J'ai toujours été un fervant défenseur du stock picking.
Mais la période actuelle a renforcé ma conviction comme j'amais auparavant.
Comme beaucoup sur X, j'ai vu mon portefeuille exploser en m'exposant intelligemment sur des valeurs de la supply chain semi-conducteurs et serveurs IA.
Alors oui, mon portefeuille a une volatilitĂ© extrĂȘme. Durant ma pire journĂ©e, j'ai dĂ©jĂ perdu 30k en 24h. Tu lis ça et tu te dis "c'est de la folie". Peut-ĂȘtre. Mais regarde la contrepartie.
+207% sur l'année.
Faites le calcul : ça représente 16,6 ans d'un ETF World rémunéré à 7% par an. Compressé en 12 mois.
Ăvidemment, toutes les annĂ©es ne sont pas comme celle-ci. En 7 ans sur les marchĂ©s, c'est de trĂšs loin ma meilleure annĂ©e. Et ce sera probablement la meilleure de toute ma vie d'investisseur parce que l'IA offre des opportunitĂ©s gĂ©nĂ©rationnelles.
Mais justement : c'est ça le stock picking. Quand une année exceptionnelle arrive et que tu es positionné correctement, tu captures une performance qui change la trajectoire de ton patrimoine.
Et sans aller chercher du 200% : en faisant un vrai travail d'analyse, on peut viser des rendements déjà trÚs agressifs qu'un ETF ne te donnera jamais.
"Oui mais la fameuse étude montre que la plupart des investisseurs n'arrivent pas à battre le marché."
Je la connais, je l'ai lu. Tout le monde la cite mais personne ne la nuance.
Cette étude, c'est le SPIVA Scorecard de S&P Global. Elle montre que sur 15 ans, environ 90% des gérants de fonds ne battent pas leur indice de référence.
NĂ©amoins, elle mesure la performance des fonds professionnels plombĂ©s par 1 Ă 2% de frais de gestion annuels, contraints par des rĂšgles de compliance, obligĂ©s de diversifier mĂȘme quand ils n'y croient pas. Et on l'applique par raccourci Ă l'investisseur particulier comme si c'Ă©tait la mĂȘme chose.
Ăa ne l'est pas.
Parce que la réalité c'est que cette statistique agrÚge tout le monde : le mec qui achÚte au pif sur un conseil sur boursorama ou X, le trader à levier x20 qui se fait liquider en 3 jours, et le gérant de fonds contraint par 150 rÚgles de compliance.
On met tout ça dans le mĂȘme sac et on dit "le marchĂ© est imbattable". C'est intellectuellement malhonnĂȘte.
Pourtant, je suis convaincu qu'en tant qu'investisseur particulier on a un edge que les fonds n'ont pas.
â L'agilitĂ© : On peut sortir et entrer d'une position en une seule journĂ©e, on peut ĂȘtre extrĂȘmement concentrĂ© et s'exposer Ă 20-30-40% sur une seule valeur de conviction. Un gĂ©rant de fonds qui met 10% sur un seul titre, son comitĂ© de risque le convoque le lendemain matin.
â L'accĂšs aux small caps : Acheter des valorisation de toutes les tailles, avant d'avoir un portefeuille qui soit trop gros pour s'exposer lourdement Ă des smalls caps de 100M il faut Ă minima peser plus de 1 million ce qui n'est pas le cas de la plupart des investisseurs particuliers.
â Aucune contrainte de pĂ©rimĂštre : un fond avec 10 milliard sous gestion ignorera une capi de 100 millions. Pourquoi ? Parce que mĂȘme s'il rachetait la boĂźte entiĂšre, elle ne reprĂ©senterait que 1% de son exposition. Ăa ne vaut mĂȘme pas le temps de l'analyser pour eux. Pour nous ? C'est un terrain de chasse Ă 0 compĂ©tition institutionnelle.
Maintenant soyons honnĂȘtes. La faiblesse du particulier elle est rĂ©elle aussi.
On est seul fasse Ă nos biais cognitifs et notre Ă©motionalitĂ©. LĂ oĂč les fonds ont une armĂ©e d'analystes CFA, des terminaux Bloomberg Ă 25k$/an, des accĂšs directs au management. Et surtout : la plupart des particuliers ne sont pas assez formĂ©s pour faire un travail d'analyse suffisamment poussĂ©.
