Replying to @AlainBeera
Merci pour votre rĂ©ponse. Oui, mais cette nature ne nous condamne pourtant pas Ă la subir passivement. Câest pourquoi nos systĂšmes (Ă©ducation, organisation du travail, culture de la curiositĂ©, feedback clair sur les rĂ©sultats) doivent sâadapter pour rendre lâeffort de penser plus attractif et mieux rĂ©compensĂ© que la pure substitution.
On doit dĂšs Ă prĂ©sent rĂ©flĂ©chir sur le comment concevoir des conditions oĂč dĂ©velopper ses capacitĂ©s devient le chemin le plus « simple » et le plus satisfaisant.
Ce nâest plus seulement la vitesse qui change : câest le rapport entre le rythme des ruptures et notre capacitĂ© Ă les absorber.
Les institutions, nos compĂ©tences, nos places sociales,,.. bougent encore Ă lâĂ©chelle des annĂ©es. La technique, elle, avance en mois. Le dĂ©calage se creuse en silence.
Pendant trĂšs longtemps, les grands changements arrivaient assez lentement pour que les humains aient le temps de les absorber. La roue a transformĂ© le transport et lâagriculture, mais sur des gĂ©nĂ©rations. Lâimprimerie a bouleversĂ© la diffusion du savoir, puis lâĂ©cole, la religion et la politique se sont progressivement rĂ©organisĂ©es. La machine Ă vapeur a fait basculer des sociĂ©tĂ©s entiĂšres de la campagne vers lâusine ; ça a Ă©tĂ© violent, souvent douloureux, mais le basculement sâest Ă©talĂ© sur des dĂ©cennies. On avait le temps de voir, dâapprendre, de transmettre, de sâorganiser autrement.
MĂȘme Internet, arrivĂ© trĂšs vite Ă lâĂ©chelle dâune vie humaine, laissait encore une marge : on pouvait sây mettre progressivement, expĂ©rimenter, rater, recommencer.
Aujourdâhui, quelque chose a changĂ© dans le rythme et dans la nature de ce qui change. Ce nâest plus seulement quâil y a de nouveaux outils. Câest que plusieurs domaines avancent en mĂȘme temps, trĂšs vite, et que certains dâentre eux touchent directement Ă ce qui nous dĂ©finit : le langage, la connaissance, la crĂ©ation, le travail intellectuel, la relation aux autres. Lâintelligence artificielle, par exemple, ne se contente pas de « faire mieux » certaines tĂąches ; elle interroge ce que signifie savoir quelque chose, dĂ©cider, crĂ©er, ĂȘtre compĂ©tent.
Ce sont des changements de paradigme, pas seulement des amĂ©liorations. Et ils arrivent empilĂ©s les uns sur les autres, dans un monde dĂ©jĂ trĂšs connectĂ© oĂč les effets se propagent en mois plutĂŽt quâen annĂ©es.
Le problĂšme, câest que notre cerveau et nos institutions nâont pas Ă©tĂ© façonnĂ©s pour ça. MĂȘme quelquâun de curieux, de volontaire, qui a envie de comprendre et de sâadapter, se retrouve souvent en surcharge. Il ne sâagit plus seulement dâapprendre une nouvelle technique. Il sâagit parfois de remettre en question des compĂ©tences dans lesquelles on a investi des annĂ©es, des façons de penser quâon croyait solides, des places sociales qui reposaient sur une certaine raretĂ© du savoir. Ăa demande de lâĂ©nergie, du temps, de la sĂ©curitĂ©, âŠ. Or, beaucoup de ces conditions manquent.
Les Ă©coles, les entreprises, les administrations, les systĂšmes de protection Ă©voluent beaucoup plus lentement que la technique. On se retrouve donc seul face Ă une accĂ©lĂ©ration quâon sent bien rĂ©elle, sans mode dâemploi clair.
Dans ce contexte, fermer les yeux devient une rĂ©action trĂšs humaine. Ce nâest pas forcĂ©ment de la bĂȘtise ou du refus obstinĂ©. Câest souvent de la fatigue, de lâincertitude, et parfois de la peur , peur de perdre ce qui nous donne de la valeur, peur de ne plus savoir oĂč lâon se situe, peur de lâinconnu.
