
Co-founder & CEO @VillesVivantes đ«đ· 1,500 families a year shape their homes & cities with us. Scaling Organic Urbanism.
Bordeaux, French West Coast
Joined December 2019
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Les jeunes actifs disent préférer les petites villes. Pourtant, ils continuent à s'installer dans les grandes. Pourquoi ?
Je dirige depuis treize ans une jeune entreprise d'architecture et d'urbanisme.
Voici ce que j'observe :
1/ Je ne peux embaucher que dans les grandes villes. Paris, Lyon, Bordeaux, Rennes, Toulouse... Hors des métropoles, le pool de candidats potentiels est trop faible.
2/ Nous avons un jour réussi à ouvrir un bureau à Dijon, constitué une équipe (certains candidats ont accepté de déménager à Dijon pour rejoindre Villes Vivantes).
3 ans plus tard, nous avons dû fermer Dijon car nos jeunes sont tous repartis en nous demandant de les intégrer dans nos bureaux...
de Lyon,
Toulouse,
Bordeaux.
Dans des villes qui sont finalement plus embouteillĂ©es, oĂč le coĂ»t de l'immobilier et de la vie est plus cher !
3/ Le turnover du marché du travail français augmente.
Nos parents faisaient un job, parfois deux, dans une vie.
Quand on les interroge, les membres de nos Ă©quipes, souvent sortis d'Ă©cole, nous disent qu'ils en feront huit, dix, peut-ĂȘtre davantage.
Selon une étude récente du Céreq, un quart des jeunes entrés sur le marché du travail en 2017 avaient déjà quitté leur CDI trois ans plus tard. Pour la génération 2010, c'était 17 %.
Et dans deux tiers des cas, c'est le jeune lui-mĂȘme qui rompt son CDI.
4/ La conséquence semble mécanique.
Avec un seul job pour monsieur et un seul job pour madame dans toute une vie, vivre durablement dans une agglomĂ©ration de 50 000 et mĂȘme 20 000 habitants Ă©tait possible.
Avec huit à dix jobs par personne, dans deux carriÚres un peu spécialisées : c'est impossible. Sauf à déménager tous les quatre ans.
Pour la mĂȘme raison que c'est impossible de s'implanter dans des bassins d'emplois trop petits pour tout un tas d'entreprises spĂ©cialisĂ©es. La contrainte existe du cĂŽtĂ© de l'employeur comme du cĂŽtĂ© de l'employĂ©.
5/ Quand on interroge les jeunes actifs, ils disent aimer les villes moyennes.
Le sondage IFOP / Villes de France de 2020 est sans ambiguïté : 84 % des Français préfÚrent vivre dans une ville moyenne plutÎt que dans une grande métropole.
Et les jeunes ne font pas exception : 82 % des moins de 35 ans préfÚrent eux aussi les villes moyennes.
Et si on interroge les habitants actuels des grandes villes, mĂȘme chose : 50 % d'entre eux disent souhaiter habiter idĂ©alement en ville moyenne.
6/ Mais quand on regarde leurs décisions effectives, ils vont dans les grandes.
Les flux migratoires internes, les prix de l'immobilier, la concentration des jeunes diplÎmés racontent l'inverse de ce que disent les sondages.
La France de 2026 voit ses jeunes actifs, en particulier les CSP+, se concentrer à Paris, Lyon, Bordeaux, Toulouse, Nantes, Rennes, et pas dans les villes moyennes qu'ils déclarent préférer.
7/ Pendant la pandémie, on a cru que tout allait s'inverser.
"L'exode urbain" annoncé. La revanche des campagnes. La fin des métropoles.
Cinq ans plus tard, les études convergent. Il n'y a pas eu d'exode urbain massif. La pandémie n'a pas bouleversé les structures territoriales françaises.
Les actifs, les jeunes actifs, et les Français en général n'ont pas quitté les grandes villes pour vivre à la campagne.
Les couronnes des métropoles ont gagné des habitants à la recherche d'un jardin, certaines villes moyennes proches des grands bassins d'emploi ont profité un peu de ce dynamisme.
Mais grandes métropoles du sud et de l'ouest, auxquelles il faut ajouter le littoral, l'Ile-de-France et l'axe Lyon Annecy GenÚve, continuent de capter une part significative de la création d'emploi et de la croissance démographique.
La géographie de l'attractivité économique ne s'est pas rééquilibrée. Le Covid ne l'a pas inversée. Il l'a précisée.
Croissance démographique et création d'emplois s'effectuent dans des espaces de plus en plus concentrés.
8/ Comment interpréter ce décalage entre les paroles et les actes ?
Une contradiction... chez les jeunes, mais aussi finalement chez tous les Français ?
Des politiques publiques qui auraient le pouvoir de trop concentrer les emplois et les services dans les grandes villes ?
Et qui empĂȘcheraient ainsi les aspirations des jeunes et des moins jeunes de se rĂ©aliser ?
Et si ce n'était rien de tout cela ?
L'HYPOTHĂSE
J'en suis venu Ă formuler une intuition simple : plus on change de job souvent, plus on a besoin d'un grand bassin d'emploi pour pouvoir se retourner et ne pas ĂȘtre contraint de dĂ©mĂ©nager Ă chaque changement de job imprĂ©vu.
Dit autrement : la taille de la ville dans laquelle vous avez besoin de vivre serait grossiÚrement proportionnelle au nombre de fois que vous prévoyez de changer d'emploi dans votre carriÚre.
Formule simple, géométrique.
Mais est-elle vraie ?
LA LITTĂRATURE
En remontant la bibliographie économique, j'ai découvert qu'un siÚcle entier de chercheurs s'était posé cette question, et avait donné un nom à ce phénomÚne : l'épaisseur du marché du travail ("thick labor market effects").
* Alfred Marshall, en 1920, observait dĂ©jĂ que les industries similaires s'agglomĂšrent dans les mĂȘmes villes parce que cela bĂ©nĂ©ficie Ă la fois aux travailleurs et aux employeurs.
* Peter Diamond, prix Nobel d'économie, formalise en 1982 le mécanisme : plus il y a d'acteurs cherchant à s'apparier sur un marché, plus la probabilité de trouver le bon partenaire augmente.
* Helsley & Strange, en 1990, l'appliquent aux villes : dans une grande métropole, les compétences des travailleurs collent en moyenne mieux aux besoins des entreprises, parce que l'offre et la demande ont plus de chances de se rencontrer précisément.
Mais c'est dans les années 2010 que la démonstration empirique devient massive.
* Bleakley & Lin, en 2012, mettent au jour un rĂ©sultat subtil et mĂȘme paradoxal :
> dans les grandes villes américaines, les jeunes travailleurs changent PLUS souvent de secteur (ils explorent, ils essaient, ils trouvent leur voie),
> mais les travailleurs installés changent MOINS souvent (ils ont trouvé un bon match qui dure).
Les deux apparentes contradictions disent en rĂ©alitĂ© la mĂȘme chose : le marchĂ© Ă©pais amĂ©liore l'appariement.
* Dauth, Findeisen, Moretti et Suedekum, en 2022, le confirment sur les données administratives complÚtes du marché du travail allemand entre 1985 et 2014 : 30 millions de travailleurs par an, suivis individuellement.
