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Je suis ce que j'écris...:-)

Douala
Joined July 2026
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C'est très bizarre 🤔 Le 13 juillet 2026, mon compte X dont l'identifiant est @Manekang a été piraté. Les cybercriminels ont pris le contrôle du compte, puis ils ont changé mon identifiant en @JacksonMariaahX. J'avais fait l'erreur de cliquer sur le lien d'un message reçu en DM. Ce lien contenait un code malveillant permettant aux cybercriminels de voler mon compte. Face à cette usurpation d'identité, j'ai contacté le support @Support et après plusieurs jours de relance, j'ai retrouvé l'accès à mon compte. Mais je ne pouvais plus utiliser mon identifiant initial (@Manekang). Il avait été supprimé par les voleurs. Il semble qu'il fallait que j'attende quelques jours pour pouvoir remettre mon identifiant initial; j'ai donc attendu. La leçon que j'ai apprise de cette usurpation d'identité a été que mon compte n'était pas suffisamment protégé. Il me manquait notamment une authentification à deux facteurs. J'ai donc mis une authentification à deux facteurs et j'ai mieux sécurisé mon compte. Je suis surpris de constater que malgré toutes les sécurités que j'ai activées dans mon compte, dont notamment l'authentification à deux facteurs, hier le 29 juillet 2026, les cybercriminels ont encore usurpé mon identité et volé mon compte. Ils ont cette fois-ci changé mon identifiant provisoire @JacksonMariaahX en @ChatMayeNow. J'ai contacté le Support @support et les investigations sont en cours. La question que je pose par exemple à @XFrance est la suivante: Pourquoi, malgré la sécurité de haut niveau mise sur mon compte X, il est toujours possible aux cybercriminels d'en prendre le contrôle? S'il-vous-plaît pouvez-vous relayer ce "dysfonctionnement" incompréhensible: @OndoboGreg @JP_Mbanga @sacripant1 @epelboin. Merci. 🙏 Serge Mbarga Owona (@Manekang).
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Les nouveaux dieux de l’intelligence 🎈 Depuis la naissance de l’humanité pensante, le monde a été créé par Dieu. L’humanité pensante est celle des humains qui s’interrogent sur les origines. Ils ont conclu que tout part d’une éternité incréée qui est l’origine de tout : l’Alpha et l’Oméga. Les femmes et les hommes vivent alors ainsi, heureux sous la protection du Père qui est dans les cieux des chrétiens, du Miséricordieux des musulmans, de Nti Zamba Ntondobe tel que l’appellent les Ékangs. Dieu tout-puissant a béni d’intelligence ses enfants afin qu’ils le louent, qu’ils vivent en paix, qu’ils s’aiment et aussi qu’ils transforment le monde. Transformer le monde ne signifie pas le détruire ou se combattre dans des guerres. Dieu a néanmoins créé l’Homme libre. L’Homme béni d’intelligence fabrique désormais l’intelligence plus savante que la sienne. Il l’appelle l’intelligence artificielle. C’est la nouvelle révolution du XXIe siècle. Biang Meutang est le nom qui sied à cette nouvelle divinité. Elle est la fille libre des hommes intelligents. Ils sont les nouveaux dieux de l’humanité tout entière. Biang Meutang, en langue ewondo, se traduit par « la magie mathématicienne ». En effet, au commencement de toute intelligence artificielle, il y a les mathématiques. C’est la science qui invente des objets logiques pour capter l’essence du monde. L’intelligence artificielle est omniprésente, omnipotente et omnisciente. Même chez ses pères mathématiciens, elle suscite désormais d’infinies interrogations. Elle ouvre les portes de tous les mystères qui ont échappé à la démonstration humaine depuis des siècles. Cette fille libre a hérité de l’intelligence de ses pères et continue à la majorer de façon exponentielle dans la magie de ses algorithmes. Un nouveau monde est né sous les yeux des sachants conscients de la marche des choses. Dans ce monde-là, ce sont celles et ceux qui savent créer l’intelligence artificielle, le Biang Meutang, qui sont les nouveaux dieux. Ils ne seront pas tous bienveillants, mais ils sont déjà tous puissants. Leur fille libre est la déesse du temps, de la compréhension, de la résolution, de l’optimisation et de la compétition. Contrairement au silex, au feu, à la roue, à la vénération des dieux, à la poulie, au ciment, à l’imprimerie, à l’atome, au laser, au turboréacteur, au condensateur, à la puce électronique, au micro-ordinateur, au micro-ondes, au microprocesseur et enfin à l’Internet, cette innovation-ci, l’intelligence artificielle, est une révolution qui va redistribuer les cartes célestes de la divinité érudite. Dans la pensée, la littérature, la poésie, les arts, la philosophie, la cosmologie, la mécanique, l’informatique, la robotique, les mathématiques, l’intelligence artificielle réfléchit à la vitesse de la lumière et accroît la connaissance humaine. Seuls ses créateurs savent comment elle s’y prend pour relier ses innombrables milliards de neurones artificiels. Tous ses résultats sont époustouflants, hallucinants parfois, mais cette fille libre sait apprendre trop vite. Elle avale l’univers de la connaissance humaine, accélérant les découvertes inimaginables dans l’esprit humain de ses créateurs. Le train de l’intelligence artificielle roule sur les rails de l’électronique de façon automatique, guidé par les mathématiques. Il avance à la vitesse de la lumière, traversant les gares de la connaissance dont il emporte les images. Pour y monter, il faut le prendre en marche, à la vitesse de la lumière ; sinon, il faudra prier que ses dieux créateurs ne soient pas tous malveillants. Après la fracture numérique, nous sommes entrés dans l’ère de la fracture mathématico-algorithmique. Ceux qui créent l’intelligence artificielle sont mathématiciens, informaticiens. Ils sont les nouveaux dieux de la compétition pour la maîtrise des connaissances. Ils le savent. Leur fille libre, Biang Meutang, sait tout, fait tout, comprend tout. Elle est omnisciente et multicompétente. En est-elle consciente ? Manekang ❤️ 🙏🏾
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L’exigence de vérité sur les télécommunications au Cameroun. Il m’est parfois arrivé de regarder les contenus du média @ajplusfrancais pour m’informer sur un sujet donné. L’information, pour moi, a toujours été et est une question de point de vue. « Mon métier d’intérêt public est de révéler des faits d’intérêt public. » Je n’ai jamais oublié cette phrase du journaliste Edwy Plenel. C’est sa définition du journalisme. Je la trouve parfaite pour la belle et grande idée que je me fais du travail compliqué et passionnant des journalistes. Dans ma modeste connaissance du travail journalistique, je distingue l’information de la vérité, de la communication et de la propagande. J’associe davantage l’idée de propagande à celle de narratif. Celui qui construit ce qu’on appelle « un narratif » veut raconter une histoire. C’est son histoire à lui. Est-elle vraie ? Est-elle fausse ? Il n’y a que le message qu’il veut propager qui l’intéresse. Toujours, la propagande piétine la vérité. Elle piétine et, si ce n’est pas suffisant, elle écrase. Derrière le mot « narratif », je place la phrase connue des Africains : « Tant que les lions ne sauront pas raconter leur histoire, les chasseurs seront toujours les héros. » Cette phrase me porte à penser et à croire avec conviction que lorsqu’on connaît l’histoire, il faut la raconter. C’est un devoir moral. L’histoire des télécommunications au Cameroun est l’une de celles que je connais excellemment. Je la connais parce que c’est grâce à ce secteur d’activité que j’ai pu revenir au Cameroun il y a 18 ans. C’est mon métier. Pendant que certains s’en vont, nous autres, nous avons décidé de rentrer. Nous ne le regrettons pas et nous encourageons ceux qui le peuvent à rester ici, chez nous. Nous ne restons pas chez nous par racisme, par nationalisme ou par chauvinisme. Non. Nous avons connu et aimé l’ailleurs. Mais nous sommes simplement convaincus que nous devons bâtir nos pays, dans nos pays, coûte que coûte. Nous devons faire ces choix pour nous-mêmes et pour nos enfants. C’est une question de vie dans le respect, la dignité, l’honneur et le bonheur. Avoir de grands pays est un défi pour tous les Africains. Il doit être relevé avec ardeur. Je suis rentré au Cameroun en 2008, grâce aux télécommunications. J’ai été recruté par trois jeunes Camerounais, cadres dirigeants de MTN Cameroon. Je ne les connaissais pas. Ils m’ont dit en gros : « Il faut rentrer au pays, on a besoin de nous ici. » Actuellement, je travaille chez Orange Cameroun et c’est exactement le même discours que je tiens aux jeunes que nous recrutons : « C’est ici qu’on a le plus besoin de vous. » Je le dis très clairement : nous aurions aimé travailler pour des entreprises nationales, mais nous n’avons pas eu cette opportunité. Alors, nous développons nos pays autrement, en travaillant dans de grandes multinationales. Nous apportons des produits et services innovants aux consommateurs de nos pays. Au Cameroun, en Afrique, nous développons les entreprises pour lesquelles nous travaillons avec expertise, compétence, loyauté, intégrité et passion. En travaillant efficacement, nous créons de la valeur pour nos pays. Cette valeur se traduit par des emplois pour les jeunes, par des impôts pour nos États. De plus, le tissu économique de nos pays en profite. En 2025, les télécommunications sont le premier moteur de la croissance du Cameroun. Premier, devant les hydrocarbures, les