𝟑ᵉ 𝐒𝐨𝐦𝐦𝐞𝐭 𝐑𝐮𝐬𝐬𝐢𝐞-𝐀𝐟𝐫𝐢𝐪𝐮𝐞 : 𝐥𝐞 𝐂𝐚𝐦𝐚𝐫𝐚𝐝𝐞 𝐏𝐫𝐞𝐦𝐢𝐞𝐫 𝐦𝐢𝐧𝐢𝐬𝐭𝐫𝐞 𝐫𝐞𝐩𝐫𝐞́𝐬𝐞𝐧𝐭𝐞 𝐥𝐞 𝐏𝐫𝐞́𝐬𝐢𝐝𝐞𝐧𝐭 𝐝𝐮 𝐅𝐚𝐬𝐨 𝐚̀ 𝐌𝐨𝐬𝐜𝐨𝐮
Le Camarade Premier ministre, Chef du Gouvernement, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, représentant le Président du Faso, Chef de l’État, le Camarade Capitaine Ibrahim Traoré, a quitté Ouagadougou ce lundi 26 octobre 2026 pour Moscou, en Fédération de Russie. Il prendra part, les 28 et 29 octobre, au troisième Sommet Russie–Afrique et au Forum économique et humanitaire qui l’accompagne.
Après les éditions de Sotchi en 2019 et de Saint-Pétersbourg en 2023, cette rencontre réunira les dirigeants africains autour du Président russe Vladimir POUTINE pour donner une nouvelle impulsion au partenariat russo-africain. Elle permettra de dresser le bilan du plan d’action 2023-2026 et de définir les prochaines orientations de la coopération. L’adoption d’une déclaration et d’un nouveau plan d’action pour la période 2027-2029 est prévue à l’issue des travaux.
Les échanges porteront notamment sur le commerce, les investissements, la sécurité alimentaire et énergétique, ainsi que sur la souveraineté des États. Le Forum économique et humanitaire abordera également le développement industriel, les transferts de technologies, la transformation numérique, l’intelligence artificielle et les usages pacifiques de l’énergie nucléaire, ainsi que la santé, l’éducation et la formation.
À la tête de la délégation burkinabè, le Chef du Gouvernement portera, au nom du Camarade Président du Faso, les priorités nationales, avec pour objectif de promouvoir des projets concrets en matière de transformation locale des ressources, de maîtrise des technologies et de formation de la jeunesse. Ces perspectives de coopération visent à renforcer les capacités productives du pays et à consolider sa souveraineté économique.
En marge des travaux, le Premier ministre aura des entretiens bilatéraux et accordera des audiences pour approfondir les partenariats au service de la sécurité et du développement du Burkina Faso.
Cette participation s’inscrit dans la dynamique de renforcement des relations entre Ouagadougou et Moscou, confortée par la signature, le 12 février 2026, de l’Accord sur les fondements des relations entre les deux pays. Elle traduit la volonté du Président du Faso de diversifier les partenariats, dans le respect de la souveraineté nationale, de l’égalité et des intérêts réciproques, afin d’apporter des réponses concrètes aux défis sécuritaires, humanitaires et de développement du Burkina Faso.
DCRP/Primature
INITIATIVE PRÉSIDENTIELLE POUR LA RELÈVE ET LA PROMOTION DE L’ÉLITE SPORTIVE
La « Ligue de la Souveraineté » : rendez-vous au stade en janvier 2027
(Ouagadougou, 25 octobre 2026). La « Ligue de la Souveraineté », voulue par le Chef de l'État, le Camarade Capitaine Ibrahim TRAORÉ dans le cadre de l’Initiative Présidentielle pour la Relève et la Promotion de l'Élite Sportive (IP-RELIS) a été officiellement présentée hier samedi à Ouagadougou, par le Camarade Adama GUIRA, Responsable Exécutif de cette initiative.
En ouvrant les échanges, la Ministre des Sports, de la Jeunesse et de l'Emploi, la Camarade Annick Lydie Djouma PIKBOUGOUM/ZINGUÉ OUATTARA, a souligné que cette nouvelle compétition vise à restructurer et moderniser le football burkinabè tout en impliquant l'ensemble de la population et des acteurs sportifs. Pour la réussir, il est donc nécessaire d'expliquer aux acteurs concernés les tenants et les aboutissants de cette réforme majeure au service du développement et de la réussite du sport national.
Le Responsable Exécutif de la Ligue de la Souveraineté, le Camarade Adama GUIRA, ancien international, a annoncé plusieurs mesures phares. Chaque club disposera d'un effectif de 30 joueurs et 7 encadreurs, générant un total de 740 emplois directs. Le quota local exige un minimum de 50 % de joueurs locaux parmi les titulaires, tout en garantissant un ancrage territorial fort via des résidents locaux (avec une condition de résidence d'au moins six mois). La gouvernance doit être transparente avec des mécanismes de contrôle indépendants alignés sur les standards internationaux.
Instrument de promotion de l'endogénéité sportive, la Ligue de la Souveraineté vise à impliquer l'ensemble des 17 régions du Burkina Faso autour du football. La phase pilote est prévue pour se dérouler de janvier à juin 2027. Cette première édition va regrouper 20 équipes, avec une forte représentation des régions du Kadiogo et du Guiriko réparties en deux poules de dix clubs.
La poule A de Ouagadougou est composée de Kadiogo 1, Kadiogo 2, Kadiogo 3, Oubri, Kuilsé, Liptako, Nakambé, Goulmou, Sirba, Tapoa. Dans la poule B de Bobo-Dioulasso, les clubs sont Guiriko 1, Guiriko 2, Tannounyan, Nando, Bankui, Sourou, Djôrô, Yaadga, Soum, Nazinon.
Selon le Responsable Exécutif, le Camarade Adama GUIRA, la Ligue de la Souveraineté ne remplace pas le championnat national en cours ; elle se veut une compétition complémentaire et d'accompagnement pour professionnaliser le sport et offrir une vitrine aux talents de toutes les régions.
Direction de la communication de la Présidence du Faso
Parc Thomas SANKARA à Rome : bel exemple d’amitié entre le Burkina Faso et l’Italie
Rome, le 24 octobre 2026
L’image du Père de la Révolution burkinabè trône officiellement à compter de ce samedi 24 octobre 2026, au sein d’un parc dans la municipalité de l’arrondissement 3 de Rome, en Italie.
Un prisme en acier mesurant 2m de haut et 70 cm de largeur, taillé à l’effigie du Capitaine Thomas SANKARA en plein cœur de la capitale italienne, traduisant l’amitié et la fraternité entre deux peuples, dont les idéaux du Capitaine SANKARA ont su réunir.
Cet édifice offert par le Camarade Madi SAKANDE et réalisé par l’artiste Hamed Sékou OUATTARA, a été inauguré par le ministre en charge de la Culture, le Camarade Pingdwendé Gilbert OUEDRAOGO avec à ses côtés les ambassadeurs du Burkina Faso à Rome, la Camarade Cyrille GANOU/BADOLO et au Vatican, le Camarade Régis Kevin BATIONO et entouré d’une diaspora burkinabè et de l’AES fortement mobilisée.
Plusieurs représentants des Missions diplomatiques accrédités à Rome et au Saint Siège dont les ambassadeurs du Mali et du Niger ont aussi pris part à la cérémonie d’inauguration.
Pour le président de la municipalité de l’arrondissement 3 de Rome, l’inauguration du parc Thomas SANKARA, baptisé le 17 septembre 2025, vise à créer un pont entre deux terres éloignées géographiquement mais proche dans leur définition de l’humanité comme le préconisait le Capitaine Thomas SANKARA.