Le dĂ©ni ou la minimisation (« ce nâest quâun outil de plus », « ça va se rĂ©guler tout seul ») permettent de continuer Ă avancer un peu dans le quotidien sans ĂȘtre submergĂ©. Câest comprĂ©hensible.
Mais est-ce vraiment tenable longtemps ? JusquâoĂč peut-on aller en fermant les yeux avant que le dĂ©calage ne devienne trop coĂ»teux, individuellement et collectivement ? Et si lâon voulait rester ouverts, de quoi aurions-nous vraiment besoin : du temps, des filets de sĂ©curitĂ©, des espaces pour expĂ©rimenter, des institutions qui suivent mieux le rythme ?
Quâest-ce qui, pour toi, rendrait cette adaptation moins Ă©crasante ?
Utilisons-nous lâIA pour augmenter nos capacitĂ©s cognitives ou pour nous substituer Ă lâeffort qui permet de les dĂ©velopper ?
Et si lâenjeu nâest pas de choisir entre lâintelligence humaine et lâintelligence artificielle mais de faire en sorte que la seconde continue Ă dĂ©velopper la premiĂšre ?
Car au fond, le vĂ©ritable progrĂšs nâest pas de ne plus avoir besoin de penser. Câest dâavoir davantage de libertĂ©, de connaissances et de moyens pour penser par soi-mĂȘme.
Pendant trĂšs longtemps, les grands changements arrivaient assez lentement pour que les humains aient le temps de les absorber. La roue a transformĂ© le transport et lâagriculture, mais sur des gĂ©nĂ©rations. Lâimprimerie a bouleversĂ© la diffusion du savoir, puis lâĂ©cole, la religion et la politique se sont progressivement rĂ©organisĂ©es. La machine Ă vapeur a fait basculer des sociĂ©tĂ©s entiĂšres de la campagne vers lâusine ; ça a Ă©tĂ© violent, souvent douloureux, mais le basculement sâest Ă©talĂ© sur des dĂ©cennies. On avait le temps de voir, dâapprendre, de transmettre, de sâorganiser autrement.
MĂȘme Internet, arrivĂ© trĂšs vite Ă lâĂ©chelle dâune vie humaine, laissait encore une marge : on pouvait sây mettre progressivement, expĂ©rimenter, rater, recommencer.
Aujourdâhui, quelque chose a changĂ© dans le rythme et dans la nature de ce qui change. Ce nâest plus seulement quâil y a de nouveaux outils. Câest que plusieurs domaines avancent en mĂȘme temps, trĂšs vite, et que certains dâentre eux touchent directement Ă ce qui nous dĂ©finit : le langage, la connaissance, la crĂ©ation, le travail intellectuel, la relation aux autres. Lâintelligence artificielle, par exemple, ne se contente pas de « faire mieux » certaines tĂąches ; elle interroge ce que signifie savoir quelque chose, dĂ©cider, crĂ©er, ĂȘtre compĂ©tent.
Ce sont des changements de paradigme, pas seulement des amĂ©liorations. Et ils arrivent empilĂ©s les uns sur les autres, dans un monde dĂ©jĂ trĂšs connectĂ© oĂč les effets se propagent en mois plutĂŽt quâen annĂ©es.
Le problĂšme, câest que notre cerveau et nos institutions nâont pas Ă©tĂ© façonnĂ©s pour ça. MĂȘme quelquâun de curieux, de volontaire, qui a envie de comprendre et de sâadapter, se retrouve souvent en surcharge. Il ne sâagit plus seulement dâapprendre une nouvelle technique. Il sâagit parfois de remettre en question des compĂ©tences dans lesquelles on a investi des annĂ©es, des façons de penser quâon croyait solides, des places sociales qui reposaient sur une certaine raretĂ© du savoir. Ăa demande de lâĂ©nergie, du temps, de la sĂ©curitĂ©, âŠ. Or, beaucoup de ces conditions manquent.
Les Ă©coles, les entreprises, les administrations, les systĂšmes de protection Ă©voluent beaucoup plus lentement que la technique. On se retrouve donc seul face Ă une accĂ©lĂ©ration quâon sent bien rĂ©elle, sans mode dâemploi clair.
