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Python and Plone consultant and developer. Life would not be that cool without family, Brittany, birds, singing, chocolate, running… and #bitcoin.

Louvain-la-Neuve, Belgium
Joined July 2007
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What’s actually going on in US is that there is a massive incentive difference between the elites and the people. The former have grown very rich off the hundreds of billions flowing to the MIC, while the latter’s children are conscripted to a life of debt.
What’s actually going on in Ukraine is that there is a massive incentive difference between the elites and the people. The former have grown very rich off the hundreds of billions flowing to Ukraine, while the latter’s children are conscripted to die in trenches.
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🚨 Plusieurs publications circulent actuellement, affirmant que Bitchat, la messagerie décentralisée de Jack Dorsey (@jack), aurait été financée par la CIA, et présentant l'application comme un outil permettant de surveiller les manifestants. Des comptes comme @Hannibal9972485 et @PhilConte007 ont notamment relayé ou commenté ces accusations. Au programme : financements américains, liens avec la CIA, surveillance Bluetooth, collecte de métadonnées, relais Nostr supposément contrôlés par le renseignement... Alors, qu'est-ce qui tient la route ? Qu'est-ce qui est tiré par les cheveux ? J'ai repris les documents financiers, les relations entre les organisations citées, le code source de Bitchat, sa documentation cryptographique et les vulnérabilités reconnues par ses propres développeurs. Et contrairement à ce qu'on pourrait penser, il y a de véritables sujets de sécurité. Mais ils sont largement noyés sous des accusations spectaculaires qui dépassent les preuves disponibles. On déroule. 🧵 1. La CIA a-t-elle financé Bitchat ? La première publication avance une chaîne de relations entre plusieurs organisations : NED → Human Rights Foundation → OpenSats → Calle → Bitchat. La National Endowment for Democracy (NED) est une fondation américaine créée en 1983 et financée majoritairement par des crédits publics votés par le Congrès. Elle soutient notamment des programmes liés à la démocratie, aux droits humains et aux libertés fondamentales à l'étranger. La NED entretient effectivement des relations avec la Human Rights Foundation (HRF). Le 25 septembre 2026, elle annonçait notamment les résultats d'un concours technologique organisé en partenariat avec cette dernière. Premier lien : confirmé. ✅ La HRF finance également OpenSats, une organisation américaine à but non lucratif qui soutient des développeurs de logiciels libres, notamment dans les écosystèmes Bitcoin, Nostr et les technologies de résistance à la censure. Deux financements ont été publiquement annoncés : - 250 000 dollars, dans une annonce publiée en février 2025. - 116 000 dollars, annoncés en janvier 2026. Soit 366 000 dollars de financements annoncés. Deuxième lien : confirmé.✅ Enfin, OpenSats soutient financièrement Calle, développeur qui travaille notamment sur Bitchat Android. Troisième lien : confirmé.✅ Jusqu'ici, les éléments présentés reposent donc sur des faits authentiques. Mais attention à ce qu'on leur fait dire. 2. Ce que les publications omettent Les 366 000 dollars provenant de HRF sont expressément destinés au budget de fonctionnement d'OpenSats. L'organisation distingue ce budget de ses fonds servant directement à financer les développeurs. Ces sommes permettent notamment d'assurer l'administration, l'examen des demandes de subventions, les vérifications techniques et la comptabilité. Surtout, OpenSats finançait déjà Calle le 21 juin 2024, pour ses travaux sur Cashu, un protocole de monnaie électronique associé à Bitcoin. Or Jack Dorsey n'a présenté Bitchat publiquement que le 6 juillet 2025. Cette subvention précède donc d'environ un an l'apparition de Bitchat. OpenSats confirme bien, dans une publication de juillet 2026, que Calle développe et maintient Bitchat Android. Il existe donc un lien réel entre une organisation financée par HRF et un développeur de Bitchat. Mais cela ne démontre ni que les 366 000 dollars ont servi à développer cette application, ni qu'ils provenaient de la NED, encore moins de la CIA. On peut évidemment s'interroger sur les effets indirects d'un financement général. Mais financer les frais d'une organisation ne revient pas à avoir commandé chacun des logiciels développés par ses bénéficiaires. Il manque ici plusieurs preuves de transferts financiers et d'affectation des fonds. Un partenariat n'est pas un virement. Un virement n'est pas une commande. Et une commande n'est pas nécessairement une opération de renseignement. Ce serait bien de ne pas confondre toutes ces notions. 