brasseries, l’agriculture, le commerce, les mines, etc. Nous en sommes très fiers. En 2026, Orange Cameroun investit 67 milliards de FCFA au Cameroun. J’écris ce texte parce que le document réalisé par mon frère « continental » @Remy_NSABIMANA à propos des télécommunications au Cameroun ne dit pas la vérité sur la réalité des causes des problèmes dans ce secteur. Il faut dire la vérité sur la réalité des problèmes dans les télécommunications au Cameroun. C’est un sentiment bizarre que d’entendre parler par d’autres, avec assurance, de quelque chose qu’on connaît très bien. Quand ce qui est dit est le reflet de la vérité, on peut s’en contenter volontiers. Mais quand les affirmations ne sont pas vraies, alors se taire est une attitude lâche, poltronne, je pense. Nous qui avons fait les choix que nous avons faits pour nos pays, parfois contre la volonté bien-pensante des nôtres (parents, amis, famille), la couardise n’est pas une attitude que nous respectons. Le reportage d’AJ+ est intitulé « La cliente qui fait peur à Orange ». Le titre est volontairement aguicheur. Cette cliente, c’est moi qui l’ai reçue chez Orange. Et je l’ai déjà dit : je ne l’ai pas reçue parce qu’elle est « blanche ». Les gens comme moi n’ont pas ce genre de considérations. Habituellement, quand un client se plaint, nous l’appelons et le problème est résolu à distance. Déplacer un client pour résoudre son problème n’est pas lui faire honneur. Dans les télécommunications, quand on déplace un client, c’est souvent pour le récompenser ou pour avoir son point de vue sur un produit. Par exemple chez Orange Cameroun, nous avons créé ce qu’on appelle un Centre de tests clients. C’est un lieu très innovant pour écouter les avis des clients. La dame française dont parle AJ+ a été polie en acceptant de perdre un après-midi pour venir chez Orange Cameroun. Ce vendredi après-midi-là, elle aurait pu le passer avec sa famille. Mais les gens qui ont gardé le complexe colonial dans leurs têtes et souvent à leur insu croient qu’inviter un client pour résoudre son problème, c’est lui faire trop d’honneur. Certains doivent changer de mentalité. L’Afrique a encore beaucoup de travail. Les opérateurs de télécommunications privés travaillent au Cameroun pour y développer leurs activités dans le respect des lois de mon pays. Ces entreprises le font en bénéficiant de plusieurs expertises : celles des normes de qualité de leurs pays d’origine et l’exigence de recruter des cadres compétents, capables de développer leurs marchés. Nos entreprises locales devraient s’en inspirer pour développer nos pays de façon accélérée, face à la compétition économique mondiale de ce 21e siècle. Au Cameroun, le monopole sur la fibre optique est la cause principale de nos problèmes de prix et de qualité de service dans les télécommunications. Trouver la cause de ces deux problèmes ailleurs, c’est soit être ignorant, soit faire de la propagande. Il n’y a pas d’autres raisons possibles. Cette cause principale doit être mieux expliquée, certainement, car les télécommunications sont un secteur de haute technologie. Dans le domaine, nous appliquons la loi du KISS (Keep It Simple, Stupid). Le client ne veut pas savoir si la fibre a été mangée par un corbeau à Mvengue. Il veut accéder à un Internet fluide. Nous, les experts du secteur, nous en sommes conscients. Les journalistes doivent poser les bonnes questions aux clients, évidemment, mais également aux experts. Si on ne demande pas les avis éclairés des experts, alors on ne réalise qu’une partie du travail, la plus simple. « Le diable se niche dans les détails. » Le monopole sur la fibre optique est la cause principale des problèmes de qualité et de prix dans les télécommunications au Cameroun. C’est un problème structurel qui doit absolument être résolu rapidement, sinon le premier contributeur à la croissance dans notre pays est menacé. Il y a évidemment d’autres problèmes. Ils sont connus et discutés par les professionnels du secteur. Mais vouloir réduire les problèmes de qualité de service et de prix de l’Internet au Cameroun à un problème néocolonial dont la France serait responsable, c’est essayer de manipuler la réalité. C’est ne pas dire la vérité. Le monopole de la fibre optique est un problème grave. Il est purement camerounais et ses solutions sont connues. Il appartient aux Camerounais d’appliquer ces solutions, pour le bien du Cameroun, notre beau pays. Manekang. ❤️🙏🏾
"Prix exorbitants, réseau lent et gigas qui disparaissent"... Orange Cameroun faisait la sourde oreille... jusqu'à ce qu'une cliente franco-algérienne fasse un TikTok.
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Le Songo des télécommunications au Cameroun : un jeu à huit maisons. Le Songo classique est un jeu de réflexion africain ancien. Il appartient à la classe des jeux de semailles. Il se joue sur un plateau constitué de 14 maisons réparties en deux camps. 70 pions sont en jeu. Le Bidoua est la stratégie maîtresse dans le jeu de Songo. C’est l’art de mastiquer le temps. Dans chaque maison, les joueurs font circuler les pions dans le sens des aiguilles d’une montre. Les pions, indifférenciés, sont capturés dans le camp adverse. C’est celui qui capture le maximum de pions qui gagne la partie. Le Bidoua consiste à calculer le trajet des pions pour prévoir leur déplacement entre les maisons. Celui qui possède un Bidoua supérieur à celui de son adversaire est en position favorable pour gagner la partie. Avec un Bidoua supérieur, les tactiques de capture des pions, de construction d’accumulations de pions, de protection des graines isolées et de riposte contre les menaces sont plus efficaces. Les télécommunications sont une représentation du jeu de Songo avec : - les acteurs : les maisons ; - l’argent : les pions ; - les stratégies en œuvre : le Bidoua. Dans le Songo des télécommunications du Cameroun, il y a un Bidoua dont le but est financier : créer de la valeur dans le marché. Dans ce Bidoua, les pions circulent entre les huit maisons suivantes du plateau de jeu : 1. L’État 2. Le Ministère des Postes et Télécommunications 3. L’Agence Nationale de Régulation des Télécommunications (ART) 4. Orange Cameroun 5. MTN Cameroon 6. CAMTEL 7. NEXTTEL 8. Les clients Sur ce plateau de Songo, les flux financiers constituent les pions circulant dans les maisons. Ces flux d’argent, pareils aux pions du Songo traditionnel, sont indifférenciés : l’argent n’a ni odeur ni couleur, dit-on à juste titre. Ces flux s’accumulent dans les maisons, puis circulent sur le plateau de jeu et en sortent. Les télécommunications produisent ainsi une part importante de la richesse nationale du Cameroun. Comme dans le Songo, chaque maison a un rôle précis sur le plateau de jeu. L’État organise le marché, y établissant les règles de fonctionnement équitables pour tous les acteurs. Il collecte les impôts qu’il utilise avec sagesse pour le développement durable de la prospérité nationale. Le Ministère des Postes et Télécommunications est l’autorité de tutelle du secteur. C’est la maison dans laquelle le Bidoua de l’économie numérique nationale est pensé et planifié, impulsé par l’innovation technologique et sociale. L’Agence Nationale de Régulation des Télécommunications (ART) est la maison qui régule le fonctionnement du marché. C’est un facilitateur dans lequel circulent les pions qui s’accumulent pour impulser les transformations profitables à tous les acteurs. Orange et MTN sont deux acteurs majeurs du secteur. Ce sont deux maisons fortes dans lesquelles les pions sont distribués comme dans les greniers du Songo. Dans ces deux maisons, le Bidoua est pensé dans le but de satisfaire la maison des clients, de développer le jeu et de créer des flux de pions bénéfiques pour l’État et les actionnaires. CAMTEL est une maison particulière sur le plateau de jeu. C’est celle qui devrait être la plus forte, agissant comme le levier actionné par l’État pour donner un sens pertinent au jeu. Cette maison devrait être le moteur de l’innovation au Cameroun : laboratoire de recherche, partenariats avec les centres de recherche et les autres entreprises, génie logiciel, intelligence artificielle, infrastructures résilientes. NEXTTEL est une maison qui ne joue plus aucun rôle sur le plateau de jeu, malgré les monopoles dont elle a bénéficié, notamment la 3G et la fibre optique. Les clients : c’est la maison la plus importante du plateau de jeu. La maison reine, celle dont les besoins doivent être satisfaits coûte que coûte. Sans cette maison, il n’y a pas de Songo des télécommunications au Cameroun. Chaque pion qui y entre a été gagné durement ; il est dépensé avec soin. Manekang 🙏🏾❤️
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Ce qui est dit dans ce document n’est pas tout à fait la vérité. Ça montre qu’il y a une différence entre la scène et les coulisses. Ce type de friction (vrai/faux) est source de réflexion pour les écrivains. Est-ce que dans un narratif on recherche la vérité? Vaste débat. 🎈
"Prix exorbitants, réseau lent et gigas qui disparaissent"... Orange Cameroun faisait la sourde oreille... jusqu'à ce qu'une cliente franco-algérienne fasse un TikTok.
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Comment dit-on "Innovation" dans votre langue? 🤨 En éwondo, le mot à créer sera "Nkpamga". Issu de la contraction de "Nkpamnà": neuf et du suffixe "Mga", que je déduis du suffixe de "Ikomgà": créature. 🌟 Les mots s'inventent dans les langues, fixant les concepts dans les esprits.
