Joined May 2024
Du rêve d'un jeune doctorant à l'espérance d'une Nation à refonder C'était un lundi matin, le 21 octobre 1991, à 7h10 après un vol de nuit de la Sabena aujourd’hui rebaptisée SN Brussels Airlines. Une pluie fine tombait sur Zaventem, comme pour accompagner silencieusement les premiers pas d'un jeune Burundais qui arrivait en Belgique afin d'y poursuivre des études doctorales en sciences mathématiques. J'étais alors animé par les rêves de ma génération : étudier, apprendre, exceller, puis revenir servir mon pays et mon peuple. Je nourrissais la conviction profonde que le savoir n'a de sens que lorsqu'il contribue au bien commun. Je ne pouvais imaginer qu'environ trois décennies plus tard, le Burundi traverserait une crise aussi profonde, au point d'être classé parmi les pays les plus pauvres du monde, victime d'un déficit de leadership, de vision et de gouvernance. Une grave crise d’autorité ! Avec le recul, je mesure combien l'histoire réserve parfois des chemins inattendus. Au cours de ces dernières années, j'ai eu le privilège de contribuer à de nombreux projets internationaux en Arménie, Azerbaïdjan, Géorgie, Rwanda, Madagascar, Bénin, Burkina Faso, Maroc, Éthiopie, RDC, Sénégal, Togo, Cameroun, Haïti, Tunisie et dans plusieurs autres pays. J'ai également consacré une part importante de mon parcours à la réflexion, à l'analyse et à la formulation de propositions pour l'amélioration des systèmes éducatifs africains et en particulier burundais, à la promotion de la pédagogie universitaire numérique, ainsi qu'au développement de la Formation Internationale en Pédagogie Universitaire Numérique (FIPUN), qui accompagne la transformation de l'enseignement supérieur dans plusieurs régions du monde. J'aurais souhaité consacrer davantage de cette énergie, de cette expertise et de ce temps à mon pays natal. Cependant, pour des raisons que beaucoup connaissent, je n'ai malheureusement pas pu poursuivre durablement mes activités d'enseignement au Burundi. Ma dernière mission d’enseignement au Burundi date de janvier 2015. Pourtant, je refuse le découragement. Car l'espérance est la force de ceux qui continuent à croire lorsque les circonstances invitent à l'abandon. Comme l'écrivait Vaclav Havel : « L'espoir n'est pas la conviction que quelque chose finira bien, mais la certitude que quelque chose a un sens, quelle que soit son issue. » Et selon un proverbe africain : « Tant que les racines sont vivantes, l'arbre a toujours une chance de refleurir. » Je demeure convaincu que le Burundi retrouvera un jour le chemin du redressement et de la prospérité. J'espère pouvoir bientôt contribuer directement à cette refondation nationale. En attendant, je continue de servir ma deuxième patrie, la Belgique, cœur de l'Europe, tout en gardant profondément ancré dans mon cœur le Burundi, ce cœur battant de l'Afrique. Mes chers compatriotes, Que vous soyez membres du CNDD-FDD ou d'autres formations politiques, que vous soyez engagés dans la société civile ou simplement préoccupés par l'avenir de vos enfants, nous devons avoir l'honnêteté de reconnaître une réalité préoccupante : le Burundi traverse une crise multidimensionnelle grave. La situation exige davantage qu'un constat. Elle appelle à une réflexion collective, à un sursaut de responsabilité et à l'émergence d'un leadership fondé sur la compétence, l'intégrité, la vision et le sens de l'État. Plus que jamais, nous devons préserver et concrétiser l'idéal porté par le Prince Louis Rwagasore : celui d'un Burundi uni, digne, souverain et prospère. Je m'adresse surtout aux jeunes. À celles et ceux qui doutent parfois de leur avenir. À celles et ceux qui se sentent abandonnés par les circonstances. À celles et ceux qui pensent que leurs efforts sont inutiles. Ne désespérez jamais. L'histoire de tous les peuples qui se sont relevés démontre qu'aucune situation n'est irréversible. Les périodes les plus sombres précèdent souvent les plus belles aurores. Cultivez le savoir. Développez vos compétences. Préservez votre intégrité. Refusez le fatalisme. La résignation est l'alliée de toutes les formes de déclin. Souvenez-vous : « La résilience n'est pas la capacité de ne jamais tomber, mais la volonté de se relever chaque fois que l'on tombe. » Et encore : « Les étoiles brillent davantage lorsque la nuit est profonde. » Que vous soyez Hutu, Tutsi, Twa ou Ganwa, musulmans, chrétiens ou non croyants ; que vous soyez originaires du Nord, du Sud, de l'Est, de l'Ouest ou du Centre du Burundi, souvenez-vous que nous partageons un destin commun. Les divisions identitaires n'ont jamais construit une nation et ne construiront jamais l'avenir du Burundi. Seule l'unité dans la diversité, fondée sur le respect mutuel et la citoyenneté partagée, permettra à notre pays d'écrire une nouvelle page de son histoire. Notre génération porte une responsabilité historique : celle de refonder l'État de droit et de reconstruire la Nation burundaise sur des bases solides, justes et durables. Le moment est venu d'affirmer avec force notre identité commune de Murundi, au-delà des clivages hérités du passé. Il nous appartient de placer l'intérêt général au cœur de l'action publique, de promouvoir une gouvernance démocratique et économique exemplaire, de garantir à chacun une justice impartiale et de donner à chaque enfant accès à une éducation de qualité, inspirée des valeurs fondamentales d'Ubuntu et d'Ubushingantahe. C'est à ce prix que nous pourrons transmettre aux générations futures un Burundi réconcilié avec lui-même, prospère et pleinement digne de son immense potentiel. Les multiples initiatives de dialogue entreprises par le passé n'ont pas toujours produit les résultats espérés par le peuple burundais. Cependant, les déceptions d'hier ne doivent pas nourrir le découragement d'aujourd'hui. Elles doivent plutôt renforcer notre détermination à construire ensemble un avenir différent. L'heure est venue pour tous les patriotes burundais de se rassembler autour d'une vision commune, porteuse d'espérance et de renouveau. Ces femmes et ces hommes engagés pour le bien du pays se trouvent partout : dans les formations politiques, les communautés religieuses, les provinces du Burundi, les camps de déplacés, parmi les réfugiés et au sein de la diaspora. Malgré la diversité de leurs parcours et de leurs sensibilités, ils partagent une même aspiration : voir le Burundi se relever, retrouver sa cohésion et prendre en main son destin. Cette renaissance restera toutefois inachevée tant que les fractures ethniques continueront d'être instrumentalisées à des fins politiques. Aucun peuple ne peut bâtir durablement son avenir lorsque les différences sont exploitées pour diviser plutôt que pour unir. Refusons cette logique. Faisons vivre, dans nos discours comme dans nos actes, cette conviction profonde qui rassemble et élève : « NDI UMURUNDI » - « Je suis Burundais avant toute autre appartenance. » La refondation de l'État de droit et de la Nation burundaise exige un engagement collectif autour de priorités essentielles : garantir la paix et la sécurité pour tous, consolider des institutions crédibles et respectées, assurer une gouvernance responsable et transparente, développer une éducation de qualité, rendre les soins de santé accessibles à tous, lutter contre