budget en équilibre."
propal
How is Japan confronting the UFO question - and what information remains out of public view?
In this in-depth, hour-long interview, former Japanese MP Yoshiharu Asakawa joins me to discuss:
• His sighting of a black cube in the sky;
• Unexplained lights near the Genkai nuclear power plant, and why he questions the official explanation;
• Security footage he says remains unreleased despite repeated requests;
• His role in creating Japan’s bipartisan UAP caucus.
• Cooperation with the United States (@RepEricBurlison) and Europe, aviation safety, and the stigma facing witnesses.
Does the US know more about UAP incidents in Japan than Japanese lawmakers do?
And what would meaningful disclosure look like?
A wide-ranging conversation about his personal experiences, parliamentary work, and the questions he wants answered.
Thank you, @asakawayosiharu, for taking the time to share your perspective with an international audience.
And thank you @uapjapan
@SentinelNews_ @RedPandaKoala @VettedPodcast @NewsNation @jamescfox
Watch the full interview 👇
Près de 300 % depuis 2020, hors dividendes. Et @Franck29589715 ne vend pas.
Viel & Cie : encore sous-cotée après une telle hausse ?
Bénéfices en hausse, rachats d’actions, décote : avec Franck des Daubasses, on décrypte sa conviction sur cette valeur PEA.
La vidéo 👇
La France se réveillera libérale.
Pas par goût, évidemment. Il ne faudrait pas exagérer.
Ce réveil sera probablement long, douloureux et profondément culturel. Peut-être faudra-t-il même, pour achever de convaincre les derniers sceptiques, qu’un représentant du FMI vienne expliquer à la France ce que quarante années de déficits n’auront pas réussi à lui apprendre toute seule.
Les Français découvriront alors, avec une stupeur parfaitement sincère, que les retraites ne reposent pas sur une caisse magique enterrée quelque part sous Bercy ; que nous sommes capables de payer parmi les impôts les plus élevés du monde développé tout en trouvant normal d’attendre six mois certains services ; et que la droite, la gauche et les extrêmes ont réussi l’exploit remarquable de se succéder sans jamais vraiment résoudre le problème.
Il fallait du talent.
Le discours de la liberté, il est vrai, n’a jamais été très populaire en France.
Alain Madelin l’a porté en son temps. David Lisnard le porte aujourd’hui.
Entre les deux, nous avons surtout perfectionné une conception assez particulière de la liberté : être libre de choisir, à condition que le choix ait été préalablement homologué, réglementé, subventionné et validé par une commission.
Nous aimons beaucoup la liberté.
Surtout lorsqu’elle est encadrée.
L’expérience argentine est, de ce point de vue, assez embarrassante. Javier Milei suscite en France une hostilité considérable, ce qui est parfaitement compréhensible : il est toujours désagréable de voir quelqu’un appliquer précisément les mesures que l’on expliquait depuis des années être impossibles.
On peut naturellement discuter son style, ses méthodes, ses outrances.
Mais lorsque certains résultats économiques deviennent difficiles à ignorer, la conversation devient soudain plus compliquée.
Alors oui, probablement qu’à marche forcée, la France finira par se réveiller libérale.
Non pas parce qu’elle aura été convaincue.
Ce serait trop simple.
Elle se réveillera libérale parce que la réalité, cette vieille réactionnaire, finira peut-être par présenter la facture.
Aucun des responsables actuellement en situation de gouverner ne semble avoir à la fois la vision et le courage nécessaires pour engager une rupture de cette ampleur.
Ce qui ne les empêche nullement de nous rappeler régulièrement, le visage grave, que la France est « au bord du gouffre ».
La formule possède quelque chose de merveilleux.
Car ceux qui nous préviennent aujourd’hui du précipice sont souvent les mêmes qui tenaient le volant pendant une bonne partie du trajet.
Il faut reconnaître à nos élites une qualité rare : elles savent transformer leurs propres échecs en circonstances exceptionnelles.
Elles creusent. Puis elles découvrent le trou.
Puis elles organisent un colloque sur la nécessité d’en sortir. Oui, le capitalisme est probablement le moins mauvais des systèmes.
Ce n’est pas très romantique, mais l’économie a rarement eu la délicatesse de l’être.
L’étatisme, lui, possède une séduction incomparable : il promet d’abord de protéger la croissance.
Puis il l’encadre.
Puis il la réglemente.
Puis il la taxe.
Puis il la redistribue.