Plus la ville est grande, plus les travailleurs les plus qualifiés sont mis en face des entreprises les plus performantes.
Le matching s'améliore.
Et puis en mars 2024, vient l'étude la plus ambitieuse jamais réalisée sur la question.
MORETTI & YI
Enrico Moretti (Berkeley) et Moises Yi (US Census Bureau) publient
"Size Matters: Matching Externalities and the Advantages of Large Labor Markets".
Ils suivent 423 000 travailleurs américains qui ont perdu leur job parce que leur entreprise a fermé.
120 000 fermetures d'entreprises. Données administratives : ce n'est pas un sondage, mais les enregistrements fiscaux du Census Bureau.
Pour éviter tout biais,
> ils ne comparent pas "les gens des grandes villes aux gens des petites villes",
> ils comparent des travailleurs rĂ©sidant dans la mĂȘme zone d'emploi, mais dont le secteur d'activitĂ© local est soit dense (beaucoup d'employeurs dans ce mĂ©tier dans cette zone) soit fin (peu d'employeurs dans ce mĂ©tier dans cette zone).
Exemple : vous ĂȘtes architecte. En Ăle-de-France, votre marchĂ© du travail est "Ă©pais" : 9 400 architectes inscrits Ă l'Ordre, plus de 4 200 sociĂ©tĂ©s d'architecture, soit prĂšs d'un tiers de la profession en France.
à Chùlons-en-Champagne, votre marché est "fin" : quelques dizaines de confrÚres, une poignée d'agences.
Voici l'écart concret. Dans un rayon de 20 miles (32 km) autour de chez vous,
> dans un marché épais, 640 entreprises de votre secteur sont accessibles en médiane,
> dans un marché fin : 9.
Soixante-dix fois moins d'employeurs potentiels lorsque votre entreprise ferme.
Et voici ce que mesure le papier, sur des trajectoires individuelles suivies trimestre par trimestre.
Quand votre entreprise ferme, et que vous ĂȘtes dans un marchĂ© du travail Ă©pais (9e dĂ©cile) plutĂŽt que fin (1er dĂ©cile) :
> vous avez +10,7 points de probabilité de retrouver un emploi en 12 mois (pour les cadres),
> vous récupérez +19 % de salaire en plus un an aprÚs,
> vous avez -25 points de probabilité de devoir déménager dans une autre métropole, et le nouveau job que vous trouvez dure plus longtemps, dans un secteur plus souvent aligné sur votre formation initiale.
CONCLUSIONS
a - Les grandes villes agissent comme une assurance contre le risque de perdre son emploi.
b - Plus le travailleur est spécialisé plus cette assurance vaut cher.
c - Plus les couples sont à deux carriÚres qualifiées, plus elle est vitale (deux emplois à retrouver, pas un).
Quand un jeune cadre choisit Paris, Lyon ou Bordeaux plutÎt qu'Auxerre ou Chùteauroux, il n'est pas un égoïste qui déserte les territoires.
Il achÚte, sans pouvoir le formuler clairement, une protection contre l'éventualité de devoir tout reconstruire ailleurs en cas d'aléa professionnel.
Que ce soit de son fait (avoir le sentiment d'avoir fait le tour de son job et pouvoir en changer), ou de celui de son employeur (licenciement suite à une difficulté économique et possibilité de se retourner).
d - La crise du logement français, c'est aussi cela : une crise de l'accÚs à ces assurances territoriales, en dehors de l'Ile-de-France.
e - Quand l'offre de logements dans les bassins d'emploi "épais" est artificiellement contrainte, on rationne en réalité l'accÚs à la sécurité économique.
Et la question qui nous est posée, à nous aménageurs, change de nature : on entend tous les jours ce souhait lancinant de "répartir les emplois de façon plus équilibrée sur le territoire", et de "corriger les déséquilibres économiques entre métropoles et villes moyennes".
Mais est-ce vraiment le premier enjeu ?
f - Comment et jusqu'oĂč devons-nous faire grandir des bassins d'emploi structurants pour qu'ils deviennent suffisamment Ă©pais pour offrir, eux aussi, cette assurance dans le monde du travail contemporain ?
g - Comment dote-t-on les mĂ©tropoles de second rang d'une vraie Ă©paisseur Ă©conomique sectorielle, qui puisse fournir une alternative solide Ă l'Ăle-de-France ?
SOURCES
Ruptures de CDI chez les jeunes actifs
* CĂ©req Bref n°482, Fanette Merlin, mars 2026, Ruptures choisies, ruptures subies : le CDI Ă l'Ă©preuve des secteurs en dĂ©but de carriĂšre cereq.fr/ruptures-choisies-râŠ
Préférences résidentielles des jeunes actifs
* Sondage IFOP pour Villes de France, avec l'ANCT et la Banque des Territoires, EnquĂȘte d'opinion auprĂšs des habitants des villes moyennes, septembre 2020 anct.gouv.fr/actualites/sondâŠ
Exode urbain post-Covid
* France Stratégie : Coline Bouvart & Olivier Bouba-Olga, Exode urbain : une mise au vert timide, La Note d'analyse n°122, juin 2023
strategie-plan.gouv.fr/publiâŠ
* PUCA/Popsu : HélÚne Milet et al., Exode urbain : un mythe, des réalités, février 2023
ecologie.gouv.fr/sites/defauâŠ
Sources économiques
* Marshall A. (1920) Principles of Economics, Macmillan, 8th edition.
* Diamond P. (1982) Aggregate Demand Management in Search Equilibrium, Journal of Political Economy, vol. 90, no. 5, pp. 881-894 jstor.org/stable/1837124
* Helsley R. & Strange W. (1990) Matching and agglomeration economies in a system of cities, Regional Science and Urban Economics, vol. 20, no. 2, pp. 189-212 sciencedirect.com/science/arâŠ
* Bleakley H. & Lin J. (2012) Thick-Market Effects and Churning in the Labor Market: Evidence from US cities, Journal of Urban Economics, vol. 72, no. 2, pp. 87-103
jlin.org/papers/BL-TME.pdf
* Dauth W., Findeisen S., Moretti E. & Suedekum J. (2022) Matching in Cities, Journal of the European Economic Association, vol. 20, no. 4, pp. 1478-1521
eml.berkeley.edu/~moretti/maâŠ
* Moretti E. & Yi M. (2024) Size Matters: Matching Externalities and the Advantages of Large Labor Markets, NBER Working Paper 32250, mars 2024 (révisé mars 2025)
nber.org/papers/w32250
LEGENDE
Source : Moretti & Yi (2024), Figure 1, illustration du modĂšle d'Helsley & Strange (1990).
Imaginez un cercle.
Sur ce cercle, les X représentent les compétences des travailleurs ; les Y représentent les besoins des employeurs. Plus un X est proche d'un Y, plus l'appariement entre les deux est de qualité.
à gauche, un marché « fin ».
à droite, un marché « épais ».
Dans le marché épais, chaque travailleur trouve un employeur dont les besoins correspondent presque exactement à ses compétences.
Dans le marché fin, il faut faire avec ce qu'on a : le meilleur match disponible est rarement le bon.
En France, comme ailleurs :
1/ Nous avons rendue illégale la construction de petites maisons sur de petits terrains ;
2/ Or câĂ©tait justement ces petites maisons construites sur de petits terrains qui rendaient, autrefois, lâaccession Ă la propriĂ©tĂ© possible pour la classe moyenne.