Résultat ? L'investisseur particulier moyen fait exactement l'inverse de ce qu'il faudrait. Il suit la tendance, achÚte systématiquement trop tard en bout de FOMO, sert de liquidité de sortie pour les fonds qui concrétisent leurs gains.
Ou pire : il achĂšte des couteaux qui tombent en pensant ĂȘtre plus malin que le marchĂ©, sans avoir fait la moindre analyse fondamentale pour distinguer un rebond technique d'une destruction de valeur.
Parce que la rĂ©alitĂ© derriĂšre ces statistiques c'est que faire de l'analyse technique, fondamentale, analyser les ratios financiers, comprendre les business des boĂźtes, comparer diffĂ©rentes sociĂ©tĂ©s d'un mĂȘme secteur, c'est extrĂȘmement chronophage.
Enfin... c'Ă©tait extrĂȘmement chronophage.
Vous voyez oĂč je veux en venir?
Oui, c'est l'IA.
Depuis un an, tout a changé. Et je pÚse mes mots.
Avec l'IA en utilisant les bons prompts, en utilisant les bons outils et en lançant les bonnes recherches approfondies, en lisant, en prenant le temps nécessaire on peut réussir à faire seul ce qu'une armée d'analyste faisait auparavant.
Ăvidemment, ça ne reste pas simple pour autant. Les LLMs sont le miroir de ce que vous leur fournissez en entrĂ©e. Garbage in, garbage out. L'IA ne remplace pas le jugement, elle amplifie la compĂ©tence de celui qui l'utilise. Si tu ne comprends pas ce que tu lis, l'IA ne va pas comprendre pour toi.
Mais pour ceux qui ont la curiosité, la rigueur et surtout un domaine d'expertise ? C'est un multiplicateur de force absolument délirant.
Les investisseurs institutionnels, avec leurs process rigides, leurs comités de validation, leurs contraintes réglementaires se retrouvent presque désavantagés face à un particulier agile qui maßtrise l'IA. Surtout si ce particulier a un domaine d'expertise qui lui confÚre un avantage supplémentaire pour comprendre le business des sociétés qu'il analyse.
D'oĂč le fait que des personnes comme @aleabitoreddit fasse d'aussi bon call actuellement. De ce que j'ai compris, c'est un chercheur en IA. Pas un financier de formation. Mais sa comprĂ©hension profonde de la technologie lui donne un edge massif pour identifier les inflexions avant le marchĂ©.
De mon cÎté, je suis un jeune médecin qui a bossé dans l'EdTech, ce qui m'a permis de me forger une expertise dans l'IA. J'épluche la littérature scientifique médicale et IA. Je m'intéresse à tout : modÚles locaux, architectures, benchmarks, hardware.
Cette double casquette santé à tech, c'est mon edge à moi. Et l'IA me permet de transformer cette curiosité en analyses actionnables.
La question c'est : est-ce que vous allez continuer à DCA aveuglément sur un ETF World en vous disant "on ne peut pas battre le marché" ?
Ou est-ce que vous allez prendre le temps d'apprendre, de vous armer, et de jouer la partie avec les bons outils ?
Le choix vous appartient.
Je me suis posé la question suivante : Est-il réellement possible de ramener le déficit public français sous les 3 % simplement en augmentant les recettes ?
Jâai donc fait lâexercice en poussant volontairement le curseur fiscal trĂšs loin. Et mes conclusions sont sans appels.
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1. Mon point de départ :
đ«đ· DĂ©ficit public prĂ©vu en 2026 : 5,4 % du PIB.
5,4 % paraĂźt presque ĂȘtre un petit chiffre.
Mais 1 point de PIB français, câest environ 30 MdâŹ.
Donc 5,4 % de dĂ©ficit, câest plus de 160 Md⏠à trouver chaque annĂ©e.
Et pour simplement revenir sous les 3 %, il faudrait amĂ©liorer le solde dâenviron :
2,4 points de PIB = ~72 MdâŹ/an.
