Educator in lean/system thinking/digitalisation. #IA #ML - Rock and AlternativeđŸ€˜- Apprentice of Deming - đŸš”đŸ»â€â™‚ïžđŸƒđŸ» addict

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Replying to @AlainBeera
Merci pour votre rĂ©ponse. Oui, mais cette nature ne nous condamne pourtant pas Ă  la subir passivement. C’est pourquoi nos systĂšmes (Ă©ducation, organisation du travail, culture de la curiositĂ©, feedback clair sur les rĂ©sultats) doivent s’adapter pour rendre l’effort de penser plus attractif et mieux rĂ©compensĂ© que la pure substitution. On doit dĂšs Ă  prĂ©sent rĂ©flĂ©chir sur le comment concevoir des conditions oĂč dĂ©velopper ses capacitĂ©s devient le chemin le plus « simple » et le plus satisfaisant.
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Ce n’est plus seulement la vitesse qui change : c’est le rapport entre le rythme des ruptures et notre capacitĂ© Ă  les absorber. Les institutions, nos compĂ©tences, nos places sociales,,.. bougent encore Ă  l’échelle des annĂ©es. La technique, elle, avance en mois. Le dĂ©calage se creuse en silence.
Pendant trĂšs longtemps, les grands changements arrivaient assez lentement pour que les humains aient le temps de les absorber. La roue a transformĂ© le transport et l’agriculture, mais sur des gĂ©nĂ©rations. L’imprimerie a bouleversĂ© la diffusion du savoir, puis l’école, la religion et la politique se sont progressivement rĂ©organisĂ©es. La machine Ă  vapeur a fait basculer des sociĂ©tĂ©s entiĂšres de la campagne vers l’usine ; ça a Ă©tĂ© violent, souvent douloureux, mais le basculement s’est Ă©talĂ© sur des dĂ©cennies. On avait le temps de voir, d’apprendre, de transmettre, de s’organiser autrement. MĂȘme Internet, arrivĂ© trĂšs vite Ă  l’échelle d’une vie humaine, laissait encore une marge : on pouvait s’y mettre progressivement, expĂ©rimenter, rater, recommencer. Aujourd’hui, quelque chose a changĂ© dans le rythme et dans la nature de ce qui change. Ce n’est plus seulement qu’il y a de nouveaux outils. C’est que plusieurs domaines avancent en mĂȘme temps, trĂšs vite, et que certains d’entre eux touchent directement Ă  ce qui nous dĂ©finit : le langage, la connaissance, la crĂ©ation, le travail intellectuel, la relation aux autres. L’intelligence artificielle, par exemple, ne se contente pas de « faire mieux » certaines tĂąches ; elle interroge ce que signifie savoir quelque chose, dĂ©cider, crĂ©er, ĂȘtre compĂ©tent. Ce sont des changements de paradigme, pas seulement des amĂ©liorations. Et ils arrivent empilĂ©s les uns sur les autres, dans un monde dĂ©jĂ  trĂšs connectĂ© oĂč les effets se propagent en mois plutĂŽt qu’en annĂ©es. Le problĂšme, c’est que notre cerveau et nos institutions n’ont pas Ă©tĂ© façonnĂ©s pour ça. MĂȘme quelqu’un de curieux, de volontaire, qui a envie de comprendre et de s’adapter, se retrouve souvent en surcharge. Il ne s’agit plus seulement d’apprendre une nouvelle technique. Il s’agit parfois de remettre en question des compĂ©tences dans lesquelles on a investi des annĂ©es, des façons de penser qu’on croyait solides, des places sociales qui reposaient sur une certaine raretĂ© du savoir. Ça demande de l’énergie, du temps, de la sĂ©curitĂ©, 
. Or, beaucoup de ces conditions manquent. Les Ă©coles, les entreprises, les administrations, les systĂšmes de protection Ă©voluent beaucoup plus lentement que la technique. On se retrouve donc seul face Ă  une accĂ©lĂ©ration qu’on sent bien rĂ©elle, sans mode d’emploi clair. Dans ce contexte, fermer les yeux devient une rĂ©action trĂšs humaine. Ce n’est pas forcĂ©ment de la bĂȘtise ou du refus obstinĂ©. C’est souvent de la fatigue, de l’incertitude, et parfois de la peur , peur de perdre ce qui nous donne de la valeur, peur de ne plus savoir oĂč l’on se situe, peur de l’inconnu. Le dĂ©ni ou la minimisation (« ce n’est qu’un outil de plus », « ça va se rĂ©guler tout seul ») permettent de continuer Ă  avancer un peu dans le quotidien sans ĂȘtre submergĂ©. C’est comprĂ©hensible. Mais est-ce vraiment tenable longtemps ? Jusqu’oĂč peut-on aller en fermant les yeux avant que le dĂ©calage ne devienne trop coĂ»teux, individuellement et collectivement ? Et si l’on voulait rester ouverts, de quoi aurions-nous vraiment besoin : du temps, des filets de sĂ©curitĂ©, des espaces pour expĂ©rimenter, des institutions qui suivent mieux le rythme ? Qu’est-ce qui, pour toi, rendrait cette adaptation moins Ă©crasante ?