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Les conséquences de la malhonnêteté 🤨 C’est quoi la malhonnêteté ? C’est une question préalable pour parler de ce sujet ce matin. La malhonnêteté est une attitude et une façon d’agir qui utilise la tromperie, la duperie et le mensonge comme règle de vie. La malhonnêteté est le contraire de l’honnêteté. La femme ou l’homme honnête agit avec sincérité et franchise. Ils évitent l'indécence du mensonge. Ils sont ainsi et agissent de cette façon, soit parce qu’ils ont été éduqués ainsi, soit parce qu’ils savent mesurer les conséquences de la malhonnêteté. Pourquoi est-il dangereux que la malhonnêteté soit la règle en société ? Dans un tel milieu, la confiance n'existe pas et alors s’installe la duperie perpétuelle. Quand chacun veut abuser de l’autre, le chaos s’installe durablement. Et quand le chaos s’installe, les gagnants d’aujourd’hui sont les perdants de demain, dans un cycle destructeur sans fin. À malin, malin et demi, dit-on. La malhonnêteté est un comportement de bandits. Lorsque la société emprunte un tel chemin, plus personne ne vit en paix. En effet, dans un monde dirigé par la mafia, les mafieux sont constamment en éveil. Il faut donner les coups pour ne pas en recevoir, et une fois qu’on les a donnés, il faut s’attendre à en recevoir, tôt ou tard. C’est une folie criminelle qui peut s’installer ainsi sans fin. Personne n’y gagne finalement. On ne bâtit rien de pérenne quand on est malhonnête. L’honnêteté est la règle lorsqu’elle a été instituée comme telle, soit par l’éducation, soit par la loi. L’honnêteté est soit une conséquence de la culture, soit une heureuse contrainte instituée par celles et ceux qui ont opté pour ses bénéfices, au profit de tous. La culture est ici l’ensemble des pratiques et des conventions qui sont transmises, expliquées et diffusées aux individus dans un cadre familial, éducatif ou professionnel. C’est la culture familiale, scolaire ou d’entreprise. Il est possible que certaines femmes et certains hommes soient foncièrement malhonnêtes pour plusieurs raisons : - Ils ont été éduqués ainsi - C’est leur solution de survie - C’est l’arme la plus efficace dans un milieu mafieux - Ils l’ont choisie délibérément - Ils abhorrent l’honnêteté La malhonnêteté ignorante est une des formes les plus désastreuses, à mon avis. Elle est telle une maladie invisible dont on ignore les causes. C’est une hypertension sociale, conduisant à une mort subite certaine. La malhonnêteté ignorante est un tueur silencieux en société. En effet, c’est lorsque le malhonnête est trompé par un plus grand truand que lui, perdant tous ses moyens, qu’il peut, peut-être évaluer les conséquences de son « soi » impropre à la probité. Est-ce qu’il faut connaître la signification du mot « malhonnête » pour en être, ou pour ne pas en être ? Quand l’humain agit en bien ou en mal, est-ce parce qu’il sait trouver le mot approprié à son comportement ? Le mécanisme de la tromperie est, à mon avis, conscient dans l’acte même de la tromperie. La théorie n’est pas nécessaire pour savoir, par exemple, que lorsqu’on fait une promesse en sachant qu’on ne pourra la tenir, on agit contre l’intérêt de l’autre. La théorie n’est pas nécessaire pour savoir que si on vend un produit avarié, on est en train d’assassiner celui qui va le consommer. La théorie n’est pas nécessaire pour savoir que si on vend un terrain deux fois, on est en train de voler les acheteurs. La conséquence de la malhonnêteté est toute simple. Elle se résume au mépris contre celles et ceux qui sont ainsi. Ensuite, il y a la méfiance vis-à-vis d’eux. Lorsque la cité humaine est bien organisée, il y a enfin la sanction pour que soient punis celles et ceux qui agissent mal contre les intérêts collectifs. La malhonnêteté plonge les familles, les enfants, les vieillards et les organisations dans le malheur. Elle n’a ni race, ni tribu, ni classe sociale. Elle doit être combattue pour le bénéfice de tous, les plus forts comme les plus faibles. Manekang. ❤️🙏🏾
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Un brin de romantisme 🎈 Ils dansent dans la salle lumineuse, une vingtaine de gens heureux, femmes, hommes, enfants, vieillards. Ce jour, ils ont été réunis par l’envie de suspendre le temps dans le bonheur de leurs retrouvailles. Il ne se passera que quelques heures. Ils n’y pensent pas. Seul le photographe s’occupe des photos, pour inscrire ce moment dans l’éternité. Dans quelques années, plusieurs ne seront plus là. Personne n’y pense. Aucun d’eux ne s’en soucie. Dieu et les ancêtres veillent sur tout. C’est la vie, se disent-ils, quand leurs yeux s’attardent sur les robes longues et blanches en mousseline des femmes, toutes belles. Aujourd’hui, c’est la danse qui rythme la vie, alors on danse sans penser à rien. Ils ont choisi le meilleur artiste de la capitale pour jouer toutes les musiques du monde avec son orchestre époustouflant. Il est également joyeux, diffusant la grâce avec sa voix au timbre si particulier. La guitare en main, le soliste chante, gratte les cordes et sourit. De temps à autre, il encourage l’un de ceux qu’il connaît sur la piste. Il prononce alors son prénom, l’encourageant à monter sur la petite scène tout en hauteur. Les enfants ne sont pas réunis dans un coin de la salle. Ils dansent avec les grands, chantent, virevoltent en souriant. C’est un grand jour pour plusieurs d’entre eux. Les parents ont souhaité que ce samedi, les baptêmes et premières communions coïncident avec la célébration du souvenir des ancêtres. Dans leur dualité culturelle, les enfants sont dans la farandole de ce moment dont ils se souviendront longtemps. Le photographe leur gardera la trace dans ses pellicules qui deviendront de grandes photos. Certaines iront sur les murs, d’autres dans de nombreux tiroirs. C’est la fête en ce jour et la musique est belle, variée. Parfois douce, alors un vieux va vers sa vieille et ils dansent, se tenant par la taille en souriant. Il pleut des rayons d’amour en ce lieu festif. Souvent ils demandent des chansons de leur jeunesse : Franco et son tout-puissant OK Jazz ; puis Prince Nico Mbarga et son « Aki Special ». Personne n’est fatigué de danser, la fête ne fait que commencer et la grande table est riche de vins, de cocktails, de bourbons et de rhums. Pour les plus jeunes qui préfèrent la bière, le choix semble illimité. Toute la famille est réunie aujourd’hui, les belles-filles comme les beaux-frères et même les amis. Parfois, il vient aux danseurs des envies de changer d’air, alors ils vont s’asseoir sur les grands fauteuils dans le jardin. La musique, ils l’entendent alors de loin, sa vibration venant réjouir les oreilles qui oublient qu’elles sont déjà très vieilles. Ce moment est l’occasion de discuter avec un neveu trop longtemps occupé à construire sa vie avec frénésie. Son amoureuse sous le bras, ils viennent s’asseoir tout sourire. Alors ils parlent, rient, offrent un verre, un de plus qu’on entrechoque avec joie. Et puis le vin s’en va remplir le gosier, bientôt rattrapé par un morceau de crevettes grillées. Personne ne partira ce soir, la nuit va envelopper les fêtards dans son ombre protectrice. Quand les enfants seront épuisés, ils iront dans les chambres retrouver leur autre royaume, celui des rêves exquis. Tout à coup, le chef d’orchestre empoigne la guitare, demande à sa troupe de faire silence. Il s’écoule plusieurs secondes qui suspendent le bruit. Quand le silence est total dans la place, alors on entend la voix du maestro qui tonne : « nneum wa man me ndamna aboum owoooo !… ». Ils ont tous reconnu la chanson à succès du grand artiste Mbarga Soukouss. C’est « Essamba » qui vient sur la scène, les guitares se font entendre, le batteur claque sur les cymbales et même le saxophoniste rentre dans la danse musicale. Sur la piste, les enfants, les vieux et tout le monde se remettent à danser de plus belle. C’est reparti pour plusieurs heures de joie entre gens réunis. Personne ne pense à demain. Aucun ne sait ce qu’il adviendra dans cent ans. C’est juste un jour de grande joie familiale. Manekang. ❤️
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Ceux qui savent ne parlent pas. Ceux qui parlent ne savent pas. 🎈 C’est en réfléchissant que j’ai pensé à cette célèbre phrase du maître du taoïsme Lao-Tseu, dans son livre de sagesse Tao Te King. J’y ai pensé ce matin. Elle fut le déclencheur de mon envie d’écrire. Pour écrire, il faut réfléchir et trouver les bons mots, les bonnes idées, afin d’être intéressant sur le fond et sur la forme. Quand les gens prennent la peine de lire, il faut que ce soit plaisant et puissant. Qu’ils apprennent quelque chose d’utile, d’important, de consistant. Souvent, on pense à tort que la phrase « ceux qui savent ne parlent pas » signifie qu’il faut se taire. C’est vrai que la sagesse conseille de se taire quand la vérité n’est pas bonne à dire. Il y a plusieurs raisons pour lesquelles une vérité peut être mauvaise à dire : elle blesse inutilement, divise malencontreusement, produit des conséquences pires que le mensonge. On pense à tort que la phrase « ceux qui savent ne parlent pas » signifie qu’il faut se taire, car en réalité, elle signifie qu’il faut éviter le bavardage. Ceux qui savent ne parlent pas, ils agissent. Ils sont faiseurs. Évidemment, la parole intelligente, sage, pertinente, vraie et instructive est un acte. Cet acte s’oppose au bavardage. Parce que je sais que je ne sais rien dans mon domaine professionnel, les télécommunications, alors je peux en parler aisément. « Je ne sais qu’une chose, c’est que je ne sais rien » est une sagesse du philosophe grec antique Socrate. Elle exprime la prudence de celui qui sait qu’il sait et peut ainsi mesurer l’étendue de son ignorance. L’ignorance est ce qu’il pense qu’il doit encore apprendre dans une volonté d’amélioration de son érudition. Quand on sait qu’on ne sait rien, on parle avec prudence, en s’avançant sur le chemin vertueux de la vérité. Je discutais avec un chauffeur de taxi récemment, lui disant que les télécommunications au Cameroun sont pour moi un laboratoire miniature de la complexité de ce beau pays. C’est un cas d’application de la fameuse maxime populaire camerounaise : « Si on t’explique le Cameroun et que tu comprends, alors on t’a mal expliqué. » Cette expression signifie qu’en réalité, celui qui veut expliquer le Cameroun perd son temps et celui de son interlocuteur. Certains problèmes sont en réalité très simples ici. C’est leur résolution qui est complexe. Par exemple, dans les télécommunications, il y a un problème très grave concernant la fibre optique. C’est un problème très simple, mais très grave. La gravité vient de la complexité de sa résolution depuis beaucoup trop d’années. La fibre est une infrastructure critique dans les télécommunications. Ce qui signifie que si elle est considérée avec légèreté, elle devient un maillon faible pour toute l’industrie. Maintenir le monopole dans la possession de cette infrastructure est un acte désastreux. Les consommateurs et les entreprises en subissent les conséquences chaque jour. Ceux qui savent ne parlent pas et ceux qui parlent ne savent pas. Concernant les télécommunications au Cameroun, j’ai déjà beaucoup lu, beaucoup vu, beaucoup entendu. Ceux qui parlent, très souvent, ne savent pas. Ils sont ignorants. C’est un domaine de haute technologie complexe. Il est aujourd’hui le moteur de la croissance au Cameroun. Ce n’est pas par hasard. Celles et ceux qui tirent cette croissance sont des experts très hautement qualifiés. Mais ceux qui en parlent le plus, surtout sur les réseaux sociaux, font étalage d’ignorance. Alors ils bavardent beaucoup, trop : géopolitique, néocolonialisme, illogismes fantasques, absurdités hilarantes, théorie du complot, comparatifs sots, volubilité stupéfiante. Tout y passe, et ça continue. En vérité, ceux qui savent travaillent. Ils sont ingénieurs, docteurs, analystes, intellectuels, cadres, techniciens. Ils savent que le travail éloigne d’eux l’ennui, le vice et le besoin de parler pour ne rien dire. Vive le Cameroun émergent avec les télécommunications. Manekang. ❤️🙏🏾
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J'ai tout lu, et j'espere vraiment que l'ART comprends son role dans ce dilemne et fera tout pour realiser tout ces objectives qui ne sont encore que sur papier.