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2. Le plan :
Alors imaginons un plan fiscal extrĂȘmement agressif, sans aucune baisse des dĂ©penses :
A. PrĂ©lĂšvements sociaux sur le capital : 18,6 % â 25 %
Une hausse de 1,4 point de CSG sur le capital avait été évaluée à environ 2,8 Md⏠de recettes supplémentaires.
En extrapolant mécaniquement une hausse de 6,4 points supplémentaires :
â +12,7 MdâŹ/an
B. Fiscalité globale du CTO autour de 45 %
On augmente parallĂšlement la composante IR du PFU :
12,8 % â 20 %
Avec 25 % de prélÚvements sociaux :
20 % + 25 % = 45 % de taxation
Une hausse de 5 points de la composante IR du PFU avait Ă©tĂ© Ă©valuĂ©e autour de 3 MdâŹ.
En extrapolant Ă +7,2 points :
â +4,3 MdâŹ/an
C. Retour dâun vĂ©ritable impĂŽt sur la fortune
On rĂ©intĂšgre dans lâassiette :
â actions
â obligations
â cash
â patrimoine financier
Le rendement dépend évidemment énormément du seuil retenu et du barÚme.
Pour donner un ordre de grandeur, les estimations autour dâun impĂŽt de 2 % sur les patrimoines supĂ©rieurs Ă 100 M⏠allaient jusquâĂ 15 Ă 25 MdâŹ, mĂȘme si ces chiffres sont trĂšs discutĂ©s.
Je prends donc volontairement une hypothĂšse large et agressive :
â +10 Ă +20 MdâŹ/an
D. Hausse importante de la fiscalité des trÚs hauts revenus
On imagine :
â nouvelles tranches
â surtaxes
â contribution diffĂ©rentielle renforcĂ©e
â rĂ©duction supplĂ©mentaire de certaines niches
MĂȘme en Ă©tant gĂ©nĂ©reux :
â +2 Ă +5 MdâŹ/an
E. Durcissement important des successions
On pourrait imaginer :
â rĂ©duction des abattements
â hausse des taux sur les tranches supĂ©rieures
â rĂ©duction de certains dispositifs dâexonĂ©ration ou de transmission
Les droits de succession rapportent aujourdâhui autour de 16 MdâŹ/an.
Je prends ici encore une hypothĂšse volontairement trĂšs agressive :
â +5 Ă +10 MdâŹ/an
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3. Résultat de mon plan :
On arrive donc Ă :
+34 à +52 Md⏠de recettes fiscales supplémentaires par an.
Qui implique des mesures trĂšs agressives :
â prĂ©lĂšvements sociaux sur le capital Ă 25 %
â CTO taxĂ© autour de 45 %
â retour dâun impĂŽt sur la fortune incluant le patrimoine financier
â hausse importante de la fiscalitĂ© des hauts revenus
â durcissement massif des successions
Autrement dit : un véritable choc fiscal.
Et pourtant, ça ne suffit toujours pas.... MĂȘme en prenant la borne haute : +52 MdâŹ/an. 52 Md⏠â 1,7 point de PIB
Donc : 5,4 % de dĂ©ficit â environ 3,7 %. MĂȘme aprĂšs ce plan fiscal extrĂȘmement agressif. On ne revient toujours pas sous les 3 %.
Et encore, ce calcul est totalement statique.
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4. Dans la vraie vie, les recettes seraient probablement inférieures
Le calcul suppose :
â aucun changement de comportement
â aucun report de plus-values
â aucune baisse des distributions de dividendes
â aucune optimisation fiscale supplĂ©mentaire
â aucun changement de rĂ©sidence fiscale
â aucune baisse de lâinvestissement
â aucun effet nĂ©gatif sur lâactivitĂ© et la croissance.
Ce qui est évidemment peu réaliste avec un choc fiscal de cette ampleur.
Sur 34 Ă 52 Md⏠thĂ©oriques, les recettes rĂ©ellement pĂ©rennes pourraient donc ĂȘtre sensiblement plus faibles. Probablement autours de 25 Ă 40 MdâŹ/an. Le dĂ©ficit resterait alors autour de : 4,1 Ă 4,6 % du PIB.
Et pendant ce temps-là , certaines dépenses continuent naturellement à augmenter, notamment la charge de la dette.
