đ§šDes lycĂ©es incendiĂ©s aux pillages, jusquâĂ la fusillade dâhier, nous sommes dans une situation explosive. Chaque camp ne supporte plus lâautre, le vomit. Les intĂ©rĂȘts de pans entiers de la population française đ«đ· sâopposent.
Câest prĂ©cisĂ©ment le rĂŽle de la dĂ©mocratie que dâarbitrer pacifiquement ces conflits.
Aussi, en 2027, au lendemain des Ă©lections, il faudra que le pouvoir fasse preuve de la plus grande fermetĂ©, sans jamais cĂ©der Ă lâarbitraire.
Faute de quoi, notre pays, déjà profondément divisé, réglera ses comptes dans la rue.
CrĂ©pol? Le pĂšre Hamel? La basilique Notre-Dame de Nice? Toulouse ? Ozar Hatorah ? Lâhypercasher ?
đPour la fillette de 12 ans griĂšvement blessĂ©e ce jourđą
Mettons hors dâĂ©tat de nuire tous les prĂ©dateurs.
« Ce qui sâest passĂ© aujourdâhui câest un tournant. Câest la premiĂšre fois quâil y a un acte terroriste planifiĂ© pour tuer nos compatriotes, nos enfants, a raison de leur couleur de peau ou de la religion quâon leur donne » « Ne baissez pas la tĂȘte »
Emmanuel Macron Ă Trappes.
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La déclaration citée d'Emmanuel Macron n'est pas exacte. Des attentats terroristes planifiés ont déjà tué des enfants en France en raison de leur religion, comme celui de Mohammed Merah en 2012 à l'école juive Ozar Hatorah de Toulouse.
lefigaro.fr/faits-divers/tâŠ
lefigaro.fr/actualite-franâŠ
Patrick Edery retweeted
J'étais ce matin sur France Culture face à Enzo Traverso pour parler de la violence révolutionnaire et de mon livre Le Rouge et le Blanc. J'ai voulu rappeller quelques évidences:
- Non nous n'assistons pas Ă une "diabolisation" du mouvement social mais au contraire Ă une relativisation des violences
- Non la France n'est pas une dictature néolibérale, mais un état faible sur le plan régalien et obÚse sur le plan social, qui n'a plus les moyens de faire la politique du chÚque avec laquelle il achÚte normalement la paix sociale
- La violence d'extrĂȘme gauche est sans cesse excusĂ©e par une forme d'hĂ©miplĂ©gie intellectuelle et de mĂ©moire sĂ©lective. L'attaque de la mairie de Marseille par des milices d'extrĂȘme gauche et l'incendie de la mairie de Limoges n'ont rien Ă envier avec la prise du Capitole par les trumpistes qui s'est passĂ©e Ă des milliers de kilomĂštres de chez nous et a suscitĂ© plus d'Ă©moi dans notre intelligentsia.
- Le mythe de la Révolution est en partie responsable des émeutes. Alors que le roman national est systématiquement combattu par la gauche, le mythe révolutionnaire est entretenu par les intellectuels et il est profondément toxique.
radiofrance.fr/francecultureâŠ
Oui, ils savaient.
Nous savions tous depuis des semaines.
Nâimporte quoi⊠Je ne crois pas un instant Ă un manque dâanticipation. La veille, les RS publics Ă©taient remplis de messages appelant aux razzias.
Et mĂȘme, en anticipant, comme les 30 000 pilleurs Ă Marseille, la police ne peut rien faire tant quâelle nâest pas autorisĂ©e Ă tirer.
đŽ 17-Octobre : un fiasco sĂ©curitaire ? âĄïž "Notre service de renseignement nâa pas possibilitĂ© dâavoir un accĂšs aux messageries cryptĂ©es. Si on veut que la police soit plus efficace, il faut lui donner des moyens", dit FrĂ©dĂ©ric PĂ©chenard, ancien dir. gĂ©n de la Police nationale
Stream Fra_2026-10-19_08h51:26
Patrick Edery retweeted
Amiens (80) : samedi, pendant les émeutes, la boutique familiale des Trogneux placée sous haute protection policiÚre #17octobre
Il nây a plus rien Ă attendre de l'Ătatđ«đ· et de ses Ă©lites faillis. Il serait temps de se regrouper et organiser des groupes dâautodĂ©fense. Vu lâimpunitĂ© qui rĂšgne pour les Ă©meutiers depuis 10 ans et la frĂ©quence toujours croissante des razzias, la prochaine Ă©tape, ce sont les attaques physiques. Les 1Ăšres victimes seront les personnes ĂągĂ©es, les femmes, les enfants, puis tout le monde.
