đŽ Uburundi buracari ubw'Abarundi bose canke ni ubw'aba CNDD-FDD gusa ?
Ikiganiro FOCODE yabateguriye kuri uno mugoroba kiragaruka ku kugene inzego z'igihugu zitera zigirurirwa n'umugambwe umwe, ikumirwa rikorwa mu bice vy'ubuzima bw'igihugu rigafatira ku bwoko, ku migambwe, ku ntara no ku bindi. Mu buzi bwa Leta, kuronka akazi canke kuduzwa bihagaze cane ku mugambwe kurusha ubumenyi n'ubukerebutsi. Ivyaha vya kahise ntibivugwa kumwe kuri bose, ubutungane bufise abo buhana n'abo budakorako. Amasoko ya Leta afise beneyo n'abandi bayakumirwamwo. Noneho umunyamabanga mukuru wa CNDD-FDD aratomora neza ko uwo mugambwe ariwo gihugu !
Turaza kubona ulo ikumira ryifashe mu Burundi muri kino gihe be n'aho ririko rirajana igihugu. Kaza kuba n'akanya ka FOCODE ko gutanguza isekeza "Burundi Bwacu" rigiye gukora ku bibazo vy'ikumira mu Burundi.
đŽ TUBIGANIREKO
Ikiganiro kiza kuba kuri uyu mugoroba (25.10.2026), guhera isaha icumi na zibiri (18h) ku masaha y'Uburundi. Kiza guca ikibiriraho kuri Twitter (X) ya FOCODE, mu buryo bwa Space. Kirongera gice no kuri Facebook ya FOCODE.
Abari i Bulaya mwibuke ko isaha yanyu yahindutse, ubu mwatanguye heure d'hiver, mushobora kuza gucerwa isaha yose hamwe mutoraba neza.
Abatumire ni batatu :
1. Hon. Pierre-Célestin Ndikumana yahoze ari umushingamateka ;
2. Innocent Muhozi arongoye Televiziyo Renaissance ;
3. Pacifique Nininahazwe arongoye ishirahamwe FOCODE.
Kiremeshwa n'abamenyeshamakuru Gilbert Niyonkuru na Alice Hakizimana.
đŽ Abavyipfuza baraza kwunganira abatumire canke nabo bababaze utubazo twabo.
Turabahaye ikaze !
Janvier BIGIRIMANA retweeted
Space du FOCODE, ce soir Ă 18h.
ThÚme : Une République pour tous ou pour quelques uns ?
Avec l'ancien député Pierre-Célestin Ndikumana (en exil depuis 2018) et le directeur de @RTVRenaissance, Innocent Muhozi, nous décryptons les discriminations en cours au #Burundi.
đŽ #FOCODE | ĂMISSION â X SPACE | #CONGRĂSCITOYEN â Ădition #44
đ
Dimanche 25 octobre 2026
đ 18h00 â Heure du Burundi (GMT+2)
đȘđș 17h00 â Heure d'Europe centrale (GMT+1)
đ En direct sur X : @FOCODE_
đŽ THĂME
đ§đź #Burundi | Une RĂ©publique pour tous ou pour quelques-uns ? Discriminations et exclusions Ă lâĂ©preuve de lâĂ©galitĂ© des chances, de la justice sociale et de la cohĂ©sion nationale.
đŽ LE CONTEXTE
Au Burundi, lâĂ©galitĂ© des citoyens devant la loi, lâĂ©galitĂ© des chances et la justice sociale sont des principes fondamentaux censĂ©s garantir Ă chacun les mĂȘmes droits et les mĂȘmes possibilitĂ©s dâĂ©panouissement. Pourtant, les dĂ©nonciations rĂ©currentes de discriminations, de favoritisme et de pratiques dâexclusion soulĂšvent une interrogation majeure : lâĂtat burundais est-il au service de tous les citoyens ou rĂ©servĂ© Ă quelques privilĂ©giĂ©s ?
Nominations aux hautes fonctions de lâĂtat, recrutements dans lâadministration publique, attribution des marchĂ©s publics, accĂšs aux responsabilitĂ©s et aux opportunitĂ©s Ă©conomiques : autant de domaines oĂč les pratiques dĂ©noncĂ©es interrogent les mĂ©canismes de gouvernance sous le CNDD-FDD.
Ces discriminations prĂ©sumĂ©es revĂȘtent plusieurs formes : ethniques, notamment Ă lâĂ©gard des Tutsi ; politiques, envers les citoyens non affiliĂ©s au parti au pouvoir ; rĂ©gionales, selon lâorigine gĂ©ographique ; et de genre, notamment dans lâaccĂšs des femmes aux postes de dĂ©cision.
Au-delĂ des injustices individuelles, câest le fondement mĂȘme du pacte rĂ©publicain qui est en jeu. Lorsque les appartenances et les rĂ©seaux dâinfluence prĂ©valent sur le mĂ©rite et les compĂ©tences, lâĂ©galitĂ© des chances recule, la justice sociale sâaffaiblit et la cohĂ©sion nationale se fragilise.
đŽ TROIS QUESTIONS AU CĆUR DU DĂBAT
1âŁLe CNDD-FDD a-t-il Ă©rigĂ© la discrimination et lâexclusion en mode de gouvernance, au dĂ©triment de lâĂ©galitĂ© citoyenne et de la justice sociale ?
2⣠Les nominations, recrutements et marchés publics : le mérite et les compétences ont-ils cédé la place aux appartenances ethniques, politiques, régionales et aux réseaux de pouvoir ?
3âŁComment garantir lâĂ©galitĂ© des chances, restaurer la justice sociale et prĂ©server la cohĂ©sion nationale face aux pratiques de discrimination et dâexclusion dĂ©noncĂ©es au sein des institutions ?
đŽ INVITĂS
1âŁPierre CĂ©lestin Ndikumana, ancien dĂ©putĂ©
2⣠Innocent Muhozi, directeur de la Radio-Télévision Renaissance
3âŁPacifique Nininahazwe, prĂ©sident du FOCODE
đŽANIMATION
1⣠Alice Hakizimana, journaliste et co-host
2âŁGilbert Hakizimana, journaliste et co-host
đŽ ĂVĂNEMENT SPĂCIAL : LANCEMENT DE LA CAMPAGNE #BURUNDIBWACU
đ§đź Campagne « Burundi Bwacu â Burundi pour tous »
à l'issue de cette émission, le FOCODE lancera officiellement sa nouvelle campagne citoyenne #BurundiBwacu, consacrée à l'observation, à la documentation et à la dénonciation des discriminations et des pratiques d'exclusion au sein des institutions publiques burundaises.
Cette campagne reposera sur un mécanisme permanent de veille citoyenne et de suivi (monitoring) des nominations, des recrutements, de l'attribution des marchés publics et de l'accÚs aux responsabilités et aux opportunités nationales.
Une attention particuliÚre sera portée aux discriminations fondées sur l'appartenance ethnique, les affiliations ou opinions politiques, l'origine régionale et le genre.
L'objectif est de recueillir et de vérifier les informations, de documenter les pratiques discriminatoires, d'identifier les mécanismes d'exclusion et d'interpeller les institutions concernées afin de promouvoir une gouvernance respectueuse de l'égalité des droits, de la justice sociale et du mérite.
đŽ UNE CAMPAGNE CITOYENNE QUI A BESOIN DE VOUS
Le FOCODE compte sur la mobilisation et la contribution active des citoyens pour assurer la réussite de cette campagne.
Fonctionnaires, candidats aux emplois publics, soumissionnaires aux marchĂ©s publics, victimes ou tĂ©moins de discriminations, acteurs de la sociĂ©tĂ© civile et citoyens soucieux de l'intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral : chacun peut contribuer Ă faire reculer les pratiques d'exclusion.
Le FOCODE invite les citoyens à partager des informations précises, des témoignages et, lorsque cela est possible, des éléments documentaires permettant d'identifier et de vérifier les situations de discrimination au sein des institutions du pays.
La campagne privilégiera la vérification rigoureuse des faits, la confidentialité des témoignages et la protection des personnes qui transmettent des informations sensibles. Les modalités pratiques de contribution seront précisées lors de son lancement.
Car l'égalité des chances ne se décrÚte pas seulement : elle se défend, se surveille et se construit collectivement.
đŽ IMPORTANT â CHANGEMENT D'HEURE EN EUROPE
đ Avis Ă nos auditeurs rĂ©sidant en Europe
Dans la nuit du samedi 24 au dimanche 25 octobre 2026, les pays européens concernés passeront à l'heure d'hiver.
Notre émission débutera donc :
đ§đź Ă 18h00 au Burundi (GMT+2)
đ§đȘ đ«đ· đ©đȘ đłđ± Ă 17h00 en Belgique, en France, en Allemagne et aux Pays-Bas (GMT+1)
đą Nous invitons nos auditeurs rĂ©sidant en Europe Ă tenir compte de ce changement afin de ne pas manquer le dĂ©but de l'Ă©mission.
đą APPEL Ă PARTICIPATION
Une République ne saurait appartenir à quelques privilégiés. L'égalité des chances est un droit, la justice sociale une exigence et la cohésion nationale une responsabilité collective.