Donc mĂȘme un plan fiscal trĂšs agressif peut ĂȘtre rapidement absorbĂ© par la dynamique des dĂ©penses.
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6. Le coeur de la manipulation :
C'est qu'on parle des recettes en milliards, mais du déficit en % du PIB. Ce qui psychologiquement, ça change tout.
On entend :
â « il suffit de trouver 3 milliards ici »
â « 5 milliards sur telle niche »
â « 10 milliards sur les plus riches »
â « 15 milliards sur le patrimoine »
Ces chiffres paraissent énormes.
Et individuellement, ils le sont.
Mais face au déficit public français :
10 Md⏠â seulement 0,3 point de PIB
30 Md⏠â environ 1 point de PIB
50 Md⏠â environ 1,7 point de PIB
Alors que le déficit est autour de : 5,4 points de PIB.
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7. Conclusion
Il y'a une erreur de perception flagrante dans le débat public qui vient du fait qu'on raisonne en milliards pour les recettes et en % du PIB pour le déficit.
Trouver : 5 Md⏠ou mĂȘme 10 Md⏠peut nĂ©cessiter une rĂ©forme fiscale extrĂȘmement importante.
Mais budgĂ©tairement, cela ne corrige quâune fraction du problĂšme.
On peut aura beau discuter
- d'augmenter les recettes.
- de taxer davantage les hauts revenus.
- taxer davantage le capital.
- rétablir un impÎt sur le patrimoine.
- d'augmenter les droits de succession.
Et probablement qu'il faut mettre Ă contribution le capital vu la situation de notre pays. Mais mĂȘme en cumulant tout cela de maniĂšre extrĂȘmement agressive.
On ne revient toujours pas sous les 3 %. MĂȘme pas sous 4% en rĂ©alitĂ©.
Ils vous mentent tous. Encore plus quand ils amĂšnent sur la table des mesures qui au contraire vont augmenter les dĂ©penses, en vous vendant un rĂȘve impossible pour vous manipuler aux urnes.
Sans maßtrise de la trajectoire des dépenses.
On est foutu.
Reveillez vous, putain.
$LITE est incroyable et sâapproche Ă nouveau de son ATH.
Aujourdâhui elle est notamment portĂ©e par Deutsche Bank, qui lâa intĂ©grĂ©e Ă ses âFresh Moneyâ picks pour le T4.
La banque met surtout en avant son exposition Ă lâinfrastructure IA et une demande toujours extrĂȘmement forte : les lasers 200G de Lumentum seraient dĂ©jĂ sold out.
Franchement, le momentum photonique est impressionnant.
Avec $SOI c'est mes 2 plus gros plays actuels
Le marchĂ© et les semis explosent aujourdâhui đ
Le catalyseur vient notamment du document dâIPO dâAnthropic.
La sociĂ©tĂ© aurait pris plus de 500 Md$ dâengagements futurs en cloud, compute et infrastructures IA sur la prochaine dĂ©cennie, dont une large partie serait non annulable (80%).
Câest considĂ©rable, surtout parce que ça arrive pile au moment oĂč le marchĂ© commençait Ă douter de la poursuite du cycle de capex IA.
Le message envoyĂ© aujourdâhui est presque lâinverse :
â la demande en compute reste gigantesque
â les investissements sont contractualisĂ©s trĂšs loin dans le temps
â le besoin en GPU, packaging avancĂ©, interconnexions optiques et infrastructures continue de monter
DâoĂč le violent rattrapage des valeurs semi europĂ©ennes aujourdâhui. Les valeurs amĂ©ricaines devraient suivre Ă l'ouverture.
Le trade semi est loin dâĂȘtre mort.
Intéressantes, les annonces de $META sur les lunettes AR.
Meta a présenté de nouvelles lunettes VR/MR beaucoup plus légÚres, autour de 100 g, avec écrans micro-OLED et passthrough vidéo.
En gros : des caméras filment le monde réel, qui est ensuite retransmis dans les écrans devant les yeux, un peu comme un Apple Vision Pro trÚs fortement miniaturisé.
Et je trouve que ça montre surtout à quel point le marché tùtonne encore sur la forme finale que prendront les lunettes AR.