Je vous mets ce lien qui dĂ©taille le cas de lâIle-de-France et de Bordeaux MĂ©tropole qui renforcent, Ă grande vitesse et en toute discrĂ©tion, ces interdictions, alors que la pĂ©nurie de logements est abyssale :
vv.guide/la-mise-sous-clocheâŠ
La pĂ©nurie de logements est fabriquĂ©es artificiellement par des rĂšgles dâurbanisme qui rĂ©pondent :
> aux peurs des propriétaires actuels de voir de nouvelles personnes (des jeunes) devenir propriétaires dans leur quartier, sur des terrains plus petits que les leurs,
> au lieu de répondre aux besoins des jeunes qui cherchent à devenir propriétaires.
Exemple à Bruges, commune limitrophe de Bordeaux : la commune préfÚre
> 1 seul terrain de 500m2 dâune valeur de 240 000⏠;
> plutĂŽt que 2 terrains de 250m2 dâune valeur de 120 000⏠chacun.
Vous le voyez le problĂšme ?
Elle prĂ©fĂšre 1 terrain inabordable plutĂŽt que 2 terrains abordables. Et elle habille cette prĂ©fĂ©rence (celle de ses habitants actuels, dĂ©jĂ propriĂ©taires) dans des considĂ©rations Ă©cologiques et paysagĂšresâŠ.
La plupart de ces grandes villes françaises sont en pĂ©nurie de logement (des PLU qui interdisent de construire dans les cĆurs des agglomĂ©rations, en particulier, en premiĂšre couronne), câest ça qui maintient les prix artificiellement hauts, malgrĂ© la forte baisse de pouvoir dâachat des acheteurs.
Nous devons sortir du fantasme de la ville livrĂ©e âclĂ© en mainâ. Câest-Ă -dire passer de la ville objet Ă la ville organique.
C'est la thÚse que j'ai eu le plaisir de défendre ce mardi matin à Abidjan lors de la Conférence Internationale pour la Mobilité Durable et le Climat 2026, organisée par la Codatu, Climate Chance et l'AMUGA.
Comment organiser les interfaces entre
> l'interurbain,
> le périurbain,
> et l'urbain ?
A travers lâhistoire de Paris, Tokyo et Manhattan jâai tentĂ© d'Ă©clairer les options qui s'offrent aujourd'hui aux villes de tous les continents.
1ïžâŁ L'embryon d'une ville c'est souvent un village, un port, un comptoir.
2ïžâŁ Lorsque la croissance vient, 3 phĂ©nomĂšnes se produisent simultanĂ©ment : la densification, l'Ă©talement et le maillage par des systĂšmes de mobilitĂ©s,
3ïžâŁ C'est le rĂ©sultat de ces 3 phĂ©nomĂšnes qui, Ă un instant t, nous permet de distinguer :
> l'urbain (le produit de la densification),
> le périurbain (le produit de l'étalement)
> et l'interurbain (l'extra-urbain que l'on traverse pour aller d'une ville Ă l'autre),
4ïžâŁ L'urbain dense des Ăźlots parisiens est issu de siĂšcles de transformations, de surĂ©lĂ©vations, de dĂ©molitions et de substitutions,
5ïžâŁ Les immeubles "Zakkyo" de Tokyo, cĂ©lĂšbres pour leurs Ă©clatantes enseignes lumineuses, ont connu un processus similaire plus rapide, sur quelques dĂ©cennies,
6ïžâŁ Manhattan est le fruit d'un vaste plan qui a connu, dans ses diffĂ©rentes parties, plusieurs histoires, plusieurs formes de densification, d'Ă©talement et de maillage par les transports. Selon plusieurs temporalitĂ©s.
7ïžâŁ Aucune de ces villes n'a Ă©tĂ© "dessinĂ©e" telle que nous la connaissons aujourd'hui.
8ïžâŁ Elles sont toutes le fruit d'une Ă©volution poussĂ©e par une augmentation progressive de la valeur des lieux.
9ïžâŁ La ville prend de la valeur :
(1) en grandissant, c'est-à -dire en rassemblant plus d'opportunités, notamment professionnelles,
(2) en rendant ces opportunités de plus en plus accessibles, grùce au systÚme [densités + mobilités].
1ïžâŁ0ïžâŁ Cette hausse de valeur exerce une pression sur le foncier, qui rend viable le modĂšle Ă©conomique de la densification, laquelle rend viable des transports en commun, des plus artisanaux aux plus capacitaires.
1ïžâŁ1ïžâŁ La vitesse et l'ampleur de la densification, comme de l'Ă©talement et du maillage, ne peuvent ĂȘtre complĂštement connues Ă l'avance. On peut par contre Ă©laborer un plan assez robuste pour ĂȘtre compatible avec une multitude de trajectoires.
1ïžâŁ2ïžâŁ Paris et de Tokyo montrent des stratĂ©gies diffĂ©rentes de rĂ©partition des densitĂ©s, qui illustrent en particulier l'impact, au-delĂ du plan lui-mĂȘme, des rĂšglement d'urbanisme qui accompagnent l'Ă©talement urbain.
On voit que ce n'est pas tant l'étalement urbain qui pose problÚme, que :
A - l'impréparation à le recevoir dans de bonnes conditions (plan, emprises réservées, réseaux et services) ;
B - des rÚgles d'urbanisme "protectrices" qui, finalement, bloquent l'évolution du périurbain vers l'urbain.
Je renvoie sur ce dernier point (la production concomitante dâun Ă©talement urbain peu dense et des rĂšglements dâurbanisme qui empĂȘchent leur densification ultĂ©rieure Ă lâexcellente synthĂšse historique produite par @SCP_Hughes et publiĂ©e par @WorksInProgMag : « The Great Downzoning »
worksinprogress.co/issue/theâŠ
+ la traduction en français :
vv.guide/le-grand-downzoningâŠ
Le bridage de la cĂŽte ouest française, et son impact sur les actifs et les familles en particulier : pour louer 100m2, il faut compter entre 60 et 70% du revenu moyen local dans la quasi totalitĂ© des dĂ©partements de lâarc atlantique.
Notre West Coast tourne avec le frein Ă main. Et lâĂ©conomie française avec elle.
La cĂŽte ouest française concentre 1/4 des crĂ©ations dâemplois du pays. Pourtant, elle peine Ă loger les actifs et leurs familles.
Cela veut tout simplement dire quâelle pourrait faire bien plus pour la prospĂ©ritĂ© de la France, si elle nâĂ©tait pas bridĂ©e.
Comment est-elle bridée ?
Par un mĂ©canisme vieux comme le monde, qui nâest pourtant pas une fatalitĂ©.
Je vous explique.
Au fur et Ă mesure que la French West Coast attire plus de monde, elle cherche Ă se protĂ©ger avec plus dâapplication de ceux qui voudraient sây installer.
« Le dernier arrivé ferme la porte » est un syndrome universel.
Et il est logique : les derniers arrivĂ©s payent cher leur place. Ils ont donc lâimpression dâavoir achetĂ© un logement mais aussi, plus largement, tout le cadre de vie autour : ils pensent avoir achetĂ© une sorte de servitude de non modification de leur environnement.