l'insécurité alimentaire et promouvoir une justice véritablement équitable. Plus encore, elle appelle à un retour sincère aux valeurs qui ont longtemps constitué l'âme de notre société : l'Ubuntu, l'Ubushingantahe, la solidarité, l'intégrité et l'humanisme. Ensemble, faisons le choix de l'unité plutôt que de la division, de l'espérance plutôt que de la résignation, du bien commun plutôt que des intérêts particuliers. C'est ainsi que nous bâtirons un Burundi fort, juste, réconcilié et résolument tourné vers l'avenir. Cette ambition exige une mise en commun des intelligences, des compétences, des expériences et des ressources. Elle exige également un engagement ferme des acteurs politiques envers le dialogue et le respect mutuel. Comme le disait Nelson Mandela : « Cela paraît toujours impossible jusqu'à ce que ce soit fait ». Notre responsabilité ne se limite pas à notre époque. Elle s'étend aux générations qui nous succéderont. Refonder un Etat de Droit au Burundi n'est pas seulement une nécessité politique ou économique. C'est un devoir moral envers nos enfants et nos petits-enfants. Alors, levons-nous avec courage, lucidité et détermination. Transformons nos différences en richesse, nos blessures en sagesse, nos épreuves en énergie créatrice. Et gardons toujours à l'esprit cette vérité intemporelle : « Un peuple qui conserve l'espérance possède déjà la première pierre de sa renaissance. » Ensemble, construisons un Burundi réconcilié avec lui-même, fier de son histoire, confiant en son avenir et résolument tourné vers le progrès. Si vous partagez cette vision d'un Burundi uni, digne, prospère et humain, je vous invite à diffuser ce message afin que l'espérance devienne un projet collectif.
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De l’exil à l’excellence : l’émouvante leçon de vie de Jean de Dieu Ndayikeza à la jeunesse burundaise Il est des histoires qui nous rappellent pourquoi il ne faut jamais renoncer à croire en l’avenir. L’histoire de Jean de Dieu Ndayikeza est de celles qui touchent le cœur et redonnent espoir. Il y a onze ans, Jean de Dieu était contraint de fuir son pays, le Burundi. Comme tant d’autres jeunes frappés par les épreuves de l’exil, il s’est retrouvé dans un camp de réfugiés au Rwanda, loin de sa terre natale, confronté aux privations, à l’incertitude et à un avenir qui semblait alors profondément obscur. Aujourd’hui, ce même jeune homme reçoit un diplôme de Master à la Vrije Universiteit Brussel (VUB) et prononce avec talent et dignité un discours remarquable au nom des diplômés de sa promotion. À travers ce moment, ce n’est pas seulement un diplôme qui est célébré. C’est une victoire de la volonté sur l’adversité. Une victoire de l’éducation sur la fatalité. Une victoire de l’espérance sur le découragement. Cher Jean de Dieu, Permets-moi de t’adresser mes plus sincères et chaleureuses félicitations. Au-delà de ton brillant parcours académique et de ton discours inspirant, c’est l’être humain que tu es devenu qui mérite aujourd’hui notre admiration. Tu as transformé les épreuves en force, l'exil en opportunité et les obstacles en tremplins vers l'excellence. Ton parcours me touche particulièrement parce qu'il nous rappelle une vérité fondamentale : aucun destin n'est écrit d'avance. Je connais les difficultés auxquelles sont confrontés de nombreux jeunes Burundais. Je sais combien les obstacles économiques, sociaux ou politiques peuvent parfois faire naître le doute et le découragement. Pourtant, ton histoire démontre que même lorsque tout semble perdu, l'éducation, le travail et la persévérance peuvent ouvrir des chemins que l'on n'imaginait pas possibles. Le travail, encore le travail, toujours le travail S'il y a une leçon que les jeunes peuvent retenir de ton parcours, c'est celle-ci : le travail reste le plus puissant levier de transformation personnelle et sociale. Le travail ennoblit l'être humain. Il forge le caractère. Il apprend la discipline, la patience et la persévérance. Il permet de transformer les rêves en réalité. À tous les jeunes Burundais qui traversent aujourd'hui des moments difficiles, je voudrais dire : Ne baissez jamais les bras. Travaillez. Travaillez encore. Travaillez toujours. Investissez dans votre éducation. Développez vos compétences. Apprenez des langues. Formez-vous au numérique et à l'intelligence artificielle. Lisez. Soyez curieux. Cultivez l'excellence. L'avenir appartient rarement aux plus privilégiés. Il appartient souvent à celles et ceux qui persévèrent lorsque les autres abandonnent. Pour moi, Jean de Dieu Ndayikeza est bien plus qu'un diplômé. Il est devenu un symbole. Le symbole qu'un jeune réfugié peut devenir diplômé d'une grande université internationale. Le symbole qu'il est possible de surmonter les épreuves les plus difficiles sans perdre ses valeurs et sa dignité. Le symbole que l'excellence n'est pas une question d'origine sociale, mais de détermination, de travail et de persévérance. Son histoire doit être racontée dans nos écoles, nos universités et nos familles. Elle doit inspirer tous les jeunes qui doutent aujourd'hui de leurs capacités. Cette réussite fait aussi écho à un combat qui m'habite depuis de nombreuses années. Je rêve d'un Burundi où chaque jeune, quelles que soient ses origines ou les ressources financières de sa famille, puisse accéder à une éducation de qualité et poursuivre ses études aussi loin que son talent et son ambition le permettent. Je pense particulièrement aux enfants issus de familles modestes, aux jeunes réfugiés, à ces jeunes brillants dont les parents n'ont pas les moyens de financer des études universitaires. Mon engagement est de contribuer, à mon niveau, à créer davantage d'opportunités pour eux, à renforcer les capacités de nos institutions et à promouvoir l'accès à l'enseignement supérieur pour tous. Car je suis convaincu que le plus grand trésor du Burundi n'est ni dans son sous-sol ni dans ses ressources naturelles. Il réside dans l'intelligence, le talent et le potentiel de sa jeunesse. Cher Jean de Dieu, Ta réussite est une fierté pour ta famille, pour tes enseignants, pour tes amis et pour tout le Burundi. Merci de nous rappeler, par ton parcours, que les circonstances les plus difficiles ne peuvent jamais vaincre une volonté déterminée à réussir. Tu es aujourd'hui un exemple, une source d'inspiration et un message d'espoir pour toute une génération. Bravo pour ce magnifique parcours. Continue à porter haut les valeurs du travail, de l'humilité, de l'excellence et du service. Le Burundi a besoin de jeunes comme toi. #JeanDeDieuNdayikeza #Burundi #JeunesseBurundaise #Education #Excellence #Résilience #Persévérance #Leadership #EnseignementSupérieur #VUB #Inspiration #Travail #EgalitéDesChances #Espoir #JeunesseAfricaine #InvestirDansLaJeunesse #TransformationParLEducation #Réussite #Avenir #CapitalHumain
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Après un séjour de 8 mois à l’Institut Oswaldo Cruz (IOC/Fiocruz) sécialisé en sciences biomédicales: maladies infectieuses et tropicales, ce 17 septembre, son nom a été prononcé lors de la proclamation 2025-2026 à la prestigieuse université d'Anvers. Un master en sciences biomédicales en poche reçu avec brio :). Un autre chapitre s'ouvre pour elle :). Missions accomplies :). Bravo!