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Utilisons-nous l’IA pour augmenter nos capacitĂ©s cognitives ou pour nous substituer Ă  l’effort qui permet de les dĂ©velopper ? Et si l’enjeu n’est pas de choisir entre l’intelligence humaine et l’intelligence artificielle mais de faire en sorte que la seconde continue Ă  dĂ©velopper la premiĂšre ? Car au fond, le vĂ©ritable progrĂšs n’est pas de ne plus avoir besoin de penser. C’est d’avoir davantage de libertĂ©, de connaissances et de moyens pour penser par soi-mĂȘme.
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Pendant trĂšs longtemps, les grands changements arrivaient assez lentement pour que les humains aient le temps de les absorber. La roue a transformĂ© le transport et l’agriculture, mais sur des gĂ©nĂ©rations. L’imprimerie a bouleversĂ© la diffusion du savoir, puis l’école, la religion et la politique se sont progressivement rĂ©organisĂ©es. La machine Ă  vapeur a fait basculer des sociĂ©tĂ©s entiĂšres de la campagne vers l’usine ; ça a Ă©tĂ© violent, souvent douloureux, mais le basculement s’est Ă©talĂ© sur des dĂ©cennies. On avait le temps de voir, d’apprendre, de transmettre, de s’organiser autrement. MĂȘme Internet, arrivĂ© trĂšs vite Ă  l’échelle d’une vie humaine, laissait encore une marge : on pouvait s’y mettre progressivement, expĂ©rimenter, rater, recommencer. Aujourd’hui, quelque chose a changĂ© dans le rythme et dans la nature de ce qui change. Ce n’est plus seulement qu’il y a de nouveaux outils. C’est que plusieurs domaines avancent en mĂȘme temps, trĂšs vite, et que certains d’entre eux touchent directement Ă  ce qui nous dĂ©finit : le langage, la connaissance, la crĂ©ation, le travail intellectuel, la relation aux autres. L’intelligence artificielle, par exemple, ne se contente pas de « faire mieux » certaines tĂąches ; elle interroge ce que signifie savoir quelque chose, dĂ©cider, crĂ©er, ĂȘtre compĂ©tent. Ce sont des changements de paradigme, pas seulement des amĂ©liorations. Et ils arrivent empilĂ©s les uns sur les autres, dans un monde dĂ©jĂ  trĂšs connectĂ© oĂč les effets se propagent en mois plutĂŽt qu’en annĂ©es. Le problĂšme, c’est que notre cerveau et nos institutions n’ont pas Ă©tĂ© façonnĂ©s pour ça. MĂȘme quelqu’un de curieux, de volontaire, qui a envie de comprendre et de s’adapter, se retrouve souvent en surcharge. Il ne s’agit plus seulement d’apprendre une nouvelle technique. Il s’agit parfois de remettre en question des compĂ©tences dans lesquelles on a investi des annĂ©es, des façons de penser qu’on croyait solides, des places sociales qui reposaient sur une certaine raretĂ© du savoir. Ça demande de l’énergie, du temps, de la sĂ©curitĂ©, 
. Or, beaucoup de ces conditions manquent. Les Ă©coles, les entreprises, les administrations, les systĂšmes de protection Ă©voluent beaucoup plus lentement que la technique. On se retrouve donc seul face Ă  une accĂ©lĂ©ration qu’on sent bien rĂ©elle, sans mode d’emploi clair. Dans ce contexte, fermer les yeux devient une rĂ©action trĂšs humaine. Ce n’est pas forcĂ©ment de la bĂȘtise ou du refus obstinĂ©. C’est souvent de la fatigue, de l’incertitude, et parfois de la peur , peur de perdre ce qui nous donne de la valeur, peur de ne plus savoir oĂč l’on se situe, peur de l’inconnu. Le dĂ©ni ou la minimisation (« ce n’est qu’un outil de plus », « ça va se rĂ©guler tout seul ») permettent de continuer Ă  avancer un peu dans le quotidien sans ĂȘtre submergĂ©. C’est comprĂ©hensible. Mais est-ce vraiment tenable longtemps ? Jusqu’oĂč peut-on aller en fermant les yeux avant que le dĂ©calage ne devienne trop coĂ»teux, individuellement et collectivement ? Et si l’on voulait rester ouverts, de quoi aurions-nous vraiment besoin : du temps, des filets de sĂ©curitĂ©, des espaces pour expĂ©rimenter, des institutions qui suivent mieux le rythme ? Qu’est-ce qui, pour toi, rendrait cette adaptation moins Ă©crasante ?