3. Pourquoi la CIA revient-elle systématiquement dans ces accusations ? Il existe néanmoins un contexte historique réel. La NED est officiellement indépendante de la CIA. Mais certaines activités de soutien politique ou institutionnel qu'elle conduit ouvertement correspondent à des domaines où les États-Unis intervenaient autrefois clandestinement. En 1991, Allen Weinstein, qui avait participé à la création de la NED, expliquait au Washington Post qu'une grande partie de ce que son organisation faisait publiquement était auparavant réalisée clandestinement par la CIA. Cette déclaration est authentique. Il serait donc naïf de nier toute dimension géopolitique au financement américain des technologies de contournement de la censure. Les États-Unis ont évidemment un intérêt stratégique à favoriser la circulation de l'information dans certains États adversaires. Mais une convergence avec les intérêts américains ne démontre pas qu'un logiciel constitue une opération de la CIA. Et pour Bitchat, les documents cités ne permettent pas d'établir une telle opération. 4. 🔐 En revanche, les critiques techniques méritent beaucoup plus d'attention Bitchat utilise notamment Bluetooth Low Energy (BLE) pour créer un réseau maillé. Les appareils à proximité peuvent communiquer entre eux et relayer des messages de proche en proche, sans connexion Internet. C'est précisément l'intérêt de cette architecture lorsqu'un réseau mobile est coupé, saturé ou censuré. Mais il faut distinguer deux notions importantes : La confidentialité du contenu des communications et l'anonymat des participants. Ce n'est pas parce qu'un message est chiffré que personne ne peut détecter l'existence d'une communication. Et Bitchat présente une faiblesse de confidentialité particulièrement intéressante sur ce point. 5. Les identifiants persistants de Bitchat Le livre blanc technique de Bitchat, version 2.0 du 6 juillet 2026, décrit un mécanisme d'identification reposant sur des clés cryptographiques. Chaque appareil dispose notamment d'une clé publique statique Noise. Son identifiant court, sur huit octets, est dérivé de l'empreinte SHA-256 de cette clé. peerID = SHA256(clé_publique_Noise)[0..8] Le problème ? Cet identifiant reste stable entre les connexions et les redémarrages tant que l'identité cryptographique n'est pas renouvelée. Les annonces de présence peuvent également exposer un pseudonyme, les clés publiques persistantes et certaines informations relatives au voisinage du terminal. Un observateur qui collecte ces informations à différents endroits peut donc tenter de reconnaître un appareil déjà observé. Pas besoin de casser le chiffrement. Pas besoin de lire les messages. Et la randomisation de l'adresse Bluetooth assurée par le système d'exploitation ne suffit pas à empêcher cette corrélation puisque Bitchat publie un identifiant stable au niveau applicatif. La documentation officielle le reconnaît expressément. C'est une faiblesse sérieuse pour une application susceptible d'être utilisée par des personnes exposées à une surveillance ciblée. Mais il faut immédiatement apporter une précision que les publications virales oublient. 6. La corrélation des métadonnées n'a rien de propre à Bitchat C'est probablement la principale faiblesse du raisonnement avancé contre cette application. La quasi-totalité des systèmes de messagerie présentent, à des degrés très différents, des surfaces d'exposition de métadonnées. La question n'est pas simplement de savoir si des métadonnées existent, mais lesquelles, à quel niveau elles sont visibles, par qui et pendant combien de temps. Prenons quelques exemples. WhatsApp : Les messages personnels bénéficient du chiffrement de bout en bout. Mais WhatsApp traite notamment des numéros de téléphone, des informations de connexion, des adresses IP, des caractéristiques techniques des appareils et, selon les fonctionnalités activées, des informations issues du carnet d'adresses. Ces éléments peuvent permettre certaines corrélations, sans avoir accès au contenu des conversations. Telegram : C'est encore plus intéressant. Telegram indique lui-même dans sa politique de confidentialité qu'il peut collecter des adresses IP, des informations sur les appareils, les applications utilisées et l'historique des changements de nom d'utilisateur. Certaines de ces métadonnées peuvent être conservées jusqu'à douze mois. Et contrairement à ce que beaucoup pensent encore, les conversations ordinaires de Telegram ne bénéficient pas du chiffrement de bout en bout par défaut. Celui-ci est réservé aux conversations secrètes. La surface d'exposition est donc sensiblement différente. Signal : Signal pousse beaucoup plus loin la minimisation des métadonnées. Son mécanisme Sealed