Rejoignez-nous pour un débat citoyen consacré aux discriminations, aux mécanismes d'exclusion et aux conditions d'une gouvernance véritablement inclusive.
Cette émission marquera également le début d'une mobilisation citoyenne appelée à se poursuivre au-delà du débat, grùce à la vigilance, aux témoignages et à l'engagement de chacun.
đ§đź #BurundiBwacu â Burundi pour tous !
Un mĂȘme pays. Des droits Ă©gaux. Les mĂȘmes chances pour tous.#FOCODE #BurundiBwacu #BurundiPourTous #Discrimination #Exclusion #ĂgalitĂ©DesChances #JusticeSociale #CohĂ©sionNationale #Gouvernance #DroitsHumains #CNDD_FDD
@GeneralNeva , @NtareHouse , @KwaNtare , @BurundiGov , @CNIDH_Bdi , @nshingamateka , @Burundi_senat , @AmnestyEARO , @amnestynl , @amnestybe , @hrw , @UN_HRC , @UNHumanRights , @DefendDefenders , @AfricaDefenders , @hivos , @CIVICUSalliance , @FIACAT_org , @omctorg ,@CCPR_Centre , @achpr_cadhp , @NEDemocracy @KIOSFoundation , @EurAc_Net , @ASF_NGO , @pnininahazwe , @InnocentMu91011 , @niyogilbert1 , @Misslys2023 , @FNisabwe , @emerusengeclau , @Alain__Cesar , @janvierbig , @Ndayishemeza_ , @GNiyungeko , @NadineSindaka
Janvier BIGIRIMANA retweeted
Plaidoyer pour mettre fin aux renvois des demandeurs dâasile burundais au Canada.
#Burundi #Canada
ici.radio-canada.ca/ohdio/prâŠ
#Burundi : sur Radio-Canada, #RAFIO et le #FOCODE annoncent le plaidoyer prévu pour suspendre les renvois depuis le Canada
#FocodeMagazine | 20 octobre 2026
Dans un entretien accordĂ© ce 20 octobre 2026 Ă lâĂ©mission « Matins sans frontiĂšres », diffusĂ©e sur ICI PremiĂšre, le rĂ©seau radio de Radio-Canada, InĂšs Ghozzi, vice-prĂ©sidente de RAFIO, expose les demandes que son organisation entend porter avec le FOCODE auprĂšs des dĂ©cideurs canadiens : suspendre les renvois vers le Burundi, instaurer des mesures temporaires de protection et ouvrir une voie vers la rĂ©sidence permanente pour motifs humanitaires. Ă lâheure de publication de cet article, la confĂ©rence prĂ©vue au Parlement du Canada doit dĂ©buter dans deux heures. Au cĆur de ce rendez-vous : les risques au retour et la protection des familles concernĂ©es.
« Personne ne devrait ĂȘtre renvoyĂ© vers la torture. » Au micro de Radio-Canada, InĂšs Ghozzi pose lâenjeu de la rencontre annoncĂ©e ce mardi, de 18 h Ă 20 h, heure dâOttawa. Avant les Ă©changes avec les parlementaires, elle invite Ă regarder au-delĂ de la procĂ©dure : que risque une personne une fois renvoyĂ©e au Burundi ?
Dans le lancement de lâentretien, Radio-Canada rappelle quâun sursis administratif aux renvois vers le Burundi avait Ă©tĂ© instaurĂ© en 2015, avant dâĂȘtre levĂ© en juillet 2025. Cette Ă©volution nourrit les inquiĂ©tudes de ressortissants burundais Ă©tablis en Ontario, notamment dans le sud-ouest de la province.
đŽTrois demandes pour sortir de lâincertitude
Vice-présidente de Résilience active des familles immigrantes en Ontario (RAFIO) et intervenante en immigration francophone, InÚs Ghozzi énonce trois priorités.
Dâabord, rĂ©tablir la suspension des renvois vers le #Burundi. Ensuite, adopter des mesures temporaires spĂ©ciales pour les Burundais dĂ©jĂ au Canada, notamment la prolongation du statut sans frais et la dĂ©livrance de permis de travail ouverts. Enfin, ouvrir une voie vers la rĂ©sidence permanente pour motifs humanitaires.
Elle rĂ©clame Ă©galement un traitement prioritaire et rigoureux des demandes dâasile, tenant compte des constats des Nations Unies. Ă lâappui de ces propositions, elle Ă©voque les mesures prises en faveur de personnes touchĂ©es par la crise soudanaise. « Le Canada lâa dĂ©jĂ fait, il peut le faire », insiste-t-elle.
Pour RAFIO et le FOCODE, la confĂ©rence doit permettre de porter ces prĂ©occupations auprĂšs des dĂ©cideurs et de discuter des mesures susceptibles dây rĂ©pondre.
đŽDocumenter ce qui survient aprĂšs le retour
OrganisĂ©e par RAFIO en collaboration avec le Forum pour la Conscience et le DĂ©veloppement (FOCODE), la rencontre doit croiser les constats internationaux, la documentation des violations et lâanalyse juridique.
Selon le programme annoncĂ©, FortunĂ© GaĂ©tan Zongo, Rapporteur spĂ©cial des Nations Unies sur la situation des droits de lâhomme au Burundi, prĂ©sentera les observations de son mandat. Pacifique Nininahazwe, prĂ©sident du FOCODE, exposera les informations documentĂ©es par son organisation sur les violations subies par des personnes revenues dâexil et les risques au retour.
LâexpĂ©rience suisse doit Ă©galement nourrir les Ă©changes. IrĂšne Blanc, de lâassociation Droit de rester Ă NeuchĂątel, est attendue pour en tĂ©moigner. Dans lâinterview, InĂšs Ghozzi Ă©voque des arrestations, des interrogatoires et au moins un cas de torture concernant des personnes renvoyĂ©es. Elle souhaite que les autoritĂ©s canadiennes prennent ces situations en considĂ©ration avant lâexĂ©cution de nouveaux renvois.
MaĂźtre DieudonnĂ© Bashirahishize, du CAVIB, abordera les garanties lĂ©gales de non-refoulement et les obstacles Ă lâaccĂšs Ă la justice, notamment lâinstrumentalisation de lâappareil judiciaire Ă des fins de rĂ©pression et lâimpunitĂ© chronique au Burundi.
« Ne restez pas seul et nâattendez pas »
Lâentretien Ă©claire aussi le travail quotidien de #RAFIO. Lorsquâune personne reçoit un avis de renvoi, le premier conseil dâInĂšs Ghozzi est direct : « Ne restez pas seul et nâattendez pas. »
Soulignant la briĂšvetĂ© des dĂ©lais de recours, elle appelle Ă contacter rapidement un avocat en immigration. Elle invite Ă©galement les personnes concernĂ©es Ă demander de lâaide sans se laisser enfermer dans la honte, le silence ou la crainte de reprĂ©sailles.
RAFIO propose un accueil sans jugement, un soutien psychologique et une orientation vers une aide juridique, souvent gratuite selon sa vice-prĂ©sidente. Lâaccompagnement peut porter sur la collecte des documents nĂ©cessaires et les dĂ©placements aux rendez-vous. Avec lâaccord de la personne, lâorganisme peut aussi alerter les Ă©lus et les mĂ©dias.
DerriÚre chaque dossier, rappelle InÚs Ghozzi, il y a une famille qui ne dort plus. Cette réalité humaine accompagnera les arguments documentaires et juridiques que les organisateurs souhaitent présenter à Ottawa.
đŽUn rendez-vous, puis des suites Ă construire
La conférence reste à tenir. InÚs Ghozzi annonce toutefois sa volonté de poursuivre les démarches auprÚs des élus et des autorités compétentes au-delà de cette rencontre, avec un objectif : obtenir le rétablissement de la suspension des renvois le plus tÎt possible.
Pour RAFIO et le FOCODE, le rendez-vous dâOttawa doit ainsi ouvrir un dialogue suivi sur la protection des personnes concernĂ©es. La demande qui sera portĂ©e tient en une exigence : que les risques documentĂ©s au Burundi soient pleinement pris en compte avant quâun renvoi ne soit exĂ©cutĂ©.
đ§ Ăcoutez lâintĂ©gralitĂ© de lâentretien sur Radio-Canada en cliquant sur le lien ci-dessous :ici.radio-canada.ca/ohdio/prâŠ
#FocodeMagazine â Les faits au-delĂ des discours
La Rédaction
@InesGHOZZI ,@pnininahazwe , @RS_Burundi , @BashirahishizeD , @IrareraAntoine1 , @Ndayishemeza_ @sharangaboLeop1 , @CbdhVicar , @janvierbig , @GNiyungeko , @FNisabwe , @DefendDefenders , @AfricaDefenders , @AmnestyEARO , @hivos , @achpr_cadhp , @omctorg , @FIACAT_org , @CCPR_Centre , @ISHRglobal , @CIVICUSalliance , @NEDemocracy , @KIOSFoundation
Amajambo adasanzwe yavugiwe mu gisabisho ca Yeriko catunganijwe na Ekleziya Katolika y'Uburundi.
