
ALT LA PALISSADE DE ST MICHEL Symbole de la gentrification et appropriation d’un espace d’expression populaire

ALT Depuis le début du mois de septembre, la grande palissade d'acier qui entoure la flèche de St Michel (actuellement en travaux) est recouverte par des dessins de Street artiste. La mairie, les touristes et les bobos sont content-es. Seulement problème, cette fresque d'apparence sympathique cache en fait un processus de gentrification extrêmement bien huilé et destructeur. L'appropriation de ces plaques d'acier s'est faite dans le cadre du Festival RestinZik, festival célébrant la culture hip-hop. Une douzaine "d'artistes de peinture de rue" a donc été convié dans ce cadre à repeindre entièrement la palissade qui servait jusqu'alors de mur d'expression géant.

ALT Des collages d'affiches pour les évènements politiques ou culturels, en passant par les graffs vandales ou les idées artistiques farfelues, toute personne souhaitant exprimer une intention pouvait le faire sur cette barrière. Aujourd'hui c'est terminé. La barrière en acier appartient aux street artistes et leurs "œuvres" proprettes et aseptisées. Ils la défendent comme leur daronne. Tout ça sans que la mairie ait eu à débourser un centime. Le bénévolat fonctionne si bien alors pourquoi s'embêter.

ALT Si certains commerçant-es de la place et habitant-es se réjouissent innocemment de voir une "jolie" barrière propre devant leurs terrasses, ils doivent comprendre une chose, St Michel est une bataille, c'est un quartier frappé de plein fouet par la gentrification, et depuis longtemps. Tout est rongé par l'explosion des prix, les boutiques bobos chic, le nettoyage policier, la mort des vies de quartier. Si la palissade repeinte reste un symbole, elle cache bien derrière elle la gentrification galopante du quartier où les Carrefour (sponsor de l'État d'Israël) poussent comme des champignons, les bars comme le "Garfield" ne servent plus de thé à la menthe, les magasins concept comme l'épicerie "Tista" vendent des légumes 4€ pièce ou encore les restos demi luxe comme "Le bistrot du cachalot" proposent des formules tout sauf abordables.

ALT Dans le milieu du travail en lui même, il est plus difficile de créer des espaces de solidarité concrète. Là où le syndicalisme ouvrier fonctionnait et engrengait des victoires au 19 et 20eme siècle, il ne reste que de sombres miettes fatiguées. La classe ouvrière a évolué et elle s'est atomisée, uberisée. Cependant, certain-es comme les cheminots résistent, leur détermination reste intacte, mais iels sont souvent bien seul-es dans leurs combats et la classe gouvernante fait tout pour casser leur solidarité, quitte à les traiter de terroristes ou de preneurs d'otage.

ALT Le boulot mené par les travailleur-euse de la CNT SO aussi porte des succès. Des femmes de chambre, aux travailleurs sans papiers, les victoires sont arrachées à coup des mois entiers de grève. Dans tous les cas ces luttes sont indépendantes d'une tête syndicale et c'est la base qui créée les conditions de la victoire. A Bordeaux aussi, des initiatives comme "la maison des livreurs" permet à ces derniers de se reposer, de prendre un repas au chaud, de réparer leur vélo... Tout cela n'est pas parfait mais elle permet la mise à disposition d'un espace où il est possible d'échanger sur ses conditions de travail et de créer un champ des possibles politique.

ALT Pour lutter contre l'incapacité à se mobiliser dans tous les autres secteurs la multiplication des caisses de solidarité indépendantes d'une organisation verticale et la mise en place de moments de fun sur les lieux de taf durant les grèves pourraient être des pistes. Parce que bien sur c'est la contrainte économique de la grève qui fait peur. Créer les conditions matérielles d'une stabilité dans la grève permettra sûrement de pousser celles ci vers de vrais blocages de l'économie et des flux.

ALT La culture initiale des bourses du travail a été complètement perdue. Adhérer à un syndicat devrait permettre de venir manger un repas collectif une fois par semaine ou plus, de trouver à disposition de la nourriture gratuite, d'échanger régulièrement sur ses conditions d'exploitation. Il est urgent de sortir des corps intermédiaires, de repolitiser les associations et le rôle qu'elles remplissent. Reprenons les bourses du travail ! Ouvrons des lieux ! Et débordons les cadres définis par l'état ! Et de manière plus pragmatique, organisons nos solidarités entre nous. Mutuelles de fraudeur-euses et caisse de soutien aux copaines en galère sont déjà les bases concrètes d’un syndicalisme sans condition.