Un exemple concret de fraternité qui permettra, selon Monsieur Paolo Emilio MARCHIONNE, de perpétuer les idéaux du Président SANKARA en mettant en avant la fraternité et le dialogue entre les peuples.
l’Ambassadeur Cyrille GANOU/BADOLO a exprimé sa gratitude aux autorités burkinabè d’avoir offert cette tribune à sa juridiction pour remercier les autorités italiennes pour le choix porté sur le Capitaine Thomas SANKARA.
Elle a indiqué que cette célébration prouve une fois de plus que le Père de la Révolution burkinabè «n’appartient à aucun pays ni à aucune génération, il appartient à toute l’humanité».
Elle a invité la jeune génération à poursuivre l’œuvre de transformation et de responsabilité incarnée par le Capitaine SANKARA.
Cette initiative qui a brisé les distances entre deux peuples, «enseigne au monde et à l’humanité que le combat pour la dignité, la justice et l’émancipation des peuples est un combat universel et intemporel», a déclaré le Camarade Pingdwendé Gilbert OUEDRAOGO.
«La où Rome rappelle à l’humanité ce que fut la puissance Thomas SANKARA à travers ce parc, rappellera dorénavant au monde ce que représente la force des idées», soutient le ministre de la Culture.
Témoignant du sens de l’hospitalité du peuple italien, le ministre chargé de la Culture a relevé la réciprocité d’exemption de visa entre le Burkina Faso et l’Italie pour les personnes en missions officielles dans l’un ou l’autre pays.
«Si nous sommes rentrés sans visa chez vous, cela montre que nous sommes chez nous, et c’est ce combat que le Capitaine Ibrahim TRAORE défend et c'est de cette fraternité dont le monde a besoin» a-t-il souligné.
Au cours de la cérémonie, le camarade ministre de la culture a officiellement lancé la campagne internationale de collecte de Fonds pour le projet de construction du mémorial Thomas SANKARA, dénommée «une brique pour SANKARA».
Notons que le parc Thomas SANKARA a vu le jour grâce au dévouement d’un jeune italien du nom de Matteo Pietro SANTE qui, s'appuyant sur l'engagement de Thomas-SANKARA, a contribué à mobiliser les autorités italiennes autour de ce projet.
DCRP/MAE
Cérémonie d'ouverture des Journées d'hommage au Président Thomas SANKARA à Rome, ce samedi 24 octobre 2026.
[Extrait du discours officiel du Ministre Porte-parole du Gouvernement]
"En ce lieu où la mémoire de #Rome se dresse depuis deux mille ans, où chaque pierre, chaque édifice raconte la grandeur et la puissance des empires, le nom de Thomas SANKARA y est désormais écrit sur du marbre.
Dans cette agglomération, le Père de la révolution burkinabè, côtoie désormais les empereurs et les gladiateurs des plus vieux empires du monde. Là où Rome rappelle à l’humanité ce que fut la puissance, Thomas SANKARA à travers ce parc rappellera dorénavant au monde, ce que représente la force des idées"; Pingdwendé Gilbert OUEDRAOGO
5e édition de TRANSLOG AFRICA : Des recommandations pour sécuriser les chaînes logistiques et renforcer la souveraineté des Etats africains
Le Ministre d’Etat, Ministre de l’Administration territoriale et de la Mobilité, le Camarade Emile ZERBO, a présidé, la cérémonie de clôture de la 5e édition du Symposium international sur le Transport et la Logistique en Afrique (TRANSLOG AFRICA), le jeudi 22 octobre 2026, à Ouagadougou, en présence du Ministre nigérien des Transports et de l’Aviation civile, le Colonel-Major Abdourahamane AMADOU. Au terme de trois (03) jours de travaux placés sous le thème : « Résilience et sécurisation des chaînes logistiques dans un environnement mondial en pleine mutation », il a appelé à la mise en œuvre effective des recommandations formulées.
Les travaux ont permis de mettre en lumière plusieurs obstacles à la fluidité des échanges commerciaux en Afrique. Parmi les principales difficultés relevées figurent la vétusté des infrastructures, l’insuffisance de la digitalisation et de l’interconnexion des systèmes, la non-opérationnalité de certains guichets uniques, la persistance de pratiques anormales ainsi que les coûts élevés des surestaries et des frais de détention. Autant de contraintes qui alourdissent les coûts logistiques et pénalisent la compétitivité des économies africaines.
Face à ces défis, les participants ont préconisé l’élaboration de schémas directeurs national et régional de la logistique, la mise en place d’un guichet unique maritime et du commerce extérieur ainsi que l’interconnexion des plateformes numériques des ports, des Douanes et des opérateurs. Ils ont également recommandé la simplification des procédures d’amendement des connaissements, le développement d’une expertise nationale en ingénierie logistique et le renforcement de la coopération entre les Etats voisins.
Pour le Ministre d’Etat, Ministre de l’Administration territoriale et de la Mobilité, le Camarade Emile ZERBO, la maîtrise des chaînes logistiques constitue un enjeu stratégique pour l’indépendance des Etats africains. « Il n’y a pas de souveraineté véritable sans maîtrise de nos chaînes logistiques. C’est le sens du combat que mène le Burkina Faso, sous le leadership éclairé du Camarade Capitaine Ibrahim TRAORE, Président du Faso, Chef de l’Etat, dans le cadre de la Révolution progressiste populaire, qui a fait de la souveraineté et du développement endogène des choix irréversibles » a-t-il souligné.
Le Ministre d’Etat, le Camarade Emile ZERBO, a surtout insisté sur la nécessité de traduire les conclusions du symposium en actions concrètes. « Ces recommandations ne sauraient demeurer lettre morte. Nous veillerons à la mise en place, sans délai, du Comité de suivi confié au Conseil burkinabè des Chargeurs, et accompagneront l’élaboration de l’instrument juridique consacrant la reconnaissance officielle de TRANSLOG AFRICA. J’invite chaque acteur à s’approprier la part qui lui revient. TRANSLOG AFRICA doit demeurer un instrument de coopération au service d’une Afrique qui décide par elle-même et pour elle-même » a- t-il soutenu.
A l’issue de cette 5e édition, les participants ont pris rendez-vous en 2028 pour la 6e édition du Symposium international sur le Transport et la Logistique en Afrique (TRANSLOG AFRICA). Cette prochaine rencontre devra permettre de consolider les acquis, de renforcer la coopération entre les acteurs et de poursuivre les efforts en faveur de chaînes logistiques africaines plus résilientes, plus sûres et plus performantes.
DCRP/MATM
Journées d'hommage et de célébration du Président Thomas SANKARA en Italie: le Ministre Porte-parole du Gouvernement et une forte délégation sont arrivés à Rome
Le Ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Porte-parole du Gouvernement, Pingdwendé Gilbert OUEDRAOGO, accompagné d'une importante délégation,
est arrivé dans la soirée de ce jeudi 22 octobre 2026 en Italie, dans le cadre des Journées d'hommage et de célébration du Président Thomas SANKARA en Italie.
A leur arrivée à l'aéroport, le Ministre Pingdwendé Gilbert OUEDRAOGO et la forte délégation ont été accueillis par l'Ambassadrice du Burkina Faso en Italie, la Camarade Cyrille GANOU/BADOLO, l'Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire du Burkina Faso près le Saint-Siège (Vatican), le Camarade Régis Kévin BAKYONO et l'équipe de l'Ambassade du Burkina Faso en terre italienne.
Le choix de l'Italie est symbolique : le 17 septembre 2025, la Municipalité de Rome a rendu un hommage historique au Père de la Révolution d'août 83 en baptisant un parc de 22 289 km2 à son nom, dans l'arrondissement n°3 de la ville italienne.