đ§Quel choix civilisationnel : 800 000 catholiques accueillant le pape VS 800 000 islamo-gauchistes? La question est vite rĂ©pondue..
Tant de publications appellent lâĂtat Ă protĂ©ger les commerces et les honnĂȘtes gens⊠à ce stade, aprĂšs tant dâĂ©meutes restĂ©es impunies, ce nâest plus de la naĂŻvetĂ©, mais de la lĂąchetĂ©. Il est grand temps que les citoyensđ«đ· rĂ©apprennent Ă se dĂ©merder comme des grands.
Beaucoup parlent du Grand Soir. Je crains plutĂŽt que la Franceđ«đ· ne s'enfonce dans une longue nuit. Faute d'endiguer les Ă©meutes, ces razzias ne feront que se multiplier. Notre Ătat, notre Ă©conomie, notre systĂšme Ă©ducatif et jusqu'Ă la cellule familiale sombrent. Il faudra au moins une gĂ©nĂ©ration pour restaurer un semblant d'autoritĂ©.
Mais ce qui me frappe le plus, au fil de mes échanges avec mes compatriotes, c'est l'absence, chez la majorité, du plus élémentaire instinct de survie: ne serait-ce que commencer à seulement s'autoriser à envisager l'autodéfense est impensable. Il n'y a plus aucune digue.
Patrick Edery retweeted
« Depuis dix ans, Jean-Luc MĂ©lenchon lâannonce comme une prophĂ©tie : Ă la fin, ce sera « eux et nous ». Longtemps, cela a ressemblĂ© Ă une pure bravade. Ă sept mois de la prĂ©sidentielle, les sondages semblent pourtant donner du crĂ©dit Ă cette prĂ©diction inquiĂ©tante. [âŠ]
Les lignes du RN et de LFI peuvent ĂȘtre jugĂ©es simplistes, elles ont le mĂ©rite de la clartĂ©. Lâun dĂ©fend la souverainetĂ© et lâidentitĂ© nationale. Lâautre, le projet rĂ©volutionnaire dâune « nouvelle France » crĂ©olisĂ©e. Face Ă eux, le centre se dĂ©finit moins par un projet que par le refus des « extrĂȘmes ». Impuissant Ă inventer des rĂ©ponses aux problĂšmes de lâheure, il est moins un centre quâun archipel de partis minoritaires qui se combattent.
Un candidat, Ădouard Philippe ou un autre, peut espĂ©rer en rassembler provisoirement les Ăźles. Mais lâassemblage serait fragile, et la quĂȘte dâune majoritĂ© cohĂ©rente paraĂźt, encore plus, hors dâatteinte. Au-delĂ mĂȘme de lâĂ©chĂ©ance prĂ©sidentielle, la recomposition autour dâune gauche et dâune droite radicales est une tendance lourde, qui dĂ©passe Le Pen et MĂ©lenchon. En mettant en scĂšne lâaffrontement de plusieurs jeunesses, le blocus des lycĂ©es a peut-ĂȘtre offert un avant-goĂ»t de la France dâaprĂšs. »
Ma chronique hebdomadaire au @FigaroMagazine_, sur lâĂ©lection prĂ©sidentielle Ă venir et sur les causes, sociologiques, dĂ©mographiques et idĂ©ologiques, de la recomposition politique en cours.
đ lefigaro.fr/elections/presidâŠ
Patrick Edery retweeted
Comparer lâEurope dâaujourdâhui Ă la Rome de la fin de la RĂ©publique : câest le fil rouge de lâĆuvre de David Engels. Historien belge de lâAntiquitĂ©, installĂ© en Pologne, il sâest fait connaĂźtre en France avec Le DĂ©clin (2013), avant de publier notamment Renovatio Europae (2020), DĂ©fendre lâEurope civilisationnelle (2023) (@EditionSalvator) et Que faire?, rééditĂ© en 2024. Il y dĂ©veloppe une pensĂ©e singuliĂšre, qui renvoie dos Ă dos lâeuropĂ©isme de Bruxelles et le repli souverainiste.
Rome, miroir de lâEurope
Pour David Engels, lâhistoire ne se rĂ©pĂšte pas, mais les civilisations traversent des Ă©tapes comparables. Les maux de lâOccident contemporain avaient dĂ©jĂ frappĂ© Rome au 1er siĂšcle avant notre Ăšre : immigration massive, effondrement de la natalitĂ©, crise de la famille et de la religion traditionnelle, polarisation sociale, guerres lointaines, mondialisation, perte dâidentitĂ©, insĂ©curitĂ©, dĂ©rive oligarchique des institutions et montĂ©e des populismes. Ă Rome, cette crise avait dĂ©bouchĂ© sur des dĂ©cennies de troubles et de guerres civiles, puis sur le rĂ©gime autoritaire et conservateur dâAuguste, seul capable dâarbitrer entre des groupes devenus irrĂ©conciliables. Lâhistorien voit mal comment lâEurope Ă©chapperait Ă une Ă©volution semblable.