ALT La solidarité et la grève se construisent, plus que jamais nous avons besoin de réfléchir à la question de comment les mettre en place, au local, à la base. Ces dynamiques pourront irrémédiablement nous entraîner vers un requestionnement collectif du travail en général et de comment s'en débarrasser au sens capitaliste du terme.

ALT LA PALISSADE DE ST MICHEL Symbole de la gentrification et appropriation d’un espace d’expression populaire

ALT Depuis le début du mois de septembre, la grande palissade d'acier qui entoure la flèche de St Michel (actuellement en travaux) est recouverte par des dessins de Street artiste. La mairie, les touristes et les bobos sont content-es. Seulement problème, cette fresque d'apparence sympathique cache en fait un processus de gentrification extrêmement bien huilé et destructeur. L'appropriation de ces plaques d'acier s'est faite dans le cadre du Festival RestinZik, festival célébrant la culture hip-hop. Une douzaine "d'artistes de peinture de rue" a donc été convié dans ce cadre à repeindre entièrement la palissade qui servait jusqu'alors de mur d'expression géant.

ALT Des collages d'affiches pour les évènements politiques ou culturels, en passant par les graffs vandales ou les idées artistiques farfelues, toute personne souhaitant exprimer une intention pouvait le faire sur cette barrière. Aujourd'hui c'est terminé. La barrière en acier appartient aux street artistes et leurs "œuvres" proprettes et aseptisées. Ils la défendent comme leur daronne. Tout ça sans que la mairie ait eu à débourser un centime. Le bénévolat fonctionne si bien alors pourquoi s'embêter.

ALT Si certains commerçant-es de la place et habitant-es se réjouissent innocemment de voir une "jolie" barrière propre devant leurs terrasses, ils doivent comprendre une chose, St Michel est une bataille, c'est un quartier frappé de plein fouet par la gentrification, et depuis longtemps. Tout est rongé par l'explosion des prix, les boutiques bobos chic, le nettoyage policier, la mort des vies de quartier. Si la palissade repeinte reste un symbole, elle cache bien derrière elle la gentrification galopante du quartier où les Carrefour (sponsor de l'État d'Israël) poussent comme des champignons, les bars comme le "Garfield" ne servent plus de thé à la menthe, les magasins concept comme l'épicerie "Tista" vendent des légumes 4€ pièce ou encore les restos demi luxe comme "Le bistrot du cachalot" proposent des formules tout sauf abordables.

ALT Ces dynamiques "d'attractivité" passent comme une lame de fond au sein du quartier et viennent questionner les volontés de certain-es acteur-ices qui, sous couvert "d'animer" le quartier, tentent d'instaurer une nouvelle manière de vivre. C'est le cas de l'association de "Promotion du Grand St Michel" qui a "pour but de contribuer au renouveau, au développement commercial et à l'animation dudit quartier". L'association propose en outre aux commerçant-es du quartier une adhésion. Soit, mais dans la liste des commerces ayant choisi de participer, on peine fortement à retrouver la diversité et l'éclectisme des commerces et restaurants qui composent pourtant bien le quartier. La blanchité est présente et on est peu surpris de retrouver côte à côte les concepts store et resto chic cités plus haut. Le suprématisme blanc s'applique aussi dans le cadre de la gentrification.

ALT Parce que le suprématisme blanc est une violence de la domination blanche sur les populations non blanches. Ici, c'est la volonté bourgeoise blanche qui se déploie au mépris des habitant-es du quartier non-blancs, qui de fait n'ont pas accès aux dispositifs mis en place par cette même bourgeoise. Par ailleurs, l'État a réduit de 3/4 la population comprise dans le quartier prioritaire de St Michel (devenu Capucins-Marne). C'est-à-dire que le nombre de personnes qui bénéficiaient d'aides à l'insertion professionnelle, à la scolarité, etc, dans cette zone s'est effondré. Là encore, la gentrification avance et ces politiques de l'État vont finir par pousser les personnes les plus fragiles à quitter le quartier.

ALT On pense également à l'immense projet immobilier Euratlantique qui touche le quartier de la gare St-Jean, Belcier et de Bègles. Les expropriations sont nombreuses, la bataille dans laquelle des dizaines de familles à la rue se sont engagées malgré elleux en ouvrant des squats est difficile et Euratlantique fait pleuvoir les expulsions.