Le programme de ce séjour dans la ville romaine sera marqué du 23 au 25 octobre par diverses activités dont :
✅le lancement international de la Campagne <<Ma brique pour SANKARA>>
✅le dévoilement de la statue du père de la Révolution au parc Thomas SANKARA à Rome
✅une exposition muséale dénommée <<SANKARA, le retour>>
✅une rue marchande
✅une soirée artistique animée par l'Orchestre de la Présidence du Faso et autres artistes Burkinabè
✅des projections cinématographiques
✅etc.
A l'occasion, le Ministre Porte-parole du Gouvernement, invite l'ensemble de la diapora Burkinabè et Aesienne, les amis du Burkina, en Italie et en Europe, à se mobiliser massivement pour donner un écho retentissant à cet événement.
DCRP-MCCAT
SIAO 2026 : « Nous sommes fin prêts pour accueillir les visiteurs », président du CNO
À quelques jours de l’ouverture de la 18e édition du Salon international de l’artisanat de Ouagadougou (SIAO), prévue du 30 octobre au 8 novembre 2026 dans la capitale burkinabè, le Comité national d’organisation (CNO) a tenu une conférence de presse, le vendredi 23 octobre 2026 à Ouagadougou. Animée par le Secrétaire général du ministère de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat, le camarade Alassane OUEDRAOGO, cette rencontre avec les médias avait pour objectif de faire le point sur les préparatifs de ce rendez-vous majeur de l’artisanat africain.
À une semaine de l’ouverture officielle du SIAO, le camarade Alassane OUEDRAOGO, Président du Comité national d’organisation, a rassuré que « toutes les commissions travaillent jour et nuit pour la finalisation des travaux. Nous sommes fin prêts pour accueillir les visiteurs ». Il a fait le point sur l’état d’avancement des préparatifs et présenté les grandes lignes de cette 18e édition, qui se tiendra sous le thème « Artisanat africain et industrialisation : quelle synergie pour une meilleure organisation et valorisation des produits locaux et du patrimoine culturel ? ».
Selon le Président du Comité national d’organisation, pour cette édition 2026, le Ghana sera le pays invité d’honneur, tandis que le Mali et le Niger seront les pays invités spéciaux. Ce sont 800 stands qui sont prévus pour accueillir plus de 6 000 exposants et plus d’une centaine d’acheteurs professionnels provenant des cinq continents. Au moins 350 journalistes issus de 50 médias nationaux et internationaux seront mobilisés pour la couverture médiatique de l’activité, qui devrait accueillir plus de 800 000 visiteurs.
Cette 18e édition prévoit, entre autres innovations importantes, la tenue d’ateliers thématiques qui contribueront à valoriser les métiers de l’artisanat au niveau du Village artisanal de Ouagadougou (VAO), la création d’un nouvel espace dénommé « Village du pays invité d’honneur », la climatisation de tous les pavillons et l’augmentation du nombre de portes d’entrée et de sortie du site. Elle entend également poursuivre la tradition de la reconnaissance du mérite et de l’excellence. Dans cette dynamique, plusieurs prix seront mis en compétition afin de récompenser les acteurs qui font de la qualité et de l’innovation leur leitmotiv.
Quant au Directeur régional de la Police nationale du Kadiogo, Abdoulaziz YONLI, il a fait savoir que la sécurité des visiteurs et des exposants sera assurée et que son équipe prendra toutes les dispositions nécessaires pour le bon déroulement de cette biennale de l’artisanat africain.
Le camarade Alassane OUEDRAOGO, Président du Comité national d’organisation, a exhorté les banques, les assurances et les opérateurs économiques à accompagner cette grande manifestation. Il a également invité les professionnels des médias, dont le rôle est déterminant pour la visibilité du SIAO, à contribuer à la mobilisation des acteurs, à la valorisation des artisans et à la promotion des produits artisanaux au-delà de nos frontières.
Du 30 octobre au 8 novembre 2026, Ouagadougou sera le carrefour des échanges consacrés à la créativité et à l’excellence de l’artisanat africain, à l’occasion de cette 18e édition du SIAO.
Le Service d'information du Gouvernement
SIAO 2026 : « Nous sommes fin prêts pour accueillir les visiteurs », président du CNO
À quelques jours de l’ouverture de la 18e édition du Salon international de l’artisanat de Ouagadougou (SIAO), prévue du 30 octobre au 8 novembre 2026 dans la capitale burkinabè, le Comité national d’organisation (CNO) a tenu une conférence de presse, le vendredi 23 octobre 2026 à Ouagadougou. Animée par le Secrétaire général du ministère de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat, le camarade Alassane OUEDRAOGO, cette rencontre avec les médias avait pour objectif de faire le point sur les préparatifs de ce rendez-vous majeur de l’artisanat africain.
À une semaine de l’ouverture officielle du SIAO, le camarade Alassane OUEDRAOGO, Président du Comité national d’organisation, a rassuré que « toutes les commissions travaillent jour et nuit pour la finalisation des travaux. Nous sommes fin prêts pour accueillir les visiteurs ». Il a fait le point sur l’état d’avancement des préparatifs et présenté les grandes lignes de cette 18e édition, qui se tiendra sous le thème « Artisanat africain et industrialisation : quelle synergie pour une meilleure organisation et valorisation des produits locaux et du patrimoine culturel ? ».
Selon le Président du Comité national d’organisation, pour cette édition 2026, le Ghana sera le pays invité d’honneur, tandis que le Mali et le Niger seront les pays invités spéciaux. Ce sont 800 stands qui sont prévus pour accueillir plus de 6 000 exposants et plus d’une centaine d’acheteurs professionnels provenant des cinq continents. Au moins 350 journalistes issus de 50 médias nationaux et internationaux seront mobilisés pour la couverture médiatique de l’activité, qui devrait accueillir plus de 800 000 visiteurs.
Cette 18e édition prévoit, entre autres innovations importantes, la tenue d’ateliers thématiques qui contribueront à valoriser les métiers de l’artisanat au niveau du Village artisanal de Ouagadougou (VAO), la création d’un nouvel espace dénommé « Village du pays invité d’honneur », la climatisation de tous les pavillons et l’augmentation du nombre de portes d’entrée et de sortie du site. Elle entend également poursuivre la tradition de la reconnaissance du mérite et de l’excellence. Dans cette dynamique, plusieurs prix seront mis en compétition afin de récompenser les acteurs qui font de la qualité et de l’innovation leur leitmotiv.
Quant au Directeur régional de la Police nationale du Kadiogo, Abdoulaziz YONLI, il a fait savoir que la sécurité des visiteurs et des exposants sera assurée et que son équipe prendra toutes les dispositions nécessaires pour le bon déroulement de cette biennale de l’artisanat africain.
Le camarade Alassane OUEDRAOGO, Président du Comité national d’organisation, a exhorté les banques, les assurances et les opérateurs économiques à accompagner cette grande manifestation. Il a également invité les professionnels des médias, dont le rôle est déterminant pour la visibilité du SIAO, à contribuer à la mobilisation des acteurs, à la valorisation des artisans et à la promotion des produits artisanaux au-delà de nos frontières.
Du 30 octobre au 8 novembre 2026, Ouagadougou sera le carrefour des échanges consacrés à la créativité et à l’excellence de l’artisanat africain, à l’occasion de cette 18e édition du SIAO.
Le Service d'information du Gouvernement
CONSEIL DES MINISTRES N°30 DU 22 OCTOBRE 2026
Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou,
le jeudi 22 octobre 2026,
en séance ordinaire, de 09 H 00 min à 14 H 06 min,
sous la présidence du
Camarade Capitaine Ibrahim TRAORE,
Président du Faso, Président du Conseil des ministres.