"Imana yaremye Uburundi bwiza ariko uyu musi ntibukiri bwiza. Ni ibiki vyashikiye Uburundi ? Izi ngorane zose mubona zibangamiye Uburundi ni Shetani yazishizeho. (...) Abantu bari hejuru mu butegetsi baremeye Shetani barakorana nayo.
Tugiye gusaba Imana rero duti : Mana muri iki gihugu ciza, Shetani yaraje yubaka impome zidutandukanya nawe, turagusavye izi mpome uzibomore.
(...)
Hari igihugu bari bimirije amatora. Umukuru w'igihugu yashaka kubandanya, akora ibishoboka vyose kugira abandanye atwara, ntiyashaka amatora y'ukuri, we yashaka kubandanya atwara. Aba charismatiques nari narigishije baca bakora igisabisho ca Yeriko. Muzi ivyabaye ? Haciye hatorwa uwundi mukuru w'igihugu.
(...)
Igihe naja mu gihugu ca Peru, umukuru w'igihugu yariko arahangana cane na Ekleziya Katolika. Twakoze igisabisho ca Yeriko. Inyuma y'indwi imwe gusa, Inama Nshingimateka ya Peru yaciye ikura uyu mukuru w'igihugu ku butegetsi, umukuru w'igihugu aca aja mu gasho."
Prezida Ndayishimiye yigeze kuvuga ko inzira nziza yo guhindura abategetsi kwoba kugarukana ikimoko, maze bagakubitwa bambaye kositimu kandi bagakubitirwa imbere y'imiryango yabo !
Ico gihe yavuze ingene we nyene akiri ku rugamba yigeze gukubitwa mu 1998 inkoni yaheruka akiri mu mashure mato. Niho yaca atanga akarorero k'ingene bobikorera musitanteri wa komine Mukaza, bakabikora umuryango wiwe wose urorera.
Yemwe ibintu biriko biravugwa kuri Musitanteri Aline Bigirimana wa komine Mukaza ntivyoroshe. Aho ibiro vya komine vyubakwa ku miriyoni 784, ariko ibikorwa vyo guheraheza vyo bikaca bishirwa ku miliyaridi hafi zine, aho havugwa izindi nyubakwa nyinshi zubakwa hatanzwe amasoko asa n'ayikemenyane (atagiramwo ihiganwa) kandi hari inzego zihambaye zitabimenyeshejwe.
Ibiriko biravugwa muri Mukaza bizana kwibuka aya majambo ya Prezida Ndayishimiye. Yamara ico Ndayishimiye atagezeko ni ingene umukuru w'igihugu yishe igihugu ciwe nawe yoheza agakubitwa muri iyo ntwaro y'akamaramaza arota kuzana.
#Burundi : La mort de Bruce Sebanza Ă lâADB, le directeur gĂ©nĂ©ral RĂ©verien Nizigiyimana au cĆur des accusations
#FocodeMagazine | 15 octobre 2026
RouĂ© de coups, puis maintenu sans soins dans les locaux de son ancien employeur : câest ainsi que Bruce Sebanza aurait trouvĂ© la mort, dans la nuit du 13 octobre 2026. Selon les sources concordantes, le directeur gĂ©nĂ©ral de lâ @ADB_Burundi , RĂ©verien Nizigiyimana, aurait ordonnĂ© les violences et y aurait lui-mĂȘme participĂ© avec les gardiens du bureau. La police aurait demandĂ© lâhospitalisation de la victime. En vain. Entendus aprĂšs le dĂ©cĂšs, les hommes mis en cause seraient rentrĂ©s chez eux. Le FOCODE exige des arrestations et toute la lumiĂšre sur cette mort.
Il avait travaillĂ© dans cette institution. Il avait connu la prison. Depuis sa libĂ©ration, il demandait Ă retrouver son poste. Le parcours de Bruce Sebanza se serait arrĂȘtĂ© dans les locaux mĂȘmes de lâAgence de dĂ©veloppement du Burundi, au terme dâune nuit de violences.
Comment y Ă©tait-il arrivĂ©, ce mardi 13 octobre ? Pour quelle raison sây trouvait-il Ă cette heure ? Ces premiĂšres questions restent ouvertes. Elles prĂ©cĂšdent une autre, plus lourde : dans quelles circonstances cet ancien employĂ© y a-t-il perdu la vie ?
Selon les sources concordantes, les agents de la sociĂ©tĂ© de gardiennage Ulinzi Kazi, chargĂ©s de la surveillance nocturne de lâagence, auraient apprĂ©hendĂ© Bruce Sebanza. Ils auraient ensuite appelĂ© le directeur gĂ©nĂ©ral, RĂ©verien Nizigiyimana, qui se serait rendu sur place.
Ce dernier aurait ordonnĂ© de le frapper. Les gardiens lâauraient rouĂ© de coups jusquâĂ le laisser dans un Ă©tat critique. Selon les mĂȘmes sources, le directeur gĂ©nĂ©ral aurait lui-mĂȘme participĂ© aux violences.
đŽDes coups, puis une demande de soins sans suite
Devant la gravitĂ© de lâĂ©tat de Bruce Sebanza, RĂ©verien Nizigiyimana aurait tentĂ© de le conduire Ă la police. Les policiers auraient refusĂ© de le recevoir. Ils auraient demandĂ© quâil soit dâabord hospitalisĂ©, prĂ©cisant quâil pourrait ĂȘtre interrogĂ© aprĂšs son rĂ©tablissement.
Mais Bruce nâaurait pas Ă©tĂ© conduit Ă lâhĂŽpital. Il aurait Ă©tĂ© maintenu dans les locaux de lâADB jusquâĂ ce quâil succombe.
Câest lâun des points cruciaux de cette affaire. Ă en croire les informations rapportĂ©es, la nĂ©cessitĂ© de soins avait Ă©tĂ© expressĂ©ment signalĂ©e. Pourquoi cette demande serait-elle restĂ©e sans suite ? Qui a dĂ©cidĂ© de maintenir un homme griĂšvement atteint dans les bureaux dâune agence publique ?
AprĂšs sa mort, une tentative aurait Ă©tĂ© faite pour dĂ©poser sa dĂ©pouille Ă la morgue de lâHĂŽpital militaire. LâĂ©tablissement aurait refusĂ© de lâadmettre tant que la famille ne se serait pas prĂ©sentĂ©e.
Les gardiens concernés et Réverien Nizigiyimana auraient ensuite été convoqués à la police de la zone Gihosha. Ils auraient été interrogés, puis seraient rentrés chez eux en toute tranquilité.
đŽAvant cette nuit, un long diffĂ©rend
Les relations entre Bruce Sebanza et son supĂ©rieur se seraient dĂ©gradĂ©es depuis lâarrivĂ©e de RĂ©verien Nizigiyimana Ă la tĂȘte de lâADB, en 2024. Selon les sources concordantes, le directeur gĂ©nĂ©ral aurait nourri une profonde hostilitĂ© Ă lâĂ©gard de cet employĂ©.
LâannĂ©e suivante, il lâaurait fait emprisonner. Bruce avait passĂ© plusieurs mois Ă #Mpimba avant de recouvrer la libertĂ©.
Les circonstances judiciaires de cette libĂ©ration restent Ă prĂ©ciser. Avait-il Ă©tĂ© acquittĂ© ou bĂ©nĂ©ficiait-il dâune libertĂ© provisoire ? Les Ă©lĂ©ments disponibles ne permettent pas de trancher. Un ancien camarade de classe affirme, pour sa part, quâil avait Ă©tĂ© jugĂ© et avait obtenu gain de cause.
Une fois libre, Bruce aurait multipliĂ© les dĂ©marches pour rĂ©intĂ©grer lâagence. Il se serait heurtĂ© au refus catĂ©gorique de RĂ©verien Nizigiyimana. Au moment de sa mort, il nâavait toujours pas retrouvĂ© son emploi.
đŽÂ« CâĂ©tait un homme doux »
Le tĂ©moignage dâun ancien camarade restitue un autre visage de Bruce Sebanza. Celui dâun homme qui avait commencĂ© Ă travailler avant les autres, puis fondĂ© un foyer.
« Nous avons Ă©tudiĂ© avec Bruce Sebanza. CâĂ©tait un homme doux », confie-t-il.
Selon ce tĂ©moin, Bruce avait obtenu son emploi grĂące Ă lâappui de son oncle paternel, Serges Ndayiragije, alors ministre chargĂ© de la Bonne Gouvernance. Lâinstitution portait encore le nom dâAgence pour la promotion des investissements, lâAPI.
Lors dâune rencontre entre amis, Bruce aurait Ă©voquĂ© ses diffĂ©rends professionnels avec son supĂ©rieur. Ses anciens camarades auraient ensuite appris quâun dossier aurait Ă©tĂ© montĂ© contre lui.
« AprĂšs plusieurs mois dâemprisonnement Ă Mpimba, Bruce avait Ă©tĂ© jugĂ© et avait obtenu gain de cause », poursuit le tĂ©moin. Lâannonce de sa mort Ă lâADB les aurait laissĂ©s stupĂ©faits.