Bien sĂ»r, ce nâest pas le cas, et câest largement en dehors de leurs moyens.
Mais câest comme cela que beaucoup raisonnent. Câest leur ressenti.
La suite, câest une pression politique sur les Ă©lus locaux, et les maires en particulier, qui sont contraints de restreindre, artificiellement, dans les plans dâurbanisme, la capacitĂ© dâaccueil.
On ne manque pas de place : la densitĂ© moyenne des zones urbanisĂ©es est de 17 logements / ha. Câest trĂšs faible. Cela veut dire que le potentiel de progression de la densitĂ©, et donc de la production de logements supplĂ©mentaires, est considĂ©rable.
Ce dont on manque, ce nâest donc pas de place, mais bien de logements.
Et en premier :
1/ de la volontĂ© rĂ©elle de produire ces logements, qui doit conduire Ă
2/ lâautorisation de produire ces logements.
Pour résumer :
- La cĂŽte ouest française attire les Français. - Son urbanisme les empĂȘche de sây installer.
- Ceux qui sont les premiers touchés sont les actifs et les familles.
- Cela se voit dans les chiffres du solde naturel.
- Changer cela est assez facile : il faut que le droit à produire des logements en densification des zones déjà urbanisées, mais peu denses, devienne un droit universel.
- Et quâune partie de recettes immobiliĂšres (par exemple un quart de la TVA sur les logements neufs) soit redirigĂ©e vers le budget des communes pour financer les Ă©quipements et les travaux nĂ©cessaires Ă lâaccompagnement cette densification.
Il est temps de desserrer le frein.
Si nous acceptons qu'il n'y a pas un référentiel unique pour apprécier la trajectoire et la "réussite" de tous les territoires, alors, et seulement alors, nous pouvons élaborer une stratégie propre à chacun.
Qu'il soit en (hyper) croissance ou en (hyper) décroissance.
De Wuhan à La Rochelle, en passant par Cotonou, Abidjan, Le Havre, Paris, Lyon, Marseille, Epinal, Hanoï et Montreal... dix chercheurs et praticiens explorent les trajectoires actuelles de territoires singuliers, contrastés, dont l'avenir n'est pas écrit, dans le cadre du MBA Urbanisme Organique lancé par @VillesVivantes et Sciences Po Rennes.
Les candidatures sont ouvertes jusqu'au 30 novembre 2026 !
Des mĂ©tropoles magnĂ©tiques. Un littoral dĂ©sirĂ©. Des naissances qui reculent. Des villes moyennes aux trajectoires contrastĂ©es, des littoraux en voie de surchauffe, quand d'autres osent le dĂ©sertâŠ
DerriĂšre ces grandes tendances, des millions de choix de vie : trouver un emploi sans renoncer Ă pouvoir en changer. Vivre prĂšs de la nature sans sâĂ©loigner de tout. Accueillir un enfant sans devoir quitter le quartier quâon aime, etc.
Ces aspirations recomposent nos territoires.
Comment leur faire une place ?
Comment en faire les moteurs dâune adaptation Ă la fois dĂ©sirable, accessible et Ă©cologique ?
Câest lâambition du deuxiĂšme module de lâExecutive MBA Urbanisme Organique de Sciences Po Rennes et Villes Vivantes.
đ Module 2/5 â Voir les dynamiques contemporaines comme des opportunitĂ©s.
Pour un Ă©lu, un urbaniste, un dirigeant ou un opĂ©rateur, le changement de regard est dĂ©cisif : comprendre ce qui attire, ce qui manque, qui vient, qui reste, qui repart, ce qui se transforme, ce qui est bloquĂ©, pour identifier de nouvelles possibilitĂ©s dâaction, de nouvelles directions de dĂ©veloppement, pour accompagner la croissance comme la dĂ©croissance.
Accueillir davantage sans dégrader ce qui attire. Rendre les lieux recherchés accessibles aux familles. Faire de la dédensification une stratégie de valorisation des territoires.
Si nous acceptons qu'il n'y a pas un référentiel unique pour apprécier la trajectoire et la "réussite" de tous les territoires, alors nous pourrons entamer ce travail de construction d'une stratégie propre à chacun.
De Wuhan à La Rochelle, en passant par Cotonou et Hanoï, dix chercheurs et praticiens vous aideront à explorer ces possibilités :
â Georgina AndrĂ© : comprendre la transformation de Wuhan et les ressorts de la mĂ©tropolisation chinoise.
â Jean-Jacques Helluin, CODATU : dĂ©crypter, Ă Lagos, la gouvernance des mobilitĂ©s dans les grandes mĂ©tropoles africaines.
â Xavier CrĂ©pin : relire 40 ans dâhistoire urbaine dâAbidjan et de Cotonou pour Ă©clairer leurs trajectoires futures.
â AurĂ©lie Jehanno, SYSTRA : comprendre les densitĂ©s hĂ©ritĂ©es de HanoĂŻ pour mieux penser ses mobilitĂ©s.
â Adam Mongrain, More and Better Housing Canada : explorer les leviers de production du logement abordable au Canada.
â Joan Larroumec : confronter les politiques natalistes dans le monde aux scĂ©narios de prospĂ©ritĂ© pour la France.
â Florence Nassiet et SĂ©bastien BOIME : construire une stratĂ©gie dâaccueil Ă La Rochelle, entre attrait du littoral et recul du trait de cĂŽte.
â Lucas Pouvreau, Villes Vivantes : dĂ©couvrir les « 6 France » et comprendre qui peut y produire quels logements selon quels modĂšles Ă©conomiques.
â Bruno Airaud, UniversitĂ© dâAngers : faire de la culture et de la crĂ©ation des moteurs dâattractivitĂ©.
Lâenjeu : Ă©largir votre lecture du monde pour renouveler votre capacitĂ© dâaction locale.
126 heures,
du 6 janvier au 4 juin 2027,
Ă Rennes et Paris,
avec 1 voyage dâĂ©tude Ă Clermont-Ferrand.
Candidatures avant le 30/11/26.
David Miet retweeted
đâš INSCRIPTIONS OUVERTES âšđ Sciences Po Rennes et Villes Vivantes ont le plaisir de vous annoncer que les candidatures Ă l'Executive MBA Urbanisme Organique - promotion 2027 - sont ouvertes !
Faire la ville avec ceux qui l'habitent, la font vivre et la construisent, partout dans le monde : le réseau ORGANIC CITIES réunit chercheurs, élus, urbanistes, professionnels de la construction et de l'aménagement des territoires.
> Des colloques pour partager les expériences,
> des publications pour diffuser les savoirs,
> et désormais une formation professionnelle avec le lancement de ce MBA !
Une ville se transforme des centaines de fois chaque jour. Des familles emmĂ©nagent, une maison s'agrandit. Un immeuble est rĂ©novĂ©. Un jardin est partagĂ©. Un commerce ouvre, une usine sâimplante. Et embauche.
Ces décisions et ces projets, portés par des milliers d'acteurs, façonnent nos cadres de vie.
L'urbanisme organique, câest cet art qui combine les approches "top down" et "bottom up" de la fabrique des territoires pour susciter, dĂ©clencher cette profusion d'initiatives, et en faire un projet collectif.
Rénovation énergétique.
Préservation de la biodiversité.
Décarbonation.
Prise en compte du cycle de lâeau.