ALT Un peu plus loin, au nord de Bordeaux, à Grand parc, la gentrification se met aussi doucement en place. Les premières vagues d'asso de l'ESS s'installent et tentent de "dynamiser" le quartier. Seulement si on parle "inclusion et insertion", ce n'est pas la finalité. Finalement, on n'inclut pas dans une société capitaliste et raciste des populations que l'on a parquées dans des tours depuis des décennies. Alors ces dispositifs serviront à des étudiant-es, puis viendront les artistes, puis les bobos et enfin les bourgeois. Ainsi fonctionne le processus.

ALT Ces aménagements du territoire urbain et périurbain viennent fracturer et changer nos cadres de vie. Nous savons que St Michel/Capucins/Victoire n'est plus un quartier si populaire qu'on voudrait le croire, mais il demeure, dans cet espace, un cœur vivant du centre-ville de Bordeaux. Cette ville se voudrait être un musée géant pour touristes. À grand coup de keufs, on empêche de zoner, de boire, de faire la fête. Les concepts store, startup et investisseurs immobiliers tentent de s'accaparer tout ce qui peut l'être. Soyons solidaires face à cette violence sociale qui nous touche, soyons inventif-ves pour faire reculer ceux qui veulent anéantir l'esprit de nos quartiers.

ALT Eco-fascisme 14-15 septembre : Anti-tech resistance à Darwin, présence d’un collectif transphobe et eugéniste au festival climax de darwin.

ALT Le Festival Climax organisé à Darwin chaque année est l'occasion pour des collectifs militants de se mettre en avant dans un cadre mainstream ou classe bourgeoise rencontre bonne conscience écologique. C'est en tout cas une occasion, à n'en pas douter, pour se faire connaître et rencontrer du monde. Cette année les organisateur-ices du festival ont convié le collectif Anti-Tech Résistance pour deux interventions. L'une ce samedi 14/09, l'autre le dimanche 15/09. Petit zoom sur ce groupe qui, derrière une façade d'écolo deter cache des biais transphobes, eugénistes et plus encore.

ALT ATR c'est quoi? Originaire de Rennes, ce collectif tente de s'implanter dans d'autres villes, notamment à Paris, il puise ses fondations dans les écrits et la rhétorique de deepgreen résistance, un autre collectif "écolo radical" connu lui aussi pour les positions transphobes de leur leader Nicolas Cazaux. Cazaux comme les membres de ces deux collectifs prônent la fin de la technologie et de la civilisation, responsables principaux selon eux de la destruction de la planète. Dans leur inexorable combat contre la technologie ils assument l'idée que laisser des personnes mourrir sans leur apporter d'aide médicale est un sacrifice qu'il faut accepter pour sauver la planète.* *Source : site internet ATR

ALT De ce fait toutes les personnes nécessitant un traitement à vie, les personnes handi, et de manière générale toustes celles et ceux qui auraient besoin d'aide médicale moderne pourront gentillement crever. Selon eux les hôpitaux doivent êtres détruits car ils sont issus de l'extractivisme et de la technologie, 40% des maladies sont dû à la sédentarité, revenir a mode de vie nomade nous affranchirai de tous nos maux ! Quid des 60% autres ? Les personnes trans quand à elles sont considérées comme des "déviances" de la civilisation moderne. De ce fait les injecs de testostérone ou d'œstrogènes ne sont que des accessoires dont la révolution Anti-Tech aura raison. De la transphobie pure.

ALT Leur site internet est une source suffisante pour quiconque aurait des doutes à leurs égards. Ainsi, on peut lire dans certains articles sur l'eco-fascisme qu'ils ne sont pas fascistes car : "pour des raisons évidentes un mouvement supremaciste blanc ne pourra pas être mondial" cependant il faut quand même limiter l'immigration. D'ailleurs, "la fixette des ecofascistes sur la race les range dans la même famille que les gauchistes, également obsédés par la race. La seule différence entre les deux, c'est que la race «blanche» est héroïque pour l'ecofasciste quand elle est méchante pour la gauche". On retrouve également des références à la médecine moderne toutes suggérant des biais eugénistes et sanistes.

ALT Profondément rouges bruns ils se disent ni de droite , ni de gauche (donc de droite). Ils se définissent comme anarchistes mais pas de gauche, car l'anarchisme de gauche est le "parti de l'idéal techno industriel et de la planification écologique".. Tout un programme ! Leur rhétorique conspi est un puit sans fond que nous ne pouvons explorer en quelques lignes ici. Nous travaillons actuellement à la rédaction d'un article plus complet qui sera à retrouver sur notre site. En attendant, n'hésitons pas à dénoncer leur présence au festival Climax ce weekend !