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Merci beaucoup à vous Toutes et Tous qui avez réagi à mon post. Un remerciement particulier à @HollyEude qui ne cesse de prouver l'apport des différentes notions de Maths en sciences économiques, gestion et finances. Bien sûr je n'ignore pas d'autres apports dans les domaines scientifiques (ingénieur, informatique, santé, etc.). @HollyEude montre indirectement que les Maths sont souvent mal enseignées car peu de profs de Maths illustrent par des exemples concrets de l'apport des notions enseignées dans la vie courante. @IsidoreMatumo, la fonction est continue en x = 1 pour tout a et b verifiant la relation (1-a) (1-b) = 4, la condition étant que la limite à gauche et à droite soient égales. Les valeurs données par @HollyEude a =b = -1 vérifient cette condition. Idem a =0 et b = - 3; a = -3 et b =0. Merci également pour votre réaction. J'en profite pour répondre à @Baconib sur l'impact de l'essor de l'IA dans le secteur de l'éducation. Aujourd'hui, la question fait débat dans l'enseignement supérieur et universitaire à travers le monde. Comment enseigner et surtout évaluer à l'ère de l'essor du numérique et en particulier de l'IA? Eh bien, il y a unanimité qu'il faut repenser comment évaluer les acquis d'apprentissage des étudiants. Pour les petites cohortes, la solution est bien l'examen oral. Pour les grandes cohortes, plusieurs mesures sont prises: examens écrits papiers dans un auditoire, bien sûr surveillés. Des technologies sont utilisées pour détecter les appareils connectés: smartphone, montre, etc . Les choix sont différents d'une université à l'autre. Certaines universités acceptent le recours à l'IA à condition de le signaler dans le travail en ajoutant le prompt utilisé, etc. Il y a une façon de citer l'usage de l'IA dans un travail, un mémoire et même une thèse. Bien sûr il y a eu révision des règlements des examens, mémoires et thèses pour y intégrer des articles qui parlent du plagiat, du recours à l'IA et les sanctions prévues dans le cas d'une infraction. Toutes ces mesures s'accompgnent par la sensibilisation et par des formations pour bien utiliser l'IA. Je parle de la sensibilisation et formations des membres des communautés universitaires: académiques, étudiants et personnels administratifs. Bref, lors de l'essor de l'Internet un débat similaire a eu lieu. Je veux dire par là que la science évolue, le numérique mêment, donc la pédagogie doit aussi évoluer sachant toujours que le numérique est au service de la pédagogique et pas l'inverse. Eh bien, le citoyen de demain devra bien maîtriser le recours et à l'usage du numérique et de l'IA. Par conséquent, les universités doivent former des citoyens responsables, compétents et respectant une certaine éthique dans l'usage du numérique et de l'IA. Et l'Afrique et le Burundi dans tout cela ? La Formation Internationale en Pédagogie Universitaire Numérique, #FIPUN dont je suis promoteur et responsable académique lancée en 2022-2023 aborde toutes ces questions. D'ici juillet 2027, 62 professeurs d'universités ayant un PhD et ayant une expérience de 3 ans dans l'enseignement supérieur auront suivi la FIPUN. Ces Profs formés viennent de 15 pays (Burundi, Bénin, Burkina Faso, Cambodge, Cameroun, Maroc, Tunisie, RDC, Rwanda, Kenya, Vietnam, Sénégal, Niger, Guinée, Madagascar). Sur les 62, 9 Burundais (7 de l'UB, 1 de l'ENS et 1 de l'UGL). Les 62 deviennent des formateurs locaux. L'on assiste aujourd'hui à une formation en cascade des enseignants du supérieur en pédagogie universitaire numérique dans les 30 établissements d'enseignement supérieur bénéficiaires de la FIPUN. Des Certificats en Pédagogie Universitaire (CPU) sont également créés dans certaines universités africaines sur le modèle FIPUN. C'est bien le cas à l'Université de Lubumbashi par exemple. @yigenga @AndreNikwigize1 @kazanes0 @Consultantxxl @OscarButare1 @ReynoldsButari @HollyEude @alphonseru93590 @semerera2 @Baconib @NduwamunguDsir4 @13579Dieudonne @bakina_eddy @ArnaudGisabo @HeureuxBacus @messiandArsenal @CubahiroF
Merci Prof. @LiberatNTIBASH L'épreuve me replonge dans l'enseignement des mathématiques économiques @UB_Rumuri 12 auparavant (AA 1994-1995) , soit 32 ans aujourd'hui. J'ai encore quelques réminiscences. 1. Cette épreuve illustre exactement les outils dont un économiste a besoin dès qu’il formalise un comportement, un coût, une production ou un choix. 2. La fonction par morceaux, la continuité au seuil, la dérivabilité (donc l’existence d’une grandeur marginale) et la recherche d’extrema sont les quatre gestes quotidiens de la microéconomie élémentaire: 1. Domaine de définition → espace des choix économiques 2. Continuité et dérivabilité → absence de saut et existence du marginal 3. Fonction dérivée → grandeurs marginales 4. Candidats extrema → optimisation sous contraintes de régime Voir notamment: Chiang, Alpha C. et Wainwright, Kevin, Fundamental Methods of Mathematical Economics, 4ᵉ édition, McGraw-Hill, 2005 (ISBN 978-0-07-010910-0 / 0-07-010910-9). 3 . Voici un graphique qui résume le contenu économique de l'épreuve ( sans donner de solutions)
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Que les années passent vite ! Le 1er décembre 1988, je suis recruté comme assistant au Département de Mathématiques de la Faculté des Sciences de l'Université du Burundi après ma licence au sein de la même université. Après deux années d'assistanat, on m'exige de m'inscrire au Diplôme d'Etudes Approfondies (DEA) en sciences mathématiques, option Physique Mathématique. Sur papier, un excellent programme et avec des Profs de renommé international comme Jean-Pierre Antoine (UCL), Jules Beckers (ULg) et son assistante, une jeune somitée Nathalie Deberg, Ronvaux de l'Université de Namur, naturellement des profs burundais: Juma SHABANI, Joachim NZOTUNGICIMPAYE, etc. Nous étions 9 inscrits au DEA: 3 militaires, 3 assistants recrutés à la veille du démarrage du DEA, et 2 congolais. Mais en défintif, pendant plus deux ans, 40% des enseignements prévus sont dispensés. Entre temps, moi-même et les 3 assistants recrutés avions postulé aux bourses de l'AGCD aujourd'hui ARES. En juin 1991, nous apprenons que les bourses de 4 ans nous sont accordées pour un PhD en Belgique et que les billets d'avion sont réservés pour un vol du samedi 5 octobre 1991. Une autorité de l'UB qui était promoteur de ce DEA nous impose de passer des examens comme condition pour partir. Nous faisons bloc et refusons un diplôme de complaisance car le programme n'a pas été respecté. Un bras de fer s'engage entre cette autorité et nous, boursiers. En tant que représentant et délégué, je prends l'affaire en main (kuburana ndabizi :). Feu Recteur Venant BAMBONEYO est saisi de l'affaire, il met en place une commission composée par son Vice-recteur, Juma Shabani, le Directeur académique Théodore Mubamba, le Doyen de la Faculté des Sciences, Bindariye, le Chef de Département de Mathémtiques, feu Joachim Nzotungicimpaye et moi-même, délégué du groupe DEA. Deux blocs se constituent: 3 sont favorables de nous laisser partir sans passer les examens, 2 s'opposent au départ et soutiennent la condition pour partir: passer l'examen. Un rapport est soumis au Recteur, feu Venant Bamboneyeho, Umushingantahe, il tranche "Il faut laisser ces jeunes partir". Si ma mémoire est bonne, il a pris la décision le 13 septembre 1991, il y a exactement 35 ans. Je n'aurai jamais imaginé, il y a 35 ans que cette affaire aboutirait et/ ou me conduirait à enseigner les mathémtiques à l'Université libre de Bruxelles, même s'il y a d'autres circonstances. Aux jeunes étudiants de s'amuser et répondre à cette question proposée aux xn--tudiant-9xa.es de la première année en sciences économiques, janvier 2026. Aux jeunes burundais, ne déseperez jamais, ne vous découragez jamais, bossez, bossez, le travail enoblit l'homme. Qualité de travail, rigueur dans le travail, professionnalisme dans tout ce que vous faites. Battez-vous pour vos droits élémentaires: une éducation de qualité. GIRA AMAHORO, N'AMAHONDA @yigenga @AndreNikwigize1 @kazanes0 @Consultantxxl @OscarButare1 @ReynoldsButari @HollyEude @alphonseru93590 @semerera2 @Baconib
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Que les années passent vite ! Le 1er décembre 1988, je suis recruté comme assistant au Département de Mathématiques de la Faculté des Sciences de l'Université du Burundi après ma licence au sein de la même université. Après deux années d'assistanat, on m'exige de m'inscrire au Diplôme d'Etudes Approfondies (DEA) en sciences mathématiques, option Physique Mathématique. Sur papier, un excellent programme et avec des Profs de renommé international comme Jean-Pierre Antoine (UCL), Jules Beckers (ULg) et son assistante, une jeune somitée Nathalie Deberg, Ronvaux de l'Université de Namur, naturellement des profs burundais: Juma SHABANI, Joachim NZOTUNGICIMPAYE, etc. Nous étions 9 inscrits au DEA: 3 militaires, 3 assistants recrutés à la veille du démarrage du DEA, et 2 congolais. Mais en défintif, pendant plus deux ans, 40% des enseignements prévus sont dispensés. Entre temps, moi-même et les 3 assistants recrutés avions postulé aux bourses de l'AGCD aujourd'hui ARES. En juin 1991, nous apprenons que les bourses de 4 ans nous sont accordées pour un PhD en Belgique et que les billets d'avion sont réservés pour un vol du samedi 5 octobre 1991. Une autorité de l'UB qui était promoteur de ce DEA nous impose de passer des examens comme condition pour partir. Nous faisons bloc et refusons un diplôme de complaisance car le programme n'a pas été respecté. Un bras de fer s'engage entre cette autorité et nous, boursiers. En tant que représentant et délégué, je prends l'affaire en main (kuburana ndabizi :). Feu Recteur Venant BAMBONEYO est saisi de l'affaire, il met en place une commission composée par son Vice-recteur, Juma Shabani, le Directeur académique Théodore Mubamba, le Doyen de la Faculté des Sciences, Bindariye, le Chef de Département de Mathémtiques, feu Joachim Nzotungicimpaye et moi-même, délégué du groupe DEA. Deux blocs se constituent: 3 sont favorables de nous laisser partir sans passer les examens, 2 s'opposent au départ et soutiennent la condition pour partir: passer l'examen. Un rapport est soumis au Recteur, feu Venant Bamboneyeho, Umushingantahe, il tranche "Il faut laisser ces jeunes partir". Si ma mémoire est bonne, il a pris la décision le 13 septembre 1991, il y a exactement 35 ans. Je n'aurai jamais imaginé, il y a 35 ans que cette affaire aboutirait et/ ou me conduirait à enseigner les mathémtiques à l'Université libre de Bruxelles, même s'il y a d'autres circonstances. Aux jeunes étudiants de s'amuser et répondre à cette question proposée aux xn--tudiant-9xa.es de la première année en sciences économiques, janvier 2026. Aux jeunes burundais, ne déseperez jamais, ne vous découragez jamais, bossez, bossez, le travail enoblit l'homme. Qualité de travail, rigueur dans le travail, professionnalisme dans tout ce que vous faites. Battez-vous pour vos droits élémentaires: une éducation de qualité. GIRA AMAHORO, N'AMAHONDA @yigenga @AndreNikwigize1 @kazanes0 @Consultantxxl @OscarButare1 @ReynoldsButari @HollyEude @alphonseru93590 @semerera2 @Baconib
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Refonder le système éducatif burundais : pour une école de la qualité, de la compétence et de la citoyenneté au service de l’avenir du Burundi Résumé Au cours des deux dernières décennies, le Burundi a enregistré des progrès significatifs en matière d’accès à l’éducation grâce à la gratuité de l’enseignement fondamental et aux réformes éducatives engagées depuis 2011. Toutefois, cette expansion quantitative n’a pas produit les gains qualitatifs attendus. Les données récentes révèlent une crise multiforme caractérisée par la massification des effectifs, l’insuffisance des infrastructures, le déficit d’enseignants qualifiés, la faiblesse des apprentissages fondamentaux, l’inadéquation entre les formations et les besoins du marché du travail, ainsi qu’un sous-financement chronique des investissements éducatifs. Cet article propose une analyse critique des réformes éducatives mises en œuvre depuis 2011, met en évidence les principaux défis structurels auxquels le système éducatif burundais est confronté et formule des orientations stratégiques visant sa refondation dans la perspective de la Vision Burundi 2040-2060. L’étude soutient que le défi principal du Burundi n’est plus seulement l’accès à l’éducation mais la construction d’un système capable de développer des compétences de qualité, de promouvoir l’innovation et de former des citoyens responsables, inspirés des valeurs d’Ubuntu et d’Ubushingantahe. Mots-clés : système éducatif burundais, qualité de l’éducation, réforme éducative, capital humain, refondation de la Nation, enseignement supérieur. 