Logement abordable.
Mobilités douces.
RafraĂźchissement des villes...
Nous ne parviendrons pas à produire des résultats positifs et concrets en prolongeant nos habitudes actuelles : en empilant de nouvelles normes sectorielles, en juxtaposant de nouveaux dispositifs mono-objectif, en lançant quelques grands projets urbains tout en figeant le reste de la ville...
L'urbanisme organique propose une autre méthode : concevoir nos villes, nos villages et nos territoires comme des organismes vivants, des espaces continuellement transformés par des milliers de projets portés par ceux qui y vivent et y travaillent.
Au programme, 5 modules pour :
1/ Passer de la ville objet Ă la ville processus,
2/ Voir les dynamiques contemporaines (littoralisation, métropolisation, hyper-croissance, décroissance) comme des opportunités,
3/ Quitter le fonctionnalisme, embrasser la systémique,
4/ Basculer du grand projet au grand nombre, en mobilisant le potentiel immense des tissus existants,
5/ S'engager dans un urbanisme évalué à ses résultats.
ConcrĂštement :
â 126 heures, du 6 janvier au 4 juin 2027, en 5 modules
â 37 intervenants avec des expĂ©riences provenant de 14 pays,
â 21 sĂ©ances Ă Rennes et Ă Paris, et un voyage d'Ă©tude Ă Clermont-Ferrand
â 1 attestation de compĂ©tences, aprĂšs soutenance devant un jury de Sciences Po Rennes.
Cette formation continue, unique en France, s'adresse à toutes celles et ceux qui font la fabrique urbaine : élus, hauts fonctionnaires, directeurs et cadres du secteur public comme du privé, architectes, urbanistes, promoteurs, entrepreneurs, professionnels de l'aménagement, de l'habitat et des transitions.
đ Le programme dĂ©taillĂ© est en ligne.
organiccities.co/emba/2027
đ Admission sur dossier, jusqu'au 30 novembre.
Notre West Coast tourne avec le frein Ă main. Et lâĂ©conomie française avec elle.
La cĂŽte ouest française concentre 1/4 des crĂ©ations dâemplois du pays. Pourtant, elle peine Ă loger les actifs et leurs familles.
Cela veut tout simplement dire quâelle pourrait faire bien plus pour la prospĂ©ritĂ© de la France, si elle nâĂ©tait pas bridĂ©e.
Comment est-elle bridée ?
Par un mĂ©canisme vieux comme le monde, qui nâest pourtant pas une fatalitĂ©.
Je vous explique.
Au fur et Ă mesure que la French West Coast attire plus de monde, elle cherche Ă se protĂ©ger avec plus dâapplication de ceux qui voudraient sây installer.
« Le dernier arrivé ferme la porte » est un syndrome universel.
Et il est logique : les derniers arrivĂ©s payent cher leur place. Ils ont donc lâimpression dâavoir achetĂ© un logement mais aussi, plus largement, tout le cadre de vie autour : ils pensent avoir achetĂ© une sorte de servitude de non modification de leur environnement.
Bien sĂ»r, ce nâest pas le cas, et câest largement en dehors de leurs moyens.
Mais câest comme cela que beaucoup raisonnent. Câest leur ressenti.
La suite, câest une pression politique sur les Ă©lus locaux, et les maires en particulier, qui sont contraints de restreindre, artificiellement, dans les plans dâurbanisme, la capacitĂ© dâaccueil.
On ne manque pas de place : la densitĂ© moyenne des zones urbanisĂ©es est de 17 logements / ha. Câest trĂšs faible. Cela veut dire que le potentiel de progression de la densitĂ©, et donc de la production de logements supplĂ©mentaires, est considĂ©rable.
Ce dont on manque, ce nâest donc pas de place, mais bien de logements.
Et en premier :
1/ de la volontĂ© rĂ©elle de produire ces logements, qui doit conduire Ă
2/ lâautorisation de produire ces logements.
Pour résumer :
- La cĂŽte ouest française attire les Français. - Son urbanisme les empĂȘche de sây installer.
- Ceux qui sont les premiers touchés sont les actifs et les familles.
- Cela se voit dans les chiffres du solde naturel.
- Changer cela est assez facile : il faut que le droit à produire des logements en densification des zones déjà urbanisées, mais peu denses, devienne un droit universel.
- Et quâune partie de recettes immobiliĂšres (par exemple un quart de la TVA sur les logements neufs) soit redirigĂ©e vers le budget des communes pour financer les Ă©quipements et les travaux nĂ©cessaires Ă lâaccompagnement cette densification.
Il est temps de desserrer le frein.
La France nâa pas encore compris le gĂ©nie de sa West Coast.
(jâai dĂ©jĂ publiĂ© ce post en juin mais il a disparu je ne sais pas comment donc je le remets ici)
Nos cours de gĂ©ographie et dâĂ©conomie nous ont appris Ă regarder vers lâEst. Vers cette grande figure de la prospĂ©ritĂ© europĂ©enne : la fameuse banane bleue, ce corridor de richesse reliant le sud de lâAngleterre, la Ruhr, la Suisse et le nord de lâItalie, qui concentre Ă lui seul prĂšs dâun quart du PIB europĂ©en.
Mais regardons maintenant vers lâOuest.
Une autre forme se dessine : un arc jusquâici discret, puissant depuis une dizaine dâannĂ©es seulement, qui part du Pays basque espagnol, remonte par Biarritz, Bordeaux, La Rochelle, Nantes, Rennes⊠et file jusquâaux cĂŽtes bretonnes.
Un littoral. Une façade. Un monde qui est en train de se construire : la French West Coast.
Ce nâest pour lâinstant ni un slogan touristique, ni un projet dâamĂ©nageur, ni une stratĂ©gie dâamĂ©nagement du territoire pilotĂ©e par lâĂtat.
Câest dâabord un phĂ©nomĂšne organique.
Personne ne lâa planifiĂ©. Personne ne lâa dessinĂ©. Mais les chiffres sont lĂ .
Des millions de dĂ©cisions individuelles, dâentreprises, dâĂ©tudiants, de familles, de mĂ©decins, dâentrepreneurs⊠sont en train de produire la French West Coast sous nos yeux.
Depuis dix ans :
⌠lâarc atlantique crĂ©e 1/4 des emplois français,
⌠une part massive des mobilitĂ©s rĂ©sidentielles françaises se dirige vers lâOuest avec des dĂ©partements littoraux dont la population croĂźt 4 fois plus vite que dans le reste de la France,
⌠les actifs les plus mobiles (mĂ©decins, auto-entrepreneurs...) convergent naturellement Ă lâouest, et bien dâautres aimeraient suivre.
La géographie française est en train de se reconfigurer.
Ce phĂ©nomĂšne est Ă©conomique, hĂ©doniste, climatique, culturel et presque anthropologique. La brise de lâocĂ©an tempĂšre les Ă©tĂ©s. Les paysages ouverts nous dĂ©tendent. Les villes de la cĂŽte ouest sont Ă taille humaine. Les densitĂ©s urbaines y sont encore timides. La West Coast française respire et attire.
Dans un monde oĂč les talents, mais aussi les actifs dans leur ensemble, comme les retraitĂ©s, choisissent dâabord oĂč vivre avant de choisir quoi faire, cela signifie beaucoup.