Il rapporte Ă©galement les propos dâun employĂ© de lâHĂŽpital militaire qui aurait vu la dĂ©pouille. Celui-ci aurait dĂ©crit un corps trĂšs gravement meurtri, affirmant quâaucun os nâavait Ă©tĂ© Ă©pargnĂ©. Ce tĂ©moignage indirect devra ĂȘtre confrontĂ© aux constatations mĂ©dicales pour Ă©tablir la nature des lĂ©sions et les causes du dĂ©cĂšs.
đŽLa justice devant ses responsabilitĂ©s
Pour le FOCODE, les faits rapportĂ©s appellent une rĂ©ponse judiciaire. Lâorganisation dĂ©nonce une situation dans laquelle des personnes mises en cause dans des violences mortelles auraient pu regagner leur domicile aprĂšs une audition.
Elle interpelle la procureure gĂ©nĂ©rale de la RĂ©publique, Rose Nkorerimana, et demande lâarrestation ainsi que la poursuite de toute personne impliquĂ©e. Elle rĂ©clame que les responsables soient apprĂ©hendĂ©s avant lâinhumation de Bruce Sebanza.
Le FOCODE demande aussi que le rĂŽle de RĂ©verien Nizigiyimana soit entiĂšrement Ă©tabli. Il dĂ©nonce les pratiques consistant Ă couvrir des responsables impliquĂ©s dans de graves violences et appelle la Commission nationale indĂ©pendante des droits de lâhomme, la CNIDH, Ă suivre cette affaire de prĂšs.
Les versions du directeur gĂ©nĂ©ral, de la sociĂ©tĂ© Ulinzi Kazi et de la police ne figurent pas parmi les Ă©lĂ©ments disponibles Ă ce stade. Les accusations rapportĂ©es devront ĂȘtre confrontĂ©es aux tĂ©moignages directs, aux constatations mĂ©dicales et aux rĂ©sultats de lâenquĂȘte.
Le FOCODE annonce poursuivre ses investigations. Toute personne disposant dâinformations sur lâarrivĂ©e de Bruce Sebanza dans les locaux de lâADB, dans la nuit du 13 octobre, ou sur les Ă©vĂ©nements qui ont suivi, est invitĂ©e Ă le contacter sur WhatsApp au +32 465 65 19 05.
Qui a portĂ© les coups ? Qui les aurait ordonnĂ©s ? Pourquoi les soins demandĂ©s nâauraient-ils pas Ă©tĂ© prodiguĂ©s ? Pour Bruce Sebanza, il est trop tard pour obtenir une rĂ©intĂ©gration. Il reste Ă obtenir la vĂ©ritĂ© et la justice.
#FocodeMagazine â Les faits au-delĂ des discours
La Rédaction
Jean de Dieu Ndayikeza, la rĂ©silience de lâexil : du camp de Mahama au master Ă Bruxelles
#FocodeMagazine | 08 octobre 2026
En 2015, il quittait le Burundi, contraint dâinterrompre sa scolaritĂ©. Onze ans plus tard, Jean de Dieu Ndayikeza prend la parole au nom des diplĂŽmĂ©s de master de la promotion 2026 de la Vrije Universiteit Brussel. Du camp de rĂ©fugiĂ©s de Mahama Ă un master en commerce international, son parcours raconte une reconstruction par les Ă©tudes, soutenue notamment par Maison Shalom. Une rĂ©ussite quâil dĂ©die aux jeunes qui cherchent encore un avenir dans les camps de rĂ©fugiĂ©s.
« Quelle belle journĂ©e ! » Jean de Dieu Ndayikeza avait prĂ©parĂ© un discours. Devant les diplĂŽmĂ©s, il annonce quâil parlera sans le lire. Puis il remonte le fil de son histoire, jusquâau garçon qui, onze ans auparavant, avait dĂ» quitter lâĂ©cole et fuir le Burundi.
Ancien Ă©lĂšve de lâĂcole technique de Bubanza, il se retrouve en 2015 dans le camp de rĂ©fugiĂ©s de Mahama, au Rwanda. De cette pĂ©riode, il livre un souvenir abrupt : « Sans nourriture, sans eau, sans lumiĂšre et sans espoir. » Ă la rupture avec son pays sâajoute celle dâune scolaritĂ© interrompue. Lâavenir reste Ă reconstruire.
Aujourdâhui, ce mĂȘme garçon devenu adulte sâadresse Ă ses camarades de la Vrije Universiteit Brussel, la VUB. Il est titulaire dâun master en commerce international. InvitĂ© Ă reprĂ©senter les diplĂŽmĂ©s de master de la promotion 2026, il mesure le chemin parcouru : « Onze ans plus tard, ce jeune garçon est devenu un homme. »
Cette trajectoire sâest construite par Ă©tapes. En 2016, Jean de Dieu Ndayikeza poursuit sa formation Ă Apena TSS, au Rwanda, avec le soutien de Maison Shalom. Deux ans plus tard, son parcours universitaire passe par Kepler et Southern New Hampshire University. En 2022, il effectue un stage en Italie, de nouveau soutenu par @Maison_Shalom , dans le cadre dâun partenariat avec lâInstitut universitaire europĂ©en, lâEUI. Puis viennent les annĂ©es 2024 Ă 2026, consacrĂ©es Ă son master Ă Bruxelles.
DerriĂšre le diplĂŽme, il y a donc des annĂ©es dâĂ©tudes et des soutiens qui ont permis de poursuivre le chemin. Dans son discours, le jeune homme remercie ceux qui ont accompagnĂ© les Ă©tudiants : familles, amis, professeurs, assistants dâenseignement, employeurs ayant proposĂ© des stages, agences dâintĂ©rim ayant donnĂ© accĂšs Ă des emplois Ă©tudiants et ville de Bruxelles. Sa rĂ©ussite laisse une place entiĂšre Ă la reconnaissance.
Car arriver Ă lâuniversitĂ© nâavait pas effacĂ© les doutes. Lors de son premier cours Ă la VUB, il se demandait encore sâil serait Ă la hauteur. « Je ne suis pas sĂ»r de pouvoir y arriver », se souvient-il avoir pensĂ©. Il craignait Ă©galement le regard de ses camarades lorsquâils dĂ©couvriraient son histoire.
Ă ceux qui ont Ă©prouvĂ© cette mĂȘme incertitude, il rappelle que beaucoup sont les premiers de leur famille Ă accomplir un tel parcours. Puis il leur adresse une phrase qui prend, Ă la lumiĂšre de son histoire, un relief particulier : « Nous avons rĂ©ussi. Vous avez rĂ©ussi. »
Il invite les diplÎmés à garder cette journée en mémoire. Lorsque le doute reviendra, cette réussite pourra leur rappeler leur capacité à surmonter les difficultés et à donner corps à leurs ambitions.
Mais sa pensĂ©e se tourne aussi vers les jeunes qui vivent encore dans les camps de rĂ©fugiĂ©s du monde entier. Câest Ă eux, tout particuliĂšrement, quâil dĂ©die son accomplissement. « Continuez Ă avancer », leur dit-il. Son diplĂŽme devient ainsi un message adressĂ© Ă ceux dont les Ă©tudes et les projets ont Ă©tĂ© interrompus par la fuite.
Ce parcours donne un sens concret Ă la rĂ©silience de lâexil : reprendre une formation aprĂšs le dĂ©racinement, saisir les possibilitĂ©s offertes et retrouver, progressivement, la capacitĂ© de choisir son avenir. Il montre aussi la portĂ©e dâun accompagnement qui permet Ă la persĂ©vĂ©rance de produire ses fruits.
Jean de Dieu Ndayikeza en tire un plaidoyer pour lâĂ©ducation et la paix. Du Burundi Ă la Belgique, de la Palestine Ă lâUkraine ou au Soudan, il rappelle ce quâelles peuvent rendre possible pour chacun. Lui qui a dĂ» abandonner lâĂ©cole interroge Ă©galement la poursuite des guerres et appelle Ă lâĂ©coute ainsi quâĂ la rĂ©solution des diffĂ©rends.
Aux diplĂŽmĂ©s qui sâapprĂȘtent Ă prendre leur place dans le monde, il demande de penser par eux-mĂȘmes, dâaccepter le dĂ©saccord et de contribuer Ă lâavenir commun. Dans une sociĂ©tĂ© oĂč lâintelligence artificielle occupe une place croissante, il insiste : « Ne perdez pas votre humanitĂ©. »
Cette humanitĂ©, il la rattache Ă un geste prĂ©cis : donner une chance aux personnes que lâon remarque peu, leur permettre de rĂ©vĂ©ler leurs capacitĂ©s. Son histoire illustre ce quâune telle chance peut ouvrir lorsquâelle rencontre la dĂ©termination et des soutiens durables.
Ă la fin de son discours, Jean de Dieu Ndayikeza revient une derniĂšre fois au garçon contraint dâabandonner lâĂ©cole. Aujourdâhui, celui-ci repart de Bruxelles « avec un diplĂŽme et un rĂȘve ». Sa rĂ©ussite ouvre alors une question plus vaste : Ă quoi ressemblerait le monde si chaque fille et chaque garçon disposait de la paix nĂ©cessaire pour rĂȘver ?