ThĂšse, antithĂšse, synthĂšse
Sa grille de lecture dĂ©passe la seule comparaison avec Rome. HĂ©ritier dâOswald Spengler, il distingue dans chaque grande civilisation 3 grandes phases. Dâabord un Ăąge de la tradition et de la transcendance. Puis un Ăąge du rationalisme et de lâhumanisme. Enfin une synthĂšse, brĂšve, marquĂ©e par un retour rĂ©flĂ©chi Ă la tradition, avant une lente pĂ©trification.
Ce qui fait lâEurope, selon lui, câest un tempĂ©rament « faustien », apparu au Moyen Ăge : une soif dâinfini et de dĂ©passement, tournĂ©e dâabord vers Dieu, puis vers la matiĂšre. Les cathĂ©drales gothiques et les gratte-ciel amĂ©ricains seraient les 2 visages dâun mĂȘme Ă©lan.
Le wokisme, terme dâune Ă©poque
David Engels voit dans le wokisme lâaboutissement, et bientĂŽt lâimpasse, de lâĂąge rationaliste et universaliste ouvert il y a 5 siĂšcles. PoussĂ© jusquâĂ lâabsurde, le rationalisme amĂšnerait les EuropĂ©ens Ă redĂ©couvrir que seule la tradition peut fonder durablement une civilisation. Il en voit les signes un peu partout : le regain dâintĂ©rĂȘt pour le christianisme traditionnel chez les jeunes, le nĂ©opaganisme, les dĂ©mocraties dites « illibĂ©rales », le retour du classicisme dans lâart ou encore le phĂ©nomĂšne des « trad wives».
Ce retour ne sera pas celui du Moyen Ăge : lĂ oĂč la tradition mĂ©diĂ©vale allait de soi, celle qui sâannonce sera choisie, consciente, et en partie construite. Il serait dâabord, comme sous Auguste, lâaffaire dâune Ă©lite, avant de gagner Ă©ventuellement les masses. Au cĆur de ce mouvement, un renouveau chrĂ©tien, voie naturelle des EuropĂ©ens vers la transcendance.
Lâ« hespĂ©rialisme », ni Bruxelles ni le repli
Sur le plan politique, David Engels dĂ©fend ce quâil appelle lâ« hespĂ©rialisme », un patriotisme europĂ©en fondĂ© sur lâidentitĂ© de civilisation. Il rejette lâUnion europĂ©enne telle quâelle est, dont lâuniversalisme nierait aussi bien les nations que la civilisation europĂ©enne, et dont le wokisme serait le produit logique. Mais il juge aussi le souverainisme dangereux : une Europe morcelĂ©e en une trentaine dâĂtats sans poids serait une proie facile pour les Ătats-Unis, la Chine, la Russie ou les monarchies du Golfe.
Sa solution : une coopĂ©ration Ă©troite sur lâessentiel (dĂ©fense, frontiĂšres extĂ©rieures, politique Ă©trangĂšre, ressources stratĂ©giques, recherche) et le retour de tout le reste aux nations. Il reproche Ă lâUnion dâĂȘtre faible face au monde et autoritaire envers ses membres ; il faudrait lâinverse. Son modĂšle nâest pas un Ătat centralisĂ©, mais le Saint-Empire romain germanique, qui a su pendant des siĂšcles dĂ©fendre ses frontiĂšres tout en prĂ©servant la diversitĂ© de ses royaumes, principautĂ©s et villes libres. Il prĂ©cise toutefois quâaucune rĂ©forme institutionnelle nâaurait de sens sans une rĂ©volution culturelle prĂ©alable : il ne confierait pas une armĂ©e europĂ©enne Ă Ursula von der Leyen.
Assimiler, et ré-européaniser les Européens
Lâhistorien affronte aussi la question migratoire. MĂȘme en expulsant les clandestins, lâEurope compte des dizaines de millions de citoyens dâorigine Ă©trangĂšre, parfois depuis des gĂ©nĂ©rations, dont une partie reste hostile Ă sa civilisation. Il propose de sâinspirer dâAuguste, qui fit de lâidentitĂ© romaine non plus une appartenance ethnique mais une appartenance de civilisation, accessible Ă ceux qui prouvaient leur loyautĂ© : service militaire, langue latine, adoption des usages et du culte civique.