Dans ce contexte, fermer les yeux devient une rĂ©action trĂšs humaine. Ce nâest pas forcĂ©ment de la bĂȘtise ou du refus obstinĂ©. Câest souvent de la fatigue, de lâincertitude, et parfois de la peur , peur de perdre ce qui nous donne de la valeur, peur de ne plus savoir oĂč lâon se situe, peur de lâinconnu.
Le dĂ©ni ou la minimisation (« ce nâest quâun outil de plus », « ça va se rĂ©guler tout seul ») permettent de continuer Ă avancer un peu dans le quotidien sans ĂȘtre submergĂ©. Câest comprĂ©hensible.
Mais est-ce vraiment tenable longtemps ? JusquâoĂč peut-on aller en fermant les yeux avant que le dĂ©calage ne devienne trop coĂ»teux, individuellement et collectivement ? Et si lâon voulait rester ouverts, de quoi aurions-nous vraiment besoin : du temps, des filets de sĂ©curitĂ©, des espaces pour expĂ©rimenter, des institutions qui suivent mieux le rythme ?
Quâest-ce qui, pour toi, rendrait cette adaptation moins Ă©crasante ?
Croyez-vous encore que le SystÚme votera pour réduire ces dépenses ?
Et si personne ne le fait volontairementâŠ
que se passe-t-il le jour oĂč les marchĂ©s refusent de continuer Ă financer le dĂ©ficit ?
Les coupes arriveront-elles parce quâon les aura choisies, ou parce quâon nâaura plus le choix ?
Ă ce moment-lĂ , qui paiera le prix des annĂ©es oĂč on a prĂ©fĂ©rĂ© continuer ?
Due to popular demand, below the same data for some other European countries. Finland and Belgium have already crossed the point of no return, where the majority of voters have a vested interest in preventing any meaningful reforms of absurd state spending. Another two countries enjoying the socialist party as long as someone else is willing to finance it. At some point markets will say enough is enough though, like they did with France, and will stop buying their bonds at affordable rates forcing spending cuts.
The longer it takes, the more painful the necessary cuts will be. Enjoy the party while it lasts, it wonât last forever.
Alors que les Pays-Bas annoncent une rĂ©duction de 16 % de leurs fonctionnaires dâici 2035 (environ 25 000 postes sur 160 000), en sâappuyant notamment sur lâIA, la digitalisation et la simplification, le Service public de Wallonie (SPW) suit une tout autre trajectoire.
Entre 2019 et 2025, les effectifs du SPW sont passĂ©s de 9 682 Ă 10 640 agents, soit une hausse dâenviron 10 %. Cette progression intervient dans un contexte budgĂ©taire dĂ©jĂ tendu et alors que de nombreux services publics wallons peinent Ă rĂ©pondre aux attentes des citoyens et des entreprises.
Face Ă cette croissance, la rĂ©ponse wallonne consiste Ă appliquer une norme de remplacement dâenviron un dĂ©part sur trois. Avec environ 400 dĂ©parts naturels par an, cela se traduit par une rĂ©duction nette dâenviron 250 agents annuels.
Au total, le plan prĂ©voit une baisse dâenviron 889 agents dâici 2029, soit ~8 %. En clair : on revient grosso modo aux effectifs de 2019⊠aprĂšs les avoir dâabord gonflĂ©s.
Cette « rĂ©duction » est dâautant plus dĂ©risoire quâelle ne repose sur aucun projet ambitieux de gains de productivitĂ© via lâIA ou une vraie simplification administrative, contrairement Ă ce que font les Pays-Bas. Elle se limite Ă freiner les recrutements pour contenir la masse salariale.
RĂ©sultat : une hausse bien rĂ©elle, suivie dâun recul minimal qui ne change rien au fond.
Pendant que dâautres administrations se prĂ©parent Ă faire mieux avec moins grĂące aux outils numĂ©riques, la Wallonie se contente de revenir Ă la case dĂ©part aprĂšs une dĂ©cennie de croissance des effectifs. Une ambition Ă la hauteur des dĂ©fis ? Difficile de le croire. @J_Galant @GLBouchez @YVerougstraete
Les Pays-Bas annoncent une baisse de 16% du nombre de fonctionnaires dans les prochaines annĂ©es grĂące Ă lâIA. nltimes.nl/2026/10/26/dutch-âŠ
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Rapide lecture du prospectus S1 d'Anthropic (IPO).