« Mesdames et Messieurs, construisons ce monde. »
#FocodeMagazine â Les faits au-delĂ des discours
La Rédaction
đŽ Ikinyoma gishasha : Prezida Ndayishimiye arahagurukiye abarya ibiturire !
Gitugutu 2021 : Prezida Ndayishimiye yagendeye ahitwa ko hubatswe urugomero rwa Mpanda (barrage hydro-électrique), asanga nta na kimwe cubatswe mu gihe urwo rugomero rwatwaye imiliyaridi 54 z'amafaranga y'amarundi. Prezida Ndayishimiye yavuyeho atanze indwi zibiri ngo izo miliyaridi zizobe zasubijwe. Imyaka itanu irarumanye, yamara za ndwi zibiri zo ntizirahera. Mu nyuma RPA yahavuye itangaza ko mu bagabuye izo miliyaridi 54 harimwo Evariste Ndayishimiye.
09 gitugutu 2026 : Prezida Ndayishimiye yaraye atanguje umugambi udasanzwe wo kugwanya ibiturire no kwonona amatungo ya Leta. Yatangaje ko uwuzofatwa anyonoye azoca ashirwa mu gitabo cirabura.
đŽ Basokuru bati :"akabi gatwengwa nk'akeza"
Burya hariho uwonona amatungo ya Leta kurusha Evariste Ndayishimiye ?
- mbega imiliyaridi hafi 300 zari kuvamwo inkwavu zo gukwiza mu mitumba yose y'Uburundi muri 2023 zagiye hehe ko ata rukwavu na rumwe rwatanzwe ?
- mbega imiliyaridi 17 aguma ahabwa buri mwaka zo kwubaka inyubako rusangi zikora iki kuva mu mwaka uheze ko ataho twabonye yugurura izo nyubako ?
- mbega imiliyaridi 15 ahabwa buri mwaka zo gushigikira ibikorwa vyiza "bonnes initiatives" zija hehe ko tutabona abo bazihabwa ?
- koko arafungura imiliyoni zine ku musi ku musi canke ni ubuhinga bwo kunyonora ?
- mbega umusoda wese agurishwa angahe muri RDC, none ayavamwo aja hehe ?
- mbega inzahabu ziva muri RDC n'izimbwa mu Burundi amafaranga yazo ajanwa hehe ?
Lapins, infrastructures, dépenses présidentielles : les milliards derriÚre un nouveau mensonge anticorruption de Ndayishimiye ?
#FocodeMagazine | 10 octobre 2026
Il avait donnĂ© quinze jours pour restituer 54 milliards de francs burundais. Cinq ans plus tard, Mpanda rĂ©clame toujours des comptes. En annonçant, le 9 octobre 2026, un « livre noir » pour les dĂ©tourneurs, Ăvariste Ndayishimiye relance son offensive anticorruption. Mais les questions sur lâargent public remontent jusquâĂ sa porte.
Quinze jours pour rembourser. Cinq ans Ă attendre des comptes. Ă lui seul, le dossier du barrage hydroĂ©lectrique de #Mpanda met Ă lâĂ©preuve la nouvelle promesse prĂ©sidentielle.
En octobre 2021, Ăvariste Ndayishimiye sâĂ©tait rendu sur le site oĂč lâouvrage Ă©tait censĂ© avoir Ă©tĂ© construit. Il nây aurait trouvĂ© aucune rĂ©alisation, alors que 54 milliards de francs burundais avaient Ă©tĂ© engloutis dans le projet. Face Ă ce constat, le prĂ©sident avait exigĂ© la restitution de lâargent dans un dĂ©lai de deux semaines. Un dĂ©lai prĂ©cis, pour une somme colossale. Mais avec quelles suites ?
Depuis, une question en entraĂźne une autre : combien a Ă©tĂ© rĂ©cupĂ©rĂ©, qui a remboursĂ© et oĂč sont les justificatifs ? Câest Ă lâaune de ces rĂ©ponses que devrait se mesurer la fermetĂ© affichĂ©e Ă Mpanda.
Dâautant quâune accusation de la Radio publique africaine rend le dossier plus embarrassant encore : Ăvariste Ndayishimiye aurait lui-mĂȘme figurĂ© parmi ceux qui se seraient partagĂ© ces milliards. DĂšs lors, le prĂ©sident peut difficilement incarner lâexigence de transparence sans rĂ©pondre aux accusations qui le concernent.
Câest pourtant avec ce dossier en suspens que le chef de lâĂtat a repris, le 9 octobre, la posture du pourfendeur de la corruption. Il a annoncĂ© un programme spĂ©cial contre les dĂ©tournements et promis un « livre noir » aux personnes prises en faute. Si la formule retient lâattention, elle laisse entiĂšre la question de ses effets : un nom inscrit dans un registre ne constitue ni une condamnation ni un remboursement. Or, les interrogations ne sâarrĂȘtent pas Ă Mpanda.
En 2023, quelque 300 milliards de francs burundais auraient dĂ» permettre de fournir des lapins Ă toutes les collines du pays. Pourtant, selon lâaccusation portĂ©e contre ce programme, aucun lapin nâaurait Ă©tĂ© distribuĂ©. Ce dĂ©calage appelle la publication des montants effectivement dĂ©caissĂ©s, des fournisseurs payĂ©s et des livraisons rĂ©ceptionnĂ©es. Car, entre une annonce et un bĂ©nĂ©ficiaire, lâargent doit laisser une trace.
La mĂȘme exigence vaut pour les 17 milliards de francs burundais qui seraient attribuĂ©s chaque annĂ©e au prĂ©sident pour construire des infrastructures publiques. Aucune inauguration de ces ouvrages nâaurait Ă©tĂ© constatĂ©e depuis lâannĂ©e derniĂšre. DâoĂč cette question trĂšs concrĂšte : oĂč sont les rĂ©alisations financĂ©es ?
Ă cette enveloppe sâajouteraient les 15 milliards annuels destinĂ©s aux « bonnes initiatives ». LĂ encore, la transparence suppose de pouvoir identifier les projets soutenus, leurs bĂ©nĂ©ficiaires et les critĂšres dâattribution. La gĂ©nĂ©rositĂ© dâun intitulĂ© budgĂ©taire ne suffit pas, en effet, Ă justifier lâusage des fonds.
Quant aux quatre millions de francs burundais qui seraient consacrĂ©s chaque jour Ă lâalimentation prĂ©sidentielle, ils appellent Ă©galement des explications prĂ©cises. Que couvrent ces dĂ©penses et quels justificatifs permettent dâen Ă©tablir la rĂ©alitĂ© ?
Au-delĂ des dĂ©penses prĂ©sidentielles, les interrogations portent aussi sur les militaires burundais engagĂ©s en RĂ©publique dĂ©mocratique du Congo. DerriĂšre lâaccusation de soldats « vendus » se pose la question des conditions financiĂšres de leur dĂ©ploiement : combien serait versĂ© pour chaque militaire, par qui et Ă qui ? Autrement dit, quels comptes recevraient ces paiements et qui en contrĂŽlerait lâutilisation ?
Enfin, la question de la traçabilitĂ© se pose pour les recettes de lâor provenant de la RDC et de celui extrait au Burundi. Quels montants reviennent au TrĂ©sor public ? Qui perçoit les revenus de ces transactions ? Ici aussi, seuls des comptes vĂ©rifiables peuvent dĂ©partager les accusations et les faits.
Ces mises en cause appellent un examen rigoureux, des rĂ©ponses et, si des infractions sont Ă©tablies, des poursuites. Câest Ă cette condition que la lutte anticorruption prend un sens au-delĂ des annonces.
Le prĂ©sident promet un « livre noir ». Ă Mpanda, ce sont dâabord les comptes quâil faut ouvrir. Car cinq ans aprĂšs un ultimatum de quinze jours, une nouvelle promesse ne rembourse toujours pas les milliards.
#FocodeMagazine â Les faits au-delĂ des discours
La Rédaction
Prezida Ndayishimiye agiye gukora OBR yo mu kinyegero, ace afuta iyihari yose.
Ntiyari aherutse gukankama gutya. Imyaka itandatu iraheze tubona avuga amajambo gusa, ataco yigeea ashikako. Umubonye akaze nkuku wokwibaza ngo impinduka iraje. Mu nyuma niwe nyene agaruka gusigura ko abakora amakosa atabakura ngo nâabandi niko boza bameze.
Impinduka ikwiriye guhera hejuru. Harakenewe umukuru w'igihugu azi ivyajejwe, azi agaciro k'ijambo avuze, ategerezwa gutanga akarorero kubo atwara. Umukuru wâigihugu ntiyidoga buri mwanya, afata ingingo !
« Sans Ă©lectricitĂ©, aucun dĂ©veloppement industriel nâest possible » : Victor Girukwishaka interpelle le ministre et sonne lâalarme
#FocodeMagazine | 10 octobre 2026
« Sans Ă©lectricitĂ©, aucun dĂ©veloppement industriel nâest possible. » Le 7 octobre 2026, Ă Bujumbura, Victor Girukwishaka a opposĂ© aux mĂ©gawatts annoncĂ©s les difficultĂ©s des entreprises : coupures rĂ©pĂ©tĂ©es, pertes de production et hĂŽtels contraints de fonctionner exclusivement sur groupes Ă©lectrogĂšnes. Devant le ministre ayant le commerce dans ses attributions, lâhomme dâaffaires a Ă©galement dĂ©noncĂ© les mĂ©thodes de certains contrĂŽles de lâOBR et rĂ©clamĂ© une solution pour les achats auprĂšs de petits prestataires dĂ©pourvus de facturation Ă©lectronique.