1. Introduction Les travaux de Becker (1993), Sen (1999) et plus récemment ceux de Hanushek et Woessmann démontrent que l’éducation constitue l’un des principaux déterminants du développement économique et de la compétitivité des nations. Dans l’économie contemporaine fondée sur la connaissance, les systèmes éducatifs sont appelés à former des citoyens capables de s’adapter aux mutations technologiques, aux transformations du marché du travail et aux exigences du développement durable. Au Burundi, l’éducation occupe une place stratégique dans les politiques publiques de développement. La gratuité de l’enseignement fondamental instaurée en 2005 ainsi que les réformes engagées à partir de 2011 ont permis une augmentation substantielle des effectifs scolaires. Entre 2018-2019 et 2022-2023, les effectifs du préscolaire ont augmenté de 63,9 %, passant de 107 173 à 175 633 enfants. Ceux de l’enseignement fondamental sont passés de 2 548 065 à 2 902 911 élèves, tandis que l’enseignement supérieur est passé de 41 868 à 67 373 étudiants. Cependant, malgré ces avancées quantitatives, la qualité des apprentissages demeure préoccupante. Les rapports du Ministère de l’Éducation Nationale et de la Recherche Scientifique mettent en évidence une série de défis structurels qui compromettent la capacité du système éducatif à répondre aux ambitions nationales d’émergence économique et de développement durable. La problématique centrale de cette étude est donc la suivante : dans quelle mesure les réformes éducatives mises en œuvre depuis 2011 ont-elles permis d’améliorer la qualité du système éducatif burundais et quelles transformations restent nécessaires pour faire de l’éducation un véritable moteur du développement national ? 2. Approche méthodologique Cette réflexion repose sur une analyse documentaire fondée principalement sur : Le Rapport d’analyse du système éducatif du Burundi (MENRS, 2024) ; La Politique nationale éducative à l’horizon 2060 ; Le Plan Sectoriel de l’Éducation 2022-2030 ; Les données récentes du Partenariat mondial pour l’éducation (GPE), de l’UNESCO, de l’UNICEF et de la Banque mondiale. L’analyse adopte une approche systémique permettant d’examiner les interactions entre accès, qualité, gouvernance, financement et pertinence de l’éducation. 3. Résultats et discussion 3.1. La massification des effectifs : un succès quantitatif aux effets pervers L’un des succès les plus visibles des politiques éducatives burundaises réside dans l’accroissement rapide de la demande scolaire. Toutefois, cette expansion n’a pas été accompagnée d’investissements proportionnels dans les infrastructures et les ressources humaines. Les chiffres illustrent l’ampleur du problème : Déficit national de 796 927 bancs-pupitres à l’enseignement fondamental ; Besoin estimé à 16 868 nouvelles salles de classe ; Ratios atteignant 83 élèves par enseignant à Kayanza, 75 à Karusi et 69 à Kirundo ; Groupes pédagogiques de 100 à 150 élèves observés dans certaines écoles urbaines. Cette situation produit un phénomène bien connu dans la littérature éducative : la démocratisation de l’accès sans démocratisation de la qualité. L’État a réussi à scolariser davantage d’enfants, mais sans garantir des conditions d’apprentissage favorables. 3.2. Une crise profonde de la qualité des apprentissages L’analyse des indicateurs de performance révèle une détérioration préoccupante des acquis scolaires. Le taux d’achèvement du fondamental n’était que de 22,4 % en 2023-2024, alors que la réforme visait 65 %. Les taux de redoublement et d’abandon du cycle IV de l’école fondamentale atteignent respectivement 25,3 % et 22,3 %. Les résultats du concours national sont encore plus révélateurs. Entre 2016 et 2026, la note minimale permettant l’accès au post-fondamental a fluctué entre 32 % et 46,5 %, ce qui signifie qu’une partie importante des élèves accède au cycle suivant avec une maîtrise très insuffisante des apprentissages fondamentaux. Cette situation interroge directement l’efficacité des mécanismes actuels d’évaluation et d’avancement de classe. 3.3. Analyse critique des réformes éducatives de 2011 3.3.1. Une réforme conçue sans évaluation approfondie du système précédent L’un des constats majeurs formulés dans les rapports du MENRS est que la réforme de 2011 a été mise en œuvre sans analyse suffisamment approfondie des acquis et limites du système antérieur. Une réforme éducative durable doit normalement suivre un cycle comprenant : Diagnostic ; Expérimentation ; Généralisation ; Suivi-évaluation et Ajustements. Or, plusieurs composantes de la réforme ont été généralisées avant même que leur impact sur les apprentissages ne soit rigoureusement évalué. 3.3.2. La réduction du temps d’apprentissage L’enseignement fondamental de neuf ans a intégré l’ancien primaire et le cycle inférieur tout en supprimant une année d’études. Parallèlement, le temps consacré aux disciplines fondamentales a été fortement réduit : le français est passé de 10-13 heures hebdomadaires à 6-8 heures dans le primaire ; les mathématiques ont également subi une réduction importante ; le temps réel annuel d’apprentissage est tombé à 651 heures pour certains groupes pédagogiques alors que les normes UNESCO prévoient 1 050 heures. Cette compression temporelle constitue probablement l’un des facteurs explicatifs majeurs de la baisse des niveaux observée aujourd’hui. 3.3.3. L’introduction simultanée de plusieurs innovations curriculaires L’intégration de l’anglais, du kiswahili, des TIC et de l’entrepreneuriat répond à des besoins réels d’ouverture régionale et d’adaptation au monde contemporain. Cependant, leur introduction s’est parfois faite au détriment de la consolidation préalable des compétences fondamentales. Le défi n’est donc pas l’introduction de ces disciplines mais leur arrimage insuffisant aux capacités réelles du système de formation des enseignants. 3.4. Le défi de la professionnalisation des enseignants La qualité d’un système éducatif ne peut dépasser la qualité de ses enseignants. Or, le Burundi comptait en 2025 12 293 enseignants bénévoles, représentant près de la moitié des éducateurs du préscolaire. Plusieurs difficultés persistent : insuffisance de la formation initiale ; faible maîtrise du français ; affectation d’enseignants dans des disciplines non maîtrisées ; absence de politique robuste de formation continue ; départs à la retraite insuffisamment anticipés et politisation dans le recrutement des enseignants et des cadres du Ministère. Cette situation réduit considérablement l’impact attendu des réformes curriculaires. 3.5. L’inadéquation entre formation et emploi L’enseignement supérieur souffre d’un décalage important entre les profils formés et les besoins économiques du pays. Une étude citée par le MENRS indique que : 45,8 % des employeurs jugent la formation des diplômés insuffisante ; 34,9 % la considèrent inadaptée aux besoins du marché du travail. Par ailleurs : 37 % des étudiants sont inscrits dans les sciences économiques et de gestion ; Les filières scientifiques et technologiques restent sous-fréquentées. Ce déséquilibre compromet les ambitions d’industrialisation et de transformation structurelle de l’économie nationale. 