C'est décoiffant. Ce business est une machine à imprimer de l'argent.
Revenus (ajustés pour kickbacks) de plus de 9 milliards par trimestre, x2 de trimestre en trimestre !!!
Cash flow opérationnel déjà positif.
(1/2)
System đ€ retweeted
Tocquevilleâs paradox: it is in the most equal societies that people find inequalities most intolerable.
Et si le vrai risque nâĂ©tait pas de perdre son emploi, mais de rester coincĂ© dans un poste qui nâa plus de sens et de ne plus avoir les moyens dâen sortir ?
LâIA ne remplace pas les gens. Elle rend juste plus visible ce que beaucoup vivent dĂ©jĂ en silence : la valeur dâune personne ne tient plus seulement Ă ce quâelle a appris il y a dix ou vingt ans. Elle tient Ă sa capacitĂ© Ă comprendre une situation nouvelle, Ă apprendre vite, Ă juger, Ă inventer. Quand cette capacitĂ© est bloquĂ©e par des rĂšgles trop rigides, ce nâest plus seulement un problĂšme Ă©conomique. Câest un problĂšme humain.
Beaucoup de gens dans des emplois stables nây sont pas restĂ©s par paresse. Ils y sont restĂ©s pour la sĂ©curitĂ©, pour leurs enfants, pour ne pas tout reconstruire Ă 50 ans. On peut le comprendre. Mais il y a une diffĂ©rence entre protĂ©ger quelquâun et lâenfermer.
Quand changer de mission, dâĂ©quipe ou mĂȘme partir devient presque impossible, le statut qui devait rassurer commence Ă peser.
LâIA peut alors automatiser des tĂąches sans que la personne puisse facilement redĂ©ployer son expĂ©rience ailleurs. On lui retire des outils, sans lui ouvrir de portes.
Le paradoxe est là : on investit dans des technologies qui élargissent les possibles, tout en maintenant des organisations qui les restreignent.
On parle dâadaptabilitĂ©, mais on rĂ©compense encore trop souvent lâimmobilisme. On forme, mais on rend le changement trop coĂ»teux.
Personne ne devrait ĂȘtre traitĂ© comme un coĂ»t Ă supprimer. Mais personne non plus ne devrait ĂȘtre condamnĂ© Ă un rĂŽle qui ne correspond plus Ă rien, simplement parce que le systĂšme nâa pas prĂ©vu de sortie digne.
La libertĂ© dâapprendre et dâagir nâest pas un luxe dâĂ©conomiste. Câest ce qui permet Ă quelquâun de ne pas se sentir piĂ©gĂ© ni par une technologie, ni par les rĂšgles qui lâentourent.
Alors la vraie question nâest peut-ĂȘtre pas « comment protĂ©ger les emplois figĂ©s », mais : comment aider les gens Ă ne plus ĂȘtre figĂ©s dedans ?
Lâintelligence artificielle nous oblige Ă repenser le capital humain
Et si lâintelligence artificielle nous conduisait Ă revoir notre conception de la richesse humaine ?
En 1964, Gary Becker montrait que lâĂ©ducation, la formation, lâexpĂ©rience et la santĂ© pouvaient ĂȘtre analysĂ©es comme des investissements dans les capacitĂ©s productives des individus. Mais lâIA nous invite Ă prolonger la rĂ©flexion : que devient la valeur dâune compĂ©tence lorsque son acquisition devient plus facile et que son exĂ©cution peut ĂȘtre automatisĂ©e ?
Il serait prĂ©maturĂ© de tirer des conclusions dĂ©finitives sur lâavenir du travail. Une chose semble nĂ©anmoins se dessiner : la valeur Ă©conomique dâun savoir dĂ©pend aussi de sa raretĂ©, de son utilitĂ© et de la possibilitĂ© de le mobiliser autrement.
Faut-il alors mesurer le capital humain uniquement Ă partir des connaissances accumulĂ©es ? Ou faut-il Ă©galement considĂ©rer la capacitĂ© Ă apprendre, Ă sâadapter et Ă dĂ©couvrir de nouvelles possibilitĂ©s ?