Et lorsqu’il n’y a finalement plus beaucoup de croissance, il reste heureusement quelque chose : l’administration chargée de constater sa disparition.
C’est là tout le génie du système.
La croissance peut disparaître.
La structure qui la réglemente, elle, survit.
Et recrute.
L’Europe en est peut-être arrivée là.
Nous administrons.
Nous normons.
Nous régulons.
Nous harmonisons.
Pendant ce temps, les États-Unis innovent et la Chine produit.
Mais rassurons-nous : nous préparons une nouvelle directive.
Face aux blocs américain et chinois, l’Europe semble parfois avoir choisi une voie originale : devenir le continent le plus sophistiqué du monde dans l’organisation administrative de son propre affaissement.
Il fallait y penser.
Le réveil sera donc brutal.
Mais réveil il y aura.
Après la crise, après les renoncements, peut-être après quelques réunions extraordinaires de l’Eurogroupe, les Français découvriront avec étonnement que la liberté économique n’est peut-être pas uniquement une maladie anglo-saxonne.
Ils s’y acclimateront.
Lentement.
Prudemment.
Probablement après consultation.
Cette liberté produira vraisemblablement davantage de croissance. Elle produira aussi des inégalités.
Et là commencera naturellement notre prochaine grande panique nationale.
Car après avoir découvert que trop d’égalitarisme pouvait étouffer la création de richesse, nous risquerons immédiatement de conclure que la présence d’inégalités justifie de reconstruire exactement le système dont nous venons péniblement de sortir.
Nous avons le sens du cycle.
Il faudra donc résister à cette pulsion.
Préserver une véritable méritocratie.
Permettre à ceux qui travaillent, entreprennent, innovent et prennent des risques d’en recueillir une part des fruits.
Mais surtout éviter que le capitalisme reste cette étrange organisation dans laquelle une minorité possède le capital pendant qu’une majorité explique régulièrement qu’elle le déteste.
La solution pourrait alors être d’une simplicité presque provocante :
faire entrer les Français dans le capital.
Pas seulement comme salariés.
Pas seulement comme contribuables.
Pas seulement comme consommateurs chargés de financer le système.
Comme propriétaires.
Comme investisseurs.
Comme actionnaires.
Faire de l’actionnariat populaire un véritable instrument d’émancipation économique.
Faire en sorte que le Français moyen ne regarde plus la hausse des marchés comme un spectacle indécent dont seuls les autres profitent, mais comme l’augmentation de son propre patrimoine.
En somme, au lieu de passer notre temps à combattre les capitalistes, fabriquer quelques dizaines de millions de capitalistes supplémentaires.
Ce serait peut-être cela, la véritable révolution libérale française.
Une idée assez subversive, finalement : faire du peuple un peuple de propriétaires.
Et, pour reprendre les bons mots de Manon Aubry : devenons tous des nuisibles. ❤️
La tronçonneuse sur la table du conseil de Javier Milei. Interview à 21h. On découvrira les positions tranchées mais aussi les nuances: sur Trump, sur Musk, sur les Malouines qu’il veut reprendre aux Anglais, sur les sous-marins français qu’il peut acheter, sur E.Macron avec lequel il a de bonnes relations - il est en visite en France dans quelques jours - ou encore sur la capitale de l’UE qu’il voudrait bien voir déplacée…
Nathalie Arthaud : 0,5–1 %. Presque toujours dans les sondages.
David Lisnard : 3–4 % lorsqu’il est testé. Presque toujours absent.
Il va falloir m’expliquer la logique.
Car Lisnard n’est plus un candidat hypothétique.
Il est candidat. Il fait campagne. Son mouvement est structuré. Il affirme avoir recueilli 500 promesses écrites de parrainage.
Et lorsqu’on teste son nom, il obtient plusieurs points.
Dans une récente enquête Cluster17 où Lisnard et Retailleau étaient testés simultanément :
Retailleau : 6,5 %
Lisnard : 4 %
Zemmour : 3 %
Roussel : 2 %
Dupont-Aignan : 2 %
Arthaud : 1 %
Alors, selon quel critère décide-t-on que certains candidats doivent être proposés aux Français et d’autres non ?
Le score ? Manifestement pas.
Les parrainages ? Lisnard revendique déjà 500 promesses écrites — qui devront bien sûr être confirmées et validées dans le cadre légal.
La crédibilité de la candidature ? Il mène campagne pour 2027.