Sender vise notamment à dissimuler au service l'identité de l'expéditeur. Signal ne conserve pas d'historique des correspondances entre utilisateurs ni de leurs listes de contacts sur ses serveurs. Dans une réponse à une réquisition publiée en mars 2026, l'organisation rappelle que les seules données disponibles pour certains comptes concernaient notamment leur création et leur dernière connexion. C'est une différence majeure avec WhatsApp ou Telegram. Mais cela ne rend pas toutes les communications Signal impossibles à corréler. Un adversaire disposant d'une visibilité suffisante sur les réseaux peut chercher à rapprocher des horaires, des volumes de trafic, des adresses IP observées et des communications entre terminaux. La résistance de Signal à ces analyses est bien supérieure à celle de nombreux services, mais elle n'abolit pas toutes les possibilités d'analyse du trafic. Même logique pour les messageries fédérées ou décentralisées. Les serveurs qui transportent les communications peuvent disposer d'informations sur les connexions, les événements reçus, les destinations ou les horaires, selon l'architecture et les protections utilisées. Tout dépend du protocole, du modèle de menace et des mécanismes de réduction des métadonnées. La particularité de Bitchat n'est donc pas d'avoir inventé le problème de corrélation. Sa particularité est d'exposer certains identifiants persistants et informations de voisinage à des observateurs physiquement présents à portée radio, alors que d'autres messageries exposent davantage de métadonnées au niveau des serveurs ou du réseau Internet. Ce sont des modèles de menace différents. Les confondre empêche précisément de comprendre ce qu'il faut protéger. 7. Peut-on cartographier les manifestants avec Bluetooth ? L'auteur du post affirme qu'un service de renseignement pourrait utiliser des récepteurs Bluetooth pour identifier les appareils présents lors d'une manifestation et reconstituer une partie de leurs relations. Sur le principe, oui. Et cette possibilité est reconnue par les développeurs de Bitchat. La documentation technique décrit notamment des annonces contenant jusqu'à dix identifiants de voisins directs. Un observateur capable de recevoir ces annonces peut essayer de reconstituer une partie du graphe local de proximité. On peut également observer des caractéristiques radio : intensité du signal (RSSI), fréquence des émissions et horaires des transmissions. Mais attention aux raccourcis. Recevoir un signal Bluetooth ne donne pas automatiquement la position GPS d'un appareil. La puissance du signal dépend de nombreux paramètres : distance, obstacles, orientation du téléphone, interférences et environnement radio. Plusieurs capteurs et des observations répétées peuvent améliorer les estimations, mais une proximité déduite ne constitue pas une géolocalisation certaine. De même, toutes les métadonnées applicatives ne figurent pas directement dans les paquets publicitaires BLE. L'observation des annonces applicatives, des connexions GATT et du trafic nécessite de distinguer plusieurs niveaux techniques. Autrement dit, le scénario de surveillance est crédible. Mais sa fiabilité dépend des capacités réellement déployées par l'observateur. Et surtout, rien ne démontre que la CIA exploite actuellement un tel dispositif contre les utilisateurs de Bitchat. Les services de sécurité de tout État, voire des acteurs privés équipés, pourraient exploiter ces émissions, indépendamment du financement du logiciel. 8. 🔧 Les développeurs travaillent-ils à corriger le problème ? Oui. Un document officiel, intitulé Peer ID Rotation Specification, décrit précisément les faiblesses des identifiants actuels. Les développeurs envisagent notamment des identifiants temporaires renouvelés périodiquement. Mais il ne suffit pas de modifier les huit octets de l'identifiant. Si les mêmes clés publiques continuent d'être diffusées en clair, le nouvel identifiant peut immédiatement être rapproché de l'ancien. La correction implique donc de modifier simultanément le système d'identification et les annonces de présence. Des primitives cryptographiques et des spécifications ont été préparées. Mais le document précise que la nouvelle mécanique d'annonces n'est pas encore intégrée au fonctionnement du maillage distribué aux utilisateurs. La version iOS 1.8.0 du 23 octobre 2026 apporte plusieurs renforcements de sécurité, notamment concernant les sessions Noise et la vérification des identités. Ses notes de publication ne permettent cependant pas de considérer la nouvelle protection contre la corrélation des identifiants comme entièrement déployée. Attention toutefois : des correctifs ont déjà été intégrés ailleurs. Toutes les faiblesses historiques ne subsistent donc pas nécessairement dans chaque version. En revanche, la persistance des identifiants reste une limite reconnue dans la documentation actuelle. Et c'est un sujet sur lequel les développeurs doivent être attendus. 