Cette question rejoint une intuition de lâĂ©cole autrichienne : les connaissances sont dispersĂ©es, les situations Ă©voluent et les opportunitĂ©s ne sont pas toutes connues Ă lâavance. Lâindividu ne se contente pas dâappliquer un savoir existant ; il peut dĂ©couvrir des solutions, recombiner des connaissances et poursuivre des objectifs nouveaux.
LâIA peut amplifier cette capacitĂ© en facilitant lâapprentissage et lâexpĂ©rimentation. Mais ses rĂ©sultats dĂ©pendent aussi de la qualitĂ© des questions posĂ©es, du contexte, de la vĂ©rification des rĂ©ponses et du jugement de ceux qui lâutilisent.
Automatiser une tĂąche ne signifie toutefois pas nĂ©cessairement crĂ©er davantage de valeur. Une technologie peut renforcer les contrĂŽles et les procĂ©dures, ou au contraire rĂ©duire les activitĂ©s inutiles et donner davantage dâautonomie Ă ceux qui connaissent les problĂšmes de terrain. La diffĂ©rence tient autant aux choix organisationnels quâĂ la technologie elle-mĂȘme.
Il serait donc paradoxal dâinvestir dans des outils capables dâĂ©largir les capacitĂ©s humaines tout en nĂ©gligeant les conditions qui permettent de les exercer : autonomie, apprentissage, initiative et libertĂ© dâexpĂ©rimenter.
LâaccĂšs Ă ces outils sera Ă©galement dĂ©terminant. Sâils restent concentrĂ©s entre les mains de quelques acteurs, lâIA peut renforcer certaines dĂ©pendances. Sâils se diffusent largement, elle peut abaisser les barriĂšres Ă lâinnovation et permettre Ă davantage dâindividus de crĂ©er de la valeur.
Au fond, Becker nous aide Ă comprendre pourquoi investir dans les capacitĂ©s humaines peut produire des bĂ©nĂ©fices Ă©conomiques. Lâapproche autrichienne rappelle que ces capacitĂ©s ne constituent pas un stock homogĂšne : elles dĂ©pendent des circonstances, des choix et de la possibilitĂ© de dĂ©couvrir de nouveaux usages.
Et si le vĂ©ritable enjeu nâĂ©tait plus seulement dâaccumuler des compĂ©tences, mais de prĂ©server et de dĂ©velopper la capacitĂ© Ă en acquĂ©rir de nouvelles ?
Le progrĂšs technique peut accroĂźtre nos possibilitĂ©s. Encore faut-il laisser aux individus la libertĂ© de dĂ©velopper leurs capacitĂ©s, de les mettre en Ćuvre et dâinventer des possibilitĂ©s nouvelles.
System đ€ retweeted
Replying to @SystemLean
Avant, le capital humain, c'était ce qu'on savait. Maintenant, c'est la vitesse à laquelle on apprend. L'IA l'a fait passer du stock au flux.
Lâintelligence artificielle ne change pas la nature du capital humain : elle rend seulement plus Ă©vidente que la valeur ne rĂ©side pas dans un stock de connaissances accumulĂ©es, mais dans la capacitĂ© dâapprendre, de juger et de dĂ©couvrir dans des situations concrĂštes.
Or cette capacité dépend moins de la technologie que des incitations, de la culture et de la liberté laissée à ceux qui paient le prix de leurs erreurs.
Lâintelligence artificielle nous oblige Ă repenser le capital humain
Et si lâintelligence artificielle nous conduisait Ă revoir notre conception de la richesse humaine ?
En 1964, Gary Becker montrait que lâĂ©ducation, la formation, lâexpĂ©rience et la santĂ© pouvaient ĂȘtre analysĂ©es comme des investissements dans les capacitĂ©s productives des individus. Mais lâIA nous invite Ă prolonger la rĂ©flexion : que devient la valeur dâune compĂ©tence lorsque son acquisition devient plus facile et que son exĂ©cution peut ĂȘtre automatisĂ©e ?