« Monsieur le Ministre, vous ne pouvez pas parler de dĂ©veloppement industriel alors que nous ne disposons pas dâindustries. Cela nâest pas possible ! » Lors de cette rĂ©union entre les grands commerçants et le ministre, Victor Girukwishaka entre directement dans le sujet. Lâindustrie, rappelle-t-il, est un moteur du dĂ©veloppement. Mais sans Ă©nergie, elle ne peut fonctionner.
Aujourdâhui, affirme-t-il, il est impossible dâachever une journĂ©e de travail sans subir au moins trois coupures dâĂ©lectricitĂ©. Il demande donc que le ministre soit informĂ© sans dĂ©tour, estimant que certains lui prĂ©sentent des informations superficielles. « Nous devons vous parler sans dĂ©tour pour que vous mesuriez les difficultĂ©s que nous endurons. »
đŽDes barrages Ă©numĂ©rĂ©s, des productions jetĂ©es
Lorsquâil aborde la question Ă©nergĂ©tique avec ses interlocuteurs, raconte-t-il, ceux-ci commencent par Ă©numĂ©rer les barrages en construction : Jiji-Mulembwe et ses 49,5 mĂ©gawatts, Kabu 16, puis dâautres ouvrages. Avant de lui demander sâil ne reconnaĂźt pas les progrĂšs accomplis.
Lui juge la situation sur le terrain. Et dans les industries que les entrepreneurs sâefforcent de dĂ©velopper, son constat est sĂ©vĂšre : « La situation est catastrophique.»
Pour expliquer ce que coĂ»te une interruption, il prend lâexemple dâun processus de transformation. LâĂ©lectricitĂ© sâarrĂȘte. Sans carburant pour assurer le relais, la production doit ĂȘtre jetĂ©e. Dans certaines activitĂ©s, observe-t-il, on peut suspendre le travail. Dans la sienne, une fois le processus engagĂ©, lâarrĂȘt entraĂźne des pertes.
« Ce sont aussi des devises que nous perdons », insiste-t-il. Le thĂ© ainsi transformĂ© est destinĂ© Ă lâexportation, dont les recettes font rentrer des devises dans le pays.
đŽDes mĂ©gawatts annoncĂ©s, mais le courant nâarrive pas
Il rĂ©clame donc des efforts considĂ©rables sur lâĂ©lectricitĂ©. Car les Ă©changes, notamment avec la REGIDESO, ramĂšnent selon lui aux mĂȘmes arguments : les barrages rĂ©alisĂ©s ou en chantier, les capacitĂ©s passĂ©es de 43 Ă 200 mĂ©gawatts. Des chiffres quâil rapporte pour illustrer le discours qui lui est opposĂ©.
Le problĂšme, souligne-t-il, se situe aussi entre la production et lâutilisateur : « Produire de lâĂ©nergie est une chose ; lâacheminer jusquâaux consommateurs en est une autre. »
Victor Girukwishaka dĂ©crit un rĂ©seau de distribution gravement dĂ©faillant. MĂȘme le peu dâĂ©nergie distribuĂ©, affirme-t-il, ne parvient pas aux usagers. Le secteur industriel en souffre particuliĂšrement. Il souhaite en discuter avec les techniciens, prĂ©cisant quâil connaĂźt bien ce domaine.
Il demande que des moyens importants soient consacrĂ©s au rĂ©seau, quitte Ă emprunter auprĂšs des banques. Sans dĂ©tailler le montage financier, il estime que ces emprunts pourraient ĂȘtre remboursĂ©s sans difficultĂ©. Son avertissement demeure : « Sans Ă©lectricitĂ©, aucun dĂ©veloppement industriel nâest possible. »
đŽLes hĂŽtels sous groupes Ă©lectrogĂšnes, jusquâĂ quand ?
Puis il aborde lâhĂŽtellerie. « Monsieur le Ministre, les hĂŽtels sont tous menacĂ©s de fermeture », prĂ©vient-il. La raison quâil avance est immĂ©diate : les Ă©tablissements fonctionnent exclusivement avec des groupes Ă©lectrogĂšnes.
Il insiste sur le caractĂšre permanent de cette dĂ©pendance. Il ne sâagit pas de patienter jusquâau lendemain dans lâattente du courant. « Nous dĂ©pendons en permanence des groupes Ă©lectrogĂšnes. Dans ces conditions, nos activitĂ©s ne peuvent pas tenir. »
Sans intervention rapide, avertit-il, ce secteur sâarrĂȘtera. Or, lui aussi rapporte des devises : les clients venant de lâĂ©tranger paient en dollars, rappelle-t-il.
Lâhomme dâaffaires demande que dâĂ©ventuelles fermetures ne soient pas attribuĂ©es Ă la mauvaise gestion. Selon lui, les conditions nĂ©cessaires Ă lâactivitĂ© font dĂ©faut. Il invite le ministre chargĂ© de lâĂnergie Ă visiter les hĂŽtels pour Ă©couter leurs responsables. « Personne ne mâa mandatĂ© pour en parler : je tĂ©moigne parce que je vis moi-mĂȘme cette situation. »
đŽAcheter un service, risquer une sanction
Sur la facturation électronique, Victor Girukwishaka affirme ensuite la volonté de respecter les rÚgles. Mais certains petits prestataires ne disposent pas du dispositif, alors que leurs services sont nécessaires.
Lâentreprise doit alors choisir : renoncer au service ou lâacheter au risque de subir les sanctions de lâOBR. Il rĂ©clame une solution : gĂ©nĂ©raliser effectivement la facturation Ă©lectronique ou dĂ©terminer les catĂ©gories qui pourraient en ĂȘtre dispensĂ©es. Car lors des contrĂŽles, explique-t-il, les entreprises risquent Ă la fois des pĂ©nalitĂ©s et le rejet des factures.
Il demande que le ministre des Finances participe Ă une prochaine rencontre pour entendre ces difficultĂ©s aux cĂŽtĂ©s de son collĂšgue. LâOBR est reprĂ©sentĂ© dans la rĂ©union, relĂšve-t-il, mais la question mĂ©rite cette discussion commune.
đŽContrĂŽles de lâOBR : « Nous sommes des partenaires »
Enfin, il critique les mĂ©thodes de certains contrĂŽles. Il dĂ©crit des Ă©quipes arrivant parfois Ă une trentaine, exerçant une pression sur les personnes prĂ©sentes et Ă©parpillant les documents, alors que personne, assure-t-il, nâa refusĂ© de coopĂ©rer.
Ces vĂ©rifications, il en reconnaĂźt pourtant la nĂ©cessitĂ©. Il souligne aussi que certaines sociĂ©tĂ©s fonctionnent dĂ©jĂ de maniĂšre transparente et que lâadministration dispose de leurs informations.
Sa demande porte sur le comportement des agents : quâils sollicitent les piĂšces nĂ©cessaires avec correction et respect. « Nous sommes des partenaires », rappelle-t-il.
#FocodeMagazine â Les faits au-delĂ des discours
La Rédaction
@GeneralNeva , @NtareHouse , @KwaNtare , @BurundiGov , @FinancesBdi , @OBR_BI , @mrmeict , @MinCommerce , @nshingamateka , @Burundi_senat
đ„ CrĂ©dit vidĂ©o : BLACK MEDIA.
Ubutunzi bw'igihugu bugeze habi cane.
Inyuma y'imyaka itandatu y'ubutegetsi bwa Evariste Ndayishimiye, ubutunzi bw'Uburundi burabangamiwe rwose.
1. Amabanki amerewe nabi ku buryo atakironka amafaranga akwiye yo guha abaza kubikuza amafaranga yabo. Bino bivugwa na Roger Guy Ntwenguye, umukuru w'ibanki BCB. Uyu amenyesha ko abantu benshi batakijana kubitsa amafaranga yabo mu mabanki kubera batizera ko bazoyaronka nibayakenera.
2. Amahinguriro menshi agira yugare kubera ikibazo c'umuyagankuba. Victor Girukwishaka yahoze ari umushingamateka wa CNDD-FDD akaba n'umukuru w'ihinguriro ry'icayi i Muramvya avuga ko umuyagankuba ari muke cabe kandi ko ata nguvu ugira kubera intsinga ziwujana zashaje. Aratwenga abategetsi baguma baririmba ingomero zubatswe bakavuga ngo iterambere riraje, we amenyesha ko mu gihe intsinga zitosanugwa n'umuyagankuba z'izo ngomero ataco zizomara.
3. Amahoteri yose agira yugare, kubera gukoresha imoteri zitanga umuyagankuba. Ibi navyo nyene bivugwa na Victor Gifukwishaka, asanzwe ari nyene ihoteri Royal Palace.