Il a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour,
entendu une communication orale,
procédé à des nominations,
et autorisé des missions à l’étranger.
I. DELIBERATIONS
I.1. AU TITRE DE LA PRESIDENCE DU FASO
Le Conseil a adopté un décret portant création de l’Initiative présidentielle Energie pour tous FASO WA-FULU.
FASO WA-FULU qui signifie lumière en langue nationale San, a pour objectif de contribuer à l’amélioration des conditions de vie des populations à travers l’accès universel durable à l’énergie électrique conformément aux idéaux de la Révolution progressiste populaire (RPP). Cette initiative s’inscrit dans le programme « Souveraineté énergétique » du pilier 4 « Développer les infrastructures et transformer durablement l’économie » du Plan RELANCE.
FASO WA-FULU est bâtie autour de quatre (04) composantes à savoir : la mise en place des unités opérationnelles des Brigades d’électrification (BRIGEL), l’inclusion communautaire, l’accessibilité aux services énergétiques et le renforcement de la souveraineté énergétique.
Les principaux résultats attendus sont :
-l’électrification de 6 700 nouvelles localités ;
-l’accès aux services énergétiques à 3 500 000 ménages et entreprises additionnels, soit environ 17 900 000 personnes ;
-l’opérationnalisation de 44 Brigades d’électrification ;
-le recrutement de 1 208 agents ;
-la construction de 29 980 km de lignes HTA et de 28 940 km de lignes BT ;
-la réhabilitation de 14 470 km de lignes HTA et de 14 470 km de lignes BT.
L’adoption de ce décret permet la création de l’Initiative présidentielle Energie pour tous FASO WA-FULU.
I.2. AU TITRE DU MINISTERE DE L’AGRICULTURE, DE L’EAU, DES RESSOURCES ANIMALES ET HALIEUTIQUES
Le Conseil a adopté deux (02) décrets.
Le premier décret porte détermination de la nomenclature des installations, ouvrages, travaux et activités soumis à autorisation ou à déclaration dans le domaine des ressources en eau.
Ce décret est une relecture du décret n°2005-187/PRES/PM/MAHRH/MATD/MS/MCE du 4 avril 2005 portant détermination de la nomenclature des installations, ouvrages, travaux et activités. Après plus de 20 ans de mise en œuvre, le décret de 2005 a montré ses limites. En effet, il ne prend pas suffisamment en compte l’évolution des usages de l’eau et l’émergence de nouvelles activités susceptibles d’affecter les ressources hydriques.
Le présent décret vise à actualiser la nomenclature des Installations, ouvrages, travaux et activités (IOTA) tout en renforçant la capacité de l’Etat à assurer une gestion durable, préventive et efficace des ressources en eau.
Les principales innovations sont :
-la prise en compte des activités et installations nouvelles telles les activités aquatiques et subaquatiques ;
-le changement en régime d’autorisation de certains IOTA soumis en régime de déclaration au regard de leur impact sur la ressource en eau ;
-la suppression de la désignation du régime d’évaluation environnementale et le renvoi direct aux textes juridiques sur les évaluations environnementales ;
- le regroupement de certains IOTA tels « les travaux de foration » en un régime unique.
L’adoption de ce décret permet de renforcer le contrôle, le suivi, la protection des ressources en eau et d’améliorer leur qualité.
Le second décret porte procédures d’autorisation et de déclaration des installations, ouvrages, travaux et activités dans le domaine des ressources en eau.
Ce décret est une relecture du décret n°2005-515/PRES/PM/MAHRH du 06 octobre 2005 portant procédures d’autorisation et de déclaration des installations, travaux, ouvrages et activités. En effet, les procédures de déclaration et d’autorisation se sont révélées complexes et inadaptées aux exigences actuelles d’efficacité administrative. Ces contraintes entravent la capacité de l’administration à assurer un suivi exhaustif des ouvrages et activités concernés et à exercer un contrôle proportionné vis-à-vis des risques qu’ils présentent.
Le présent décret vise à alléger les procédures administratives au profit des usagers tout en renforçant la capacité de l’Etat à assurer une gestion durable, préventive et efficace des ressources en eau.
Les principales innovations du décret sont :
-l’attribution de pouvoir aux autorités déconcentrées chargées de l’eau pour l’octroi des autorisations dont le champ ne s’étend pas au-delà de la région et pour recevoir les déclarations ;
-l’allègement de la procédure d’instruction des demandes d’autorisation à travers la rationalisation des enquêtes administratives ;
-la clarification et la réduction des délais de traitement des demandes d’autorisation ;
-la possibilité de régularisation des installations, ouvrages, travaux et activités réalisés avant l’entrée en vigueur des textes dans un délai de 12 mois.
L’adoption de ce décret permet d’améliorer les procédures d’autorisation et de déclaration des installations, travaux, ouvrages et activités en vue d’une gestion efficiente des ressources en eau.
I.3. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ADMINISTRATION TERRITORIALE ET DE LA MOBILITE
Le Conseil a adopté deux (02) rapports.
Le premier rapport est relatif à des projets spécifiques du ministère de l’Administration territoriale et de la mobilité.
Ces projets spécifiques concernent la construction de magasins de stockage de vivres au profit du ministère en charge de l’Agriculture, l’acquisition de kits d’Articles ménagers essentiels (AME) au profit des personnes déplacées internes et de matériaux spécifiques au profit des Forces de défense et de sécurité ainsi que les travaux de construction de préfectures et le suivi contrôle des travaux.
Le montant global de ces projets s’élève à cinq milliards deux cent trente-deux millions cinq cent mille (5 232 500 000) F CFA.
Le financement est assuré par le budget de l’Etat.
Le second rapport est relatif à un projet de décret portant conditions et modalités de traitement informatisé des données de l’état civil, de mise en œuvre de l’identifiant à l’état civil et d’interopérabilité du système national d’état civil avec les autres systèmes.
Ce décret vise l’application de la loi n°012-2025/ALT du 1er septembre 2025 portant Code des personnes et de la famille.
Le présent décret permettra l’enregistrement systématique des faits d’état civil réduisant ainsi les déclarations hors délai, la sécurisation des registres par un système d’archivage électronique et la délivrance des actes en ligne.
Quant à l’opérationnalisation de l’identifiant à l’état civil, socle du registre numérique national de l’état civil, elle renforcera la fiabilité des actes en limitant les cas de fraude à la documentation civile.
L’interopérabilité du système national d’état civil avec les autres systèmes favorisera l’échange d’informations avec des administrations et institutions publiques, en vue de leur intégration dans des processus métiers dématérialisés.
L’adoption de ce décret permet de disposer d’un système de gestion de l’état civil fiable et sécurisé.
I.4. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES
Le Conseil a adopté neuf (09) rapports.
Le premier rapport est relatif à un projet de décret portant modification du décret n°2023-0021/PRES-TRANS/PM/MDAC/MATDS/MEFP du 23 janvier 2023 portant création d’un Fonds de soutien patriotique (FSP).
La modification de ce décret fait suite à la décision gouvernementale de dissoudre les partis politiques. Cette décision entraîne ainsi le retrait de cette composante du Conseil d’orientation du Fonds de soutien patriotique et son remplacement par d’autres acteurs.
L’adoption de ce décret permet de formaliser le retrait de la composante des partis politiques du Conseil d’orientation du Fonds de soutien patriotique et d’intégrer de nouvelles organisations majoritairement issues de la société civile.
Le deuxième rapport est relatif à un projet de décret portant déclaration d’utilité publique urgente, le projet de développement immobilier sur une bande de soixante-dix (70) mètres de largeur, de part et d’autre de la limite de l’emprise de la rocade Nord dans l’arrondissement n°4 de la commune de Ouagadougou.