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Croyez-vous encore que le SystĂšme votera pour rĂ©duire ces dĂ©penses ? Et si personne ne le fait volontairement
 que se passe-t-il le jour oĂč les marchĂ©s refusent de continuer Ă  financer le dĂ©ficit ? Les coupes arriveront-elles parce qu’on les aura choisies, ou parce qu’on n’aura plus le choix ? À ce moment-lĂ , qui paiera le prix des annĂ©es oĂč on a prĂ©fĂ©rĂ© continuer ?
Due to popular demand, below the same data for some other European countries. Finland and Belgium have already crossed the point of no return, where the majority of voters have a vested interest in preventing any meaningful reforms of absurd state spending. Another two countries enjoying the socialist party as long as someone else is willing to finance it. At some point markets will say enough is enough though, like they did with France, and will stop buying their bonds at affordable rates forcing spending cuts. The longer it takes, the more painful the necessary cuts will be. Enjoy the party while it lasts, it won’t last forever.
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Alors que les Pays-Bas annoncent une rĂ©duction de 16 % de leurs fonctionnaires d’ici 2035 (environ 25 000 postes sur 160 000), en s’appuyant notamment sur l’IA, la digitalisation et la simplification, le Service public de Wallonie (SPW) suit une tout autre trajectoire. Entre 2019 et 2025, les effectifs du SPW sont passĂ©s de 9 682 Ă  10 640 agents, soit une hausse d’environ 10 %. Cette progression intervient dans un contexte budgĂ©taire dĂ©jĂ  tendu et alors que de nombreux services publics wallons peinent Ă  rĂ©pondre aux attentes des citoyens et des entreprises. Face Ă  cette croissance, la rĂ©ponse wallonne consiste Ă  appliquer une norme de remplacement d’environ un dĂ©part sur trois. Avec environ 400 dĂ©parts naturels par an, cela se traduit par une rĂ©duction nette d’environ 250 agents annuels. Au total, le plan prĂ©voit une baisse d’environ 889 agents d’ici 2029, soit ~8 %. En clair : on revient grosso modo aux effectifs de 2019
 aprĂšs les avoir d’abord gonflĂ©s. Cette « rĂ©duction » est d’autant plus dĂ©risoire qu’elle ne repose sur aucun projet ambitieux de gains de productivitĂ© via l’IA ou une vraie simplification administrative, contrairement Ă  ce que font les Pays-Bas. Elle se limite Ă  freiner les recrutements pour contenir la masse salariale. RĂ©sultat : une hausse bien rĂ©elle, suivie d’un recul minimal qui ne change rien au fond. Pendant que d’autres administrations se prĂ©parent Ă  faire mieux avec moins grĂące aux outils numĂ©riques, la Wallonie se contente de revenir Ă  la case dĂ©part aprĂšs une dĂ©cennie de croissance des effectifs. Une ambition Ă  la hauteur des dĂ©fis ? Difficile de le croire. @J_Galant @GLBouchez @YVerougstraete
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Rapide lecture du prospectus S1 d'Anthropic (IPO). C'est décoiffant. Ce business est une machine à imprimer de l'argent. Revenus (ajustés pour kickbacks) de plus de 9 milliards par trimestre, x2 de trimestre en trimestre !!! Cash flow opérationnel déjà positif. (1/2)
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Tocqueville’s paradox: it is in the most equal societies that people find inequalities most intolerable.