9. 🌐 Les relais Nostr seraient-ils contrôlés par la CIA ? Voilà une autre affirmation particulièrement aventureuse. Bitchat utilise également Nostr pour permettre la communication à distance lorsque l'accès à Internet est disponible. Nostr fonctionne avec des relais. Et oui, un relais est un serveur. Mais décentralisé ne veut pas dire dépourvu de serveurs. Cela signifie notamment qu'aucun serveur unique n'est indispensable au fonctionnement de l'ensemble du réseau. Les relais Nostr peuvent être administrés par des associations, des entreprises, des communautés ou de simples particuliers. J'en sais quelque chose puisque j'administre moi-même un relais Nostr public : Nostrmap. Il est accessible à cette adresse : wss://relay.nostrmap.net C'est un relais public francophone, gratuit et ouvert sans inscription. Il repose notamment sur strfry, Caddy et une infrastructure que nous administrons nous-mêmes. Notre politique prévoit l'anonymisation des adresses IP dans les journaux techniques et l'absence de profilage des utilisateurs. Et je suis loin d'être le seul à exploiter bénévolement une infrastructure Nostr. N'importe quel acteur disposant des compétences nécessaires peut déployer son propre relais. C'est précisément l'un des intérêts du protocole. Cela ne signifie évidemment pas qu'un relais bénévole soit automatiquement digne de confiance. Un administrateur malveillant peut chercher à conserver les événements reçus, analyser leurs métadonnées ou observer les connexions. Un service de renseignement peut parfaitement exploiter un relais sous sa propre identité ou sous une identité dissimulée. Mais passer de « un service de renseignement peut exploiter un relais » à « les relais Nostr sont administrés par la CIA » relève de la spéculation. Les utilisateurs choisissent leurs relais et Bitchat permet d'en ajouter. Rien n'indique que Bitchat utilise mon relais Nostrmap. 10. Quelles métadonnées un relais Nostr peut-il réellement observer ? Un relais qui reçoit un événement Nostr peut notamment accéder aux informations de son enveloppe publique. Selon le type de message, il peut observer des clés publiques, des tags, des horodatages, la taille des événements et des informations relatives à la connexion réseau. Dans le cas des messages privés Bitchat, la documentation précise que le contenu est chiffré et que l'identité stable de l'expéditeur n'est pas exposée au relais. Le destinataire reste cependant identifiable par une référence publique présente dans l'événement. Des protections existent donc, mais elles ne suppriment pas toutes les métadonnées. Bitchat permet également des salons publics fondés sur des geohash, des identifiants représentant des zones géographiques. Ces informations peuvent révéler la zone associée à une conversation sans nécessairement fournir la position exacte de chaque participant. La documentation indique par ailleurs que le routage Tor est activé par défaut pour les connexions concernées. Cela limite l'exposition de l'adresse IP d'origine aux relais lorsque cette protection fonctionne correctement. En revanche, si Tor est désactivé, le relais peut voir l'adresse IP avec laquelle son client établit la connexion, en l'absence d'une autre protection réseau. Autrement dit, un relais peut connaître certaines choses, mais pas nécessairement qui se cache derrière chaque message ni ce que contient une conversation privée chiffrée. Et il n'existe aucune raison technique de confondre l'existence de ces métadonnées avec une collecte centralisée organisée par Jack Dorsey. 11. Signal et Tor auraient-ils eux aussi été créés par les services américains ? Les publications utilisent deux exemples historiques : Signal et Tor. Ces exemples reposent sur des faits réels, mais les conclusions avancées sont beaucoup plus contestables. Signal : Open Whisper Systems, à l'origine de Signal, a bénéficié de financements provenant de l'Open Technology Fund. L'OTF s'inscrit historiquement dans l'écosystème fédéral américain de financement des technologies de contournement de la censure. C'est documenté. Cela ne démontre pas que Signal serait un outil de collecte de données créé pour la CIA. Tor : Les travaux sur le routage en oignon sont issus de recherches conduites dans les années 1990 au Naval Research Laboratory américain. C'est également documenté. Mais l'auteur affirme ensuite que les nœuds de sortie Tor seraient majoritairement contrôlés par les agences américaines. Sur quoi repose cette affirmation ? Aucune preuve crédible n'est présentée pour établir un tel contrôle majoritaire. Il existe des relais malveillants et des attaques par corrélation. Mais un nœud de sortie ne connaît pas automatiquement l'IP d'origine d'un circuit ; en exploiter un ne permet pas d'identifier toutes les communications. Une possibilité d'attaque n'est pas la preuve d'un contrôle du réseau par les agences américaines. 