Ibi vyavugiwe mu nama umushikiranganji harimwo ubudandaji n'amahinguriro yagiranye n'abarwizatunga ku wa 07.10.2026.
Prezida Ndayishimiye yemereye Abarundi ko afise imbonakazoza izobagira igihugu cifashe muri 2040 kandi gitunze muri 2060. Yamara iyo apfuma ahera ku mbonunomusi wa 2026, akaduha Igihugu kigendeka basi !
Igihugu camunaniye rwose, yamara nta n'ivyo ari bubone.
Urugendo rw'ububeshi mu kugwanya ibiturire ku ntwaro ya Evariste Ndayishimiye !
Ubu ikigezweho ngo ni urutonde rwirabura azoshirako abivye amatungo ya Leta. Ico ngo nico gihano kidasanzwe yubuye.
Ibaze uhejeje guterura imiliyaridi 54 bakaca baguhanisha kukwandika ku rutonde rwirabura !
Mu nyuma bazosanga n'urwo rupapuro waruguze.
đŽ Faustin Ndikumana yaraye yerekanye amadosiye atari make yâubusuma Leta yokorerako.
Mu gihe Prezida Ndayishimiye aherutse gushiraho umurwi arongoye yise uwo kugwanya ibiturire, umukuru wa @ParcemBurundi ntiyatevye gushira ahabona amadosiye atari make uwo murwi wokorako nimba vy'ukuri uzanywe no kugwanya ibiturire. Yabikozz mu kiganiro yaraye ahaye abamenyeshamakuru.
Faustin Ndikumana yavuze ko adatahura ingene Prezida Ndayishimiye yihaye kurongora uwo murwi, yongera ashiramwo abashikiranganji biwe. Faustin Ndikumana abona ko bitumvikana ko Leta yonyene yiha kwicira urubanza ku kugene ikoresha amafaranga yâigihugu.
Kuva uyu murwi wa Ndayishimiye ugiyeho, abanyagihugu batari bake bavuga ko bawubona nkâinkinamico. Prezida Ndayishimiye we nyene azokwitohozako ? #Ubujanja
Ireresi ya Indundi TV.
#Burundi : « On ne peut pas sâĂ©valuer soi-mĂȘme », Faustin Ndikumana pointe les failles de la stratĂ©gie anticorruption
#FocodeMagazine | 15 octobre 2026
Comment le gouvernement peut-il combattre la corruption et Ă©valuer lui-mĂȘme les rĂ©sultats de son action ? AprĂšs le lancement de la stratĂ©gie nationale anticorruption, le 9 octobre Ă Kiriri, Faustin Ndikumana conteste la confusion des responsabilitĂ©s au sein de la commission annoncĂ©e. En confĂ©rence de presse, le directeur national de la PARCEM rĂ©clame la publication du document dĂ©taillant les rĂ©formes, rĂ©cuse toute sanction sans fondement lĂ©gal et exige un contrĂŽle indĂ©pendant de ceux qui exĂ©cutent la stratĂ©gie.
Ă Kiriri, le lancement. Ă la @ParcemBurundi , les questions de mĂ©thode. Le 9 octobre, le prĂ©sident Ăvariste Ndayishimiye a lancĂ© la mise en Ćuvre de la stratĂ©gie nationale contre la corruption et les malversations Ă©conomiques. Lors dâune confĂ©rence de presse faisant suite Ă la nomination de la commission de lutte contre la corruption, rendue publique par le chef de lâĂtat, Faustin Ndikumana en a interrogĂ© les ressorts.
Lâexpert en bonne gouvernance articule sa critique autour de trois exigences : connaĂźtre prĂ©cisĂ©ment les rĂ©formes retenues, respecter le fondement lĂ©gal des sanctions et distinguer ceux qui exĂ©cutent de ceux qui Ă©valuent. Trois questions qui engagent, selon son analyse, la crĂ©dibilitĂ© de lâensemble.
đŽÂ« Nous devons pouvoir disposer dâun document »
Faustin Ndikumana commence par rĂ©clamer le texte de la stratĂ©gie. « Si la stratĂ©gie est finalisĂ©e, nous devons pouvoir disposer dâun document prĂ©sentant les rĂ©formes quâelle prĂ©voit. »
Sa demande est précise : un document publié, accessible et suffisamment diffusé pour servir de référence à la population comme aux médias. Que prévoit la stratégie ? Que va-t-elle changer ? Quels résultats faut-il en attendre ? Pour le directeur national de la PARCEM, ces questions appellent des réponses écrites, consultables et explicables.
Il rappelle que des propositions ont Ă©tĂ© formulĂ©es lors de diffĂ©rentes rĂ©unions. Il demande dĂ©sormais Ă connaĂźtre les rĂ©formes retenues. « En lâabsence dâun tel document, je ne vois pas comment apprĂ©hender cette stratĂ©gie. »
Dans son raisonnement, lâaccĂšs au texte conditionne tout le travail de sensibilisation. Les mĂ©dias doivent pouvoir en expliquer les dispositions. Les acteurs chargĂ©s dâinformer doivent pouvoir parcourir le pays avec un contenu prĂ©cis Ă prĂ©senter aux citoyens. Une dĂ©marche nouvelle suppose que la population comprenne ce qui change et ce qui est attendu dâelle.
đŽLa loi fixe la peine
Sur les sanctions, Faustin Ndikumana pose une limite ferme. Le Burundi dispose dâun Code pĂ©nal. La rĂ©pression de la corruption doit sâappuyer sur les textes en vigueur.
« Des citoyens ou des dirigeants ne peuvent pas inventer de nouvelles peines qui ne seraient prévues par aucun texte. »
Lâavertissement vise le risque dâarbitraire. Ă ses yeux, laisser des responsables dĂ©terminer eux-mĂȘmes les sanctions ouvrirait la voie aux abus. La lutte contre la corruption doit rester soumise aux rĂšgles de lâĂtat de droit. « Non, ce nâest pas ainsi quâun pays se gouverne », insiste-t-il.
Lâexpert nâexclut pas de modifier la lĂ©gislation. Il en prĂ©cise le chemin : ouvrir un dĂ©bat dans le cadre de la stratĂ©gie, examiner les dispositions Ă faire Ă©voluer, intĂ©grer les changements dans les textes, puis expliquer les nouvelles rĂšgles Ă la population.
Sa position distingue ainsi la rĂ©forme de la loi de lâimprovisation des peines. Si les autoritĂ©s estiment lâarsenal juridique insuffisant, elles doivent le faire Ă©voluer selon les procĂ©dures requises. La sanction doit conserver un fondement lĂ©gal.
đŽCeux qui exĂ©cutent peuvent-ils se contrĂŽler ?
La critique la plus appuyĂ©e porte sur la commission. Faustin Ndikumana cite le chef de lâĂtat, le Premier ministre et les ministres chargĂ©s des Finances, de la Justice et de lâIntĂ©rieur. Son constat est direct : câest le gouvernement lui-mĂȘme.
Or, rappelle-t-il, le gouvernement a pour mission de mettre en Ćuvre la stratĂ©gie. Comment lui confier, dans le mĂȘme mouvement, lâĂ©valuation de sa propre exĂ©cution ?
« On ne peut pas ĂȘtre chargĂ© de son exĂ©cution et prĂ©tendre ensuite en assurer soi-mĂȘme lâĂ©valuation et le contrĂŽle. »
Le problĂšme quâil soulĂšve est institutionnel. Une Ă©valuation doit permettre dâexaminer les rĂ©sultats, de relever les insuffisances et dâinterroger les responsabilitĂ©s. Son indĂ©pendance devient donc dĂ©terminante lorsque lâaction examinĂ©e est celle des autoritĂ©s qui conduisent la stratĂ©gie.
Faustin Ndikumana rapproche cette difficultĂ© des missions confiĂ©es Ă des organismes comme lâOBUHA : leur demander de rĂ©aliser des travaux, puis dâen assurer eux-mĂȘmes le contrĂŽle et lâĂ©valuation, reproduit, selon lui, la mĂȘme confusion.
Il assume la fermeté de son propos : « Quitte à vous déplaire, nous ne renoncerons pas à vous le rappeler. » Puis appelle à faire évoluer les pratiques.
đŽUne commission ouverte aux compĂ©tences indĂ©pendantes
Ă cette objection, le directeur national de la PARCEM apporte une proposition de composition. Il invoque les pratiques observĂ©es dans dâautres pays et les enseignements des sĂ©minaires auxquels il a participĂ©.
Les chercheurs, les universitaires et les experts en droit et en lutte contre la corruption devraient, selon lui, occuper une place importante dans cette instance. Il souhaite également une représentation de la société civile, du secteur privé et des confessions religieuses. Pour ces derniÚres, il recommande de retenir des personnes qui connaissent les enjeux et ont déjà travaillé sur ces questions.
Il insiste aussi sur les journalistes et les mĂ©dias, quâil qualifie de « pilier essentiel ».
Pour les institutions publiques, Faustin Ndikumana privilĂ©gie les organes dont le contrĂŽle de lâaction de lâĂtat constitue dĂ©jĂ la mission. Il accorde une importance particuliĂšre Ă la Cour des comptes et Ă la reprĂ©sentation de lâautoritĂ© compĂ©tente en matiĂšre de marchĂ©s publics.