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Et si le vrai risque n’était pas de perdre son emploi, mais de rester coincĂ© dans un poste qui n’a plus de sens et de ne plus avoir les moyens d’en sortir ? L’IA ne remplace pas les gens. Elle rend juste plus visible ce que beaucoup vivent dĂ©jĂ  en silence : la valeur d’une personne ne tient plus seulement Ă  ce qu’elle a appris il y a dix ou vingt ans. Elle tient Ă  sa capacitĂ© Ă  comprendre une situation nouvelle, Ă  apprendre vite, Ă  juger, Ă  inventer. Quand cette capacitĂ© est bloquĂ©e par des rĂšgles trop rigides, ce n’est plus seulement un problĂšme Ă©conomique. C’est un problĂšme humain. Beaucoup de gens dans des emplois stables n’y sont pas restĂ©s par paresse. Ils y sont restĂ©s pour la sĂ©curitĂ©, pour leurs enfants, pour ne pas tout reconstruire Ă  50 ans. On peut le comprendre. Mais il y a une diffĂ©rence entre protĂ©ger quelqu’un et l’enfermer. Quand changer de mission, d’équipe ou mĂȘme partir devient presque impossible, le statut qui devait rassurer commence Ă  peser. L’IA peut alors automatiser des tĂąches sans que la personne puisse facilement redĂ©ployer son expĂ©rience ailleurs. On lui retire des outils, sans lui ouvrir de portes. Le paradoxe est lĂ  : on investit dans des technologies qui Ă©largissent les possibles, tout en maintenant des organisations qui les restreignent. On parle d’adaptabilitĂ©, mais on rĂ©compense encore trop souvent l’immobilisme. On forme, mais on rend le changement trop coĂ»teux. Personne ne devrait ĂȘtre traitĂ© comme un coĂ»t Ă  supprimer. Mais personne non plus ne devrait ĂȘtre condamnĂ© Ă  un rĂŽle qui ne correspond plus Ă  rien, simplement parce que le systĂšme n’a pas prĂ©vu de sortie digne. La libertĂ© d’apprendre et d’agir n’est pas un luxe d’économiste. C’est ce qui permet Ă  quelqu’un de ne pas se sentir piĂ©gĂ© ni par une technologie, ni par les rĂšgles qui l’entourent. Alors la vraie question n’est peut-ĂȘtre pas « comment protĂ©ger les emplois figĂ©s », mais : comment aider les gens Ă  ne plus ĂȘtre figĂ©s dedans ?
L’intelligence artificielle nous oblige Ă  repenser le capital humain Et si l’intelligence artificielle nous conduisait Ă  revoir notre conception de la richesse humaine ? En 1964, Gary Becker montrait que l’éducation, la formation, l’expĂ©rience et la santĂ© pouvaient ĂȘtre analysĂ©es comme des investissements dans les capacitĂ©s productives des individus. Mais l’IA nous invite Ă  prolonger la rĂ©flexion : que devient la valeur d’une compĂ©tence lorsque son acquisition devient plus facile et que son exĂ©cution peut ĂȘtre automatisĂ©e ? Il serait prĂ©maturĂ© de tirer des conclusions dĂ©finitives sur l’avenir du travail. Une chose semble nĂ©anmoins se dessiner : la valeur Ă©conomique d’un savoir dĂ©pend aussi de sa raretĂ©, de son utilitĂ© et de la possibilitĂ© de le mobiliser autrement. Faut-il alors mesurer le capital humain uniquement Ă  partir des connaissances accumulĂ©es ? Ou faut-il Ă©galement considĂ©rer