12. « Si Jack Dorsey offre Bitchat gratuitement, c'est qu'il vend vos données » C'est l'argument le plus faible. Parce que Jack Dorsey est milliardaire, qu'il finance ou développe une application gratuite et qu'il ne cherche pas à la monétiser directement, il faudrait en conclure que la véritable valeur de Bitchat réside dans les données de ses utilisateurs. Aucune preuve technique ne soutient cette déduction. Sinon, autant suspecter tout l'open source. Des développeurs et des mécènes peuvent financer un logiciel libre pour des raisons idéologiques, techniques, économiques indirectes ou simplement parce qu'ils souhaitent voir exister une technologie. La politique de confidentialité de Bitchat affirme que l'application n'intègre ni SDK publicitaire, ni système analytique de collecte, ni infrastructure centralisée de comptes. Son code source est public. Évidemment, le caractère open source ne suffit pas à garantir l'absence de fonctionnalité malveillante. Il reste nécessaire d'examiner le code, les dépendances et les versions binaires distribuées. Mais aucune preuve présentée ne démontre que Jack Dorsey récupérerait secrètement les données des utilisateurs. Et il faut arrêter de confondre une exposition de métadonnées exploitable par un tiers avec une collecte volontaire organisée par l'éditeur. Ce n'est ni la même architecture, ni la même responsabilité, ni la même accusation. 13. L'absence de serveur central ne signifie pas non plus l'absence de stockage Bitchat stocke et retransmet certains messages quand les destinataires sont indisponibles. Certaines enveloppes de messages privés peuvent être conservées temporairement sous forme chiffrée par des appareils intermédiaires. Des historiques publics peuvent également être synchronisés entre appareils. Et les relais Nostr peuvent conserver les événements reçus selon leur propre politique. Le projet prévoit des mécanismes d'effacement d'urgence, notamment pour supprimer localement des clés, des historiques et des données persistantes. Mais effacer les données de son téléphone ne fait pas disparaître les copies déjà reçues par d'autres appareils ou publiées sur des relais. Ce n'est pas propre à Bitchat : après transmission, l'effacement ne dépend plus du seul expéditeur. 14. ⚠️ Bitchat est-il donc un piège destiné aux manifestants ? À ce stade, je n'ai identifié aucune preuve permettant d'affirmer que Bitchat aurait été conçu pour surveiller des opposants politiques. Pas de financement direct établi par la CIA. Pas de contrat de développement attribuable à une agence de renseignement. Pas de porte dérobée documentée destinée à cette fin. Pas de preuve d'une opération de collecte organisée par Jack Dorsey. En revanche, les risques de corrélation des identifiants, d'observation des émissions Bluetooth et d'analyse de certaines métadonnées sont réels. Certains sont directement documentés par les développeurs. Mais une vulnérabilité n'est pas une preuve d'intention malveillante. Une faiblesse d'architecture peut parfaitement exister dans un logiciel conçu pour protéger ses utilisateurs. Et c'est justement pour cette raison qu'il faut examiner le code, tester les implémentations, publier les faiblesses et exiger des correctifs. La sécurité ne repose pas sur la confiance accordée à un milliardaire, à une fondation ou à un développeur. Elle repose sur des propriétés techniques vérifiables. 15. Ce que je reproche finalement à ces publications Enquêter sur les financements américains est légitime. Ils existent et leurs effets méritent d'être étudiés. Signaler les métadonnées exposées par Bitchat l'est aussi. Le problème commence lorsqu'on prend plusieurs faits exacts, qu'on les relie par des hypothèses non démontrées, puis qu'on présente la conclusion comme une révélation. La CIA a historiquement conduit des opérations de soutien à des opposants étrangers. La NED entretient des partenariats avec HRF. HRF finance OpenSats. OpenSats soutient un développeur de Bitchat. Bitchat expose certaines métadonnées Bluetooth. Et donc Bitchat serait un piège de la CIA ? Il manque une chose : la preuve. Ce raccourci détourne l'attention de l'essentiel : les utilisateurs connaissent-ils réellement les limites de leur confidentialité ? Ma conclusion Bitchat présente des qualités intéressantes, notamment sa capacité à faire circuler des messages sans infrastructure Internet et sans serveur central obligatoire. Son architecture n'est pas dépourvue de protections cryptographiques