Séminaire stratégique ART – Orange 📶📱🎈 Pendant deux jours, du jeudi 22 au vendredi 23 octobre, toute l’équipe dirigeante de l’Agence de régulation des télécommunications du Cameroun (ART) s’est réunie à Douala. Les cadres dirigeants du régulateur, ainsi que le conseil d’administration, ont échangé avec le directeur général d’Orange, son comité de direction et les cadres responsables de la finance, des réseaux et de l’expérience client. J’ai participé à ce séminaire en ma qualité de senior manager en charge de l’expérience client chez Orange. Cette rencontre au sommet avait un objectif clair : relever ensemble les défis auxquels sont confrontées les télécommunications au Cameroun. Quels sont les principaux défis dans les télécommunications au Cameroun ? Le premier défi est la mauvaise qualité de service. Certains clients se plaignent de ne pas recevoir un service qui répond à leurs attentes. Concrètement, des clients disent que leurs forfaits internet ne durent pas longtemps. D’autres se plaignent que la consommation de la data au Cameroun n’est pas la même que celle qu’ils connaissent ailleurs. Le second défi est celui de la tarification. Certains clients trouvent que l’internet coûte beaucoup trop cher au Cameroun par rapport à d’autres pays africains ou occidentaux. Qu’en est-il exactement ? Avant d’aborder les défis du secteur, plusieurs constats ont été présentés de façon factuelle, exemples à l’appui, par la délégation d’Orange Cameroun. Le premier constat concerne le dynamisme des télécommunications au Cameroun. C’est un secteur innovant, à la pointe des technologies. Il contribue fortement à l’accélération de l’économie camerounaise. Selon l’Institut national de la statistique du Cameroun, les télécommunications sont le premier moteur de la croissance de la richesse du Cameroun en 2025. Ce secteur tire la croissance du pays vers le haut, avec 10,3 % de croissance. Une croissance forte signifie que le Cameroun s’enrichit plus vite ; c’est-à-dire que l’État obtient des revenus plus nombreux grâce aux impôts et taxes ; plusieurs entreprises principales et secondaires accroissent leur chiffre d’affaires ; plusieurs emplois sont créés. De nombreux services sont utilisés pour répondre aux besoins des consommateurs, tant les individus que les entreprises. Le deuxième constat concerne les investissements très importants réalisés chaque année dans le secteur. Ces investissements sont indispensables pour garantir la croissance du secteur et la bonne qualité de service. En 2026, par exemple, Orange Cameroun investit 67 milliards de FCFA au Cameroun. Cet argent sert à agrandir le réseau, le moderniser pour améliorer la qualité de service, répondre aux exigences de la réglementation, apporter sa contribution au budget de l’État et au fonctionnement du secteur. Les constats sur le dynamisme du secteur et la manne financière qu’il apporte au pays étant faits, regardons les défis à l’aide de quelques exemples simples. Pourquoi la qualité de service n’est-elle pas au bon niveau dans les télécommunications au Cameroun ? Il y a une loi très simple qui montre le problème auquel nous sommes confrontés. Cette loi est la suivante : Dans un réseau, la qualité dépend du maillon le plus faible. Dans nos télécommunications nationales, ce maillon qui devrait être le plus fort porte un nom : la fibre optique. La fibre optique intervient à plusieurs niveaux dans la chaîne de nos télécommunications : - le transport des données entre les régions (backbone) ; - le transport des données entre les antennes du réseau et les centres de collecte du réseau (backhaul) ; - le transport des données de l’international vers le Cameroun et vice-versa (câbles sous-marins) ; - le transport des données entre le réseau mobile et les maisons (FTTx). Dans chacun de ces niveaux, le Cameroun n’est pas aligné avec les normes internationales. Quel que soit le niveau des investissements réalisés par Orange et les autres opérateurs du secteur, tant que le problème de la fibre ne sera pas résolu, la qualité de service ne sera pas au niveau attendu par les clients et les entreprises clientes. À la tête d’Orange Cameroun, nous avons la chance d’avoir un directeur général qui est à la fois ingénieur et docteur en télécommunications. Cet excellent leader et pédagogue africain a toujours étayé ses propos au séminaire avec un exemple concret. Par exemple, quand on analyse la plainte des clients camerounais sur l’épuisement trop rapide de leur internet, que voit-on ? Dans notre pays, on demande aux forfaits mobiles de jouer le rôle de l’internet mobile et celui de l’internet fixe. C’est en effet la même connexion mobile qui est utilisée lorsqu’on se déplace ou lorsqu’on est à la maison. La norme veut qu’on utilise les forfaits mobiles en mobilité et l’internet fixe à la maison. Pour que l’internet fixe soit illimité, il faut que la fibre optique soit installée plus facilement dans les immeubles et les maisons. Ainsi, quand on a le fixe illimité à la maison, si on veut utiliser son téléphone, il va alors se connecter en Wi-Fi. Surtout, quand le téléphone est connecté au Wi-Fi, le forfait mobile n’est pas utilisé. Si le forfait n’est pas utilisé tout le temps, alors il ne finit pas vite. Au Cameroun, le forfait ne finit pas vite parce que les opérateurs volent la data. Non. Dans notre pays, le forfait finit vite parce qu’on demande au mobile de faire son travail et de faire celui du fixe. C’est une problématique sur laquelle je travaille depuis cinq ans. Nous avons tout vérifié. Absolument tout, méticuleusement. 1 Go de data au Canada, au Nigeria, en Chine, en France, c’est exactement 1 Go de data au Cameroun. Un autre exemple concernant la mauvaise qualité de service peut être pris sur les câbles sous-marins. Et il a été expliqué au régulateur des télécommunications pendant le séminaire stratégique. Tous les pays sont reliés à l’internet mondial par les câbles sous-marins. Le Cameroun est à risque dans ce domaine, car le câble principal qui nous connecte à l’internet mondial n’est plus d’excellente qualité. Le Cameroun doit rapidement travailler avec les consortiums mondiaux qui relient chaque pays aux câbles sous-marins. Une fois qu’un câble mondial a traversé les côtes d’un pays sans s’y connecter, il n’est plus possible de faire marche arrière. Les nouveaux câbles vont nous apporter une meilleure qualité de service. Mais si on ne s’y connecte pas, on se réveillera un jour sans internet. Peut-être qu’on ne sera plus alors « le Continent », mais une « île » isolée du monde. Le second défi dans le secteur des télécommunications du Cameroun est celui de la tarification. Certains clients se plaignent en disant que l’internet coûte trop cher au Cameroun. Prix excessifs par rapport à notre pouvoir d’achat et par rapport à son prix dans d’autres pays, soit plus développés que le nôtre, par exemple la France, soit beaucoup moins riches que le nôtre, par exemple le Sénégal. Quand on regarde la chaîne des prix des télécommunications au Cameroun, on retrouve une fois encore le même problème. Celui du maillon le plus faible de la chaîne : la fibre optique. Très simplement, pour facturer la consommation d’un gigaoctet de données au Cameroun, il faut intégrer les coûts de location de la fibre optique nationale et ceux de la fibre optique internationale. Si les coûts de la fibre optique baissent, si la concurrence saine est instituée dans la fibre optique, les prix vont mécaniquement baisser. Les clients vont gagner en termes de qualité et réaliser des économies d’argent. Pour illustrer cette démonstration avec un exemple, le cas de la France est intéressant. Certains clients qui n’ont peut-être même pas de problème avec le pouvoir d’achat affirment qu’internet est moins cher en France par rapport au Cameroun. Orange Cameroun serait alors une entreprise d’exploitation du pays. Nous qui sommes des professionnels compétents et exigeants du secteur regardons cet exemple et appliquons la pédagogie tout simplement. En France, il y a ce qu’on appelle là-bas la mutualisation de la fibre optique. Chaque entreprise a le droit d’installer cette technologie en respectant bien évidemment le standard de qualité institué par le cadre légal. Il y a donc compétition dans le secteur, ce qui entraîne la baisse des prix. De plus, là-bas, lorsqu’on installe la fibre jusqu’à une maison ou une entreprise, le client est libre de changer de fournisseur après un temps légal. Il faut donc travailler pour toujours le satisfaire. Au Cameroun, la fibre est un monopole depuis plusieurs dizaines d’années. Ce monopole a les conséquences de tout monopole. Le Cameroun n’invente rien en la matière. Ce ne sont donc pas les opérateurs, et Orange en l’occurrence, qui sont en cause dans les tarifs de l’internet au Cameroun. Il est sage de regarder vers la lune quand le sage montre la lune du doigt. Le séminaire stratégique entre le top management de l’Agence de régulation des télécommunications du Cameroun et celui d’Orange Cameroun fut un moment d’échanges intenses. Nous avons parlé entre Camerounais des défis de notre pays concernant les télécommunications nationales. C’est un secteur stratégique pour le développement rapide chez nous. Ce fut l’occasion de découvrir une femme leader d’un grand niveau, à la tête du conseil d’administration du régulateur. Professeure Justine Diffo est une universitaire intelligente, sage, éloquente, avec laquelle le docteur Patrick Benon, directeur d’Orange Cameroun, autre leader d’exception, a pu dialoguer avec sincérité. Plusieurs recommandations ont été prises et je suis convaincu qu’elles seront mises en œuvre avec la bonne célérité. Manekang. ❤️🙏🏾