Le dĂ©fi vaut aussi pour les EuropĂ©ens de souche, dont beaucoup ont selon lui « quittĂ© lâhistoire ». Ătre europĂ©en doit redevenir une fiertĂ© et non une source de culpabilitĂ©. Faute de quoi, prĂ©vient David Engels, lâEurope finira en musĂ©e Ă ciel ouvert pour touristes chinois et amĂ©ricains, et en Ă©chiquier pour les guerres des autres.
breizh-info.com/2026/10/14/2âŠ
đJ'aimerais tellement qu'ils en fassent autant (ou au moins le centiĂšme) pour le rĂ©seauđ«đ·d'Epstein...
De Jack Lang à la "galaxie" des affaires d'abus sexuels (Duhamel, Guigou, Miller, DSK, etc), jusqu'au récent scandale du périscolaire et des crÚches de la mairie PS de Paris
Le « service enquĂȘte » de Radio France contacte Ă son tour, un par un, tous ceux qui mâont connu trĂšs jeune, pour exiger lâintĂ©gralitĂ© de nos conversations privĂ©es.
Ce sont lĂ des mĂ©thodes totalitaires, particuliĂšrement dĂ©testables, qui virent Ă lâobsession et Ă la chasse Ă lâhomme.
Ce nâest pas le rĂŽle du service public de lâaudiovisuel que dâuser de ces moyens dĂ©loyaux, attentatoires Ă la vie privĂ©e et contraires aux rĂšgles de lâĂ©thique la plus Ă©lĂ©mentaire.
Patrick Edery retweeted
"MiĆoĆÄ - tĆumaczyĆ Szuman Rzeckiemu - jest rzeczÄ
zwyczajnÄ
wobec natury, a nawet, jeĆŒeli chcesz, wobec Boga. Ale wasza gĆupia cywilizacja, oparta na poglÄ
dach rzymskich, dawno juĆŒ zmarĆych i pogrzebanych, na interesach papiestwa, na trubadurach, ascetyzmie, kastowoĆci i tym podobnych bredniach, z naturalnego uczucia zrobiĆa⊠wiesz co?⊠ZrobiĆa nerwowÄ
chorobÄ!⊠Wasza niby to miĆoĆÄ rycersko-koĆcielno-romantyczna jest naprawdÄ obrzydliwym handlem opartym na oszustwie, ktĂłre barÇło sĆusznie karze siÄ doĆŒywotnimi galerami, zwanymi maĆĆŒeĆstwem
Od kiedy jednak galery nie sÄ
doĆŒywotnie i ĆÄ
czÄ
z korzyĆciami podatkowymi niszczyciele nasze gĆupiej cywilizacji chcÄ
je otworzyÄ takĆŒe dla form miĆoĆci, ktĂłre dr Szuman - nie uznawaĆby za "rzecz zwyczajnÄ
wobec natury". JednoczeĆnie Netflix skutecznie obrzydza, ĆŒe "miĆoĆÄ rycersko-koĆcielno-romantycznÄ
".
Patrick Edery retweeted
Je ne pense pas qu'il faille reprocher à Macron la dissolution de 2024. On ne donne pas souvent la parole au peuple dans ce pays, c'est probablement le choix le plus démocratique de son mandat.
En revanche il est coupable de n'ĂȘtre pas allĂ© au bout et d'avoir refusĂ© de dĂ©missionner aprĂšs sa dĂ©faite. Il a paralysĂ© le pays jusqu'Ă aujourd'hui et on va le payer sur notre dette.
Patrick Edery retweeted
đ”đ± MĂłj artykuĆ dla âNiedzieliâ: âJakÄ
FrancjÄ odwiedziĆ papieĆŒ?â
đ«đ· La traduction de mon article "Quelle France LĂ©on XIV a visitĂ©e" dans l'hebdomadaire catholique polonais Niedzielađ”đ± qui titre «La France veut Dieu !»
Face Ă un modĂšle sĂ©culier failli, le rĂ©veil de l'Ăglise d'en bas.âŹïž
La visite apostolique de LĂ©on XIV en France peut provoquer un dissonance cognitive. Ă l'instar de la contemplation d'une Ćuvre d'art, notre esprit oscille entre Ă©motion et rationalitĂ©, passant constamment de l'un Ă l'autre. D'une part, face Ă l'effondrement du nombre de fidĂšles et au niveau de sĂ©cularisation du pays, on ne peut que penser que le pays est en phase terminale de dĂ©christianisation. Mais d'autre part, les magnifiques images de lâaccueil du pape par les Français, tĂ©moignant d'une ferveur populaire indĂ©niable, invitent Ă l'enthousiasme.