sérieuses. Mais elle ne garantit pas l'anonymat radio des participants. Les identifiants persistants et certaines annonces de présence constituent des surfaces d'exposition importantes, particulièrement dans les environnements où une surveillance physique est possible. Il faut que les utilisateurs le sachent et que les développeurs poursuivent le travail engagé sur ces mécanismes. Pour autant, les problèmes de corrélation des métadonnées traversent l'ensemble de l'écosystème des communications numériques, des messageries centralisées aux réseaux décentralisés, avec des degrés d'exposition et des protections très différents. Bitchat n'a pas inventé ces risques. Et aucune messagerie ne peut sérieusement promettre d'échapper à toute analyse de trafic, quel que soit l'adversaire. Juger Bitchat uniquement sur l'origine supposée de ses financements serait aussi peu rigoureux que le déclarer parfaitement sûr parce qu'il est open source et décentralisé. Ce qui me préoccupe, ce n'est pas qu'on critique Bitchat. C'est qu'on transforme une question de sécurité parfaitement légitime en démonstration d'espionnage sans apporter les preuves correspondantes. Défendre la vie privée exige de distinguer faits, hypothèses et accusations. La rigueur ne doit pas être à géométrie variable. Qu'il s'agisse de Bitchat, Signal, WhatsApp, Telegram ou Nostr, la véritable question reste la même : que peut observer un adversaire, à quel niveau du réseau, avec quels moyens et quelles protections lui sont opposées ? Pas quel scénario géopolitique on peut inventer avec quelques liens institutionnels.
Replying to @PhilConte007
Bitchat de Jack Dorsey : des liens documentés avec l’écosystème de la NED 🇺🇸 La NED est partenaire de la Human Rights Foundation (HRF). La HRF a versé 116 000 $ à OpenSats, une organisation finançant des développeurs de logiciels décentralisés. OpenSats finance notamment Calle, développeur et responsable de Bitchat sur Android. @Ced_haurus on va le faire plus simplement : la CIA a financé cette appli ;-) Utilise en 2025 au Nepal, en Iran et en Inde en 2026. 📎 Sources: NED - Partenariat avec HRF : ned.org/ned-announces-the-wi… OpenSats - Financement par HRF : opensats.org/blog/opensats-r… OpenSats - Calle et Bitchat : opensats.org/newsletter/2026…
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Bravo à @Elucid pour cette vidéo, et aussi pour le choix de la musique, une des plus belles chansons de résistance. Il faut soutenir cette chaîne de télévision, dont le travail est rigoureux et nécessaire, en s'abonnant si vous le pouvez. #17octobre #24octobre
🚨 NOUVELLE VIDÉO ! On ne peut pas nous raconter des crack. On était sur le terrain pour documenter les #manifestations, et vous montrer tout, très loin du regard déformant des médias et des mensonges politiques. Partagez un max pour contrecarrer la propagande autoritaire !
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Growing a culture with the people I meet is high on my list. One point of attention is how to preserve BTC biodiversity.
I wasn’t in Lugano this year, but this raises an important question. Bitcoin is growing up. Institutions, corporations and governments are entering the space. That’s inevitable, and in many ways necessary. But growing up shouldn’t mean giving up. The real challenge is making Bitcoin accessible to millions without sacrificing the principles that made it worth building in the first place. Freedom, self-sovereignty and independence must remain at its core. Otherwise, we risk building a better financial system with the same old gatekeepers.
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A big problem with centralized systems is their tendency to default to one-size-fits-all solutions.
Replying to @simonw
As long as the financial system keeps serving you roughly well, that question makes sense. For so many people that have very few access to any financial service, the answer might differ.
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2026 : " Il est évident qu' il y a eu des défauts d'anticipations et d'éléments de surprise" 2023 : assemblee-nationale.fr/dyn/1… Fin de la blague
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Do not connect to public WiFi. They might be running PHP. You do not want to check if they were updated. 😬
Et concernant toujours cette faille PHP, vu que pas mal de routeurs Wi-Fi sont susceptibles d'être concernés et que je me doute bien que les mises à jour vont arriver d'Asie du sud-est à la nage... la règle est simple : ❌ NE VOUS CONNECTEZ PAS A DES RESEAUX WI-FI PUBLICS ❌ Parmi les routeurs concernés (pro avec portail captif et grand public) on va retrouver en vrac : D-LINK (très attention au D-Link DIR-859), CALIX, TRENDNET, TECHNICOLOR, ASUS, TP-LINK, GL.iNet....