la capacitĂ© Ă  apprendre, Ă  s’adapter et Ă  dĂ©couvrir de nouvelles possibilitĂ©s ? Cette question rejoint une intuition de l’école autrichienne : les connaissances sont dispersĂ©es, les situations Ă©voluent et les opportunitĂ©s ne sont pas toutes connues Ă  l’avance. L’individu ne se contente pas d’appliquer un savoir existant ; il peut dĂ©couvrir des solutions, recombiner des connaissances et poursuivre des objectifs nouveaux. L’IA peut amplifier cette capacitĂ© en facilitant l’apprentissage et l’expĂ©rimentation. Mais ses rĂ©sultats dĂ©pendent aussi de la qualitĂ© des questions posĂ©es, du contexte, de la vĂ©rification des rĂ©ponses et du jugement de ceux qui l’utilisent. Automatiser une tĂąche ne signifie toutefois pas nĂ©cessairement crĂ©er davantage de valeur. Une technologie peut renforcer les contrĂŽles et les procĂ©dures, ou au contraire rĂ©duire les activitĂ©s inutiles et donner davantage d’autonomie Ă  ceux qui connaissent les problĂšmes de terrain. La diffĂ©rence tient autant aux choix organisationnels qu’à la technologie elle-mĂȘme. Il serait donc paradoxal d’investir dans des outils capables d’élargir les capacitĂ©s humaines tout en nĂ©gligeant les conditions qui permettent de les exercer : autonomie, apprentissage, initiative et libertĂ© d’expĂ©rimenter. L’accĂšs Ă  ces outils sera Ă©galement dĂ©terminant. S’ils restent concentrĂ©s entre les mains de quelques acteurs, l’IA peut renforcer certaines dĂ©pendances. S’ils se diffusent largement, elle peut abaisser les barriĂšres Ă  l’innovation et permettre Ă  davantage d’individus de crĂ©er de la valeur. Au fond, Becker nous aide Ă  comprendre pourquoi investir dans les capacitĂ©s humaines peut produire des bĂ©nĂ©fices Ă©conomiques. L’approche autrichienne rappelle que ces capacitĂ©s ne constituent pas un stock homogĂšne : elles dĂ©pendent des circonstances, des choix et de la possibilitĂ© de dĂ©couvrir de nouveaux usages. Et si le vĂ©ritable enjeu n’était plus seulement d’accumuler des compĂ©tences, mais de prĂ©server et de dĂ©velopper la capacitĂ© Ă  en acquĂ©rir de nouvelles ? Le progrĂšs technique peut accroĂźtre nos possibilitĂ©s. Encore faut-il laisser aux individus la libertĂ© de dĂ©velopper leurs capacitĂ©s, de les mettre en Ɠuvre et d’inventer des possibilitĂ©s nouvelles.
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Replying to @SystemLean
Avant, le capital humain, c'était ce qu'on savait. Maintenant, c'est la vitesse à laquelle on apprend. L'IA l'a fait passer du stock au flux.
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L’intelligence artificielle ne change pas la nature du capital humain : elle rend seulement plus Ă©vidente que la valeur ne rĂ©side pas dans un stock de connaissances accumulĂ©es, mais dans la capacitĂ© d’apprendre, de juger et de dĂ©couvrir dans des situations concrĂštes. Or cette capacitĂ© dĂ©pend moins de la technologie que des incitations, de la culture et de la libertĂ© laissĂ©e Ă  ceux qui paient le prix de leurs erreurs.
