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Il faudrait que quelqu’un incarne un courant politique résolument anti-raciste, laïque, pro-Europe, pro-justice sociale, économiquement réaliste, pro-business et anti-racailles dans lequel un très gros segment de la population (dont moi) se reconnaitrait. Pourquoi ça n’existe pas ?
J’en veux surtout aux vieux qui savent à quoi s’en tenir et comprennent au moins grossièrement les enjeux mais se complaisent dans l’admiration narcissique de leur propre vertu en applaudissant les lycées qui crament, les vitrines défoncées, le chaos, les factures qui se chiffrent en milliards et ce déclin généralisé qui s’accélère. Ça tiendra bien encore quelques années — après moi le déluge. Les jeunes, eux, sont juste des jeunes.
Le type de Trappes est manifestement un quasi demeuré mais c’est surtout un tueur dont les motivations racistes sont retenues par le parquet. Il y a parfois des irresponsabilités psychiatriques questionnables, mais un QI sous la moyenne n’est pas une circonstance atténuante. Heureusement.
On ne connait pas encore les motivations spécifiques du tireur de Trappes (extrême ceci ou cela, colérique convergent, lecteur littéral d’un texte sacré ou dealer marquant son territoire) mais rien de tel qu’un classique mitraillage à la kalach pour nous changer les idées avant le weekend.
Les parents de gauche sont tout aussi consternés
Ces parents de droite consternés par leurs enfants qui ont viré LFI : «si c’était à refaire, je les éduquerais autrement»
lefigaro.fr/vox/societe/ces-…
L’état du débat : les destructions et pillages de samedi prochain peuvent-ils être organisés et encadrés de manière démocratique et conformément à l’esprit des institutions ? C’est finalement extrêmement civilisé, cette glissade vers la barbarie.
Mais c’est intéressant car nous aurons tous les cas de figure le 24, les villes où les manifs seront interdites, celles où elles seront autorisées et où les parcours autorisés seront respectés, celles où certaines seront autorisées mais seront débordées par les manifs des non-autorisées… Toutes les combinaisons seront possibles. On fera des palmarès.
Avec sa longue tradition de bordel, la France est sûrement un cas particulier mais je subodore que tous les Nuñez du continent sont au taquet depuis trois jours. Et ça doit aussi valoir pour les Mélenchon.
Dans un communiqué commun, les représentants des principaux collectifs et syndicats de pillards dénoncent le manque d’écoute des pouvoirs publics et exigent d’être reçus par leur ministère de tutelle « dans la perspective de l’acte 2 »: « Annoncées plusieurs jours à l’avance, les opérations de réappropriation anti-capitaliste de ce weekend auraient pourtant pu se dérouler dans le calme et la sérénité ».
Il ne précise pas si les commerçants vandalisés, s’ils rouvrent un jour ce qui n’est pas gagné, verrons également leurs prix bloqués.
Si vous avez manqué le début : les casseurs n’ont rien à voir avec les manifestants mais sont des manifestants tout de même car ils revendiquent eux aussi à leur manière. Ils n’ont par ailleurs jamais été encouragés par les gens qui jugent leur violence légitime encore ce matin. Enfin, le gouvernement doit s’expliquer sur la doctrine d’une police simultanément omniprésente et scandaleusement absente.
Si pillages et destructions sont avant tout l'expression possiblement un peu brouillonne du mal-être provoqué par la société néo-libérale et la montée des inégalités, quelle devrait être la réponse bienveillante mais concrète à cette forme d'appel au secours ? Le sac Hermès à 1 euro ? Le chèque Adidas ? Ou plutôt l'interdiction des sacs Hermès et des Adidas comme vecteurs de violence symbolique ?
Oui oui, on sait, il n'a jamais été condamné pour appel à la sédition non plus. C'est juste un nouveau malentendu.
Question à la meute télévisée qui rend LFI responsable des exactions du #17octobre : pouvez-vous citer une seule phrase de Mélenchon appelant à l’insurrection urbaine ou à la violence?
Je n’ai jamais été cambriolé, heureusement pour moi, mais je connais des gens qui l’ont été et ont eu leur logement dévasté. Je crois qu’en regardant Marseille, Paris et toutes les autres villes, j’ai un peu le même sentiment qu’eux. Ce n’est pas la première fois qu’on a ce genre d’épisode mais ça me frappe spécialement cette fois-ci.
Il faut littéralement détester son pays et jouir du chaos pour passer une si bonne journée en le voyant dans cet état. C’est permis, on peut être ce genre d’individu dans une démocratie, mais ce type veut en devenir le président. C’est vertigineux.
Payan le confirme, il n’y a pratiquement pas de flics dans les rues de Marseille et tout l’hyper-centre est aux mains des émeutiers, mais la police d’un pays démocratique n’est ni dimensionnée ni équipée pour un tel niveau de violence simultanée dans autant de villes.
C’est bon pour moi, j’en ai assez vu et je quitte le périmètre lumpen-révolutionnaire. Mais c’est télévisé et c’est un peu la cérémonie d’ouverture des JO de l’élection de Le Pen (même si c’est du budget de campagne de Mélenchon que les frais d’événementiel devraient être défalqués).
Les psycho-historiens asimoviens du futur dirons qu’il y avait un immense désir inconscient ou assumé de fascisme dans la France de cette époque, qu’il prendrait des aspects divers, parfois superficiellement contradictoires, mais que tous les chemins finiraient par fusionner dans la même marche sur Rome.