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I was very pleased to find mine yesterday evening. Thanks a lot
2,500 of you will have a Rex beta invite in your inbox in the next ten minutes
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Replying to @KLoaec
can’t forget 4 years ago how important freedom money was when bank accounts were being frozen left and right, and how many non-english speakers in tyrannical countries use these tools ongoing years can happen in days
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Replying to @brian_trollz
I appreciate everything you've said and completely understand how you feel. I lost my little brother to heroin in 2012. The problem existed for a few decades before that. I have learned that there was little that I could have done. The drugs had taken ahold of him in such a comprehensive way. Having learned a ton about addicts and addiction, I am sure that is the case in your situation too. It's not your fault. That said, I've felt the guilt and doubted my perceived inaction and tolerance over and over for the past fifteen years. That's the emotional side and I doubt it will ever go away completely. I am very sorry for loss and I pray that you intellectually realize you are not at fault, and that the emotional voices/demons can be subdued. If you ever need someone to talk with, I'd always be happy to chat with you about it. DM me anytime.
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I will donate to Signal when they remove the MobileCoin integration.
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He’s got a point
I will donate to Signal when they remove the MobileCoin integration.
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Will we grow that culture of decentralization? That is the million-bitcoin question. My only agency is to share that question with as many people as I can.
Replying to @cstaff20
I do. That’s the Financial Industrial Complex (FIC). The forces seeking to centralise Bitcoin through financial engineering, custodial services, securities, exchanges and banking infrastructure, rather than Bitcoin held in self-custody. That creates constant friction between centralising forces and those resisting them. Bitcoin has already been through several civil wars over centralisation. There will be more. Resistance to them is part of what keeps Bitcoin decentralised.
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The internet did not get less private by accident.
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Pour Alice, pour Maël, pour nos enfants Je vais vous faire une confidence j’ai une petite fille Alice elle est lycéenne à Arles, elle est belle elle manifeste pour de meilleures conditions d’études elle travaille bien très bien même mais ce n’est pas le problème le problème C’est que ma fille Sarah, sa mère m’a dit qu’à Arles, Alice s’était fait « lacrimaniser » Un mot étrange pour une chose qui ne l’est pas. Un mot qui pique les yeux qui serre la gorge qui fait entrer la peur par la fenêtre et sortir l’enfance par la porte. Alors oui j’ai eu un sacré frisson un frisson qui ne savait pas encore qu’il allait devenir une colère. Puis j’ai appris qu’à Tours un gosse comme Alice Maël seize ans avait perdu un œil. À seize ans on devrait perdre son premier amour, ses clés, un peu de temps un peu d’innocence mais pas un œil. Pas sous le tir d’un LBD, directement dans la tête Et puis Lens. Un autre lycéen. Une main. L’usage d’une main arraché par une grenade tirée par la police. Une main celle qui écrit, celle qui dessine, celle qui tient celle qui caresse celle qui lève le doigt pour dire, ne m'oubliez pas j'existe, je suis là. Et avant cela une jeune lycéenne, comme Alice étranglée. Il paraît que c’est ainsi que l’on apprend désormais à la jeunesse à devenir citoyenne. Et maintenant voilà la cavalerie, carrément avec leurs cavaliers casqués leurs armures anti émeute On dirait qu’un siècle s’est trompé de siècle. On dirait que la jeunesse demande des cahiers, des profs, des conditions d’études normales et qu’on lui répond par des grenades. Par des chevaux. Alors moi, le grand père d’Alice je ne sais plus très bien comment ranger ma colère. Je ne sais plus où poser mes larmes. Je ne sais plus comment penser à Alice sans penser à Maël sans penser à cette main sans penser à cet œil sans penser à cette jeune fille je vais le dire même si le mot est laid même s’il brûle ma bouche même s’il ne faudrait peut-être pas Je ressens de la haine. Une haine immense contre ce qui frappe ce qui blesse, ce qui mutilе, ce qui étrangle ce qui transforme des lycéens en cibles. Laissez-les apprendre. Laissez-les rêver. Laissez-les avoir seize ans. #MouvementLyceen #UnAutreMondeEstPossible ( Patrick Maurieres )
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Your life is not a dataset.