La présence de Retailleau ? Cluster17 vient précisément de montrer qu’on peut tester les deux simultanément.
D’autant que Lisnard occupe un espace politique assez identifiable : une droite assumant davantage le libéralisme économique, la baisse de la dépense publique, la réduction du poids de l’État et la décentralisation.
On peut adhérer à cette ligne ou la détester.
Mais encore faudrait-il permettre aux électeurs de dire ce qu’ils en pensent.
Et c’est là que le sujet dépasse largement David Lisnard.
On nous présente les sondages comme une photographie de l’opinion.
C’est vrai.
Mais avant de prendre la photographie, quelqu’un choisit qui entre dans le cadre.
Et ce choix a des conséquences.
Un candidat régulièrement testé obtient un score. Ce score est commenté. Il génère des articles, des invitations, de la notoriété. Les électeurs et les élus commencent à le considérer comme « crédible ».
À l’inverse, un candidat rarement testé n’a presque jamais de score à commenter. Son absence nourrit sa marginalité apparente, qui finit elle-même par justifier son absence.
Le sondage ne fait donc pas que mesurer la compétition politique.
Par le choix préalable des candidats proposés, il peut aussi contribuer à la structurer.
Attention : cela ne prouve ni manipulation, ni complot contre Lisnard.
Mais cela justifie une question très simple aux instituts et surtout aux médias qui commandent ces enquêtes :
Quels sont vos critères objectifs pour décider quels candidats les Français ont le droit de choisir dans vos sondages ?
Parce que si un candidat déclaré, qui revendique 500 promesses de parrainage et obtient 3 à 4 % lorsqu’on le teste, n’est pas assez crédible pour apparaître régulièrement…
…il devient difficile d’expliquer pourquoi des candidats à 0,5 ou 1 % le sont presque systématiquement.
Peut-être que David Lisnard vaut réellement 3 %.
Peut-être qu’il vaut davantage.
Peut-être que sa candidature ne décollera jamais.
Mais pour le savoir, il existe une méthode assez simple :
mettre son nom dans les sondages.
📊 Présidentielle 2027 - vague 5
@harrisint_fr x @RTLFrance
(évolutions vs 24 août)
✅ Le Pen 34% -1
❓ Philippe 17% =
❓ Mélenchon 17% =
▪️ Glucksmann 10% =
▪️ Retailleau 7% =
▪️ Zemmour 5% +1
Stabilité parfaite hors MLP/EZ -1/+1.
La France cherche à corriger l’échec scolaire à l’école. Mais une partie des écarts de langage apparaît bien avant, dès les premières années de la vie.
J’ai reçu Florent de Bodman, fondateur de 1001mots, pour comprendre ce qui se joue avant trois ans.
Parler à un bébé, attendre sa réponse, lire avec lui, transformer le bain ou le repas en moments d’échange : ces gestes simples nourrissent son langage et préparent les apprentissages futurs.
Dans une évaluation menée auprès de 500 enfants, ceux accompagnés par 1001mots présentaient presque trois fois moins de risques de retard de langage et étaient deux fois moins exposés aux écrans.
Le message n’est pas que « tout est joué » avant l’école. C’est exactement l’inverse : nous pouvons agir plus tôt, accompagner les parents et prévenir une partie des difficultés avant de devoir les réparer.
Échec scolaire : la France intervient-elle déjà trop tard ?
PISA 2025 : la France continue de décrocher. Et notre réponse consiste encore trop souvent à administrer davantage un système qui ne fonctionne plus.
458 en maths.
456 en lecture.
En dix ans, la proportion d’élèves français en difficulté a augmenté de 12 points en mathématiques et de 11 points en lecture.
À 15 ans, 36 % de nos élèves n’atteignent même pas le niveau minimal en maths. 33 % en lecture.
On peut continuer à changer les programmes, les ministres, les intitulés et à réclamer quelques milliards supplémentaires.
Ou poser une question beaucoup plus dérangeante :
Et si le problème était le système d’exploitation de l’école lui-même ?
Car pendant que la France décline, Singapour, le Japon, la Corée ou l’Estonie restent très loin devant.
Il n’existe évidemment pas une recette magique.
Mais leurs réussites, croisées avec ce que nous savons aujourd’hui des sciences cognitives et ce que permet l’IA, devraient nous conduire à reconstruire l’école autour de quelques principes simples.
1. Tout se joue d’abord beaucoup plus tôt.
À 15 ans, il est déjà très tard pour réparer certaines lacunes accumulées depuis la maternelle.