L’intelligence artificielle nous oblige Ă  repenser le capital humain Et si l’intelligence artificielle nous conduisait Ă  revoir notre conception de la richesse humaine ? En 1964, Gary Becker montrait que l’éducation, la formation, l’expĂ©rience et la santĂ© pouvaient ĂȘtre analysĂ©es comme des investissements dans les capacitĂ©s productives des individus. Mais l’IA nous invite Ă  prolonger la rĂ©flexion : que devient la valeur d’une compĂ©tence lorsque son acquisition devient plus facile et que son exĂ©cution peut ĂȘtre automatisĂ©e ? Il serait prĂ©maturĂ© de tirer des conclusions dĂ©finitives sur l’avenir du travail. Une chose semble nĂ©anmoins se dessiner : la valeur Ă©conomique d’un savoir dĂ©pend aussi de sa raretĂ©, de son utilitĂ© et de la possibilitĂ© de le mobiliser autrement. Faut-il alors mesurer le capital humain uniquement Ă  partir des connaissances accumulĂ©es ? Ou faut-il Ă©galement considĂ©rer la capacitĂ© Ă  apprendre, Ă  s’adapter et Ă  dĂ©couvrir de nouvelles possibilitĂ©s ? Cette question rejoint une intuition de l’école autrichienne : les connaissances sont dispersĂ©es, les situations Ă©voluent et les opportunitĂ©s ne sont pas toutes connues Ă  l’avance. L’individu ne se contente pas d’appliquer un savoir existant ; il peut dĂ©couvrir des solutions, recombiner des connaissances et poursuivre des objectifs nouveaux. L’IA peut amplifier cette capacitĂ© en facilitant l’apprentissage et l’expĂ©rimentation. Mais ses rĂ©sultats dĂ©pendent aussi de la qualitĂ© des questions posĂ©es, du contexte, de la vĂ©rification des rĂ©ponses et du jugement de ceux qui l’utilisent. Automatiser une tĂąche ne signifie toutefois pas nĂ©cessairement crĂ©er davantage de valeur. Une technologie peut renforcer les contrĂŽles et les procĂ©dures, ou au contraire rĂ©duire les activitĂ©s inutiles et donner davantage d’autonomie Ă  ceux qui connaissent les problĂšmes de terrain. La diffĂ©rence tient autant aux choix organisationnels qu’à la technologie elle-mĂȘme. Il serait donc paradoxal d’investir dans des outils capables d’élargir les capacitĂ©s humaines tout en nĂ©gligeant les conditions qui permettent de les exercer : autonomie, apprentissage, initiative et libertĂ© d’expĂ©rimenter. L’accĂšs Ă  ces outils sera Ă©galement dĂ©terminant. S’ils restent concentrĂ©s entre les mains de quelques acteurs, l’IA peut renforcer certaines dĂ©pendances. S’ils se diffusent largement, elle peut abaisser les barriĂšres Ă  l’innovation et permettre Ă  davantage d’individus de crĂ©er de la valeur. Au fond, Becker nous aide Ă  comprendre pourquoi investir dans les capacitĂ©s humaines peut produire des bĂ©nĂ©fices Ă©conomiques. L’approche autrichienne rappelle que ces capacitĂ©s ne constituent pas un stock homogĂšne : elles dĂ©pendent des circonstances, des choix et de la possibilitĂ© de dĂ©couvrir de nouveaux usages. Et si le vĂ©ritable enjeu n’était plus seulement d’accumuler des compĂ©tences, mais de prĂ©server et de dĂ©velopper la capacitĂ© Ă  en acquĂ©rir de nouvelles ? Le progrĂšs technique peut accroĂźtre nos possibilitĂ©s. Encore faut-il laisser aux individus la libertĂ© de dĂ©velopper leurs capacitĂ©s, de les mettre en Ɠuvre et d’inventer des possibilitĂ©s nouvelles.
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L’intelligence artificielle nous oblige Ă  repenser le capital humain Et si l’intelligence artificielle nous conduisait Ă  revoir notre conception de la richesse humaine ? En 1964, Gary Becker montrait que l’éducation, la formation, l’expĂ©rience et la santĂ© pouvaient ĂȘtre analysĂ©es comme des investissements dans les capacitĂ©s productives des individus. Mais l’IA nous invite Ă  prolonger la rĂ©flexion : que devient la valeur d’une compĂ©tence lorsque son acquisition devient plus facile et que son exĂ©cution peut ĂȘtre automatisĂ©e ? Il serait prĂ©maturĂ© de tirer des conclusions dĂ©finitives