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Je sais, ce genre de petite vidéo n’a jamais grand succès ici, mais la mécanique du vivant est fascinante ! Cette sorte de petit personnage avec des jambes que vous voyez est en réalité une minuscule protéine appelée kinésine. Et aussi incroyable que cela puisse paraître, elle se déplace réellement de cette manière à l’intérieur de vos cellules, transportant des éléments essentiels à leur fonctionnement. À chaque instant, sans même que vous en ayez conscience, des milliards de mécanismes semblables s’activent pour vous maintenir en vie. Le corps humain est une merveille d’ingéniosité. Prenez-en soin! 😉
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Replying to @AfroBitcoinOrg
@AfroBitcoinOrg Are there satellite events around ABC 26 that I should know of before buying my plane tickets ? For instance, does the @btrustteam plans a developer day ?
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@proofofpaul would you know who to ping ?
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Ce n’est pas dans mon habitude d’être inquiet. Un maître mot essaie de donner une direction à ma petite vie terrestre : la confiance. Mais là, je viens d’apprendre la condamnation du Pr Fourtillan à 4 ans de prison ferme pour avoir, entre autres, tenté de soigner des malades d’Alzheimer ou autres maladies. 4 ans de prison ferme pour avoir voulu soigner alors que le vaccin Covid a fait des millions de victimes en parfaite santé. Et cela sans jamais faire sourciller la presse… Passons. Ce qui m’inquiète aujourd’hui, c’est la disparition du professeur depuis juin dernier malgré une telle condamnation. Ce père de famille de 81 ans reste introuvable ?! On lui reproche notamment d'avoir organisé des essais cliniques non autorisés sur près de 400 personnes, dont des malades d'Alzheimer et de Parkinson. En décembre 2025, Fourtillan a été hospitalisé sous contrainte dans un établissement psychiatrique à Ajaccio. D'après les informations publiées à l'époque, ses propres enfants avaient demandé cette hospitalisation parce qu'ils étaient inquiets pour lui. Puis il est sorti. Quand ? C'est justement ce que je cherche à savoir. J'ai cherché cette date. Je ne la trouve nulle part. En juin 2026, il était déjà introuvable. Il ne s'est pas présenté à son procès. Et le 1er octobre, il ne s'est pas présenté non plus pour entendre le jugement qui le condamne à quatre ans de prison ferme. Le tribunal a donc délivré un mandat d'arrêt. Mais pendant tout ce temps, il était où ? Comment un homme de 82 ans, qui sort d'une hospitalisation psychiatrique sous contrainte, qui est poursuivi dans une affaire aussi lourde et qui doit répondre devant la justice, peut-il disparaître pendant des mois sans que personne ne soit capable de nous dire quand il a quitté l'hôpital ni où il se trouve ? On nous parle aujourd'hui de son mandat d'arrêt comme si tout commençait le 1er octobre. Mais non. En juin, il était déjà introuvable. Alors oui, je suis très inquiet. C’est tout simplement anormal qu'un homme dans cette situation puisse disparaître pendant des mois et qu'on ne sache même pas précisément quand il a quitté l'hôpital psychiatrique dans lequel il avait été interné. Pourquoi personne ne cherche à savoir quand il est sorti ? Qui l'a vu pour la dernière fois ? Pourquoi était-il déjà introuvable en juin ? Pourquoi personne ne semble se poser ces questions ? On ne disparaît pas comme ça. Pas lorsqu'on est un homme de 82 ans qui vient de sortir d'une hospitalisation psychiatrique et qui fait l'objet de poursuites judiciaires. Et oui, je pense aussi à Hold-Up. Fourtillan faisait partie des personnes qui apparaissaient dans ce film. Et depuis, plusieurs personnes qui y avaient participé sont mortes ou ont disparu de la vie publique. Est-ce que ça prouve quelque chose ? Non. Est-ce que ça m'empêche de trouver certaines coïncidences troublantes ? Non plus. Un homme a disparu. Une condamnation tombe des mois après qu'il soit devenu introuvable. Un mandat d'arrêt arrive alors qu'il n'était déjà plus là. Et une question toute simple à laquelle personne ne semble pouvoir répondre : OÙ EST PASSÉ LE PROFESSEUR FOURTILLAN ? J'espère sincèrement qu'il est vivant et qu'on va rapidement le retrouver. Mais je préfère poser la question plutôt que d'attendre qu'on nous annonce un jour qu'on l'a retrouvé mort quelque part et qu'on nous explique ensuite que son âge, son état de santé et son passage en psychiatrie permettent de tout expliquer.
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