Une Ă©glise disparaĂźt toutes les deux semaines (destruction ou vente). Il y avait 50 000 prĂȘtres dans les annĂ©es 1960 pour 50 millions de Français ; en 1980, ils n'Ă©taient plus que 31 000. Aujourdâhui, on en compte Ă peine 9 000 pour 67 millions dâhabitants, et plus de la moitiĂ© ont dĂ©passĂ© 75 ans. En parallĂšle, 85 % des couples mariĂ©s civilement demandaient le sacrement du mariage Ă l'Ă©glise dans les annĂ©es 1960 ; aujourdâhui, ce nâest plus que 16 %. La dĂ©saffection de la pratique religieuse est gĂ©nĂ©rale : la messe dominicale rĂ©guliĂšre ne rassemble plus que 3 Ă 5 % de la population, contre un tiers il y a soixante ans. De ce fait, 5 000 Ă©glises sont menacĂ©es de disparaĂźtre.
La grande rupture sâest faite avec la « rĂ©volution des mĆurs de mai 1968 », par la gĂ©nĂ©ration des « boomers ». Alors quâen Pologne cette gĂ©nĂ©ration rĂ©siste au totalitarisme au nom de la libertĂ© et des valeurs chrĂ©tiennes, en France, elle exige que rien ne rĂ©siste Ă ses dĂ©sirs. Elle dĂ©crĂšte quâ« il est interdit dâinterdire » et quâil faut « jouir sans entraves ». LâĂglise et la morale chrĂ©tienne deviennent des obstacles Ă abattre. Dans les annĂ©es 1970, ce mouvement ira, dans ses excĂšs, jusquâĂ voir des artistes et intellectuels de premier plan signer des pĂ©titions pour dĂ©pĂ©naliser la pĂ©dophilie.
Ces Boomers se perçoivent comme la gĂ©nĂ©ration qui a libĂ©rĂ© les mĆurs. Pour les gĂ©nĂ©rations suivantes, leurs propres enfants, ils ont Ă©tĂ© une nuĂ©e de sauterelles dĂ©vastant tout sur son passage. Pour les jeunes de gauche, ils ont consommĂ© sans limite, mettant la planĂšte en danger. Pour ceux de droite, outre dâavoir endettĂ© le pays, ils ont dilapidĂ© le patrimoine matĂ©riel et spirituel de la France millĂ©naire. Ils ont dĂ©construit une sociĂ©tĂ© entiĂšre, aujourd'hui en lambeaux et fragmentĂ©e. La formule dâAlexandre Dumas au sujet des rĂ©volutionnaires profanant les tombeaux des rois Ă Saint-Denis sâapplique parfaitement Ă eux : « Lâorgueil de ceux qui ne peuvent Ă©difier est de dĂ©truire ».
En 1980, Saint Jean-Paul II ne sây trompe pas quand il lance : « France, Fille aĂźnĂ©e de l'Ăglise, es-tu fidĂšle aux promesses de ton baptĂȘme ? ». Loin du rĂ©quisitoire nostalgique, le pape interrogeait la conscience de chacun en gĂ©nĂ©ral et des Boomers en particulier. Il leur rappelait lâhĂ©ritage de la France, premier royaume non romain dont le roi se baptise, initiant 1500 ans de transmission de la foi catholique. Il tentait d'ouvrir les yeux Ă une gĂ©nĂ©ration d'enfants gĂątĂ©s qui, non seulement dĂ©truisaient un trĂ©sor spirituel, mais dĂ©cidaient Ă©goĂŻstement de ne pas lâoffrir Ă leurs enfants.
HĂ©las, cette gĂ©nĂ©ration sâest endurcie dans son refus de Dieu. Heureusement le baptĂȘme est une alliance, et la fidĂ©litĂ© de Dieu est indĂ©fectible. Sa grĂące sâest encore manifestĂ©e une fois de plus : si le baptĂȘme des nouveau-nĂ©s a Ă©tĂ© divisĂ© par quatre depuis 1960, le nombre de catĂ©chumĂšnes adolescents et adultes ne cesse dâexploser. Moins de 1 000 dans les annĂ©es 60, 2 500 en 2000, 21 000 catĂ©chumĂšnes pour 2026, annĂ©e record !
Il y a Ă peine trois ans, jâĂ©crivais une analyse sombre expliquant que la France Ă©tait en phase finale de dĂ©christianisation. Jây partageais mon expĂ©rience personnelle dans mon village corse, oĂč il nây avait plus de messe, devant me dĂ©placer pour trouver une cĂ©lĂ©bration regroupant de rares fidĂšles ĂągĂ©s. Ă lâĂ©poque, un prĂȘtre, un saint, pour 20 000 habitants, 6 Ă©glises principales, sur 500 km2, maintenait le bateau Ă flot grĂące Ă son dynamisme avant dâĂȘtre nommĂ© Chancelier de l'Ă©vĂȘchĂ© Ă Ajaccio. Depuis deux ans, trois jeunes prĂȘtres charismatiques lâont remplacĂ©. Ils ont dĂ©multipliĂ© les messes et les activitĂ©s. Lâeffet est incroyable : des Ă©glises pleines, des chants sacrĂ©s et une jeunesse omniprĂ©sente.