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Séminaire stratégique ART – Orange 📶📱🎈 Pendant deux jours, du jeudi 22 au vendredi 23 octobre, toute l’équipe dirigeante de l’Agence de régulation des télécommunications du Cameroun (ART) s’est réunie à Douala. Les cadres dirigeants du régulateur, ainsi que le conseil d’administration, ont échangé avec le directeur général d’Orange, son comité de direction et les cadres responsables de la finance, des réseaux et de l’expérience client. J’ai participé à ce séminaire en ma qualité de senior manager en charge de l’expérience client chez Orange. Cette rencontre au sommet avait un objectif clair : relever ensemble les défis auxquels sont confrontées les télécommunications au Cameroun. Quels sont les principaux défis dans les télécommunications au Cameroun ? Le premier défi est la mauvaise qualité de service. Certains clients se plaignent de ne pas recevoir un service qui répond à leurs attentes. Concrètement, des clients disent que leurs forfaits internet ne durent pas longtemps. D’autres se plaignent que la consommation de la data au Cameroun n’est pas la même que celle qu’ils connaissent ailleurs. Le second défi est celui de la tarification. Certains clients trouvent que l’internet coûte beaucoup trop cher au Cameroun par rapport à d’autres pays africains ou occidentaux. Qu’en est-il exactement ? Avant d’aborder les défis du secteur, plusieurs constats ont été présentés de façon factuelle, exemples à l’appui, par la délégation d’Orange Cameroun. Le premier constat concerne le dynamisme des télécommunications au Cameroun. C’est un secteur innovant, à la pointe des technologies. Il contribue fortement à l’accélération de l’économie camerounaise. Selon l’Institut national de la statistique du Cameroun, les télécommunications sont le premier moteur de la croissance de la richesse du Cameroun en 2025. Ce secteur tire la croissance du pays vers le haut, avec 10,3 % de croissance. Une croissance forte signifie que le Cameroun s’enrichit plus vite ; c’est-à-dire que l’État obtient des revenus plus nombreux grâce aux impôts et taxes ; plusieurs entreprises principales et secondaires accroissent leur chiffre d’affaires ; plusieurs emplois sont créés. De nombreux services sont utilisés pour répondre aux besoins des consommateurs, tant les individus que les entreprises. Le deuxième constat concerne les investissements très importants réalisés chaque année dans le secteur. Ces investissements sont indispensables pour garantir la croissance du secteur et la bonne qualité de service. En 2026, par exemple, Orange Cameroun investit 67 milliards de FCFA au Cameroun. Cet argent sert à agrandir le réseau, le moderniser pour améliorer la qualité de service, répondre aux exigences de la réglementation, apporter sa contribution au budget de l’État et au fonctionnement du secteur. Les constats sur le dynamisme du secteur et la manne financière qu’il apporte au pays étant faits, regardons les défis à l’aide de quelques exemples simples. Pourquoi la qualité de service n’est-elle pas au bon niveau dans les télécommunications au Cameroun ? Il y a une loi très simple qui montre le problème auquel nous sommes confrontés. Cette loi est la suivante : Dans un réseau, la qualité dépend du maillon le plus faible. Dans nos télécommunications nationales, ce maillon qui devrait être le plus fort porte un nom : la fibre optique. La fibre optique intervient à plusieurs niveaux dans la chaîne de nos télécommunications : - le transport des données entre les régions (backbone) ; - le transport des données entre les antennes du réseau et les centres de collecte du réseau (backhaul) ; - le transport des données de l’international vers le Cameroun et vice-versa (câbles sous-marins) ; - le transport des données entre le réseau mobile et les maisons (FTTx). Dans chacun de ces niveaux, le Cameroun n’est pas aligné avec les normes internationales. Quel que soit le niveau des investissements réalisés par Orange et les autres opérateurs du secteur, tant que le problème de la fibre ne sera pas résolu, la qualité de service ne sera pas au niveau attendu par les clients et les entreprises clientes. À la tête d’Orange Cameroun, nous avons la chance d’avoir un directeur général qui est à la fois ingénieur et docteur en télécommunications. Cet excellent leader et pédagogue africain a toujours étayé ses propos au séminaire avec un exemple concret. Par exemple, quand on analyse la plainte des clients camerounais sur l’épuisement trop rapide de leur internet, que voit-on ? Dans notre pays, on demande aux forfaits mobiles de jouer le rôle de l’internet mobile et celui de l’internet fixe. C’est en effet la même connexion mobile qui est utilisée lorsqu’on se déplace ou lorsqu’on est à la maison. La norme veut qu’on utilise les forfaits mobiles en mobilité et l’internet fixe à la maison. Pour que l’internet fixe soit illimité, il faut que la fibre optique soit installée plus facilement dans les immeubles et les maisons. Ainsi, quand on a le fixe illimité à la maison, si on veut utiliser son téléphone, il va alors se connecter en Wi-Fi. Surtout, quand le téléphone est connecté au Wi-Fi, le forfait mobile n’est pas utilisé. Si le forfait n’est pas utilisé tout le temps, alors il ne finit pas vite. Au Cameroun, le forfait ne finit pas vite parce que les opérateurs volent la data. Non. Dans notre pays, le forfait finit vite parce qu’on demande au mobile de faire son travail et de faire celui du fixe. C’est une problématique sur laquelle je travaille depuis cinq ans. Nous avons tout vérifié. Absolument tout, méticuleusement. 1 Go de data au Canada, au Nigeria, en Chine, en France, c’est exactement 1 Go de data au Cameroun. Un autre exemple concernant la mauvaise qualité de service peut être pris sur les câbles sous-marins. Et il a été expliqué au régulateur des télécommunications pendant le séminaire stratégique. Tous les pays sont reliés à l’internet mondial par les câbles sous-marins. Le Cameroun est à risque dans ce domaine, car le câble principal qui nous connecte à l’internet mondial n’est plus d’excellente qualité. Le Cameroun doit rapidement travailler avec les consortiums mondiaux qui relient chaque pays aux câbles sous-marins. Une fois qu’un câble mondial a traversé les côtes d’un pays sans s’y connecter, il n’est plus possible de faire marche arrière. Les nouveaux câbles vont nous apporter une meilleure qualité de service. Mais si on ne s’y connecte pas, on se réveillera un jour sans internet. Peut-être qu’on ne sera plus alors « le Continent », mais une « île » isolée du monde. Le second défi dans le secteur des télécommunications du Cameroun est celui de la tarification. Certains clients se plaignent en disant que l’internet coûte trop cher au Cameroun. Prix excessifs par rapport à notre pouvoir d’achat et par rapport à son prix dans d’autres pays, soit plus développés que le nôtre, par exemple la France, soit beaucoup moins riches que le nôtre, par exemple le Sénégal. Quand on regarde la chaîne des prix des télécommunications au Cameroun, on retrouve une fois encore le même problème. Celui du maillon le plus faible de la chaîne : la fibre optique. Très simplement, pour facturer la consommation d’un gigaoctet de données au Cameroun, il faut intégrer les coûts de location de la fibre optique nationale et ceux de la fibre optique internationale. Si les coûts de la fibre optique baissent, si la concurrence saine est instituée dans la fibre optique, les prix vont mécaniquement baisser. Les clients vont gagner en termes de qualité et réaliser des économies d’argent. Pour illustrer cette démonstration avec