La priorité nationale devrait être extraordinairement simple :
aucun enfant ne devrait sortir du CE1 sans maîtriser suffisamment le langage, le décodage, la fluence et la compréhension pour continuer à apprendre seul.
Il faut donc commencer à 2 ou 3 ans.
Vocabulaire.
Langage oral.
Histoires.
Conscience phonologique.
Puis lecture.
Dépister immédiatement les difficultés et intervenir immédiatement.
Pas trois ans plus tard.
2. Arrêtons de confondre égalité et uniformité.
Notre école donne essentiellement :
le même programme,
au même moment,
au même âge,
au même rythme,
à des enfants qui n’ont évidemment ni les mêmes acquis ni les mêmes besoins.
Puis un élève obtient 95 %, un autre 70 %, un autre 40 %…
Et tous passent au chapitre suivant.
C’est probablement l’une des absurdités les plus profondes du système.
Il faudrait inverser la logique :
temps variable, maîtrise constante.
Un enfant maîtrise ? Il avance.
Il ne maîtrise pas ? On change l’explication, on lui donne davantage de temps, un petit groupe ou du tutorat.
On ne transforme plus une petite lacune de CE1 en gouffre scolaire en 5e.
3. C’est précisément là que l’IA peut changer radicalement l’école.
Pas en mettant les enfants huit heures par jour devant un écran.
Exactement l’inverse.
Chaque enfant pourrait avoir un tuteur IA connaissant précisément ses acquis et ses difficultés.
L’IA détecte :
« vocabulaire : acquis »
« décodage : acquis »
« inférences : difficulté »
« fractions : prérequis manquant »
Puis elle adapte exercices, répétitions et explications.
12 millions d’élèves, 12 millions de parcours d’apprentissage.
Et une grande partie de cette IA pourrait rester invisible pour l’enfant.
Livre. Papier. Crayon. Manipulation. Discussion.
L’IA travaille derrière.
4. L’IA doit surtout augmenter le professeur.
Imaginez un professeur de CE1 arrivant le matin et trouvant :
« 18 élèves ont maîtrisé l’objectif d’hier.
4 ont besoin de retravailler la fluence.
3 la compréhension.
Voici les groupes recommandés et les exercices adaptés. »
L’IA prépare, diagnostique, différencie, corrige une partie des exercices et suit les progrès.
Le professeur récupère alors la ressource dont il manque le plus :
du temps humain.
Pour expliquer. Observer. Motiver. Corriger une incompréhension. Transmettre.
L’objectif n’est pas moins de professeurs.
C’est des professeurs beaucoup plus puissants.
5. Et cessons de croire qu’un concours donne le monopole du talent pédagogique.
Il existe certainement en France des instituteurs exceptionnels capables d’expliquer les fractions comme personne.
Mais aussi des orthophonistes, chercheurs, ingénieurs, pédagogues ou simplement des individus exceptionnellement doués pour transmettre.
Trouvons-les.
Testons leurs méthodes.
Mesurons leurs résultats.
Filmions les meilleures séquences.
Utilisons l’IA pour comprendre pourquoi elles fonctionnent.
Puis diffusons cette expertise à 50 000 enseignants.
Il faut industrialiser l’excellence pédagogique, pas standardiser les professeurs.
6. Prenons également ce qui fonctionne dans la classe inversée et à l’École 42.
Une excellente explication transmissive peut parfois être regardée ou travaillée individuellement.
Le temps précieux avec le professeur doit alors servir à ce qu’une vidéo ou une IA font beaucoup moins bien :
raisonner, débattre, questionner, expérimenter, corriger une incompréhension.
Et progressivement :
projets, apprentissage entre pairs, autonomie, métacognition.
Le but ultime de l’école devrait aussi être de fabriquer des individus qui savent apprendre sans l’école.
7. Mais tout cela ne fonctionnera jamais dans une classe où personne ne peut travailler.
Les pays qui résistent le mieux protègent beaucoup mieux l’attention.
Le smartphone doit donc sortir réellement de l’espace d’apprentissage.
Non par nostalgie.
Parce que l’attention est la matière première de l’apprentissage.
Technologie lorsqu’elle augmente l’intelligence.
Zéro technologie lorsqu’elle la fragmente.
8. Enfin, donnons réellement le pouvoir aux établissements.
Pourquoi un directeur d’école ou un chef d’établissement ne pourrait-il pas constituer davantage son équipe ?