Câest ce prĂȘtre nommĂ© Ă Ajaccio (Corse) qui a reçu, pour son dernier voyage apostolique, le pape François en dĂ©cembre 2024, accompagnĂ© par le cardinal Robert Francis Prevost, futur LĂ©on XIV. Ce dernier a vu de ses propres yeux la ferveur de cette « Ăglise d'en bas » sur une Ăźle qui a toujours refusĂ© les injonctions parisiennes Ă la sĂ©cularisation de lâespace public. DĂ©jĂ , les Ă©lites parisiennes sâindignaient de voir le pape prĂ©fĂ©rer la Corse pour magnifier la « religiositĂ© populaire » plutĂŽt que de venir inaugurer la restauration de Notre-Dame au milieu des puissants de ce monde.
La visite de LĂ©on XIV sâinscrit dans cette lignĂ©e. Ă Notre-Dame, il cĂ©lĂ©bra les vĂȘpres solennelles, mais il a dĂ©clinĂ© la proposition dâEmmanuel Macron de lui faire visiter le chantier terminĂ©. Il a refusĂ© la LĂ©gion dâhonneur et le grand banquet rĂ©publicain. Ce refus a provoquĂ© la bouderie du chef de lâĂtat. Mais comment pourrait-il en ĂȘtre autrement, alors que le dirigeant français est celui qui a le plus Ă©tendu lâavortement, « la libertĂ© de recourir Ă lâinterruption volontaire de grossesse » et la lĂ©galisation de l'euthanasie sous le nom d'« aide Ă mourir » ?
Sous la devise « Pour que le monde ait la vie » (Jean 6, 51), le pape est venu parler Ă la France et Ă lâEurope, soutenir une Ăglise confrontĂ©e au sĂ©cularisme, mais dynamisĂ©e par lâarrivĂ©e de nombreux jeunes adultes baptisĂ©s. Les gĂ©nĂ©rations catholiques post-boomers sont trĂšs engagĂ©es, fondent des associations et multiplient les activitĂ©s. Tout en vivant pleinement dans lâĂšre post-Vatican II et en s'impliquant en tant que laĂŻcs, ils rĂ©adoptent les codes traditionnels (piĂ©tĂ© populaire, retour au sacrĂ©) et, contrairement Ă leurs aĂźnĂ©s, affirment haut et fort leur identitĂ© dans une sociĂ©tĂ© totalement sĂ©cularisĂ©e. Il est dâailleurs assez bluffant de voir rĂ©apparaĂźtre la soutane chez les jeunes prĂȘtres, alors que leurs aĂźnĂ©s lâavaient abandonnĂ©e pour des habits plus « civils ».
Ce continuum entre nos derniers papes prouve que Rome a compris : bien que l'Ăglise de France ait Ă©tĂ© dĂ©vastĂ©e, la foi renaĂźt. Face aux ravages dâun modĂšle sĂ©culier failli, la jeunesse catholique française se prennent Ă espĂ©rer en un LĂ©on XIV qui, avec la mĂȘme parrhĂ©sie quâun saint Jean-Paul II libĂ©rant lâEst du joug communiste, martĂšlerait la VĂ©ritĂ© et rĂ©veillerait les consciences en Occident, et tout particuliĂšrement en France.
đ”đ± MĂłj artykuĆ dla âNiedzieliâ: âJakÄ
FrancjÄ odwiedziĆ papieĆŒ?â
đ«đ· La traduction de mon article "Quelle France LĂ©on XIV a visitĂ©e" dans l'hebdomadaire catholique polonais Niedzielađ”đ± qui titre «La France veut Dieu !»
Face Ă un modĂšle sĂ©culier failli, le rĂ©veil de l'Ăglise d'en bas.âŹïž
La visite apostolique de LĂ©on XIV en France peut provoquer un dissonance cognitive. Ă l'instar de la contemplation d'une Ćuvre d'art, notre esprit oscille entre Ă©motion et rationalitĂ©, passant constamment de l'un Ă l'autre. D'une part, face Ă l'effondrement du nombre de fidĂšles et au niveau de sĂ©cularisation du pays, on ne peut que penser que le pays est en phase terminale de dĂ©christianisation. Mais d'autre part, les magnifiques images de lâaccueil du pape par les Français, tĂ©moignant d'une ferveur populaire indĂ©niable, invitent Ă l'enthousiasme.