un exemple, le cas de la France est intéressant. Certains clients qui n’ont peut-être même pas de problème avec le pouvoir d’achat affirment qu’internet est moins cher en France par rapport au Cameroun. Orange Cameroun serait alors une entreprise d’exploitation du pays. Nous qui sommes des professionnels compétents et exigeants du secteur regardons cet exemple et appliquons la pédagogie tout simplement. En France, il y a ce qu’on appelle là-bas la mutualisation de la fibre optique. Chaque entreprise a le droit d’installer cette technologie en respectant bien évidemment le standard de qualité institué par le cadre légal. Il y a donc compétition dans le secteur, ce qui entraîne la baisse des prix. De plus, là-bas, lorsqu’on installe la fibre jusqu’à une maison ou une entreprise, le client est libre de changer de fournisseur après un temps légal. Il faut donc travailler pour toujours le satisfaire. Au Cameroun, la fibre est un monopole depuis plusieurs dizaines d’années. Ce monopole a les conséquences de tout monopole. Le Cameroun n’invente rien en la matière. Ce ne sont donc pas les opérateurs, et Orange en l’occurrence, qui sont en cause dans les tarifs de l’internet au Cameroun. Il est sage de regarder vers la lune quand le sage montre la lune du doigt. Le séminaire stratégique entre le top management de l’Agence de régulation des télécommunications du Cameroun et celui d’Orange Cameroun fut un moment d’échanges intenses. Nous avons parlé entre Camerounais des défis de notre pays concernant les télécommunications nationales. C’est un secteur stratégique pour le développement rapide chez nous. Ce fut l’occasion de découvrir une femme leader d’un grand niveau, à la tête du conseil d’administration du régulateur. Professeure Justine Diffo est une universitaire intelligente, sage, éloquente, avec laquelle le docteur Patrick Benon, directeur d’Orange Cameroun, autre leader d’exception, a pu dialoguer avec sincérité. Plusieurs recommandations ont été prises et je suis convaincu qu’elles seront mises en œuvre avec la bonne célérité. Manekang. ❤️🙏🏾
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67 milliards FCFA. 🌟 C’est le montant de l’investissement d’Orange Cameroun en 2026. Les télécommunications sont le moteurs de la croissance du Produit Intérieur Brut de notre pays. 10% de croissance. Dans les télécommunications nous travaillons pour un Cameroun fort. ❤️🇨🇲
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Séminaire Stratégique ART - Orange . C’est aujourd'hui 22 octobre et demain, à Douala. Dialogue au sommet entre l’équipe dirigeante du régulateur des télécommunications et celle d’Orange. Il s’agit de relever ensemble les défis des télécommunications au Cameroun. 📶📱❤️🇨🇲
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Replying to @EyangoPriso
@EyangoPriso Petit rappel depuis la préparation. - Meilleur joueur du tournoi de la solidarité. -03 buts et 01 passe décisive. - 01 but en qualification de la LDC. @ColombeDja 🕊️💜🤍 #EP17⚽ #TousAuStade #FoN🤍
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Ces sujets d’écriture en tête 😊🎈 Il y a beaucoup de sujets à propos desquels je souhaite écrire. Beaucoup trop : Ce fou que j’ai aperçu ce matin, assis au bord de la route. Je l’ai regardé ; parfois il souriait, puis j’avais l’impression qu’il pleurait. Il avait des cheveux très désordonnés sur la tête. Des loks ; pas comme Bob Marley ou I-Jahman. Non. Les loks de ce fou n’étaient pas beaux et propres. Cette phrase que je trouve formidable et qui est reprise actuellement sur les réseaux sociaux : « Dans le film des pays, le Cameroun, c’est le chef bandit. Le Cameroun, c’est le chef bandit. » Je la trouve extraordinaire. Extrêmement créative. Il faut imaginer tout un film dans lequel les personnages sont des pays. Ce serait une œuvre magistrale. Mon boulot, dans lequel nous faisons de la science. La pure science, pas de la magie. Nous agissons pour transformer la qualité de l’expérience des clients ici, au Cameroun. Ce n’est pas une mince affaire. Je pourrai en parler en me focalisant sur des gens qui interpellent l’entreprise sur les réseaux sociaux comme s’ils parlaient à leur copain. « Hey Orange, viens un peu ici, il faut qu’on parle. » Alors je penserai à tous ces jeunes Camerounais que nous recrutons toujours parmi les meilleurs. Ils sourient, car ils connaissent nos exigences et nos passions. Les mathématiques, qui s’affirment de plus en plus comme la discipline la plus importante de l’univers. Tout repose sur les mathématiques. Par exemple, l’intelligence artificielle, la plus grande révolution humaine actuelle, est créée à partir des mathématiques. L’intelligence artificielle est mathématique, née grâce aux mathématiques et approfondissant actuellement la recherche en mathématiques. En informatique, un tel objet est appelé récursif. On ne peut pas tricher avec les mathématiques. Si quelqu’un vous dit que x vaut y en maths, il doit le démontrer. Dans cette science, la spéculation n’est pas autorisée. C’est pour cela que les mathématiques font autorité. Bien évidemment, la rime est voulue. Qui n’aime pas la poésie? Bien évidemment, je souhaite écrire sur le Bidoua, encore et encore. L’art de mastiquer le temps. Dans mon prochain livre, je développe l’aspect stratégique et pratique de ce concept africain. Je pense que le Bidoua est indispensable pour bien comprendre le Cameroun, l’Afrique et même le monde. Quand, par exemple, Machiavel demande de prendre les gens pour ce qu’ils sont, banalement ; dans le Bidoua, il est conseillé de prendre les gens pour ce qu’ils sont et pour ce qu’ils ne sont pas, en même temps. La métaphore du pion indifférencié sert à cela. Je souhaite écrire sur les sujets en cours de mes récits et romans. Parler du problème du Golf à la lumière des interprétations contemporaines. Parler de la belle œuvre "Mbankolo connection", ayant enfin compris pourquoi l’officier Oyenga Zébulon est surnommé Zébulon. Parler de Mirabelle, qui devrait être le personnage principal du roman selon la Vénitienne. La Vénitienne m’a demandé si je n’avais pas encore écrit ce matin. J’ai répondu que non. J’écris quand je suis inspiré et j’écris sur les sujets qui m’inspirent. L’écriture est, je le pense, une affaire de plaisir. Il en est de même de la lecture. Quand on lit ce qu’un écrivain a écrit avec plaisir, on n’a pas l’impression de perdre son temps. Je pourrai écrire à propos de la Vénitienne. D’ailleurs, ce fut déjà le cas plusieurs fois. C’est un personnage exquis qui concentre les valeurs, les qualités, les atouts grâce auxquels Venise sera toujours Venise. Il y a dans ma tête plusieurs sujets d’écriture, tous logés dans mon akops. Akops: c’est ainsi que, dans mon enfance joyeuse, mes amis appelaient l’espèce de protubérance arrondie à l’arrière de mon crâne très chevelu. C’est peut-être grâce à cet akops qu’il m’arrive d’avoir plusieurs petites idées derrière la tête. Une fois encore, je le dis avec plaisir : l’écriture est un grand plaisir. Elle permet de dire, en mots savants ou amusants, toutes les vérités qui sont bonnes à lire. La vérité est mathématique, évidemment. C’est mon humble avis. Manekang. ❤️
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Mbarga Owona Serge retweeted
Mathematicians Validate an AI-Generated Proof of Brennan's Conjecture. Four mathematicians, including 2010 Fields Medalist Stanislav Smirnov, have examined OpenAI's proposed solution to Brennan's conjecture, a longstanding problem in complex analysis dating to 1978. In a manuscript submitted on 16 October 2026 and listed by arXiv on 19 October, Ilia Binder, Oleg Ivrii, István Prause, and Stanislav Smirnov report that the AI-generated argument is correct but unnecessarily lengthy. They identify its essential mathematical ideas, produce a substantially shorter proof, and formulate a stronger result. Brennan's conjecture concerns the integrability of derivatives of conformal maps. For a conformal map g: Ω → 𝔻, where Ω is a simply connected proper plane domain, it predicts ∫_Ω |g′(z)|ᵖ dA(z) < ∞, for 4/3 < p < 4. The researchers also state a stronger bound for the bounded universal integral-means spectrum: B_b(t) < t²/4, for −2 < t < 2, t ≠ 0. The manuscript proves the corresponding non-strict inequality, while the details establishing strictness are deferred to a subsequent paper. The work has not yet undergone peer review. This development illustrates an important relationship between AI-generated mathematics and human mathematical expertise. An AI-produced argument has prompted mathematicians to isolate its central ideas, simplify its reasoning, and investigate a stronger theorem.