Dans le cadre de la mise en œuvre dudit projet, la Société nationale d’aménagement des terrains urbains (SONATUR) envisage la réalisation d’un projet de développement immobilier sur une bande de 70 mètres de largeur à partir de l’emprise de la Rocade Nord dans l’arrondissement n°4 de la commune de Ouagadougou.
Les emprises concernées par la présente déclaration d’utilité publique urgente, sont constituées des sections suivantes :
-à gauche de la Rocade Nord, à partir du Giratoire plus passage supérieur de Kossodo à l’Echangeur du Nord (Bouclage circulaire) en passant par le Carrefour dénivelé de l’aéroport de Donsin sur un linéaire de 9,600 km ;
-à droite de la Rocade Nord (Bouclage circulaire) à partir du Carrefour dénivelé de l’aéroport de Donsin à l’Echangeur du Nord sur un linéaire de 6,872 km.
Le présent décret vise la mobilisation des sites concernés en vue de la réalisation du programme immobilier de l’Etat.
L’adoption de ce décret permet de déclarer d’utilité publique urgente, le projet de développement immobilier sur une bande de soixante-dix (70) mètres de largeur, de part et d’autre de la limite de l’emprise de la Rocade Nord dans l’arrondissement n°4 de la commune de Ouagadougou.
Le troisième rapport est relatif à un projet de décret portant déclaration d’utilité publique urgente, la quatrième phase du projet de renforcement du réseau d’assainissement des eaux pluviales de la ville de Ouagadougou et du pôle métropolitain Kadiogo-Massili.
Le Projet de renforcement du réseau d’assainissement des eaux pluviales de la ville de Ouagadougou (PRAVO), à travers ses trois premières phases, a permis la construction de canaux majeurs et l’amélioration de la gestion hydraulique sur près de 30% de la superficie urbaine.
Le bassin du marigot Kadiogo, qui concentre à lui seul 47% des eaux de ruissellement de la ville de Ouagadougou, demeure toutefois insuffisamment aménagé, justifiant la mise en œuvre de la quatrième phase du PRAVO.
Cette phase permettra la réalisation d’un ensemble intégré d’infrastructures dont le Barrage n°4 de Ouagadougou, avec une emprise foncière d’environ 1 053 hectares.
Parallèlement, il est prévu la mise en œuvre d’un vaste programme d’aménagement urbain structuré autour dudit barrage, à travers le projet de pôle métropolitain intégré du Barrage n°4 de Ouagadougou, aussi dénommé « pôle métropolitain Kadiogo-Massili » avec une emprise foncière de 300 hectares.
Ce décret vise à recourir à la procédure d’urgence d’expropriation pour cause d’utilité publique afin de réaliser la quatrième phase du PRAVO et le pôle métropolitain intégré du Barrage n°4 dans les délais compatibles avec les engagements du Gouvernement.
L’adoption de ce décret permet de déclarer d’utilité publique urgente, la quatrième phase du projet de renforcement du réseau d’assainissement des eaux pluviales de la ville de Ouagadougou et du pôle métropolitain Kadiogo-Massili.
Le quatrième rapport est relatif à un projet de décret portant déclaration d’utilité publique urgente, le projet de développement immobilier sur une bande de soixante-dix (70) mètres de largeur, de part et d’autre de la limite de l’emprise de la route nationale n°2 dans les arrondissements n°8 et 9 de la commune de Ouagadougou.
Les emprises concernées par la présente déclaration d’utilité publique sont constituées des sections suivantes :
-dans l’arrondissement n°9, à partir de l’intersection de la Rue 21.69 avec la RN2 jusqu’à la voie de contournement, sur un linéaire de 11,600 km ;
-dans l’arrondissement n°8, à partir du pont de la pharmacie Sig-Nonghin (PK03+155) jusqu’à la voie de contournement, sur un linéaire de 11,534 km.
Ce décret vise la mobilisation des sites concernés en vue de la réalisation d’un projet de développement immobilier par la Société nationale d’aménagement des terrains urbains (SONATUR).
L’adoption de ce décret permet de déclarer d’utilité publique urgente, le projet de développement immobilier sur une bande de soixante-dix (70) mètres de largeur, de part et d’autre de la limite de l’emprise de la route nationale n°2 dans les arrondissements n°8 et 9 de la commune de Ouagadougou.
Le cinquième rapport est relatif à un projet de décret portant déclaration d’utilité publique urgente, le projet de réalisation d’infrastructures marchandes à la cité TONKAR de la commune de Gaoua.
Ce projet de réalisation concerne le terrain formant la parcelle n°00, lot 03, section 65, situé au secteur 07, cité TONKAR dans la ville de Gaoua et couvre une superficie de 8 375 m2. Initialement destiné à la réalisation d’un centre commercial, le terrain a été effectivement morcelé en quatre (04) parcelles distinctes, toutes destinées à la construction de bâtiments à usage commercial. Ces parcelles ont été régulièrement cédées à titre provisoire à des particuliers, qui ne les ont pas encore mises en valeur. Par ailleurs, ce terrain fait l’objet de conflit. L’ampleur et la persistance de ce conflit rendent nécessaire sa réappropriation par l’Etat en vue de la réalisation d’un projet d’intérêt général consistant en la construction d’infrastructures marchandes.
L’adoption de ce décret permet de déclarer d’utilité publique urgente, le projet de réalisation d’infrastructures marchandes à la cité TONKAR de la commune de Gaoua.
Le sixième rapport est relatif à un projet de loi portant habilitation du Gouvernement à autoriser la ratification par voie d’ordonnances des accords et conventions de financement signés entre le Burkina Faso et les partenaires techniques et financiers au titre de l’année 2027.
Ce projet de loi permettra au Gouvernement de ratifier les accords et conventions de financement par voie d’ordonnances pour la période allant du 1er janvier au 31 décembre 2027.
Cette loi d’habilitation permettra de réduire les délais de ratification, d’accélérer l’entrée en vigueur des accords et de favoriser une mobilisation plus diligente des financements nécessaires à la mise en œuvre des opérations et des initiatives prioritaires.
Le Conseil a marqué son accord pour la transmission dudit projet de loi à l’Assemblée législative du Peuple.
Le septième rapport est relatif à un projet de décret portant organisation et fonctionnement des régies de recettes et des régies d’avances de l’Etat et des autres organismes publics.
Ce décret est une relecture du décret n°2023-0808/PRES-TRANS/PM/MEFP du 05 juillet 2023 portant organisation et fonctionnement des régies de recettes et des régies d’avances de l’Etat et des autres organismes publics. Cette relecture s’inscrit dans la vision du Gouvernement de moderniser la gestion des finances publiques et de renforcer la bonne gouvernance économique et financière.
Les innovations majeures de ce décret sont :
-la suppression des régies d’avances à caractère spécifique, en rétablissant un cadre uniforme et strict de création des régies d’avances ;
-la simplification de la mise à disposition des avances. Ainsi, l’avance initiale et les renouvellements d’avances sont désormais accordés sous forme d’opérations de trésorerie ;
-la fixation de l’arrêt des opérations comptables et le reversement des reliquats des avances inemployées au plus tard le 31 décembre ;
-l’accélération de la procédure de nomination des régisseurs ;
-le renforcement de la transparence, de la responsabilité et de la sécurisation des fonds publics, en clarifiant les rôles respectifs de l’ordonnateur, du régisseur et du comptable public.
L’adoption de ce décret permet de renforcer la responsabilité des acteurs et la transparence ainsi que de contribuer à une gestion plus rigoureuse, efficace et efficiente des ressources publiques.