sur l’avenir du travail. Une chose semble nĂ©anmoins se dessiner : la valeur Ă©conomique d’un savoir dĂ©pend aussi de sa raretĂ©, de son utilitĂ© et de la possibilitĂ© de le mobiliser autrement. Faut-il alors mesurer le capital humain uniquement Ă  partir des connaissances accumulĂ©es ? Ou faut-il Ă©galement considĂ©rer la capacitĂ© Ă  apprendre, Ă  s’adapter et Ă  dĂ©couvrir de nouvelles possibilitĂ©s ? Cette question rejoint une intuition de l’école autrichienne : les connaissances sont dispersĂ©es, les situations Ă©voluent et les opportunitĂ©s ne sont pas toutes connues Ă  l’avance. L’individu ne se contente pas d’appliquer un savoir existant ; il peut dĂ©couvrir des solutions, recombiner des connaissances et poursuivre des objectifs nouveaux. L’IA peut amplifier cette capacitĂ© en facilitant l’apprentissage et l’expĂ©rimentation. Mais ses rĂ©sultats dĂ©pendent aussi de la qualitĂ© des questions posĂ©es, du contexte, de la vĂ©rification des rĂ©ponses et du jugement de ceux qui l’utilisent. Automatiser une tĂąche ne signifie toutefois pas nĂ©cessairement crĂ©er davantage de valeur. Une technologie peut renforcer les contrĂŽles et les procĂ©dures, ou au contraire rĂ©duire les activitĂ©s inutiles et donner davantage d’autonomie Ă  ceux qui connaissent les problĂšmes de terrain. La diffĂ©rence tient autant aux choix organisationnels qu’à la technologie elle-mĂȘme. Il serait donc paradoxal d’investir dans des outils capables d’élargir les capacitĂ©s humaines tout en nĂ©gligeant les conditions qui permettent de les exercer : autonomie, apprentissage, initiative et libertĂ© d’expĂ©rimenter. L’accĂšs Ă  ces outils sera Ă©galement dĂ©terminant. S’ils restent concentrĂ©s entre les mains de quelques acteurs, l’IA peut renforcer certaines dĂ©pendances. S’ils se diffusent largement, elle peut abaisser les barriĂšres Ă  l’innovation et permettre Ă  davantage d’individus de crĂ©er de la valeur. Au fond, Becker nous aide Ă  comprendre pourquoi investir dans les capacitĂ©s humaines peut produire des bĂ©nĂ©fices Ă©conomiques. L’approche autrichienne rappelle que ces capacitĂ©s ne constituent pas un stock homogĂšne : elles dĂ©pendent des circonstances, des choix et de la possibilitĂ© de dĂ©couvrir de nouveaux usages. Et si le vĂ©ritable enjeu n’était plus seulement d’accumuler des compĂ©tences, mais de prĂ©server et de dĂ©velopper la capacitĂ© Ă  en acquĂ©rir de nouvelles ? Le progrĂšs technique peut accroĂźtre nos possibilitĂ©s. Encore faut-il laisser aux individus la libertĂ© de dĂ©velopper leurs capacitĂ©s, de les mettre en Ɠuvre et d’inventer des possibilitĂ©s nouvelles.
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Le marchĂ© fait au contraire Ɠuvre de modestie, en donnant le pouvoir Ă  une myriade d’individus. Celui qui se prend pour Dieu, c’est le planificateur que vous adulez, et qui croĂźt connaĂźtre les prĂ©fĂ©rences et les besoins de tout le monde mieux qu’eux-mĂȘmes.
Pourquoi les nĂ©o-libĂ©raux partent toujours du principe que le marchĂ© c'est Dieu et qu'il a toujours raison ? Ils veulent que le marchĂ© agisse comme un chien de garde contre la dĂ©mocratie (Ils dĂ©testent la dĂ©mocratie qd elle va pas ds l'intĂ©rĂȘt du Capital). Vivement LFI en 2027 !
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MĂ©lenchon veut mettre l’économie en laisse : les prix, les logements, les entreprises
 BientĂŽt, il ne manquera plus que le Gosplan de Staline et un bureau pour dĂ©cider de ce qu’on a le droit de penser. Enfin, avec une diffĂ©rence : Staline avait des plans quinquennaux. MĂ©lenchon, lui, veut tout rĂ©gler avant mĂȘme que vous ayez fini de lire le programme.
MĂȘme Staline Ă©tait moins communiste que ce dĂ©gĂ©nĂ©rĂ©.
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La vraie question n’est pas ce que l’État promet de redistribuer, mais le pouvoir qu’on lui donne de dĂ©cider Ă  notre place.