Il serait prĂ©maturĂ© de tirer des conclusions dĂ©finitives sur lâavenir du travail. Une chose semble nĂ©anmoins se dessiner : la valeur Ă©conomique dâun savoir dĂ©pend aussi de sa raretĂ©, de son utilitĂ© et de la possibilitĂ© de le mobiliser autrement.
Faut-il alors mesurer le capital humain uniquement Ă partir des connaissances accumulĂ©es ? Ou faut-il Ă©galement considĂ©rer la capacitĂ© Ă apprendre, Ă sâadapter et Ă dĂ©couvrir de nouvelles possibilitĂ©s ?
Cette question rejoint une intuition de lâĂ©cole autrichienne : les connaissances sont dispersĂ©es, les situations Ă©voluent et les opportunitĂ©s ne sont pas toutes connues Ă lâavance. Lâindividu ne se contente pas dâappliquer un savoir existant ; il peut dĂ©couvrir des solutions, recombiner des connaissances et poursuivre des objectifs nouveaux.
LâIA peut amplifier cette capacitĂ© en facilitant lâapprentissage et lâexpĂ©rimentation. Mais ses rĂ©sultats dĂ©pendent aussi de la qualitĂ© des questions posĂ©es, du contexte, de la vĂ©rification des rĂ©ponses et du jugement de ceux qui lâutilisent.
Automatiser une tĂąche ne signifie toutefois pas nĂ©cessairement crĂ©er davantage de valeur. Une technologie peut renforcer les contrĂŽles et les procĂ©dures, ou au contraire rĂ©duire les activitĂ©s inutiles et donner davantage dâautonomie Ă ceux qui connaissent les problĂšmes de terrain. La diffĂ©rence tient autant aux choix organisationnels quâĂ la technologie elle-mĂȘme.
Il serait donc paradoxal dâinvestir dans des outils capables dâĂ©largir les capacitĂ©s humaines tout en nĂ©gligeant les conditions qui permettent de les exercer : autonomie, apprentissage, initiative et libertĂ© dâexpĂ©rimenter.
LâaccĂšs Ă ces outils sera Ă©galement dĂ©terminant. Sâils restent concentrĂ©s entre les mains de quelques acteurs, lâIA peut renforcer certaines dĂ©pendances. Sâils se diffusent largement, elle peut abaisser les barriĂšres Ă lâinnovation et permettre Ă davantage dâindividus de crĂ©er de la valeur.
Au fond, Becker nous aide Ă comprendre pourquoi investir dans les capacitĂ©s humaines peut produire des bĂ©nĂ©fices Ă©conomiques. Lâapproche autrichienne rappelle que ces capacitĂ©s ne constituent pas un stock homogĂšne : elles dĂ©pendent des circonstances, des choix et de la possibilitĂ© de dĂ©couvrir de nouveaux usages.
Et si le vĂ©ritable enjeu nâĂ©tait plus seulement dâaccumuler des compĂ©tences, mais de prĂ©server et de dĂ©velopper la capacitĂ© Ă en acquĂ©rir de nouvelles ?
Le progrĂšs technique peut accroĂźtre nos possibilitĂ©s. Encore faut-il laisser aux individus la libertĂ© de dĂ©velopper leurs capacitĂ©s, de les mettre en Ćuvre et dâinventer des possibilitĂ©s nouvelles.
Lâintelligence artificielle nous oblige Ă repenser le capital humain
Et si lâintelligence artificielle nous conduisait Ă revoir notre conception de la richesse humaine ?
En 1964, Gary Becker montrait que lâĂ©ducation, la formation, lâexpĂ©rience et la santĂ© pouvaient ĂȘtre analysĂ©es comme des investissements dans les capacitĂ©s productives des individus. Mais lâIA nous invite Ă prolonger la rĂ©flexion : que devient la valeur dâune compĂ©tence lorsque son acquisition devient plus facile et que son exĂ©cution peut ĂȘtre automatisĂ©e ?
Il serait prĂ©maturĂ© de tirer des conclusions dĂ©finitives sur lâavenir du travail. Une chose semble nĂ©anmoins se dessiner : la valeur Ă©conomique dâun savoir dĂ©pend aussi de sa raretĂ©, de son utilitĂ© et de la possibilitĂ© de le mobiliser autrement.