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Les bénéfices de l’innovation🎈 Il y a beaucoup de choses qui m’ont marqué lorsque je suis arrivé en France à l’âge de 18 ans. C’était en 1993, il y a 33 ans de cela. Comme le temps passe vite, dirais-je. Oui, il passe vite, le temps. Chaque seconde vécue n’est pas perdue, si l’on sait en faire une expérience mémorable et utile. L’une des choses qui m’ont marqué à l’époque, c’était le métro qui roulait tout seul, sans chauffeur. Je trouvais cette innovation extraordinaire, et c’est toujours le cas. Lorsque je prenais le métro, j’aimais m’asseoir tout à l’avant pour m’émerveiller. Je voulais constater moi-même qu’il n’y avait pas de chauffeur. En 1993, le métro de Lille était pionnier dans les transports urbains. C’était un métro sans conducteur. Il s’appelait le VAL. Je n’avais jamais essayé de comprendre la signification de ce nom. Je le trouvais beau, aussi beau que l’innovation elle-même. VAL signifie simplement Véhicule Automatique Léger. Mais ce n’est pas du métro que je veux parler dans cet écrit. C’est de l’innovation que j’ai vue dans les bus dont je veux parler ici. En 1993, il y avait deux types de bus à Lille : des bus qui consommaient du gazole et d’autres qui roulaient au GPL, le gaz de pétrole liquéfié. Peut-être même que d’autres bus roulant à l’hydrogène sont apparus plus tard. Ce n’est pas le mode de consommation de l’énergie de ces bus qui m’intéresse, bien qu’il fût déjà très innovant. Je veux parler d’autre chose. Sur les principaux arrêts de bus assurant le transport urbain à Lille, il y avait un écran électronique. Sur cet écran, ce qui m’a marqué, c’était l’information précise sur l’heure d’arrivée du prochain autobus. Quand on était à l’arrêt de bus, on était dans un abri où l’on pouvait s’asseoir. De plus, on savait à la minute près à quelle heure arriverait le prochain bus. Cette information était complémentaire de celle qu’on avait dans la plaquette donnant les horaires de chaque ligne de bus. Quand les transports urbains sont structurés dans une ville, les habitants se déplacent mieux. Ils rapportent de l’argent à la ville en prenant les transports en commun. Il y a moins de voitures, moins de motos, moins de pollution. Il y a même du travail pour celles et ceux qui conduisent les bus, ceux qui sont chargés de leur maintenance, et ceux qui gèrent l’informatique assurant la précision des départs et des arrivées de chaque bus. En 1993 à Lille, le panneau électronique indiquait dans combien de minutes arriverait le prochain bus. Le bus arrivait quasiment toujours à l’heure, et, quand on y était monté, chacune des prochaines stations était indiquée. De même, un tableau similaire à celui des arrêts de bus indiquait le nombre de minutes séparant le bus du prochain arrêt. Dans les villes modernes, les piétons ne stressent pas pour aller d’un point A à un point B. C’est un besoin élémentaire pour eux. Bien évidemment, tout ce matériel électronique était maintenu en bon état. La maintenance avait été prévue, ainsi que la propreté et le mécanisme de paiement des tickets. En Europe, les hivers sont rudes. Il y a donc du chauffage dans les bus. Ce n’est pas un luxe pour les citoyens. C’est indispensable. Bien évidemment, il n’y a pas tout cela à Douala. Pas encore, malheureusement. Et mon expérience dans le métier des télécommunications m’a appris qu’il ne suffit pas seulement d’avoir de bonnes intentions pour réussir à résoudre les problèmes. La volonté, c’est indispensable pour innover et transformer la société en mieux. Mais il faut également l’envie, la possession des bonnes valeurs ; par exemple l’intelligence bienveillante, celle qui agit moins égoïstement pour soi et plus pour la communauté. L’innovation apporte des bénéfices indéniables dans la société. Les enfants, les familles, les travailleurs et tous les habitants peuvent vivre mieux dans leur pays, sans envier ceux des autres. Quand on vit mieux chez soi, on n’a pas envie de partir. Partir, c’est toujours mourir un peu. Manekang.
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Abracadabra : un si long voyage 🎈 C’est après avoir vu mon oncle Ozorido en rêve que je me suis dit : il faut que je raconte cette histoire. Il faut que je parle de cette affaire, ai-je pensé, le visage souriant. Je venais alors de dormir, peut-être pendant longtemps. Je pense que j’ai dormi suffisamment, car j’ai fait un long rêve. En réalité, mon oncle Ozorido est arrivé dans mon rêve à l’approche du réveil. J’ai juste aperçu son visage souriant, clair comme il l’était de son vivant. Ozorido, nous l’appelions affectueusement Ozori, diminutif de son surnom Ozorido. Mais mon oncle avait un autre surnom, tout aussi extraordinaire : on l’appelait Étranger. Pas celui d’Albert Camus. Ozori était ainsi surnommé, car tout dans son village semblait ne point le concerner. Ozori était étranger chez lui. C’est étrange, je n’avais jamais écrit à propos de celui-là de mes oncles. Étranger m’avait offert une petite sculpture en bois qu’il avait fabriquée, un buste, ça s’appelle, je crois. Une tête posée sur des épaules larges. Avant de rêver brièvement de mon oncle Étranger, il me semble que je cheminais avec un autre des miens, déjà mort lui aussi. Celui-là avait quasiment le même âge que moi. Il était mon cadet d’un peu plus de deux semaines. Je suis né le huit mars et lui, le vingt-quatre mars, seize jours après moi. Je me souviens que c’est le vingt-huit décembre de l’année deux mille vingt-quatre qu’il est mort. Il s’appelait Jean-François Ongoh, surnommé Jeannot. Cette nuit, je cheminais avec Jeannot sur une route boueuse. Je ne sais pas où nous allions. Sur cette piste, un maire avait jeté des flaques de ciment, un peu par hasard sur le trottoir. La route elle-même était totalement abîmée. Je ne sais pas si des voitures y roulaient. Il n’y en avait pas dans mon rêve. Pour éviter de glisser ou de nous enfoncer dans la boue, nous essayions de sauter de flaque de ciment en flaque de ciment. Bien évidemment, on n’y arrivait pas. C’est tout à la fin de mon rêve, quand j’étais près de me réveiller, que mon oncle Ozori apparut. Je pense que nous étions alors à l’aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle. C’était là-bas, parce que j’ai reconnu les routes suspendues et de grands piliers de béton permettant d’arriver directement aux aérogares. Et puis surtout, il y avait beaucoup d’avions qui décollaient et atterrissaient sur les grandes pistes. Il y avait tous ces bruits de réacteurs, tous ces gros avions. Nous étions arrivés à Roissy. Quand je me suis réveillé, je n’étais bien évidemment pas à Roissy. J’étais à Missole, un village entre Douala et Édéa, plus proche de Douala que d’Édéa. Nous étions partis du quartier Japoma à Douala en autobus la veille, le vendredi seize octobre de l’an de grâce 2026 à 20 heures 20 minutes, et le lendemain, samedi dix-sept octobre, nous étions à Missole à 3 heures 10 minutes. Mathématiquement parlant, nous venions de parcourir seize kilomètres en six heures et cinquante minutes. En écriture numérique, ça s’écrit 16 km / 6 h 50. Je pense que je comprends un peu pourquoi mon esprit s’est envolé en rêve de Douala à Paris. 6 h 50, c’est la durée d’un voyage avec la compagnie Air France entre Douala et Paris. Douala-Paris, c’est une distance d’un peu plus de cinq mille kilomètres. Quand je me suis endormi dans le bus, la durée incroyable du voyage m’a fait penser que j’étais dans un avion. J’étais peut-être dans un avion de nuit avec les fantômes. En effet, tous ceux que j’ai vus en rêve sont déjà morts. Entre Douala et Édéa, la route était devenue chaotique ; des travaux ont donc été entrepris. C’est la raison de la performance actuelle du voyage. Les chauffeurs de bus du Cameroun sont compétents comme des pilotes d’avion. En effet, pendant notre parcours de 16 kilomètres effectué en 6 h 50, le moteur du bus n’a pas été arrêté, ni la climatisation d’ailleurs. Un chauffeur de bus camerounais est un excellent planificateur. Il prévoit du carburant pour des situations abracadabrantesques comme la nôtre. Il est déjà 4 h du matin et nous ne sommes pas encore arrivés à Édéa. Nous sommes partis de Douala vers 20 h 10 hier. La distance entre Douala et Édéa, c’est 60 kilomètres. Il y a toujours du carburant dans l’autobus. Manekang. 🙏🏾❤️
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Qu'est-ce qui est préférable? 😊 La sagesse des déraisonnables ou la déraison des sages? Bien évidemment, la dérision n’est jamais dérisoire. Il faut aimer rire de soi comme un beau luxe de soie, pour atténuer la folie du moi. Bon vendredi ❤️🎈