Bien sûr, cette attractivité produit aussi des tensions : crise du logement, réflexes de fermeture, équipements saturés, territoires en retard sur leur aménagement.
Un classique. Toutes les régions attractives du monde ne passent-elles pas par là  ?
Mais derriĂšre ces tensions, se cache une question plus stratĂ©gique pour la France : dans un moment historique oĂč beaucoup de nos atouts sâĂ©rodent (industriels, technologiques, dĂ©mographiquesâŠ), la gĂ©ographie française, lâincroyable diversitĂ© de ses cadres de vie, nâest-elle pas en train de devenir lâun des grands atouts de la nation pour les dĂ©cennies Ă venir ?
Une façade atlantique magnifique, presque vierge. Des mĂ©tropoles vivantes, encore embryonnaires. Un territoire dĂ©jĂ habitĂ©, presque partout, avec un potentiel dâaccueil encore immense.
Une qualitĂ© de vie capable dâattirer et de motiver les forces vives sur lesquelles nous comptons pour construire la France qui vient.
AprĂšs le boulot, la plage, nâest-ce pas le contrat social de demain ?
La French West Coast est tendance. Ce dont nous nâavons pas encore pris conscience, câest quâelle est peut-ĂȘtre lâune des plus grandes chances françaises du 21e siĂšcle.
Précision : ce sont les chiffres INSEE 2016-2022.
papers.organiccities.co/la-câŠ
West Coast : les médecins généralistes y migrent bien plus que les autres.
RĂ©sultat : câest pratiquement la seule partie du pays oĂč le taux dâencadrement en mĂ©decins gĂ©nĂ©ralistes a augmentĂ© entre 2010 et 2023.
La 2e carte (en haut Ă gauche) montre le taux dâencadrement actuel (2020). La carte principale montre le flux en cours, trĂšs clair : ruĂ©e vers lâouest.
C'est quoi la "French West Coast" ?
C'est ça.
Des individus, des familles, des entreprises qui prennent leurs valises et sont en train d'organiser un regroupement spatial massif, sur l'arc atlantique français, d'une trÚs grande part :
- des jeunes de moins de 30 ans,
- des retraités,
- des médecins,
- des emplois productifs,
- de la croissance démographique globale,
- en particulier de la population des 20-65 ans Ă l'horizon 2050...
Evidemment, le phénomÚne, non décidé, non planifié, non aménagé, provoque une forte hausse des prix de l'immobiliers, et des maisons en particulier, celle dont les actifs ont besoin pour venir, eux aussi, s'installer.
Le résultat : un déséquilibre grandissant entre les profils qui peuvent venir et rester, et qui ne peuvent pas venir ni rester.
2 choix :
OPTION A - Accueillir tout le monde plus franchement, en aménageant et en construisant à la hauteur de la demande.
> le seul scénario qui nous permette de faire une place au soleils aux jeunes, aux actifs, aux familles, à ceux sur qui nous comptons pour bùtir le France de demain,
> on en profite pour inventer le modÚle du cadre de vie français idéal du 21e siÚcle, qui correspondent à la fois (1) aux désirs des Français - qui aspirent à vivre à 80% à vivre en maison - et (2) aux enjeux environnementaux d'adaptation et de décarbonation de nos modes de vie, avec des formes urbaines variées et compactes, villageoises et plantées, suffisamment denses pour permettre de prendre les transports, de marcher et de faire du vélo pour ses besoins quotidiens
> c'est complÚtement possible, les villes les plus denses, les plus prospÚres et les plus peuplées de la planÚte utilisent la maison de ville et la maison de village comme ingrédient fondamental, et nous avons nous aussi des modÚles français hyper pertinentes qui le démontrent et qui sont hyper recherchés aujourd'hui, des villages de l'Ile-de-Ré aux échoppes bordelaises, en passant par les bastides du sud ouest ou encore les maisons hautes des centre-ville de Bretagne.
C'est complÚtement possible, faisable, vertueux, durable, compatible avec l'état actuel des choses. Il faut juste avoir le courage d'y aller franchement pour faire de la place à ceux qui viennent étudier, travailler, consommer, sans opposer les uns aux autres.
OPTION B - Continuer à appliquer la politique du "dernier arrivé ferme la porte".
> Et ne laisser entrer sur ces territoires que les plus fortunés,
> Faire monter les prix du foncier par la raretĂ© organisĂ©e par les PLU, qui imposent des grands terrains pour construire sa maison, et exclure ainsi du territoire tous ceux qui ont des revenus modestes et mĂȘme "normaux."
2 types de conséquences :
OPTION A = la French West Coast est un atout de poids pour la France, pour le rayonnement de l'art de vivre à la française, et pour notre capacité à passer un deal avec les forces vives du pays pour l'avenir : on compte sur vous, et vous aussi, vous avez le droit au meilleur cadre de vie du pays.
OPTION B = la French West Coast est un refuge pour nantis qui sont prĂȘts Ă regarder, entre eux, le bĂąteau France couler doucement sous les vagues d'Ă©goĂŻsme et de lĂąchetĂ© successives.
Vous en comptez combien, vous, de French west coasts ?
C'est quoi la "French West Coast" ?
C'est ça.
Des individus, des familles, des entreprises qui prennent leurs valises et sont en train d'organiser un regroupement spatial massif, sur l'arc atlantique français, d'une trÚs grande part :
- des jeunes de moins de 30 ans,
- des retraités,
- des médecins,
- des emplois productifs,
- de la croissance démographique globale,
- en particulier de la population des 20-65 ans Ă l'horizon 2050...
Evidemment, le phénomÚne, non décidé, non planifié, non aménagé, provoque une forte hausse des prix de l'immobiliers, et des maisons en particulier, celle dont les actifs ont besoin pour venir, eux aussi, s'installer.
Le résultat : un déséquilibre grandissant entre les profils qui peuvent venir et rester, et qui ne peuvent pas venir ni rester.
2 choix :
OPTION A - Accueillir tout le monde plus franchement, en aménageant et en construisant à la hauteur de la demande.
> le seul scénario qui nous permette de faire une place au soleils aux jeunes, aux actifs, aux familles, à ceux sur qui nous comptons pour bùtir le France de demain,
> on en profite pour inventer le modÚle du cadre de vie français idéal du 21e siÚcle, qui correspondent à la fois (1) aux désirs des Français - qui aspirent à vivre à 80% à vivre en maison - et (2) aux enjeux environnementaux d'adaptation et de décarbonation de nos modes de vie, avec des formes urbaines variées et compactes, villageoises et plantées, suffisamment denses pour permettre de prendre les transports, de marcher et de faire du vélo pour ses besoins quotidiens
> c'est complÚtement possible, les villes les plus denses, les plus prospÚres et les plus peuplées de la planÚte utilisent la maison de ville et la maison de village comme ingrédient fondamental, et nous avons nous aussi des modÚles français hyper pertinentes qui le démontrent et qui sont hyper recherchés aujourd'hui, des villages de l'Ile-de-Ré aux échoppes bordelaises, en passant par les bastides du sud ouest ou encore les maisons hautes des centre-ville de Bretagne.
C'est complÚtement possible, faisable, vertueux, durable, compatible avec l'état actuel des choses. Il faut juste avoir le courage d'y aller franchement pour faire de la place à ceux qui viennent étudier, travailler, consommer, sans opposer les uns aux autres.