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Jean-Luc MĂ©lenchon affirme que, s'il Ă©tait au pouvoir, il serait bien obligĂ© de remettre en cause la propriĂ©tĂ© privĂ©e. Donc d'enfreindre la DĂ©claration des droits de l'Homme et son article 2, le droit constitutionnel français, la jurisprudence du Conseil d'Etat, du droit europĂ©en, etc. Amusant : ce garçon se croit toujours en 1917, Ă  Moscou. 🙂
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Replying to @bernardfourny
Non. Ces 100, tu ne les produis pas tout seul. Sans le capital, les outils et l’organisation de l’entreprise, tu en produirais bien moins. Le salaire de 30, c’est le prix de marchĂ© de ton travail que tu as nĂ©gociĂ© (contrat), pas un vol. Tu es libre d’aller ailleurs. L’État, lui, te prĂ©lĂšve de force. C’est ça le vrai problĂšme.
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Le postulant Dictateur @JLMelenchon veut tout simplement supprimer la propriété privé. Il foule au pied l'article 2. de la DDHC de 1789 ! "Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l'Homme. Ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté, et la résistance à l'oppression."
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Replying to @bernardfourny
Le clown, dans cette histoire, ce n’est pas celui qui dĂ©fend la propriĂ©tĂ© privĂ©e. C’est celui qui croit encore que le salariat est du vol et que la solution est de donner plus de pouvoir Ă  l’État pour dĂ©cider Ă  la place des gens.
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Peut-on ĂȘtre libre si l’on ne dispose pas du fruit de son propre travail ? La libertĂ© n’est pas une abstraction ni un slogan. Elle repose sur une rĂ©alitĂ© concrĂšte : pouvoir disposer de ce que l’on gagne, Ă©pargner, investir, entreprendre, transmettre et choisir son avenir. Sans cette autonomie matĂ©rielle, la libertĂ© risque de devenir un droit thĂ©orique, dont l’exercice dĂ©pend de la volontĂ© de ceux qui dĂ©tiennent le pouvoir. La propriĂ©tĂ© privĂ©e n’est pas une injustice Ă  corriger par principe. Elle est l’un des contre-pouvoirs essentiels Ă  l’arbitraire. Elle permet Ă  chacun de dĂ©cider pour lui-mĂȘme, plutĂŽt que de dĂ©pendre entiĂšrement des dĂ©cisions d’une autoritĂ© politique ou administrative. Quand le pouvoir de disposer des ressources se concentre, le pouvoir de dĂ©cider de la vie des autres se concentre aussi. C’est lĂ  que se situe le dĂ©saccord fondamental avec la logique collectiviste : au nom d’une justice dĂ©finie politiquement, on risque de transfĂ©rer progressivement les choix des individus vers ceux qui prĂ©tendent savoir mieux qu’eux ce qu’il convient de faire de leurs ressources. Or, ceux qui dĂ©cident ne supportent pas toujours les consĂ©quences de leurs dĂ©cisions. La concentration du pouvoir favorise alors les privilĂšges, les arbitrages politiques et la dĂ©pendance. Cela ne signifie pas que tout impĂŽt est illĂ©gitime ni que toute rĂšgle collective porte atteinte Ă  la libertĂ©. La question est celle des limites : jusqu’oĂč peut-on prĂ©lever, contraindre ou interdire sans affaiblir l’autonomie que l’on prĂ©tend protĂ©ger ? En 1789, les auteurs de la DĂ©claration des droits de l’homme et du citoyen ont reconnu la propriĂ©tĂ© comme un droit « inviolable et sacrĂ© ». Ce n’était pas anodin : l’article 17 encadre strictement la privation de propriĂ©tĂ© et exige notamment une nĂ©cessitĂ© publique lĂ©galement constatĂ©e et une juste indemnitĂ©. La propriĂ©tĂ© n’est donc pas simplement une affaire d’argent. C’est la possibilitĂ© de dire non, de prendre des risques, de construire quelque chose et de ne pas devoir solliciter la permission d’un pouvoir pour chaque choix important de son existence. Le fruit de son travail n’est pas un privilĂšge accordĂ© par l’État. C’est ce qui permet Ă  chacun de rester maĂźtre de ses choix. Une sociĂ©tĂ© libre ne se mesure pas seulement Ă  ce qu’elle promet Ă  ses citoyens, mais aussi Ă  la libertĂ© qu’elle leur laisse de dĂ©cider par eux-mĂȘmes.
Peut-on encore ĂȘtre libre si l’on ne dispose pas du fruit de son propre travail ?
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