Pour moi, on voit aujourdâhui plusieurs niveaux de produits :
⹠Les smart glasses sans écran
Ray-Ban Meta aujourdâhui : camĂ©ra, audio, IA.
TrÚs faciles à porter toute la journée, mais sans véritable affichage visuel.
âą Les lunettes avec petit affichage AR / HUD
On garde une vraie vision transparente du monde, avec une petite image projetée dans le champ de vision.
Usage : navigation, notifications, traduction, messages, IA contextuelle...
Câest probablement le format le plus naturel pour des lunettes portĂ©es toute la journĂ©e, mais lâAR reste encore limitĂ©e.
âą Les lunettes VR/MR en passthrough
Câest lâapproche annoncĂ©e par Meta hier.
On ne regarde plus directement le monde : les caméras le filment et les écrans le reconstruisent devant nos yeux.
Lâavantage est Ă©norme : on peut contrĂŽler tout le champ visuel, mĂ©langer rĂ©el et virtuel, afficher plusieurs Ă©crans, faire du cinĂ©ma, du gaming ou de la VR complĂšte.
En revanche, on reste dépendant des caméras, des écrans, de la batterie et du calcul en permanence.
⹠Et enfin, ce que je considÚre comme le vrai Graal : la véritable AR transparente à large champ de vision.
Quelque chose proche dâOrion : on voit directement le monde rĂ©el Ă travers les lunettes et des waveguides viennent superposer les objets virtuels.
Mais technologiquement, câest de loin le plus difficile Ă rĂ©aliser correctement aujourdâhui.
Je ne suis donc pas certain quâun seul de ces formats finisse par gagner.
Je pense plutĂŽt quâon pourrait conserver deux grandes familles :
â des lunettes AR transparentes, lĂ©gĂšres, portĂ©es toute la journĂ©e
â des lunettes MR/VR en passthrough pour le travail, le gaming, le cinĂ©ma et les usages immersifs
Ou alors le passthrough et les petits HUD actuels ne sont que des étapes temporaires en attendant que les waveguides deviennent suffisamment performants ?
Je vais suivre ça avec beaucoup d'attention
Selon Reuters $META devrait dévoiler des lunettes connectées sans caméra.
J'y vois un catalyseur potentiel pour EssilorLuxottica :
- des coûts hardware potentiellement réduits avec la caméra en moins à intégrer dans les montures.
- Muse comme atout cÎté IA
- Surtout une meilleure acceptabilitĂ© dans lâespace public aprĂšs les rĂ©centes polĂ©miques sur les enregistrements sans consentement.
AprĂšs la rĂ©cente capitulation vers 138âŹ, aurait-on enfin les ingrĂ©dients dâun rebond ?
Source :
reuters.com/business/meta-exâŠ
Si on a vraiment la possibilité d'avoir des performances du niveau d'Astra, plus légÚres et plus rapides pour une fraction de son prix, c'est vraiment exceptionnel.
Je pense qu'il y a un avant et un aprĂšs la gĂ©nĂ©ration Astra. Il est possible de faire des choses en quelques prompts qu'on n'aurait mĂȘme pas imaginĂ©es.
Cette nouvelle gamme de modÚles va débloquer encore d'autres usages, surtout via l'API grùce à son coût plus faible.
L'heure n'est clairement pas au ralentissementâŠ
Je me demande quand mĂȘme encore comment le marchĂ© a pu, ne serait-ce que quelques sĂ©ances, y croire.
Please welcome GPT-6 Sol and GPT-6 Luna to the GPT-6 universe.
GPT-6 Sol and Luna build on the advances behind GPT-6 Astra, bringing much of its strengths into faster and more affordable models to support work at scale.
Weâve also made caching and inference more efficient, and weâre passing the savings directly to you: 50% lower API prices for Sol and Luna compared with GPTâ5.6 promotional pricing.
Sans parler du fait que le prix du token est en baisse comparativement Ă la gĂ©nĂ©ration GPT 5.6 et qu'en plus astra Ă©tait rĂ©putĂ© pour utiliser moins de token par requĂȘte pour atteindre un mĂȘme objectif que les modĂšles d'anthropic.
C'est une guerre des prix qui dĂ©bute qui est extrĂȘmement positif pour l'Ă©mergence de nouveaux usages.
Oui, mais comment faire ?