Recruter.
Choisir certains pédagogues.
Organiser les groupes.
Expérimenter.
Récompenser l’excellence.
Choisir ses outils.
Adapter son organisation.
L’État devrait arrêter de vouloir piloter chaque salle de classe depuis Paris.
Il devrait faire autre chose, beaucoup mieux :
fixer le niveau attendu, financer, mesurer et garantir l’égalité d’accès.
Centraliser le quoi.
Décentraliser le comment.
9. Cela suppose évidemment de rendre des comptes.
Autonomie sans évaluation = irresponsabilité.
Mais attention : ne classons pas naïvement les écoles selon le niveau final de leurs élèves.
Une école qui reçoit des enfants à 40 et les amène à 70 fait peut-être un travail pédagogique extraordinaire.
Une autre qui les reçoit à 85 et les sort à 87 beaucoup moins.
Mesurons donc la valeur ajoutée réelle :
niveau d’entrée → progression → niveau de sortie.
Et publions-la.
Les bonnes pratiques doivent se diffuser.
Les établissements qui progressent doivent pouvoir inspirer les autres.
10. Enfin, arrêtons les guerres de religion pédagogiques.
Montessori contre enseignement explicite.
Céline Alvarez contre ses détracteurs.
École traditionnelle contre pédagogistes.
Public contre privé.
Avec des millions d’enfants scolarisés, nous avons le laboratoire éducatif le plus extraordinaire qui soit.
Alors testons.
20 classes.
Puis 200.
Puis 2 000.
Groupes comparables.
Mesures indépendantes.
6 mois.
2 ans.
5 ans.
Ça marche ? On généralise.
Ça ne marche pas ? On arrête.
L’éducation devrait enfin devenir une science cumulative plutôt qu’une succession d’idéologies ministérielles.
Et surtout, il ne faut pas attendre PISA pendant quinze ans pour savoir si cela fonctionne.
Mesurons dès 3-5 ans le langage et les précurseurs de la lecture.
Au CP : décodage et compréhension.
Au CE1 : fluence et compréhension écrite.
Puis chaque année.
PIRLS vers 9-10 ans.
PISA à 15 ans comme juge de paix international.
On saurait alors presque en temps réel quelles écoles, quelles méthodes et quelles interventions font réellement progresser les enfants.
Le plus frappant dans PISA n’est finalement même pas que la France soit devenue médiocre.
C’est que nous connaissons déjà une grande partie des ingrédients des systèmes qui fonctionnent mieux.
Fondamentaux.
Lecture très tôt.
Intervention rapide.
Exigence.
Attention.
Professeurs de grande qualité.
Feedback.
Autonomie.
Évaluation.
Et nous disposons désormais avec l’IA d’une possibilité qu’aucun système éducatif de l’histoire n’avait réellement eue :
personnaliser massivement l’apprentissage sans avoir besoin d’un professeur particulier derrière chaque enfant.
Alors plutôt que de chercher la 47e réforme de l’Éducation nationale, essayons autre chose :
un État exigeant sur les résultats et beaucoup moins bureaucratique sur les moyens d’y parvenir.
Même objectif pour tous.
Mais pas nécessairement le même chemin pour chacun.
L’égalité à l’école ne devrait pas signifier donner exactement la même chose à chaque enfant.
Elle devrait signifier donner à chacun ce dont il a besoin pour maîtriser réellement ce que l’école promet de lui apprendre.
Tous ceux qui proposent un projet social-étatiste contribue à diviser le pays.
Car ils mentent aux français aux promettant des lendemains qui chantent, alors que l'économie tombe en lambeau.
Tous ceux qui défendent un projet social-étatiste contribuent à diviser le pays.
Ils promettent aux Français des lendemains qui chantent alors que notre économie se délite et que les réalités budgétaires finissent toujours par s'imposer.
@fhollande, vous avez vous aussi contribué aux choix politiques qui ont conduit la France à la situation actuelle.
Vous n'êtes pas la solution : vous incarnez une partie de cet ancien monde politique qui a nourri la défiance et favorisé la montée des extrêmes.
La France a besoin d'une rupture, pas d'un retour en arrière. vous avait contribué aussi à la situation dans laquelle la France est depuis 1973.
Vous êtes parti prenant de la montée des extrêmes, vous n'êtes pas la solution et faites parti de cet ancien monde qui doit disparaitre.
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