3.6. Le sous-financement chronique de l’éducation Le financement constitue un défi transversal. En 2023-2024 : 75 % du budget éducatif était consacré aux salaires ; Seulement 9,6 % étaient affectés aux investissements. Cette situation explique : L’état de délabrement des infrastructures (le cas de l’ancien collège du Saint-Esprit, campus KIRIRI en dit long) ; L’insuffisance des bibliothèques ; Le manque de laboratoires ; La faible intégration du numérique ; Les difficultés de financement de la recherche scientifique. 4. Perspectives de refondation du système éducatif burundais La refondation de l’école burundaise devrait s’articuler autour de cinq priorités stratégiques : 1) Redéfinir le projet de l’école L'école burundaise moderne d’aujourd’hui et de demain doit dépasser le modèle traditionnel centré sur l'accumulation des connaissances pour devenir une école de transformation humaine et nationale. Elle doit former un citoyen compétent, enraciné dans les valeurs d'Ubuntu, d'Ubushingantahe et de Ndi Umurundi, capable d'allier savoir, éthique, patriotisme et innovation. Une telle école constituerait le principal moteur de la Vision de Refondation d'une nation réconciliée, unie, digne, moderne et prospère. 2) Réhabiliter les apprentissages fondamentaux Renforcement du français ; développement de la lecture ; consolidation des mathématiques ; évaluations nationales standardisées régulières. 3) Professionnaliser durablement les enseignants Recrutement sur base des besoins réels et sans politisation, suppression progressive du bénévolat, développement d’un système national de formation initiale et continue. 4) Moderniser les infrastructures éducatives Construction des salles de classe manquantes, équipements numériques, laboratoires, bibliothèques. 5) Renforcer les filières scientifiques, techniques et professionnelles Ecoles-industries, centres-ateliers, système d’alternance formation-entreprise, incubateurs d’innovation. 6) Faire de l’université un moteur de l’innovation Développement de la recherche appliquée, partenariats université-entreprises, écoles doctorales gérées avec une grande rigueur scientifique, amélioration des conditions de vie étudiantes et enseignantes. 5. Conclusion L’analyse des données récentes montre que la crise actuelle de l’éducation au Burundi est moins une crise d’accès qu’une crise de qualité, de gouvernance et de pertinence. Les réformes entreprises depuis 2011 ont permis une démocratisation remarquable de l’accès à l’éducation, mais elles n’ont pas produit les améliorations attendues en matière d’acquisition des compétences fondamentales. Le système éducatif burundais se trouve désormais face à un changement de paradigme. L’objectif ne doit plus être uniquement de scolariser davantage, mais de former mieux. La transition doit s’opérer d’une logique de massification vers une logique d’excellence, de professionnalisation et d’innovation. Dans cette perspective, la réussite de la Refondation de la Nation dépendra largement de la capacité du pays à transformer son système éducatif en un véritable moteur de développement économique, scientifique et social, capable de former des citoyens compétents, créatifs, responsables et profondément enracinés dans les valeurs d’Ubuntu et d’Ubushingantahe. Références bibliographiques Becker, G. S. (1993). Human Capital: A Theoretical and Empirical Analysis. University of Chicago Press. Global Partnership for Education. (2025). Education in Burundi: Country Profile. MENRS. (2024). Rapport d’analyse du système éducatif du Burundi. Bujumbura. MENRS. (2026). Politique nationale éducative à l’horizon 2060. Bujumbura. République du Burundi. (2022). Plan Sectoriel de l’Éducation 2022-2030. Sen, A. (1999). Development as Freedom. Oxford University Press. UNESCO-IIPE Dakar. (2021). Analyse du secteur de l’éducation : Le système éducatif burundais. UNICEF Burundi. (2024). Analyse budgétaire du secteur de l’éducation. World Bank. (2024). Burundi Learning Poverty Brief. @kazanes0 @HollyEude @AndreNikwigize1 @Consultantxxl @yigenga @ReynoldsButari @Baconib
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🇧🇮 NDI UMURUNDI. JE SUIS BURUNDAIS. Avant d'être de telle ethnie, de tel clan, de telle colline, de telle région ou de telle sensibilité politique, nous sommes d'abord des filles et fils du Burundi. Aucune ethnie, aucun clan, aucune région, aucun parti ne doit être plus fort(e) que notre identité commune: MURUNDI. Pendant trop longtemps, les discours de division ont tenté de nous convaincre que ce qui nous sépare est plus fort que ce qui nous unit. Trop longtemps, les blessures du passé douloureux ont été utilisées pour nourrir la méfiance, la peur et la haine. Malheureusement, nous assistons aujourd'hui à des dicours de haine, des appels à la violence et une politique d'exclusion, devenus un mode de gouvernance en paroles et en actes. Aujourd'hui, nous, Burundais choisissons. Le choix de refuser les paroles qui opposent les Burundais aux Burundais. Le choix de rejeter les appels à la violence, à l'exclusion et à la stigmatisation. Le choix de protéger nos enfants de l'héritage de la haine. Le choix de construire un Burundi réconcilié avec lui-même, un Burundais paisible, un Burundi digne, un Burundi moderne, un Burundi prospère. Ndi Umurundi n'est pas seulement un slogan. C'est une solution à la crise grave identitaire et ses conséquences. C'est un engagement. C'est le courage de dire que notre avenir commun vaut plus que nos divisions passées. C'est le choix de défendre ses droits: vivre sur le sol burundais et plus jamais de réfugiés, être sécurisé par les forces de sécurité républicaines, nationale et non une milice d'un parti politique, être protégé par une justice totalement indépendante de l'exécutif et d'un parti politique quelconque. C'est le choix de la jeunesse d'exiger une éducation de qualité et de s'épanouir sur le sol burundais. C'est le choix des femmes d'exiger leurs droits d'être respectées, sécurisées et protégées, d'accéder aux fonctions au même pied d'égalité que les hommes. Quand un Burundais souffre, c'est toute la Nation qui souffre. Quand un Burundais est humilié, c'est notre dignité collective qui est atteinte. Quand un Burundais tend la main à un autre Burundais, c'est le Burundi tout entier qui grandit. Rejoindre la dynamique Ndi Umurundi, c'est choisir l'Ubuntu, l'Ubushingantahe, le respect mutuel, la vérité, la justice, le dialogue et la solidarité. C'est affirmer haut et fort : « Hariho ibidutandukanya, ariko ibiduhuza ni vyinshi cane : NDI UMURUNDI ! » Que vous viviez au Burundi ou dans la diaspora, vous avez votre place dans ce mouvement de rassemblement, d'espérance et d'un avenir pour tout un peuple meurtri par la mauvaise gouvernance devenue un mode de gouvernement. Prenons-en conscience, approprions-nous cette vision nationale, diffusons-la et enseignons-la autour de nous. Finalité: changement individuel, changement en équipe organisée ou non (club, mouvements, partis politiques, organisations de la société civile, etc.). 🤝 Refusons la haine. 🕊️ Refusons la violence. ❤️ Choisissons l'unité. 🇧🇮 Choisissons le Burundi. NDI UMURUNDI. KANDI NDABISHIMA. NDI UMURUNDI NI WEWE, NI JEWE! CETTE IDEOLOGIE NDI UMURUNDI EST BIEN CELLE DU PRINCE ET PREMIER MINISTRE LOUIS RWAGASORE VOTÉE LE 18/09/1961. ADHESION A CETTE IDEOLOGIE, MERCI DE PARTAGER @yigenga @AndreNikwigize1 @kazanes0 @Consultantxxl @OscarButare1 @ReynoldsButari @HollyEude @alphonseru93590 @semerera2 @Baconib #NdiUmurundi #JeSuisBurundais #Ubuntu #Ubumwe #Paix #Dialogue #Burundi #TwubakeUburundi