Les labos d'IA nécessitent des investissements colossaux : OpenAI réalise 20 milliards de pertes opérationnelles par semestre.
Mistral arrive à peine à lever 3 milliards, et c'est déjà un montant exceptionnellement élevé pour la tech européenne.
Les labos d'IA sont infinançables en Europe. Les ordres de grandeur sont tout simplement incompatibles.
Sans parler du fait qu'en Europe, il y a un problÚme de culture du risque : c'est inconcevable de financer des boßtes avec des pertes aussi importantes pendant des années avant qu'elles n'atteignent la rentabilité.
J'aimerais qu'il en soit autrement...
2CRSi rapporte les conclusions de lâexpertise indĂ©pendante sur le contrat allemand : la commande contestĂ©e par Grizzly Research serait bien rĂ©elle.
Selon la sociĂ©tĂ©, lâexpert confirme :
- Une commande de 194 serveurs passée par le client allemand.
- Le paiement intégral encaissé et le fournisseur entiÚrement réglé.
- LâopĂ©ration comptabilisĂ©e sur lâexercice clos au 30 juin 2026.
Lâexamen sâappuie notamment sur les commandes, factures, bons de livraison et relevĂ©s bancaires.
Ăa apporte une rĂ©ponse concrĂšte sur cette transaction. Lâexpertise ne constitue pas un audit complet des comptes et ne rĂ©pond pas Ă toutes les accusations de Grizzly.
Pour les autres points, 2CRSi annonce une réponse au plus tard le 29 octobre, lors des résultats annuels.
Je vous partage quelques réflexions sur la situation politique en France, sur nos désaccords et sur ce qui rend le dialogue si difficile entre personnes de sensibilités politiques différentes :
Lâune des difficultĂ©s de la dĂ©cision collective tient au fait que les ĂȘtres humains ne partagent pas tous la mĂȘme conception du bien, ni la mĂȘme hiĂ©rarchie de valeurs.
Nous pouvons ĂȘtre attachĂ©s Ă la solidaritĂ©, Ă la libertĂ©, Ă la sĂ©curitĂ© ou Ă la responsabilitĂ©, tout en leur accordant une importance diffĂ©rente. Ces dĂ©saccords ne traduisent pas nĂ©cessairement une opposition entre des personnes morales et dâautres qui ne le seraient pas : ils reflĂštent aussi des expĂ©riences, des contraintes et des prĂ©occupations diffĂ©rentes.
Or, une partie de la gauche socialiste française tend, selon moi, Ă prĂ©senter certaines valeurs: lâĂ©galitĂ©, le partage, la solidaritĂ©; comme des Ă©vidences morales qui devraient sâimposer Ă tous. Ma critique porte moins sur ces valeurs que sur la prĂ©tention Ă en dĂ©duire une seule politique lĂ©gitime. Lorsquâun courant considĂšre quâil incarne le bien, il risque de traiter toute objection comme une faute morale, plutĂŽt que comme un dĂ©saccord Ă examiner.
Cette attitude pose dâabord un problĂšme de responsabilitĂ©. La noblesse dâun objectif ne garantit pas la pertinence des moyens employĂ©s pour lâatteindre. Une politique peut ĂȘtre gĂ©nĂ©reuse dans son intention et produire des effets qui fragilisent prĂ©cisĂ©ment ce quâelle cherche Ă protĂ©ger. DĂ©fendre un idĂ©al exige donc de prendre en compte les contraintes Ă©conomiques, les consĂ©quences indirectes et la viabilitĂ© des choix proposĂ©s.
Le dĂ©bat sur les retraites et la protection sociale illustre cette tension. On peut juger injuste une rĂ©duction des droits ou des prestations. Mais si certains ajustements sont effectivement nĂ©cessaires Ă la pĂ©rennitĂ© du systĂšme, les refuser par principe peut conduire Ă une dĂ©gradation plus grave encore. Cela ne signifie pas que toute rĂ©forme prĂ©sentĂ©e comme indispensable le soit rĂ©ellement : sa nĂ©cessitĂ©, ses modalitĂ©s et la rĂ©partition des efforts doivent pouvoir ĂȘtre discutĂ©es. En revanche, invoquer uniquement le caractĂšre humain ou gĂ©nĂ©reux du systĂšme existant ne suffit pas Ă dĂ©montrer quâil peut durer en lâĂ©tat.