Le huitième rapport est relatif à un projet d’ordonnance portant autorisation de ratification de prêt n°8060-BF et de don n°D1769, signés le 14 juillet 2026 entre le Burkina Faso et l’Association internationale de développement (IDA) pour le financement du Projet d’autonomisation économique des ménages pauvres et vulnérables pour la résilience et la protection sociale adaptative (PARPS).
Le financement de l’Association internationale de développement, composé d’un accord de crédit et d’un accord de don, s’élève à cent vingt millions (120 000 000) dollars US, soit soixante-sept milliards deux cent vingt-deux millions quatre cent soixante-treize mille trois cent soixante (67 222 473 360) F CFA.
L’objectif global du PARPS est de contribuer au renforcement de l’accès des ménages pauvres et vulnérables aux opportunités économiques et du système de protection sociale adaptative. Sa mise en œuvre permettra entre autres, d’atteindre les résultats suivants :
-l’organisation de 120 000 ménages pauvres et vulnérables en coopératives communautaires autour d’unités économiques ;
-la mise en place de 4 800 coopératives communautaires ;
-la mise en place de 1 200 unités économiques locales pour soutenir les activités de transformation et de production ;
-l’acquisition de 08 véhicules, 20 camions monoblocs, 20 camions bennes et 02 camions citernes ;
-la construction de 06 magasins d’une capacité de 5 000 tonnes chacun, de 02 entrepôts modernes de stockage et de 20 magasins d’une capacité de 1 000 tonnes chacun.
D’une durée de 05 ans, le projet sera mis en œuvre sur l’ensemble du territoire national et prioritairement dans les régions des Koulsé, de Yaadga, du Nakambé, de Nando, des Bankui et du Sourou, en tenant compte du déploiement progressif du Registre social unique (RSU).
Le Conseil a marqué son accord pour la ratification de cette ordonnance entre notre pays et l’Association internationale de développement pour le financement du Projet d’autonomisation économique des ménages pauvres et vulnérables pour la résilience et la protection sociale adaptative, conformément à la loi n°23-2025/ALT du 29 décembre 2025 portant habilitation du Gouvernement à autoriser par voie d’ordonnance, la ratification des accords et conventions de financement signés entre le Burkina Faso et les partenaires techniques et financiers.
Le neuvième rapport est relatif à un projet de décret portant prise de participation de la Société des aéroports du Faso (SAFA) au capital social de la Société AéroMed Industrie (AMI) SA.
La prise de participation de la Société des aéroports du Faso au capital de AéroMed Industrie SA porte sur 15% du capital social de ladite société.
La Société AéroMed Industrie SA intervient dans le domaine de la production des équipements aéronautiques.
L’adoption de ce décret permet à la Société des aéroports du Faso d’être actionnaire dans la Société AéroMed Industrie SA.
I.5. AU TITRE DU MINISTERE DE LA SECURITE
Le Conseil a adopté un décret portant approbation des statuts particuliers de l’Ecole nationale des eaux et forêts (ENEF).
Ce décret est une relecture du décret n°2018-383/PRES/PM/MEEVCC/MINEFID du 26 avril 2018 portant approbation des statuts particuliers de l’Ecole nationale des eaux et forêts.
La principale innovation de ce décret porte sur le changement de la tutelle technique suite au remaniement gouvernemental intervenu le 12 janvier 2026, rattachant l’ENEF au ministère de la Sécurité.
L’adoption de ce décret permet de doter l’Ecole nationale des eaux et forêts de nouveaux textes règlementaires en vue d’accomplir ses missions, conformément au décret n°2014-613/PRES/PM/MEF du 24 juillet 2014 portant statut général des établissements publics de l’Etat à caractère administratif et son modificatif le décret n°2025-1683/PF/PRIM/MEF du 31 décembre 2025.
I.6. AU TITRE DU MINISTERE DES SERVITEURS DU PEUPLE
Le Conseil a adopté deux (02) rapports.
Le premier rapport est relatif à un projet de décret portant organisation du ministère des Serviteurs du Peuple.
Ce décret est une relecture du décret n°2026-0131/PF/PRIM/MSP du 18 février 2026 portant organisation du ministère des Serviteurs du Peuple.
Cette relecture vise à opérer des réaménagements nécessaires pour un meilleur fonctionnement du ministère.
Les principales innovations du décret sont :
-la prise en compte de l’Inspection générale des ressources humaines (IGRH) et la suppression de l’Inspection technique des services (ITS) ;
-l’extension des attributions de l’inspection médicale du travail consacrée par le nouveau Code du travail au Burkina Faso ;
-la prise en compte du changement de nom de la Direction de la législation de la fonction publique (DLFP) en Direction des études et de la législation ( DEL) ;
-la transformation du Secrétariat permanent de la Modernisation de l’administration et de la bonne gouvernance (SP-MABG) en Direction générale de la réforme de l’administration, rattachée au Secrétariat général du ministère.
L’adoption de ce décret permet au ministère des Serviteurs du Peuple de disposer d’un nouvel organigramme en vue d’accomplir efficacement ses missions.
Le second rapport est relatif à l’inscription du « projet Silmiougou » sur la liste des projets spécifiques.
Ce projet concerne la construction d’une cité résidentielle et commerciale à Bassinko, dans l’arrondissement 8 de Ouagadougou. Il a pour objectif d’offrir aux Burkinabè une cité sécurisée proposant des logements économiques de qualité, des espaces à usage commercial, des parkings modernes et des ouvrages récréatifs.
Le projet prévoit la construction de 25 bâtiments principaux de type R+3, destinés à l’habitation et aux activités commerciales. Il comptera 372 appartements et 32 boutiques. La cité sera aménagée sur un terrain de 72 000 m2 situé sur le site de la Société nationale d’aménagement des terrains urbains (SONATUR) à Silmiougou dans le quartier Bassinko à environ 6 km de la route nationale n°2 (RN2).
Le coût global du « projet Silmiougou » est de vingt milliards trois cent quarante-huit millions deux cent quatre-vingt-dix-neuf mille quatre cent quatre (20 348 299 404) F CFA TTC.
Le financement est assuré par la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) par apports propres sur deux exercices budgétaires à partir de 2026.
I.7. AU TITRE DU MINISTERE DE LA SANTE
Le Conseil a adopté un rapport relatif à des projets spécifiques du ministère de la Santé.
Ces projets concernent l’équipement du futur Centre de haut niveau en neurochirurgie de Tengandogo, des équipements supplémentaires pour le Centre hospitalier universitaire (CHU) de Pala, l’approvisionnement du cyclotron en intrants ainsi que l’acquisition de matériels pour
la chirurgie vitréorétinienne et d’une plateforme de cytogénétique au profit du CHU de Bogodogo. Ils visent à renforcer les capacités de stockage et la logistique de la Centrale d’achat des médicaments essentiels génériques et des consommables médicaux (CAMEG) en vue de doter ces structures sanitaires d’équipements et de consommables de pointe.
Le coût global de ces projets est évalué à vingt-huit milliards quatre cent quatre-vingt-quinze millions cent soixante-sept mille neuf cent vingt-quatre (28 495 167 924) F CFA TTC.
Le financement est assuré par le budget de l’Etat, exercice 2026.
I.8. AU TITRE DU MINISTERE DE L’INDUSTRIE, DU COMMERCE ET DE L’ARTISANAT
Le Conseil a adopté un décret portant création d’une société d’économie mixte à participation publique majoritaire, dénommée Société viticole du Burkina en abrégé SOVIB.
Le Burkina Faso importe la quasi-totalité du vin et des spiritueux consommés par la population alors que le pays dispose d’un savoir-faire viticole et d’un potentiel agricole considérable.
Pour transformer cette dépendance en opportunité, le Gouvernement a décidé de la création de la Société viticole du Burkina (SOVIB) en vue de produire localement du vin.