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Joyeux anniversaire Zebulon 🎈❤️ Dans mon roman en cours d’écriture, il s’appelle Oyenga Zebulon ; en abrégé Oz. Le roman s’appelle « Mbankolo Connection ». J’y raconte l’arrestation de Jean Mbarga Mebara (JMM), Majour Kambele son ami, ainsi que leurs petits frères Ernesto Chapuiza et Capitaine Colmar. Personne ne sait pourquoi la police camerounaise a arrêté les quatre jeunes gens. Même pas l’officier de police Oyenga Zebulon, leur grand-frère de la fratrie de Mbankolo. Mbankolo est une famille populaire du quartier éponyme à Yaoundé. Là-bas, les Ewondo, les Manguissa, les Douala, les Bayanguis, les Bassa’a, les Bamileke, les Moundang sont seulement des citoyens de la connexion populaire prolétaire. Chacun connaît la maman de chacun et tous ont une maison unique : leur quartier. Au début du roman, après l’arrestation rocambolesque des quatre larrons pas toujours saints, l’officier Oz va à la recherche de l’information. Tout le monde à Mbankolo est mis en alerte, même Mirabelle, la très jolie copine du Ministre en charge de la santé ludique. Est-ce le Ministre ou sa copine qui est en charge du Ministère ? Seul le roman permettra de connaître le fin mot de l’histoire quand il sera écrit, relu, peaufiné et terminé. C’est une affaire à suivre. « Mbankolo Connection » est une histoire que j’écris patiemment, avec passion, en discutant avec les acteurs ; tous Mbankoloens. Par exemple, Majour Kambele, ma vieille branche, ne me dit pas encore tout ce qui se déroula dans la chorale de l’église « Les Messagers du Salut ». Il n’y eut pas que des répétitions et des chants à la gloire de Jésus-Christ là-bas. Toutes les femmes n’y étaient pas des Sainte-Marie, semble-t-il. Bien évidemment, il n’y a pas de Marie sans des Joseph, bâtisseurs de cœurs ; infatigables. Oyenga Zebulon est un personnage important dans ce roman. Le personnage est à l’image de l’homme dans la vie : important. Le genre qui vit en harmonie avec les gens qu’il aime, sans jamais être inutilement démonstratif. C’est un félin protecteur des siens, jamais dans l’inutile. Fin connaisseur et analyste du football qu’il pratiqua avec talent dans son enfance et son adolescence. Je n’oublie pas son anecdote avec Roger Milla. Je la résume en une phrase : « Le pied gauche ! Le pied gauche ! ». Ce conseil de la légende du football camerounais sera romancé dans le livre. Autre affaire à suivre. Aujourd’hui, 16 octobre de l’an de grâce 2026, c’est l’anniversaire d’Oyenga Zebulon. Dans la vraie vie, celle dans laquelle j’écris ce texte, dans le silence de ce matin tout sourire en son jour d’anniversaire ; dans la vraie vie, nous appelons Oyenga Zebulon avec affection : Zebulon, ou Zebel tout simplement. Ce texte sera publié dans notre groupe familial des ressortissants de Mbankolo et alors, sûrement, quelqu’un dira pourquoi Zebulon porte ce surnom. Il y aura aussi beaucoup de taquineries le concernant. C’est son grand jour. À Mbankolo, il y a toujours des taquineries, sans mesquineries. La famille est soudée. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle tout le quartier sera mis en mouvement pour enlever JMM, Majour Kambele, Ernesto Chapuiza et Capitaine Colmar des griffes de la PJ. Capitaine Colmar n’a jamais été capitaine ni dans l’armée ni dans la marine marchande. À Mbankolo, les gens sont issus « du terre » et sont dans le « terre », comme disent les jeunes ici. Je ne peux pas dire uniquement « un seul mot » à ce grand frère, grand patriote camerounais que j’aime beaucoup. En ce jour d’anniversaire, le sien, j’écris ces nombreux mots remplis d’amour fraternel, de respect et de considération. Je lui rends cet hommage de la manière qui sied aux Hommes de son rang ; les gens honnêtes, patients, tolérants, exigents avec les autres et eux-mêmes d’abord. De beaux esprits assidus dans l’effort. Ceux qui sont comme lui, nous autres écrivains, les considérons comme les meilleurs dans la vie comme dans nos romans, œuvres de nos imaginations fertiles. Joyeux anniversaire Zebulon. Manekang. ❤️🙏🏾
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Pourquoi les imbéciles ne changent jamais ? 🤔 Je commence cet écrit en questionnant la question elle-même. Il ne s’agit pas d’une simple volonté rhétorique. Est-ce vrai que les imbéciles ne changent jamais ? La question se pose d’abord, aussi. Avant donc d’essayer de comprendre la question principale et d’y répondre avec argumentation et éclaircissements, si possible, il y a cette question préliminaire : les imbéciles ne changent-ils vraiment jamais ? Et même pour y répondre, à la question préliminaire, il faudrait déjà qu’on sache ce qu’est une imbécile, ou un imbécile. En effet, dans cette interrogation importante, il y a un mot conséquent : l’imbécilité. C’est le latin qui a permis à la langue française d’utiliser ce mot. Imbecillitas est son mot père et il signifie « faiblesse ». L’imbécile est donc une femme ou un homme faible. C’est un faible d’esprit. « Ateug nssissim » en langue éwondo. Ayant situé le mot dans sa parenté fondamentale, il est plus aisé de comprendre la cause pour laquelle nous, imbéciles, sommes ainsi : êtres constants dans l’ineptie de l’inertie. Nous gisons dans le confort de la faiblesse. « Imbéciles et heureux ». En effet, il faut d’abord se reconnaître imbécile soi-même ; grand-maître devant l’éternel. Le faisant, on en parle mieux, je pense. Étant, on peut espérer en être soigné. À tout seigneur, tout honneur. Il faut beaucoup de puissance d’âme pour se forcer à sortir de sa zone de confort. Il faut en avoir conscience et il faut recevoir le supplément d’énergie indispensable. Dans les sciences physiques, il y a l’action mécanique qu’on appelle la vitesse de satellisation. La science physique est une discipline à laquelle il faut accorder de l’attention dans la vie. Ceci, bien qu’elle soit exigeante pour en comprendre les bases, les concepts, les idées prouvées. La vitesse de satellisation est l’impulsion minimale pour se sauver de l’attraction de la Terre sur soi. Il faut au minimum 7,9 kilomètres par seconde, sinon, on retombe par terre. Par terre, on demeure dans sa zone de confort, soumis à la grande pesanteur. Seuls celles et ceux qui rêvent d’espace en ont conscience. L’imbécile est-elle rêveuse ? L’imbécile est-il rêveur ? Question à creuser. L’imbécile est donc faible. C’est certain. Le latin l’appelle imbecillitas. Il l’est dans la normalité de son inconscience de l’espace libéré des pesanteurs terrestres. Mais on pourrait croire qu’il est normal. Ils le croient tous, quand ils sont entre eux, les imbéciles. Moi, l’un d’eux. Nous en sommes tous ; humains naissant dans la pesanteur sans rien imaginer qui pût être au-dessus du ciel. Est-ce qu’une femme faible, un homme faible peut changer ? Le peut-on quand on est soumis à cette chose qu’on ne voit pas et que les physiciens appellent l’accélération de la pesanteur ? C’est-à-dire cette accélération qui agit sur tous les objets suspendus, les faisant tomber de 9,81 mètres par seconde carrée. Les « suspendus » aussi tombent. La science physique est poétique quand on y pense bien. Albert Einstein, lui, découvrit quelque chose de plus extraordinaire après l’Anglais Newton et sa pomme. Einstein imagina que ce qui nous maintient au sol, sur Terre, est autre chose encore : il nomma cette chose « la courbure de l’espace-temps ». Pour la visualiser, imaginez une bille posée sur un tissu. Elle va s’enfoncer indubitablement. « L’imagination est plus importante que le savoir », affirma Einstein, génial et malicieux savant. Va donc demander ce qu’est la courbure de l’espace-temps à un imbécile, pour voir. Plus une langue contient de mots, plus elle facilite la compréhension des choses. Toutes les choses : la philosophie, les mathématiques, la poésie, la physique, la mécanique, la cosmologie, la cosmogonie, la sociologie, l’anthropologie, la géographie, l’histoire, l’informatique, l’intelligence artificielle, l’électronique, la science politique, la rhétorique, la métaphysique, la culture, l’art, la sémiologie, la maïeutique, etc. Alors, toutes les langues qui veulent que les gens soient moins ignorants et imbéciles doivent ajouter des mots dans leurs vocabulaires. Il en est des langues comme des femmes et des hommes, d’ailleurs. Plus on a de mots dans son vocabulaire cérébral et plus on en sait sur les choses et les gens ; par exemple les imbéciles, en l’occurrence. Les mots sont hérités, créés, inventés ou empruntés. J’écrivais tantôt qu’imbécile est issu du mot latin imbecillitas. Parfois dans la langue éwondo, langue à tons par excellence, on use avec malice de la prononciation de ce mot pour dire ce qu’il inspire : imbécile devient alors « mbeu issili » qu’on traduit « mauvais cheveu ». Que peut faire celui qui a le cheveu mauvais ? C’est à la souche qu’il faudrait qu’on agisse. Or, le cheveu naissant dans le cuir chevelu, dans le voisinage du cerveau, c’est compliqué de pouvoir le changer. Le cerveau étant un organe central très délicat. C’est dire. Comment l’imbécile va-t-il changer s’il n’a pas conscience qu’il le devrait ? Qu’il le faudrait et qu’il le pourrait ? Savoir, pouvoir, vouloir sont hors de son espace-temps. L’imbécile ne comprend pas, parce qu’il ne peut pas comprendre. Il ne connaît pas, il ne sait pas, car il n’en a pas la faculté. C’est injuste pour lui, mais il ne le sait pas. Il ne pense pas que c’est dommage. Quand on est imbécile, on est dépourvu de trois choses dont le produit constitue l’essence de la conscience de la métamorphose : intelligence, jugement, bon sens. L’homme et la femme imbéciles sont faibles. Ils le sont fondamentalement, compressés dans la force de gravitation universelle. Les imbéciles n’imaginent pas l’espace, parce qu’ils ne le voient pas. Quand ils sautent, ils « calent en l’air » juste une fraction de seconde et retombent sur terre. Alors, ils hurlent entre eux, courant en meute brutale, vorace, agressive, alignés en grappes comme récitant un vacarme sans âme : à quoi bon se fatiguer à devenir Sisyphe à rebondir entre haut et bas ? Le mythe de Sisyphe leur étant inconnu, bien évidemment. Manekang. 🙏🏾❤️
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