Une Ă©glise disparaĂźt toutes les deux semaines (destruction ou vente). Il y avait 50 000 prĂȘtres dans les annĂ©es 1960 pour 50 millions de Français ; en 1980, ils n'Ă©taient plus que 31 000. Aujourdâhui, on en compte Ă peine 9 000 pour 67 millions dâhabitants, et plus de la moitiĂ© ont dĂ©passĂ© 75 ans. En parallĂšle, 85 % des couples mariĂ©s civilement demandaient le sacrement du mariage Ă l'Ă©glise dans les annĂ©es 1960 ; aujourdâhui, ce nâest plus que 16 %. La dĂ©saffection de la pratique religieuse est gĂ©nĂ©rale : la messe dominicale rĂ©guliĂšre ne rassemble plus que 3 Ă 5 % de la population, contre un tiers il y a soixante ans. De ce fait, 5 000 Ă©glises sont menacĂ©es de disparaĂźtre.
La grande rupture sâest faite avec la « rĂ©volution des mĆurs de mai 1968 », par la gĂ©nĂ©ration des « boomers ». Alors quâen Pologne cette gĂ©nĂ©ration rĂ©siste au totalitarisme au nom de la libertĂ© et des valeurs chrĂ©tiennes, en France, elle exige que rien ne rĂ©siste Ă ses dĂ©sirs. Elle dĂ©crĂšte quâ« il est interdit dâinterdire » et quâil faut « jouir sans entraves ». LâĂglise et la morale chrĂ©tienne deviennent des obstacles Ă abattre. Dans les annĂ©es 1970, ce mouvement ira, dans ses excĂšs, jusquâĂ voir des artistes et intellectuels de premier plan signer des pĂ©titions pour dĂ©pĂ©naliser la pĂ©dophilie.
Ces Boomers se perçoivent comme la gĂ©nĂ©ration qui a libĂ©rĂ© les mĆurs. Pour les gĂ©nĂ©rations suivantes, leurs propres enfants, ils ont Ă©tĂ© une nuĂ©e de sauterelles dĂ©vastant tout sur son passage. Pour les jeunes de gauche, ils ont consommĂ© sans limite, mettant la planĂšte en danger. Pour ceux de droite, outre dâavoir endettĂ© le pays, ils ont dilapidĂ© le patrimoine matĂ©riel et spirituel de la France millĂ©naire. Ils ont dĂ©construit une sociĂ©tĂ© entiĂšre, aujourd'hui en lambeaux et fragmentĂ©e. La formule dâAlexandre Dumas au sujet des rĂ©volutionnaires profanant les tombeaux des rois Ă Saint-Denis sâapplique parfaitement Ă eux : « Lâorgueil de ceux qui ne peuvent Ă©difier est de dĂ©truire ».
En 1980, Saint Jean-Paul II ne sây trompe pas quand il lance : « France, Fille aĂźnĂ©e de l'Ăglise, es-tu fidĂšle aux promesses de ton baptĂȘme ? ». Loin du rĂ©quisitoire nostalgique, le pape interrogeait la conscience de chacun en gĂ©nĂ©ral et des Boomers en particulier. Il leur rappelait lâhĂ©ritage de la France, premier royaume non romain dont le roi se baptise, initiant 1500 ans de transmission de la foi catholique. Il tentait d'ouvrir les yeux Ă une gĂ©nĂ©ration d'enfants gĂątĂ©s qui, non seulement dĂ©truisaient un trĂ©sor spirituel, mais dĂ©cidaient Ă©goĂŻstement de ne pas lâoffrir Ă leurs enfants.
HĂ©las, cette gĂ©nĂ©ration sâest endurcie dans son refus de Dieu. Heureusement le baptĂȘme est une alliance, et la fidĂ©litĂ© de Dieu est indĂ©fectible. Sa grĂące sâest encore manifestĂ©e une fois de plus : si le baptĂȘme des nouveau-nĂ©s a Ă©tĂ© divisĂ© par quatre depuis 1960, le nombre de catĂ©chumĂšnes adolescents et adultes ne cesse dâexploser. Moins de 1 000 dans les annĂ©es 60, 2 500 en 2000, 21 000 catĂ©chumĂšnes pour 2026, annĂ©e record !
Il y a Ă peine trois ans, jâĂ©crivais une analyse sombre expliquant que la France Ă©tait en phase finale de dĂ©christianisation. Jây partageais mon expĂ©rience personnelle dans mon village corse, oĂč il nây avait plus de messe, devant me dĂ©placer pour trouver une cĂ©lĂ©bration regroupant de rares fidĂšles ĂągĂ©s. Ă lâĂ©poque, un prĂȘtre, un saint, pour 20 000 habitants, 6 Ă©glises principales, sur 500 km2, maintenait le bateau Ă flot grĂące Ă son dynamisme avant dâĂȘtre nommĂ© Chancelier de l'Ă©vĂȘchĂ© Ă Ajaccio. Depuis deux ans, trois jeunes prĂȘtres charismatiques lâont remplacĂ©. Ils ont dĂ©multipliĂ© les messes et les activitĂ©s. Lâeffet est incroyable : des Ă©glises pleines, des chants sacrĂ©s et une jeunesse omniprĂ©sente.