OPTION B - Continuer à appliquer la politique du "dernier arrivé ferme la porte".
> Et ne laisser entrer sur ces territoires que les plus fortunés,
> Faire monter les prix du foncier par la raretĂ© organisĂ©e par les PLU, qui imposent des grands terrains pour construire sa maison, et exclure ainsi du territoire tous ceux qui ont des revenus modestes et mĂȘme "normaux."
2 types de conséquences :
OPTION A = la French West Coast est un atout de poids pour la France, pour le rayonnement de l'art de vivre à la française, et pour notre capacité à passer un deal avec les forces vives du pays pour l'avenir : on compte sur vous, et vous aussi, vous avez le droit au meilleur cadre de vie du pays.
OPTION B = la French West Coast est un refuge pour nantis qui sont prĂȘts Ă regarder, entre eux, le bĂąteau France couler doucement sous les vagues d'Ă©goĂŻsme et de lĂąchetĂ© successives.
Tourner la page de 100 ans dâurbanisme orientĂ© objet.
Un siÚcle à penser la ville et son fonctionnement à partir de ce que nous dessinons : des bùtiments, des quartiers, des infrastructures. à représenter son avenir par une image de son état achevé.
Que devient notre métier d'urbaniste et d'opérateur lorsque nous prenons la transformation continue - et distribuée - du tissu urbain, comme point de départ ?
Plus de logements. Plus de nature. Plus dâhabitants Ă accueillir.
Avec moins de foncier, des moyens plus contraints, et des projets toujours plus difficiles Ă faire aboutir.
Comment retrouver des marges de manĆuvre pour adapter et transformer nos territoires ?
Câest la question qui ouvre lâExecutive MBA Urbanisme Organique de Sciences Po Rennes et Villes Vivantes.
đ Module 1/5 â Passer de la ville objet Ă la ville processus.
Caque jour, dans tous les territoires, des milliers dâhabitants, de propriĂ©taires, d'entreprises, d'institutions publiques comme privĂ©es, prennent d'ores-et-dĂ©jĂ des dĂ©cisions, et passent Ă l'action : faire construire, agrandir, rĂ©nover, dĂ©mĂ©nager, ouvrir un commerce, installer un atelier de fabrication, diviser un foncier, transformer un jardin.
Ces flux d'initiatives représentent une formidable capacité de transformation. Encore faut-il savoir les comprendre, les rendre possibles et les amplifier, afin de les faire converger avec les ambitions collectives.
Pour un Ă©lu, un urbaniste, un dirigeant ou un opĂ©rateur, câest un changement dĂ©cisif : apprendre Ă faire Ă©quipe avec tous ceux qui fabriquent dĂ©jĂ la ville.
Ce premier module vous invite Ă explorer cette capacitĂ© dâaction avec huit chercheurs et praticiens :
â @J_Almazan_Arch, professeur Ă lâUniversitĂ© Keio : comprendre comment les milliers de petites initiatives qui, depuis des dĂ©cennies, façonnent Tokyo en produisant l'une des mĂ©tropoles du monde aux quartiers les plus vivants.
â Matias Echanove, cofondateur dâURBZ : explorer les villes construites par leurs habitants, de Mumbai Ă Cali, et ce que lâEurope peut en apprendre.
â @AlainBertaud2, ancien urbaniste principal de la Banque mondiale : comprendre comment les dĂ©cisions des acteurs façonnent les villes et ce que cela change pour ceux qui les planifient.
â Jacques LĂ©vy, prix Vautrin-Lud : dĂ©passer les vertiges anti-ville pour penser la ville comme une puissance de coopĂ©ration, de libertĂ© et de progrĂšs.
â @MietDavid : articuler la puissance dâaction des collectivitĂ©s et la capacitĂ© dâinitiative massive des habitants.
â @ThomasHanss1 : hybrider les opĂ©rations de densification et de vĂ©gĂ©talisation des villes.
â Paul LEMPERIERE : faire de la rĂšgle bien Ă©crite le code de la construction et de l'accueil en milieu dĂ©jĂ habitĂ©.
â @HCalas : comprendre les aspirations des couples et les obstacles Ă leurs projets de famille pour rouvrir les futurs dĂ©mographiques.
Lâambition : vous aider Ă repĂ©rer les possibilitĂ©s que vos mĂ©thodes actuelles laissent dans lâombre, Ă identifier de nouveaux alliĂ©s et Ă Ă©largir vos options avant de dĂ©cider. Car la capacitĂ© de transformation dâun territoire dĂ©passe largement celle des institutions qui en portent le projet.
Apprendre à mobiliser cette capacité, c'est transformer son métier.
Le cursus :
> 126 heures,
> du 6 janvier au 4 juin 2027,
> Ă Rennes et Ă Paris,
> avec un voyage dâĂ©tude Ă Clermont-Ferrand.
Candidatures avant le 30/11/26.
Parfois, les explications les plus prosaĂŻques sont les plus convaincantes.
Chaque année, les départements de la CÎte Ouest gagnent +70 000 habitants aux dépends du reste du pays,
Câest lâĂ©quivalent de la population dâune ville comme Saint-Nazaire. Tous les ans !
Le solde migratoire de la CÎte Ouest est, proportionnellement à sa population, 4 fois supérieur à celui du reste de la France.
Et on le devine sur cette carte : la moitiĂ© de ce flux provient dâIle-de-France (+33 000/an).
Pour rappel : lâIle-de-France câest 12 millions dâhabitants, avec :
> de trĂšs loin, le meilleur solde naturel de France (0,7%/an)
LâĂle-de-France reprĂ©sente mĂȘme Ă elle seule un excĂ©dent naturel supĂ©rieur Ă celui de lâensemble de la France mĂ©tropolitaine : +90 000 habitants par an contre +84 000.
> mais aussi le solde migratoire le plus déficitaire du pays (-0,3%/an), soit une parte de 40 000 habitants par an.
Pour rappel : en 2025, 85% des franciliens disent vouloir quitter Paris dans les 5 prochaines années.
Tous ne le feront pas bien sĂ»r, mais cela montre quand mĂȘme que le « rĂ©servoir » de la moitiĂ© de la migration vers lâouest est donc profond.
Chaque année, les départements de la CÎte Ouest gagnent +70 000 habitants aux dépends du reste du pays,
Câest lâĂ©quivalent de la population dâune ville comme Saint-Nazaire. Tous les ans !
Le solde migratoire de la CÎte Ouest est, proportionnellement à sa population, 4 fois supérieur à celui du reste de la France.
Et on le devine sur cette carte : la moitiĂ© de ce flux provient dâIle-de-France (+33 000/an).
Pour rappel : lâIle-de-France câest 12 millions dâhabitants, avec :
> de trĂšs loin, le meilleur solde naturel de France (0,7%/an)
LâĂle-de-France reprĂ©sente mĂȘme Ă elle seule un excĂ©dent naturel supĂ©rieur Ă celui de lâensemble de la France mĂ©tropolitaine : +90 000 habitants par an contre +84 000.
> mais aussi le solde migratoire le plus déficitaire du pays (-0,3%/an), soit une parte de 40 000 habitants par an.