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Le Grenier du savoir ou la police des apparences ? Plaidoyer pour une refondation de l'enseignement supérieur au Burundi Tribune introductive à une série de réflexions sur l'université, la citoyenneté, les libertés académiques et l'avenir du Burundi Pour tout contact : [email protected] Ce texte n’engage que son auteur. Introduction L'université est, par essence, le lieu où une société pense son avenir. Elle est l'espace où se forgent les intelligences, s'affinent les consciences et se prépare la relève des générations appelées à conduire les destinées d'une Nation. Lorsqu'une université cesse d'être prioritairement un creuset de savoir, de liberté et d'esprit critique pour devenir un lieu de normalisation des comportements et de surveillance des apparences, c'est toute la société qui est invitée à s'interroger sur le sens qu'elle donne à l'enseignement supérieur. Le récent communiqué de la Représentation Générale des Étudiants de l'Université du Burundi, daté du 07/08/2026 et visé par le chef du Service de Sécurité et d’Encadrement Civique, constitue, à cet égard, bien plus qu'un simple fait divers universitaire. Il agit comme un révélateur. Derrière l'interdiction de certaines tenues vestimentaires, derrière la volonté d'encadrer les relations entre étudiants adultes ou encore derrière la menace de sanctions disciplinaires, apparaît une question fondamentale : quelle conception de l'université voulons-nous pour le Burundi du XXIe siècle ? À l'heure où les grandes universités du monde débattent de l'intelligence artificielle, des transitions écologiques, de l'éthique du numérique, de l'innovation scientifique, de la gouvernance mondiale et du développement durable, est-il concevable que le débat universitaire se concentre principalement sur la longueur des jupes, les collants, les singlets ou les coiffures ? Le contraste est saisissant. Il ne s'agit pas ici de nier la nécessité d'un cadre de vie harmonieux ni l'importance du respect mutuel. Toute communauté humaine a besoin de règles. Mais une règle n'est légitime que lorsqu'elle est fondée sur le droit, proportionnée aux objectifs poursuivis et appliquée sans discrimination. Une université moderne ne peut fonder sa gouvernance sur des notions imprécises telles que « l'honneur », « la moralité » ou « la personnalité » sans s'exposer à l'arbitraire et aux interprétations subjectives. Comme le rappelait Wilhelm von Humboldt, l'un des pères de l'université moderne, la mission fondamentale de l'enseignement supérieur consiste à développer l'autonomie intellectuelle et la liberté de recherche. Plus tard, Paulo Freire soutiendra que l'éducation n'est pas un instrument de domestication des consciences mais un processus de libération par lequel les individus deviennent capables de comprendre et de transformer leur réalité. L'université n'est donc pas un espace de dressage social ; elle est une institution d'émancipation intellectuelle. Une université face au défi des libertés et des droits humains L'université moderne repose sur plusieurs principes fondamentaux : la liberté académique ; la liberté de conscience ; la liberté d'expression ; l'égalité de traitement ; le respect de la dignité humaine et la responsabilité individuelle. Ces principes ne sont pas opposés à la discipline. Ils lui donnent au contraire sa légitimité. Toute restriction de liberté doit répondre à des critères de nécessité, de proportionnalité et de non-discrimination. Or, lorsqu'un règlement prétend définir ce qui constitue une tenue acceptable sans s'appuyer sur des critères objectifs et universels, il ouvre la porte à des pratiques susceptibles de porter atteinte à l'autonomie individuelle. La mission de l'université n'est pas de produire des individus conformes à un modèle unique de comportement. Elle est de former des citoyens capables d'exercer leur liberté avec responsabilité. L'université n'est pas une extension de la famille, encore moins une caserne. Elle constitue l'une des rares institutions sociales où le jeune adulte apprend à devenir pleinement responsable de ses choix, de ses engagements et de ses actes. La question du genre : un enjeu incontournable Une lecture attentive du communiqué révèle une autre problématique : celle des rapports entre les sexes et de l'égalité de genre. Même si certaines dispositions concernent officiellement l'ensemble des étudiants, les éléments les plus détaillés visent principalement des tenues traditionnellement associées aux étudiantes. Cette focalisation pose une question essentielle : pourquoi le contrôle des apparences s'exerce-t-il plus fréquemment sur les femmes que sur les hommes ? Depuis plusieurs décennies, les recherches en sciences sociales ont montré que les normes vestimentaires constituent souvent un moyen indirect de contrôle du corps féminin. Lorsque les débats institutionnels portent davantage sur l'apparence des femmes que sur les comportements irrespectueux de certains individus, la responsabilité risque d'être déplacée de l'auteur vers la victime potentielle. Une université moderne doit promouvoir un principe simple : Chaque personne est responsable de son comportement. Personne n'est responsable des comportements déplacés que d'autres pourraient adopter à son égard. La lutte contre le harcèlement, les violences basées sur le genre et les discriminations ne passe pas par la surveillance des vêtements mais par l'éducation au respect, à l'égalité et à la dignité humaine. Former les futurs dirigeants du Burundi suppose d'abord de leur apprendre à vivre ensemble dans le respect des différences. Une confusion préoccupante des rôles L'un des aspects les plus étonnants de cette affaire réside dans le fait que la note émane de représentants étudiants. Partout dans le monde, les organisations