La création de la SOVIB s’inscrit également dans les priorités nationales d’industrialisation, de souveraineté économique et d’inclusion des populations vulnérables.
Cette société d’économie mixte est dotée d’un capital initial d’un milliard (1 000 000 000) F CFA avec une participation de 45% pour l’Etat, 10% pour BRAFASO et 45% pour le secteur privé burkinabè.
L’adoption de ce décret permet la création de la Société viticole du Burkina.
LIRE: gouvernement.gov.bf/conseil-…
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Pour le Ministre de l'Industrie, du Commerce et de l'Artisanat, le Camarade Serge Gnaniodem PODA, la création de la Société viticole du Burkina Faso (SOVIB) s'inscrit dans la vision de la Révolution Progressiste Populaire, fondée sur la diversification de sa base industrielle de produits à partir de la transformation de matières premières locales
Logement : 372 appartements et 32 boutiques prévus à Bassinko
Le projet immobilier Silmiougou, inscrit sur la liste des projets spécifiques, prévoit 25 bâtiments R+3 pour un coût global de 20,35 milliards FCFA TTC.
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Industrialisation : création de la Société viticole du Burkina (SOVIB)
Création d'une société d'économie mixte à participation publique majoritaire pour produire localement du vin. Coût estimé : 9,887 milliards FCFA.
État civil : vers la délivrance des actes en ligne
Un décret encadre l'informatisation de l'état civil, l'archivage électronique et l'interopérabilité des systèmes.
Énergie : création de l’Initiative présidentielle FASO WA-FULU
Électrification de 6 700 nouvelles localités et accès aux services énergétiques pour 3,5 millions de ménages et entreprises additionnels, soit environ 17,9 millions de personnes.
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CONSEIL DES MINISTRES DU 22 OCTOBRE 2026
-2 800 milliards FCFA pour « l’Énergie pour Tous » dans 10 ans
-Création de la Société viticole du Burkina Faso (SOVIB)
(Ouagadougou, 22 octobre 2026). Le Conseil des Ministres s'est réuni ce jeudi, sous la présidence du Camarade Capitaine Ibrahim TRAORÉ, Président du Faso, Chef de l'État, Président du Conseil des Ministres. Selon le Ministre des Serviteurs du Peuple, le Camarade Mathias TRAORÉ assurant l’Intérim du Ministre Porte-parole du Gouvernement, le Conseil a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour et pris des décisions importantes pour la bonne marche de la Nation, conformément aux orientations de la Révolution Progressiste Populaire (RPP).
Pour le compte de la Présidence du Faso, le Conseil a adopté un décret portant création de l'Initiative Présidentielle Énergie pour Tous « Faso Wa-Fulu », en langue nationale san. Portée par le Ministère en charge de l'Énergie, cette initiative d'envergure nationale vise à garantir un accès généralisé à l'électricité d'ici à 2030.
D’un coût de plus de 2 800 milliards FCFA sur 10 ans, le programme s'articule autour de 4 composantes que sont les Brigades d'électrification, l’Inclusion communautaire, l’Accès énergétique et la Souveraineté énergétique.
« Cette initiative vise à accélérer l’accès de l'énergie pour tous à l'horizon 2030. C'est une initiative qui va s'étaler sur une période de 10 ans, avec une première période d'accélération de la prise en charge des questions énergétiques et une seconde phase de 5 ans qui sera consacrée à la consolidation des acquis », a expliqué le Ministre de l'Énergie, des Mines et des Carrières, le Camarade Yacouba Zabré GOUBA.
Naissance de la Société viticole du Burkina Faso (SOVIB)
Au titre du Ministère de l'Industrie, du Commerce et de l'Artisanat, le Conseil a adopté un décret portant création d’une société d'économie mixte à participation publique majoritaire dénommée Société viticole du Burkina Faso (SOVIB).
Pour le Ministre du Commerce, de l'Industrie et de l'Artisanat, le Camarade Serge Gnaniodem PODA, cette société d'économie mixte est dotée d'un capital initial d’un milliard FCFA avec une participation de 45 % pour l’État, 10 % pour BRAFASO et 45 % pour le secteur privé burkinabè.
« La SOVIB permettra la création de centaines d'emplois et la transformation de vignes produites au Burkina Faso », a soutenu le Ministre PODA. Cette unité industrielle sera basée à Bobo-Dioulasso, et nécessitera un investissement d'environ 9,8 milliards FCFA.
Direction de la communication de la Présidence du Faso
CONSULTATIONS POLITIQUES BURKINA FASO - TÜRKIYE
Des concertations tous azimuts pour renforcer la coopération
(Ankara, 21 octobre 2026). En séjour à Ankara dans le cadre de la première session des consultations politiques entre le Burkina Faso et la République de Türkiye, la délégation burkinabè conduite par le Camarade Secrétaire général du Ministère des Affaires étrangères, l’Ambassadeur Hermann Yirigouin TOE a mené des concertations tous azimuts les 20 et 21 octobre 2026 avec de nombreuses personnalités au sein de diverses structures étatiques turques. C’est ainsi que la délégation s’est rendue tour à tour à la Fondation Maarif, à l’Agence de Coopération et de Coordination (TIKA), au Conseil de l’enseignement supérieur, au Ministère de la Santé, au Conseil des Relations Économiques Extérieures (DEIK), et au Ministère de l’Éducation nationale.
À la Fondation MAARIF, l’Ambassadeur Hermann Yirigouin TOE et sa délégation ont eu des échanges avec Anet BEY, responsable Afrique de la Fondation MAARIF, assisté de collaborateurs. Il s’est réjoui de la signature d’une convention d’établissement et de gestion avec la fondation qui possède déjà des écoles à Ouagadougou et Bobo-Dioulasso et de l’octroi de bourses pour des élèves burkinabè. Elle a en outre sollicité l’appui de la fondation pour l’augmentation du nombre de ces bourses et l’appui en matière d’enseignement et de formation professionnelle et technique. MAARIF a marqué son accord pour l’ensemble de ces sollicitations. Les deux parties ont aussi examiné les possibilités de développement des activités de la fondation au Burkina Faso.
À l’Agence de Coopération et de Coordination (TIKA) qui est l’agence turque de développement fondée en 1992, le Secrétaire général du Ministère des Affaires étrangères a été reçu par le Dr Yahya COSKUN, Vice-Président de l’institution. TIKA a de nombreuses réalisations au Burkina. Elle a entre autres accompagné le développement de la médecine d’urgence avec le SAMU. L’Agence s’est dite favorable à un réexamen dudit projet pour sa mise en œuvre. Pour l’année 2027, elle s’est engagée à apporter un appui au Burkina dans le domaine de la formation professionnelle et technique en cohérence avec l’objectif de développement endogène du pays. La délégation burkinabè a également émis le vœu qu’un Bureau TIKA puisse s’ouvrir à Ouagadougou.
Au Conseil de l’enseignement supérieur, les discussions entre Burkinabè et Turcs ont essentiellement porté sur la question du renouvellement du protocole d’accord de 2024 qui fixe notamment les conditions de coopération en matière académique et universitaire et qui est arrivé à échéance. D’emblée le Burkina a exprimé sa volonté de préserver les acquis, de maintenir cette coopération et de la renforcer. Le Conseil turc de l’enseignement supérieur est également favorable à ce renouvellement et promet une augmentation du nombre de bourses pour les masters et doctorats au profit des étudiants burkinabè. La partie turque s’est dite ouverte à toute proposition d’amélioration de notre coopération dans le cadre du nouvel accord. D’ores et déjà une liste des besoins hiérarchisés du Burkina sera transmise à la Türkiye. Les chercheurs burkinabè pourront également accéder et postuler à la banque de projets des centres de recherche turcs.