Faut-il alors mesurer le capital humain uniquement Ă partir des connaissances accumulĂ©es ? Ou faut-il Ă©galement considĂ©rer la capacitĂ© Ă apprendre, Ă sâadapter et Ă dĂ©couvrir de nouvelles possibilitĂ©s ?
Cette question rejoint une intuition de lâĂ©cole autrichienne : les connaissances sont dispersĂ©es, les situations Ă©voluent et les opportunitĂ©s ne sont pas toutes connues Ă lâavance. Lâindividu ne se contente pas dâappliquer un savoir existant ; il peut dĂ©couvrir des solutions, recombiner des connaissances et poursuivre des objectifs nouveaux.
LâIA peut amplifier cette capacitĂ© en facilitant lâapprentissage et lâexpĂ©rimentation. Mais ses rĂ©sultats dĂ©pendent aussi de la qualitĂ© des questions posĂ©es, du contexte, de la vĂ©rification des rĂ©ponses et du jugement de ceux qui lâutilisent.
Automatiser une tĂąche ne signifie toutefois pas nĂ©cessairement crĂ©er davantage de valeur. Une technologie peut renforcer les contrĂŽles et les procĂ©dures, ou au contraire rĂ©duire les activitĂ©s inutiles et donner davantage dâautonomie Ă ceux qui connaissent les problĂšmes de terrain. La diffĂ©rence tient autant aux choix organisationnels quâĂ la technologie elle-mĂȘme.
Il serait donc paradoxal dâinvestir dans des outils capables dâĂ©largir les capacitĂ©s humaines tout en nĂ©gligeant les conditions qui permettent de les exercer : autonomie, apprentissage, initiative et libertĂ© dâexpĂ©rimenter.
LâaccĂšs Ă ces outils sera Ă©galement dĂ©terminant. Sâils restent concentrĂ©s entre les mains de quelques acteurs, lâIA peut renforcer certaines dĂ©pendances. Sâils se diffusent largement, elle peut abaisser les barriĂšres Ă lâinnovation et permettre Ă davantage dâindividus de crĂ©er de la valeur.
Au fond, Becker nous aide Ă comprendre pourquoi investir dans les capacitĂ©s humaines peut produire des bĂ©nĂ©fices Ă©conomiques. Lâapproche autrichienne rappelle que ces capacitĂ©s ne constituent pas un stock homogĂšne : elles dĂ©pendent des circonstances, des choix et de la possibilitĂ© de dĂ©couvrir de nouveaux usages.
Et si le vĂ©ritable enjeu nâĂ©tait plus seulement dâaccumuler des compĂ©tences, mais de prĂ©server et de dĂ©velopper la capacitĂ© Ă en acquĂ©rir de nouvelles ?
Le progrĂšs technique peut accroĂźtre nos possibilitĂ©s. Encore faut-il laisser aux individus la libertĂ© de dĂ©velopper leurs capacitĂ©s, de les mettre en Ćuvre et dâinventer des possibilitĂ©s nouvelles.
System đ€ retweeted
Le marchĂ© fait au contraire Ćuvre de modestie, en donnant le pouvoir Ă une myriade dâindividus. Celui qui se prend pour Dieu, câest le planificateur que vous adulez, et qui croĂźt connaĂźtre les prĂ©fĂ©rences et les besoins de tout le monde mieux quâeux-mĂȘmes.
MĂ©lenchon veut mettre lâĂ©conomie en laisse : les prix, les logements, les entreprises⊠BientĂŽt, il ne manquera plus que le Gosplan de Staline et un bureau pour dĂ©cider de ce quâon a le droit de penser.
Enfin, avec une diffĂ©rence : Staline avait des plans quinquennaux. MĂ©lenchon, lui, veut tout rĂ©gler avant mĂȘme que vous ayez fini de lire le programme.
La vraie question nâest pas ce que lâĂtat promet de redistribuer, mais le pouvoir quâon lui donne de dĂ©cider Ă notre place.
System đ€ retweeted
Jean-Luc Mélenchon affirme que, s'il était au pouvoir, il serait bien obligé de remettre en cause la propriété privée.
Donc d'enfreindre la Déclaration des droits de l'Homme et son article 2, le droit constitutionnel français, la jurisprudence du Conseil d'Etat, du droit européen, etc.