Pour rappel : en 2025, 85% des franciliens disent vouloir quitter Paris dans les 5 prochaines années.
Tous ne le feront pas bien sĂ»r, mais cela montre quand mĂȘme que le « rĂ©servoir » de la moitiĂ© de la migration vers lâouest est donc profond.
La France nâa pas encore compris le gĂ©nie de sa West Coast.
(jâai dĂ©jĂ publiĂ© ce post en juin mais il a disparu je ne sais pas comment donc je le remets ici)
Nos cours de gĂ©ographie et dâĂ©conomie nous ont appris Ă regarder vers lâEst. Vers cette grande figure de la prospĂ©ritĂ© europĂ©enne : la fameuse banane bleue, ce corridor de richesse reliant le sud de lâAngleterre, la Ruhr, la Suisse et le nord de lâItalie, qui concentre Ă lui seul prĂšs dâun quart du PIB europĂ©en.
Mais regardons maintenant vers lâOuest.
Une autre forme se dessine : un arc jusquâici discret, puissant depuis une dizaine dâannĂ©es seulement, qui part du Pays basque espagnol, remonte par Biarritz, Bordeaux, La Rochelle, Nantes, Rennes⊠et file jusquâaux cĂŽtes bretonnes.
Un littoral. Une façade. Un monde qui est en train de se construire : la French West Coast.
Ce nâest pour lâinstant ni un slogan touristique, ni un projet dâamĂ©nageur, ni une stratĂ©gie dâamĂ©nagement du territoire pilotĂ©e par lâĂtat.
Câest dâabord un phĂ©nomĂšne organique.
Personne ne lâa planifiĂ©. Personne ne lâa dessinĂ©. Mais les chiffres sont lĂ .
Des millions de dĂ©cisions individuelles, dâentreprises, dâĂ©tudiants, de familles, de mĂ©decins, dâentrepreneurs⊠sont en train de produire la French West Coast sous nos yeux.
Depuis dix ans :
⌠lâarc atlantique crĂ©e 1/4 des emplois français,
⌠une part massive des mobilitĂ©s rĂ©sidentielles françaises se dirige vers lâOuest avec des dĂ©partements littoraux dont la population croĂźt 4 fois plus vite que dans le reste de la France,
⌠les actifs les plus mobiles (mĂ©decins, auto-entrepreneurs...) convergent naturellement Ă lâouest, et bien dâautres aimeraient suivre.
La géographie française est en train de se reconfigurer.
Ce phĂ©nomĂšne est Ă©conomique, hĂ©doniste, climatique, culturel et presque anthropologique. La brise de lâocĂ©an tempĂšre les Ă©tĂ©s. Les paysages ouverts nous dĂ©tendent. Les villes de la cĂŽte ouest sont Ă taille humaine. Les densitĂ©s urbaines y sont encore timides. La West Coast française respire et attire.
Dans un monde oĂč les talents, mais aussi les actifs dans leur ensemble, comme les retraitĂ©s, choisissent dâabord oĂč vivre avant de choisir quoi faire, cela signifie beaucoup.
Bien sûr, cette attractivité produit aussi des tensions : crise du logement, réflexes de fermeture, équipements saturés, territoires en retard sur leur aménagement.
Un classique. Toutes les régions attractives du monde ne passent-elles pas par là  ?
Mais derriĂšre ces tensions, se cache une question plus stratĂ©gique pour la France : dans un moment historique oĂč beaucoup de nos atouts sâĂ©rodent (industriels, technologiques, dĂ©mographiquesâŠ), la gĂ©ographie française, lâincroyable diversitĂ© de ses cadres de vie, nâest-elle pas en train de devenir lâun des grands atouts de la nation pour les dĂ©cennies Ă venir ?
Une façade atlantique magnifique, presque vierge. Des mĂ©tropoles vivantes, encore embryonnaires. Un territoire dĂ©jĂ habitĂ©, presque partout, avec un potentiel dâaccueil encore immense.
Une qualitĂ© de vie capable dâattirer et de motiver les forces vives sur lesquelles nous comptons pour construire la France qui vient.
AprĂšs le boulot, la plage, nâest-ce pas le contrat social de demain ?
La French West Coast est tendance. Ce dont nous nâavons pas encore pris conscience, câest quâelle est peut-ĂȘtre lâune des plus grandes chances françaises du 21e siĂšcle.
38 intervenants. 14 pays. Des personnes dont jâadmire le travail et la pensĂ©e. Dâautres avec qui jâai plaisir Ă engager des confrontations dâidĂ©es. Des centaines dâannĂ©es dâexpĂ©rience cumulĂ©es, sur tous les continents. Câest ma dream team, celle que jâaurais aimĂ© avoir Ă©tudiant, et dont jâai aujourdâhui lâhonneur de faire partie. Nous lâavons rĂ©unie pour vous, dans un cursus de 21 jours, sur 6 mois, de janvier Ă juin 2027, entre Rennes et Paris đ
organiccities.co/emba/2027
On ne construira pas les villes de demain avec les mĂ©thodes dâhier.
Il est temps dâapprendre Ă conjuguer lâurbanisme qui vient dâen haut avec celui qui Ă©merge dâen bas, au quotidien, avec les habitants, les acteurs de terrains, les entrepreneurs.
Câest tout lâobjet du premier Executive MBA « Urbanisme Organique », que nous lançons avec Sciences Po Rennes !
> 126 heures, du 6 janvier au 4 juin 2027,
> 37 intervenants de 14 pays,
> 20 jours entre Rennes et Paris
> 1 voyage d'étude à Clermont-Ferrand pour visiter le premier quartier incrémental français construit depuis⊠100 ans !
Les candidatures sont ouvertes jusquâau 30 novembre pour rejoindre la promotion 2027.
Cette formation s'adresse aux Ă©lus, hauts fonctionnaires, directeurs et cadres du secteur public comme du privĂ©, architectes, urbanistes, promoteurs, entrepreneurs, professionnels de l'amĂ©nagement, de l'habitat et de lâimmobilier.
đ Pour consulter le programme complet et ligne, et candidater, câest par ici :
organiccities.co/emba/2027
On ne construira pas les villes de demain avec les mĂ©thodes dâhier.
Il est temps dâapprendre Ă conjuguer lâurbanisme qui vient dâen haut avec celui qui Ă©merge dâen bas, au quotidien, avec les habitants, les acteurs de terrains, les entrepreneurs.
Câest tout lâobjet du premier Executive MBA « Urbanisme Organique », que nous lançons avec Sciences Po Rennes !
> 126 heures, du 6 janvier au 4 juin 2027,
> 37 intervenants de 14 pays,
> 20 jours entre Rennes et Paris
> 1 voyage d'étude à Clermont-Ferrand pour visiter le premier quartier incrémental français construit depuis⊠100 ans !
Les candidatures sont ouvertes jusquâau 30 novembre pour rejoindre la promotion 2027.
Cette formation s'adresse aux Ă©lus, hauts fonctionnaires, directeurs et cadres du secteur public comme du privĂ©, architectes, urbanistes, promoteurs, entrepreneurs, professionnels de l'amĂ©nagement, de l'habitat et de lâimmobilier.
đ Pour consulter le programme complet et ligne, et candidater, câest par ici :
organiccities.co/emba/2027


