Câest ce prĂȘtre nommĂ© Ă Ajaccio (Corse) qui a reçu, pour son dernier voyage apostolique, le pape François en dĂ©cembre 2024, accompagnĂ© par le cardinal Robert Francis Prevost, futur LĂ©on XIV. Ce dernier a vu de ses propres yeux la ferveur de cette « Ăglise d'en bas » sur une Ăźle qui a toujours refusĂ© les injonctions parisiennes Ă la sĂ©cularisation de lâespace public. DĂ©jĂ , les Ă©lites parisiennes sâindignaient de voir le pape prĂ©fĂ©rer la Corse pour magnifier la « religiositĂ© populaire » plutĂŽt que de venir inaugurer la restauration de Notre-Dame au milieu des puissants de ce monde.
La visite de LĂ©on XIV sâinscrit dans cette lignĂ©e. Ă Notre-Dame, il cĂ©lĂ©bra les vĂȘpres solennelles, mais il a dĂ©clinĂ© la proposition dâEmmanuel Macron de lui faire visiter le chantier terminĂ©. Il a refusĂ© la LĂ©gion dâhonneur et le grand banquet rĂ©publicain. Ce refus a provoquĂ© la bouderie du chef de lâĂtat. Mais comment pourrait-il en ĂȘtre autrement, alors que le dirigeant français est celui qui a le plus Ă©tendu lâavortement, « la libertĂ© de recourir Ă lâinterruption volontaire de grossesse » et la lĂ©galisation de l'euthanasie sous le nom d'« aide Ă mourir » ?
Sous la devise « Pour que le monde ait la vie » (Jean 6, 51), le pape est venu parler Ă la France et Ă lâEurope, soutenir une Ăglise confrontĂ©e au sĂ©cularisme, mais dynamisĂ©e par lâarrivĂ©e de nombreux jeunes adultes baptisĂ©s. Les gĂ©nĂ©rations catholiques post-boomers sont trĂšs engagĂ©es, fondent des associations et multiplient les activitĂ©s. Tout en vivant pleinement dans lâĂšre post-Vatican II et en s'impliquant en tant que laĂŻcs, ils rĂ©adoptent les codes traditionnels (piĂ©tĂ© populaire, retour au sacrĂ©) et, contrairement Ă leurs aĂźnĂ©s, affirment haut et fort leur identitĂ© dans une sociĂ©tĂ© totalement sĂ©cularisĂ©e. Il est dâailleurs assez bluffant de voir rĂ©apparaĂźtre la soutane chez les jeunes prĂȘtres, alors que leurs aĂźnĂ©s lâavaient abandonnĂ©e pour des habits plus « civils ».
Ce continuum entre nos derniers papes prouve que Rome a compris : bien que l'Ăglise de France ait Ă©tĂ© dĂ©vastĂ©e, la foi renaĂźt. Face aux ravages dâun modĂšle sĂ©culier failli, la jeunesse catholique française se prennent Ă espĂ©rer en un LĂ©on XIV qui, avec la mĂȘme parrhĂ©sie quâun saint Jean-Paul II libĂ©rant lâEst du joug communiste, martĂšlerait la VĂ©ritĂ© et rĂ©veillerait les consciences en Occident, et tout particuliĂšrement en France.
đ#CorseExemplaire: VoilĂ ce qui se passe quand tout le monde se mobilise: les Ă©lites et le secteur privĂ© suivent. Aujourdâhui, un tel communiquĂ© Ă©manant dâun groupe du continent serait inimaginable. Bien lire jusquâĂ la fin!âŹïž
đ§Quand on voit lâefficacitĂ© et la cĂ©lĂ©ritĂ© de la justice en Corse (suspects arrĂȘtĂ©s et expulsĂ©s de lâĂźle en 24h), on comprend mieux la politique de maintien de lâordre du gouvernementđ«đ·:
-En Corse, des citoyens menacent de faire justice eux-mĂȘmes: lâĂtat agit immĂ©diatement pour les apaiser.
-Sur le continent, des racailles menacent de troubler lâordre public: immĂ©diatement, lâĂtat sâĂ©crase pour les apaiser.
Une personne avertie en vaut deux.
