Au Ministère de la Santé, la délégation burkinabè a été reçue par le Vice-Ministre, Pr Nurullah OKUMUS. L’Ambassadeur Hermann Yirigouin TOE a salué le dynamisme de la coopération entre nos deux pays en matière de santé avec comme réalisation concrète la réussite de la première transplantation rénale au Burkina Faso. Le Vice-Ministre turc a exprimé la volonté de son pays de continuer à soutenir le Burkina Faso pour les transplantations d’organes. Ce soutien va se traduire par la formation des formateurs et leur mise à niveau en fonction de l’évolution des connaissances dans le domaine. Il s’est également dit favorable à la facilitation de conventions entre les hôpitaux publics turcs et le ministère burkinabè de la santé dans le cadre de l’approfondissement de la coopération sanitaire. Le Pr Nurullah OKUMUS a marqué un intérêt pour le projet de technopôle pharmaceutique de Kokologho qui pourrait offrir des possibilités d’investissement à des entreprises turques.
Au Conseil des Relations Economiques Extérieures (DEIK) qui regroupe quatre mille (4 000) entreprises turques, les discussions ont débouché sur la proposition de tenue au Burkina d’un forum d’affaires et d’investissement entre le Burkina Faso et la Türkiye. Les exportations turques en direction du Burkina sont passées de 122,24 millions de dollars US en 2023 à 177,84 millions de dollars US en 2025. Cette croissance témoigne du dynamisme de nos relations commerciales et l’Ambassadeur TOE a salué le rôle important joué par DEIK dans le rapprochement des entreprises turques et burkinabè. Il a exhorté l’institution à une forte implication dans le règlement des litiges entre Turcs et Burkinabè pour éviter que les entreprises burkinabè ne soient toujours lésées. DEIK par la voie de Madame Vahit Oguz Cetin, une de ses dirigeantes pour l’Afrique de l’Ouest, a plaidé pour une facilitation des transactions bancaires et un accord sur la suppression de la double imposition. La partie burkinabè a expliqué que cette question de double imposition est prise en compte au niveau confédéral au sein de la Confédération des Etats du Sahel (AES). Elle a encouragé la co-entreprise et l’instauration de partenariats durables entre autres dans l’agroalimentaire, la chaîne du froid, le textile, l’énergie solaire, les mines, la formation technique, etc. pour booster le développement économique national.
Au Ministère turc de l’Éducation nationale, les échanges ont principalement porté sur la problématique d’amélioration de la qualité de l’éducation voulue et recherchée par le Burkina pour soutenir son projet de transformation économique et sociale du pays dans le cadre de la Révolution progressiste populaire. Le département turc de l’éducation s’est dit prêt à examiner toutes les options en matière de formation des enseignants et des administrateurs du système éducatif, de partage d’expérience dans le cadre de la formation professionnelle et technique, de partage des programmes scolaires et des curricula de formation, d’implémentation de nouvelles filières. Il a aussi proposé des projets de jumelage entre les écoles turques et burkinabè pour un brassage des peuples, l’ambition étant de laisser aux générations futures un capital de relations fondées sur l’amitié et la coopération.
Entre deux concertations, l’Ambassadeur Hermann Yirigouin TOE et sa délégation se sont rendus au Mausolée d’Atatürk du nom de Mustapha Kemal ATATÜRK, le fondateur de la République de Türkiye. Un retour aux sources de la Türkiye moderne, riche en enseignements sur la détermination d’un homme et le nationalisme d’un peuple qui a su assumer son destin et s’imposer dans le concert des nations.
Ambassade du Burkina Faso en Türkiye
CONSEIL DES MINISTRES DU 22 OCTOBRE 2026
Le Président du Faso, Chef de l’État, le Camarade Capitaine Ibrahim TRAORÉ préside ce jeudi, l'hebdomadaire Conseil des ministres.
Au cours de ce rendez-vous au sommet de l'État, les membres de l'Exécutif burkinabè vont examiner plusieurs dossiers et prendre d'importantes décisions dans la conduite de la Nation conformément aux orientations de la Révolution Progressiste Populaire.
#Com_Gouv_BF
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CONSULTATIONS POLITIQUES BURKINA FASO - TÜRKIYE
Des échanges francs fondés sur la confiance
(Ankara, 20 octobre 2026). La première session des consultations politiques entre le Burkina Faso et la République de Türkiye s’est tenue aujourd’hui au Ministère turc des Affaires Etrangères. La délégation burkinabè conduite par le Camarade Secrétaire général du Ministère des Affaires étrangères, l’Ambassadeur Hermann Yirigouin TOE a eu des échanges francs avec la partie turque dirigée par l’Ambassadeur Volkan ISIKCI, Directeur général Afrique de l’Ouest et du Centre au Ministère turc des Affaires étrangères.
Tous les domaines de coopération entre les deux pays ont été examinés sans langue de bois : Education, formation professionnelle et technique, santé, coopération agricole, développement industriel, appui à l’amélioration du potentiel de l’élevage, investissements dans les secteurs des mines et de l’énergie, etc. En matière de santé notamment, le chef de la délégation burkinabè a salué l’appui de la Türkiye dans la capacitation des compétences nationales pour la réalisation des transplantations rénales comme un bel exemple de partenariat dynamique. Il a plaidé pour la mise en place d’un circuit de visa sanitaire d’urgence pour nos patients et leurs accompagnants en expliquant que l’ambition du Burkina à terme est de parvenir à zéro évacuation sanitaire, d’où la nécessité d’un renforcement de nos infrastructures de santé.
Abordant les points de coopérations régionale et multilatérale, l’Ambassadeur Hermann Yirigouin TOE a insisté sur la reconfiguration géopolitique au niveau du Sahel central avec la création de la Confédération des Etats du Sahel (AES). Il a invité la Türkiye à développer des partenariats avec les pays de la confédération notamment dans la lutte contre le terrorisme qui appelle « une solidarité internationale concrète » a-t-il souligné.
Le chef de la délégation turque a insisté sur la « grande importance » que son pays attache « à la paix et au développement » et réitéré l’engagement de la Türkiye à « continuer à soutenir le Burkina Faso » dans son combat pour la sécurité, la souveraineté et la défense de son intégrité territoriale. « Nous restons à vos côtés pour contrer cette menace importante contre la paix et la stabilité internationale » a-t-il conclu. La partie turque a d’ailleurs exprimé son souhait de voir la signature d’un accord de défense et de sécurité entre nos deux pays. Les deux pays ont en outre convenu de l’examen d’une convention de partenariat entre les instituts diplomatiques burkinabè et turc.
« Nous allons apporter notre ‘’Know how’’ (Savoir-faire) au Burkina Faso » a déclaré l’Ambassadeur Volkan ISIKCI qui estime que notre coopération politique doit être à la hauteur de nos relations politiques et que de ce point de vu nous devons tirer parti du potentiel important qui existe entre nos deux pays en matière économique et commerciale.
Au terme de ces consultations, le Chef de la délégation burkinabè a estimé que « nous avons eu des échanges francs fondés sur la confiance ». « Ce fut un cadre de dialogue utile qui va ouvrir la voie à des échanges plus constructifs ». L’Ambassadeur TOE a remercié les autorités turques pour toutes les facilités et les dispositions prises pour le bon déroulement de ces concertations politiques et souhaité une bonne préparation de la 4e Commission mixte de coopération entre le Burkina Faso et la Türkiye prévue en 2027 à Ouagadougou.
Ambassade du Burkina Faso en Türkiye


















