LâInspection gĂ©nĂ©rale de lâĂtat pourrait Ă©galement apporter sa connaissance des dossiers. Il formule toutefois une rĂ©serve : elle agit pour le compte de lâexĂ©cutif. Une prĂ©cision qui Ă©claire la distinction quâil Ă©tablit entre expertise administrative et indĂ©pendance du contrĂŽle.
Sur le versant judiciaire, il cite les juridictions anticorruption et la Cour suprĂȘme. Leur prĂ©sence se justifie, explique-t-il, au titre de leur indĂ©pendance, mĂȘme si le ministre de la Justice siĂšge dans la commission. Il propose Ă©galement dây associer les parlementaires membres des commissions compĂ©tentes et, le cas Ă©chĂ©ant, un reprĂ©sentant de lâOmbudsman.
Au lendemain du lancement de la stratĂ©gie, Faustin Ndikumana ramĂšne ainsi le dĂ©bat Ă lâorganisation du pouvoir et de son contrĂŽle. Le gouvernement doit agir. La loi doit encadrer les sanctions. Et lâĂ©valuation doit pouvoir interroger les rĂ©sultats sans dĂ©pendre de ceux qui les prĂ©sentent. Câest sur cette sĂ©paration des responsabilitĂ©s que repose lâessentiel de son interpellation.
#FocodeMagazine â Les faits au-delĂ des discours
La Rédaction
đčIris news
#Mbariza : Uyu munyagihugu akabazo kiwe akerekeza umukuru w'igihugu Perezida Evariste Ndayishimiye .
Agira ati:
"Ndabaramukije!
Nagomba mu mbarize aka kabazo umukuru w'igihugu. Yaraye avuze ko uwuzofatwa yivye kw'azomushira ku rutonde rwirabura (liste noire ) .
Akabazo kanje n'aka : "None ga nyakubahwa, ko mbona muri CNDD-FDD mu kwiba badakombesha urutoke rumwe ahubwo bakombesha ikiganza, ivyo bisuma nimwabishira kuri ugwo rutonde rw'abatazosubira kuronka akazi muri reta no mu bigenga, nibaca bashinga amashirahamwe yabo naho ntibazokwemererwa gukora ? Muzobabuza no kuja muri commerce "?
Murakoze "
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#Burundi : La mort de Bruce Sebanza, le FOCODE demande Ă Rose Nkorerimana si la justice pĂšse les faits ou les puissants
#FocodeMagazine | 16 octobre 2026
Un homme mort aprĂšs des violences prĂ©sumĂ©es dans une institution publique. Un directeur gĂ©nĂ©ral et des gardiens mis en cause, entendus par la police, puis repartis libres, selon les sources concordantes. Dans lâaffaire Bruce Sebanza, le FOCODE interpelle directement la procureure gĂ©nĂ©rale de la RĂ©publique, Rose Nkorerimana : pourquoi ce traitement face Ă des accusations aussi graves ? Sous le mot-diĂšse #Mbariza, lâorganisation dĂ©nonce un possible « deux poids, deux mesures » et met en jeu la crĂ©dibilitĂ© de la rĂ©ponse judiciaire.
Bruce Sebanza est mort. Les personnes mises en cause auraient regagnĂ© leur domicile aprĂšs leur audition. Câest ce contraste qui nourrit la nouvelle interpellation du FOCODE. AprĂšs avoir dĂ©noncĂ© les violences qui auraient coĂ»tĂ© la vie Ă cet ancien employĂ© de lâAgence de dĂ©veloppement du Burundi (ADB), lâorganisation dĂ©place la question vers le parquet : quelles suites judiciaires Ă cette mort ?
Le message vise nommĂ©ment Rose Nkorerimana , la Procureure GĂ©nĂ©rale de la RĂ©publique du Burundi . Il lui demande dans quelles circonstances des personnes soupçonnĂ©es dâavoir tuĂ© un homme peuvent ĂȘtre laissĂ©es libres alors que, selon les accusations rapportĂ©es, sa dĂ©pouille se trouvait entre leurs mains et prĂ©sentait de multiples fractures.
Le FOCODE Ă©voque des faits quâil qualifie de « torture » et dâ« homicide volontaire ». Ces qualifications restent Ă Ă©tablir judiciairement. Mais lâorganisation rĂ©clame une explication sur le traitement rĂ©servĂ© aux personnes concernĂ©es. Une audition aurait eu lieu. Quâa-t-elle permis dâĂ©tablir ? Quelles dĂ©cisions lâont suivie, et pour quels motifs ?
đŽLes faits dans la balance, les appuis aussi ?
Lâinterpellation prend alors un tour plus incisif. Le FOCODE demande si la position des personnes soupçonnĂ©es et la puissance de leurs soutiens influencent les dĂ©cisions judiciaires.
Aucun protecteur nâest dĂ©signĂ©. Le soupçon, lui, est clairement formulĂ© : la justice commencerait-elle par mesurer lâinfluence dâun individu avant de dĂ©terminer la rĂšgle Ă lui appliquer ? « Est-ce cela, la justice ? », demande lâorganisation.
La formule touche au cĆur de son accusation. Le FOCODE ne conteste pas seulement une dĂ©cision dont les motifs restent inconnus. Il questionne lâĂ©galitĂ© de traitement entre les justiciables. Pourquoi la dĂ©tention provisoire pour certains et le retour Ă domicile pour dâautres ? Quâest-ce qui justifie la diffĂ©rence ?
La libertĂ© aprĂšs une audition ne permet pas, Ă elle seule, de conclure Ă lâabsence de poursuites. Mais les Ă©lĂ©ments disponibles ne prĂ©cisent ni lâĂ©tat de la procĂ©dure ni les raisons des dĂ©cisions prises. Câest sur ces points que des rĂ©ponses sont attendues.
đŽRetour sur une nuit aux consĂ©quences mortelles
Dans notre prĂ©cĂ©dent article, nous rapportions que Bruce Sebanza aurait Ă©tĂ© apprĂ©hendĂ©, dans la nuit du 13 octobre, par des gardiens de la sociĂ©tĂ© Ulinzi Kazi, chargĂ©s de surveiller les locaux de lâADB.
Selon les sources concordantes, les agents auraient appelĂ© le directeur gĂ©nĂ©ral, RĂ©verien Nizigiyimana. ArrivĂ© sur place, celui-ci aurait ordonnĂ© de frapper lâancien employĂ© et aurait lui-mĂȘme participĂ© aux violences.
La suite soulĂšve une question tout aussi grave. Devant lâĂ©tat de Bruce Sebanza, la police aurait demandĂ© son hospitalisation, en indiquant que son interrogatoire pourrait attendre son rĂ©tablissement. Il aurait pourtant Ă©tĂ© maintenu sans soins dans les locaux de lâagence jusquâĂ sa mort.
Les gardiens concernés et le directeur général auraient ensuite été entendus par la police de la zone Gihosha, puis seraient rentrés tranquillement chez eux.
Qui aurait portĂ© les coups ? Qui aurait dĂ©cidĂ© de ne pas conduire Bruce Ă lâhĂŽpital ? Quelles responsabilitĂ©s individuelles pourraient ĂȘtre Ă©tablies ? Les tĂ©moignages directs, les constatations mĂ©dicales et les auditions doivent permettre de rĂ©pondre Ă ces questions. La gravitĂ© des accusations exige cette prĂ©cision.
đŽUne nouvelle Ă©preuve pour la Procureure GĂ©nĂ©rale de la RĂ©publique
Le FOCODE prĂ©sente lâaffaire Sebanza comme un test majeur pour Rose Nkorerimana. Lâorganisation rappelle avoir dĂ©jĂ Ă©tĂ© surprise par son attitude dans le dossier de Chadia Mukaremera, une employĂ©e de la Commission nationale indĂ©pendante des droits de lâhomme (CNIDH).
Cette rĂ©fĂ©rence sert un avertissement : le traitement du dossier Sebanza pourrait, selon lâorganisation, achever dâĂ©roder la confiance qui subsisterait envers la procureure gĂ©nĂ©rale.
Le FOCODE lâinterroge donc sur la cohĂ©rence de son action. Comment expliquer, dans dâautres dossiers, le recours Ă la dĂ©tention provisoire si les personnes mises en cause dans celui-ci restent libres ? Lâorganisation rĂ©sume sa crainte en une expression : « deux poids, deux mesures ». Dans sa derniĂšre formule, elle accuse une justice qui pĂšserait la puissance des personnes avant de choisir la mesure Ă prendre.
Pour le FOCODE, lâenjeu dĂ©passe dĂ©sormais la seule dĂ©nonciation des violences. Il porte sur la capacitĂ© de la justice Ă examiner les responsabilitĂ©s sans Ă©gard aux fonctions occupĂ©es. Bruce Sebanza avait face Ă lui, selon les accusations rapportĂ©es, des gardiens et un directeur gĂ©nĂ©ral. Devant la justice, ces fonctions ne devraient peser ni plus ni moins que les faits.
#FocodeMagazine â Les faits au-delĂ des discours
La Rédaction
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