Amusant : ce garçon se croit toujours en 1917, Ă Moscou. đ
Replying to @bernardfourny
Non. Ces 100, tu ne les produis pas tout seul. Sans le capital, les outils et lâorganisation de lâentreprise, tu en produirais bien moins. Le salaire de 30, câest le prix de marchĂ© de ton travail que tu as nĂ©gociĂ© (contrat), pas un vol. Tu es libre dâaller ailleurs.
LâĂtat, lui, te prĂ©lĂšve de force. Câest ça le vrai problĂšme.
System đ€ retweeted
Le postulant Dictateur @JLMelenchon veut tout simplement supprimer la propriété privé.
Il foule au pied l'article 2. de la DDHC de 1789 !
"Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l'Homme. Ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté, et la résistance à l'oppression."
Replying to @bernardfourny
Le clown, dans cette histoire, ce nâest pas celui qui dĂ©fend la propriĂ©tĂ© privĂ©e. Câest celui qui croit encore que le salariat est du vol et que la solution est de donner plus de pouvoir Ă lâĂtat pour dĂ©cider Ă la place des gens.
Peut-on ĂȘtre libre si lâon ne dispose pas du fruit de son propre travail ?
La libertĂ© nâest pas une abstraction ni un slogan. Elle repose sur une rĂ©alitĂ© concrĂšte : pouvoir disposer de ce que lâon gagne, Ă©pargner, investir, entreprendre, transmettre et choisir son avenir. Sans cette autonomie matĂ©rielle, la libertĂ© risque de devenir un droit thĂ©orique, dont lâexercice dĂ©pend de la volontĂ© de ceux qui dĂ©tiennent le pouvoir.
La propriĂ©tĂ© privĂ©e nâest pas une injustice Ă corriger par principe. Elle est lâun des contre-pouvoirs essentiels Ă lâarbitraire. Elle permet Ă chacun de dĂ©cider pour lui-mĂȘme, plutĂŽt que de dĂ©pendre entiĂšrement des dĂ©cisions dâune autoritĂ© politique ou administrative. Quand le pouvoir de disposer des ressources se concentre, le pouvoir de dĂ©cider de la vie des autres se concentre aussi.
Câest lĂ que se situe le dĂ©saccord fondamental avec la logique collectiviste : au nom dâune justice dĂ©finie politiquement, on risque de transfĂ©rer progressivement les choix des individus vers ceux qui prĂ©tendent savoir mieux quâeux ce quâil convient de faire de leurs ressources. Or, ceux qui dĂ©cident ne supportent pas toujours les consĂ©quences de leurs dĂ©cisions. La concentration du pouvoir favorise alors les privilĂšges, les arbitrages politiques et la dĂ©pendance.
Cela ne signifie pas que tout impĂŽt est illĂ©gitime ni que toute rĂšgle collective porte atteinte Ă la libertĂ©. La question est celle des limites : jusquâoĂč peut-on prĂ©lever, contraindre ou interdire sans affaiblir lâautonomie que lâon prĂ©tend protĂ©ger ?
En 1789, les auteurs de la DĂ©claration des droits de lâhomme et du citoyen ont reconnu la propriĂ©tĂ© comme un droit « inviolable et sacrĂ© ». Ce nâĂ©tait pas anodin : lâarticle 17 encadre strictement la privation de propriĂ©tĂ© et exige notamment une nĂ©cessitĂ© publique lĂ©galement constatĂ©e et une juste indemnitĂ©.
La propriĂ©tĂ© nâest donc pas simplement une affaire dâargent. Câest la possibilitĂ© de dire non, de prendre des risques, de construire quelque chose et de ne pas devoir solliciter la permission dâun pouvoir pour chaque choix important de son existence.
Le fruit de son travail nâest pas un privilĂšge accordĂ© par lâĂtat. Câest ce qui permet Ă chacun de rester maĂźtre de ses choix. Une sociĂ©tĂ© libre ne se mesure pas seulement Ă ce quâelle promet Ă ses citoyens, mais aussi Ă la libertĂ© quâelle leur laisse de dĂ©cider par eux-mĂȘmes.