Un second problĂšme apparaĂźt lorsque cette certitude morale empĂȘche de comprendre les prioritĂ©s des autres. Une personne confrontĂ©e Ă des difficultĂ©s matĂ©rielles immĂ©diates peut accorder davantage dâimportance Ă son salaire, Ă son logement ou Ă lâavenir de ses enfants quâĂ des causes lointaines. Cela ne signifie pas quâelle soit dĂ©pourvue de solidaritĂ©. Cela signifie que ses urgences ne sont pas les mĂȘmes. Lui imposer une hiĂ©rarchie morale sans reconnaĂźtre sa situation peut ĂȘtre vĂ©cu comme du mĂ©pris, particuliĂšrement lorsque ceux qui la lui imposent semblent moins exposĂ©s aux difficultĂ©s quâelle rencontre.
Lorsque ces prĂ©occupations sont disqualifiĂ©es au lieu dâĂȘtre entendues, le dialogue se bloque. Le sentiment de ne pas ĂȘtre reprĂ©sentĂ© peut nourrir le ressentiment et rendre certains discours radicaux plus sĂ©duisants. La haine raciale ne dĂ©coule pas mĂ©caniquement de la prĂ©caritĂ© ou du mĂ©pris ressenti, et ces circonstances ne la justifient pas. Mais condamner ses expressions ne suffit pas Ă comprendre ni Ă dĂ©samorcer ce qui favorise leur diffusion.
Câest en ce sens quâune partie de la gauche peut, Ă mes yeux, desservir lâidĂ©al quâelle dĂ©fend : lorsque ses propositions nĂ©gligent les conditions concrĂštes de leur rĂ©ussite, et lorsque sa maniĂšre de dĂ©battre Ă©loigne les personnes quâelle voudrait convaincre. Une politique de solidaritĂ© doit pouvoir reconnaĂźtre les contraintes du rĂ©el, discuter ses propres moyens et entendre des prioritĂ©s diffĂ©rentes. Sans cette ouverture, la conviction de dĂ©fendre le bien risque de devenir un obstacle Ă la construction dâun avenir commun.
Firisis retweeted
this chart from @SemiAnalysis_ is insane alpha!
La vérité autours de toute cette agitation autours des nécessité de ralentir l'IA provoquée par @sama et @DarioAmodei on la trouve dans ce graph.
Sans leurs abonnements qui permettent au grand publique d'avoir du token à bas prix, et leur harness les grands lab américains auraient techniquement déjà perdus depuis le début du T3 de cette année.
Sur Openrouter les modÚles américains sont en perte de vitesse depuis l'arrivé de frontier model chinois type Deepseek V4. Et encore cela n'intÚgre pas les données de Kimi K3 sortie en juillet.
Qu'en serait-il lorsqu'un modĂšle de la classe de fable 5 ou GPT 6 astra sera release Ă une fraction de son prix ?
Ralentir l'IA, tu parle... Faut surtout ralentir l'opensource et la concurrence chinoise oui.
Je vous partage quelques réflexions sur la situation politique en France, sur nos désaccords et sur ce qui rend le dialogue si difficile entre personnes de sensibilités politiques différentes :
Lâune des difficultĂ©s de la dĂ©cision collective tient au fait que les ĂȘtres humains ne partagent pas tous la mĂȘme conception du bien, ni la mĂȘme hiĂ©rarchie de valeurs.
Nous pouvons ĂȘtre attachĂ©s Ă la solidaritĂ©, Ă la libertĂ©, Ă la sĂ©curitĂ© ou Ă la responsabilitĂ©, tout en leur accordant une importance diffĂ©rente. Ces dĂ©saccords ne traduisent pas nĂ©cessairement une opposition entre des personnes morales et dâautres qui ne le seraient pas : ils reflĂštent aussi des expĂ©riences, des contraintes et des prĂ©occupations diffĂ©rentes.
Or, une partie de la gauche socialiste française tend, selon moi, Ă prĂ©senter certaines valeurs: lâĂ©galitĂ©, le partage, la solidaritĂ©; comme des Ă©vidences morales qui devraient sâimposer Ă tous. Ma critique porte moins sur ces valeurs que sur la prĂ©tention Ă en dĂ©duire une seule politique lĂ©gitime. Lorsquâun courant considĂšre quâil incarne le bien, il risque de traiter toute objection comme une faute morale, plutĂŽt que comme un dĂ©saccord Ă examiner.
Cette attitude pose dâabord un problĂšme de responsabilitĂ©. La noblesse dâun objectif ne garantit pas la pertinence des moyens employĂ©s pour lâatteindre. Une politique peut ĂȘtre gĂ©nĂ©reuse dans son intention et produire des effets qui fragilisent prĂ©cisĂ©ment ce quâelle cherche Ă protĂ©ger. DĂ©fendre un idĂ©al exige donc de prendre en compte les contraintes Ă©conomiques, les consĂ©quences indirectes et la viabilitĂ© des choix proposĂ©s.
Le dĂ©bat sur les retraites et la protection sociale illustre cette tension. On peut juger injuste une rĂ©duction des droits ou des prestations. Mais si certains ajustements sont effectivement nĂ©cessaires Ă la pĂ©rennitĂ© du systĂšme, les refuser par principe peut conduire Ă une dĂ©gradation plus grave encore. Cela ne signifie pas que toute rĂ©forme prĂ©sentĂ©e comme indispensable le soit rĂ©ellement : sa nĂ©cessitĂ©, ses modalitĂ©s et la rĂ©partition des efforts doivent pouvoir ĂȘtre discutĂ©es. En revanche, invoquer uniquement le caractĂšre humain ou gĂ©nĂ©reux du systĂšme existant ne suffit pas Ă dĂ©montrer quâil peut durer en lâĂ©tat.
Un second problĂšme apparaĂźt lorsque cette certitude morale empĂȘche de comprendre les prioritĂ©s des autres. Une personne confrontĂ©e Ă des difficultĂ©s matĂ©rielles immĂ©diates peut accorder davantage dâimportance Ă son salaire, Ă son logement ou Ă lâavenir de ses enfants quâĂ des causes lointaines. Cela ne signifie pas quâelle soit dĂ©pourvue de solidaritĂ©. Cela signifie que ses urgences ne sont pas les mĂȘmes. Lui imposer une hiĂ©rarchie morale sans reconnaĂźtre sa situation peut ĂȘtre vĂ©cu comme du mĂ©pris, particuliĂšrement lorsque ceux qui la lui imposent semblent moins exposĂ©s aux difficultĂ©s quâelle rencontre.
Lorsque ces prĂ©occupations sont disqualifiĂ©es au lieu dâĂȘtre entendues, le dialogue se bloque. Le sentiment de ne pas ĂȘtre reprĂ©sentĂ© peut nourrir le ressentiment et rendre certains discours radicaux plus sĂ©duisants. La haine raciale ne dĂ©coule pas mĂ©caniquement de la prĂ©caritĂ© ou du mĂ©pris ressenti, et ces circonstances ne la justifient pas. Mais condamner ses expressions ne suffit pas Ă comprendre ni Ă dĂ©samorcer ce qui favorise leur diffusion.
Câest en ce sens quâune partie de la gauche peut, Ă mes yeux, desservir lâidĂ©al quâelle dĂ©fend : lorsque ses propositions nĂ©gligent les conditions concrĂštes de leur rĂ©ussite, et lorsque sa maniĂšre de dĂ©battre Ă©loigne les personnes quâelle voudrait convaincre. Une politique de solidaritĂ© doit pouvoir reconnaĂźtre les contraintes du rĂ©el, discuter ses propres moyens et entendre des prioritĂ©s diffĂ©rentes. Sans cette ouverture, la conviction de dĂ©fendre le bien risque de devenir un obstacle Ă la construction dâun avenir commun.
Pas agrĂ©able d'ĂȘtre investi sur la supply semi ce matin, toute cette histoire de ralentissement autours de l IA fait que le marchĂ© vende tout ce qui bouge et touche les semis de prĂšs ou de loin
On verra si les US enfoncent le clous cet aprĂšs-midi Ă l ouverture ou si au contraire nous donne une respiration