représentatives étudiantes ont pour vocation de : représenter les étudiants ; défendre leurs droits ; favoriser leur participation à la gouvernance ; faciliter le dialogue avec les autorités universitaires ; contribuer à l'amélioration des conditions d'étude. Elles ne sont pas conçues pour se substituer aux instances disciplinaires ou aux autorités administratives. La note donne pourtant l'impression que les représentants étudiants se perçoivent comme des gardiens de l'ordre moral chargés de surveiller leurs camarades. Une telle posture interroge la culture démocratique universitaire elle-même. Dans une démocratie universitaire mature, la représentation ne s'exerce pas contre les représentés. Elle s'exerce en leur nom. Une représentation estudiantine forte est celle qui élève le débat intellectuel, défend les étudiants et favorise leur responsabilisation, non celle qui organise leur surveillance. Une contradiction avec la mission historique de l'université L'Université du Burundi se présente comme le « Grenier du savoir ». Cette expression est porteuse d'une immense responsabilité. Être un grenier du savoir signifie : préserver la connaissance ; produire des idées nouvelles ; encourager l'innovation ; développer l'esprit critique et former les élites intellectuelles du pays. Une université qui aspire à former les décideurs, les enseignants, les chercheurs, les magistrats, les médecins, les ingénieurs, les informaticiens et les entrepreneurs de demain devrait consacrer davantage d'énergie aux questions suivantes : Comment améliorer la qualité de l'enseignement ? Comment développer la recherche scientifique ? Comment préparer les étudiants aux défis de l'économie numérique ? Comment renforcer l'employabilité des diplômés ? Comment contribuer au développement intégral du Burundi ? Comment contribuer à la paix, la sécurité et le bien-être de tous les citoyens sans distinction aucune ? Comment contribuer à promouvoir l’identité Murundi plutôt les ethnies ? Comment réconcilier en paroles et en actes les Burundais ? Etc. La vocation première de l'université est de préparer l'avenir, non de réglementer les apparences. Une forme qui trahit une crise plus profonde de l'université Au-delà même du contenu, la forme du communiqué interpelle. Dans une institution qui se présente comme le « Grenier du savoir », la qualité de l'expression écrite n'est pas un détail. Elle constitue l'une des premières manifestations de la culture académique. Le document présente plusieurs maladresses syntaxiques, des formulations imprécises, des expressions ambiguës et des tournures éloignées des standards de la communication institutionnelle. L'usage répété des points d'exclamation dans un texte officiel, certaines incohérences rédactionnelles ainsi que des formulations telles que « la personnalité se donne » affaiblissent considérablement la crédibilité intellectuelle du message. Dans l'université, les mots ne sont jamais neutres. Ils reflètent la rigueur de la pensée, la qualité de la formation et le niveau d'exigence académique que l'institution souhaite promouvoir. Les représentants étudiants sont également des ambassadeurs de leur université. Lorsqu'ils s'expriment publiquement, ils engagent indirectement l'image intellectuelle de leur établissement. Le problème soulevé par cette note n'est donc pas uniquement grammatical. Il est profondément symbolique. Comment prétendre défendre l'excellence académique lorsque la communication officielle semble négliger les exigences fondamentales de précision, de cohérence et de qualité rédactionnelle que l'université est censée transmettre à ses étudiants ? Ainsi, derrière les débats sur les vêtements apparaît une autre interrogation, plus préoccupante encore : quel rapport entretenons-nous aujourd'hui avec la culture du savoir, de l'écriture et de la rigueur intellectuelle ? Pour une refondation de l'enseignement supérieur au Burundi L'affaire de cette note nous invite à dépasser l'émotion et la polémique. La véritable question n'est pas celle des tenues vestimentaires. La véritable question est celle du modèle universitaire que nous voulons construire. Le Burundi a besoin d'universités capables : de produire des connaissances ; de stimuler l'innovation ; d'encourager la pensée critique ; de promouvoir les droits humains ; de former des citoyens responsables ; de renforcer la cohésion sociale et de contribuer au développement national. L'université de demain devra être davantage un espace de débat qu'un espace de contrôle. Davantage un lieu d'émancipation des jeunes qu'un lieu de conformité. Davantage une école de liberté qu'une école de surveillance. Conclusion : l'avenir du Burundi commence dans ses universités En réalité, l'affaire de cette note ne concerne ni les mini-jupes, ni les collants, ni les singlets. Elle révèle un débat beaucoup plus profond sur la place de la liberté, de la responsabilité, de la citoyenneté et de la connaissance dans notre société. L'université n'a pas été créée pour surveiller les apparences. Elle a été créée pour éclairer les consciences. Elle n'existe pas pour reproduire les préjugés, mais pour les interroger. Elle n'existe pas pour imposer la conformité, mais pour développer l'intelligence critique. Le Burundi de demain aura besoin de dirigeants capables de penser dans la complexité, de dialoguer dans la diversité, d'innover dans l'incertitude et de servir l'intérêt général avec compétence et intégrité. Aucun de ces objectifs ne sera atteint par le contrôle des apparences. Tous exigent la liberté intellectuelle, l'éducation à la responsabilité et le respect de la dignité humaine. La question n'est donc pas de savoir comment les étudiants doivent s'habiller. La question est de savoir comment nous entendons former ceux qui administreront demain nos institutions, enseigneront dans nos écoles, soigneront dans nos hôpitaux, rendront la justice, construiront nos entreprises et guideront notre nation pour un avenir meilleur des générations futures. Car lorsqu'une université consacre davantage d'énergie à réglementer les corps qu'à libérer les esprits, ce n'est pas seulement la jeunesse qui est interpellée. C'est l'avenir même du pays qui est en jeu. Voulons-nous un enseignement supérieur qui surveille les apparences ou un enseignement supérieur qui forme des citoyens libres, compétents, responsables et profondément attachés à la dignité humaine ? De la réponse à cette question dépend, en grande partie, le Burundi que nous lèguerons aux générations futures. Texte destiné à ouvrir une série de tribunes consacrées à la refondation de l'enseignement supérieur au Burundi, aux libertés académiques, à la citoyenneté universitaire, à l'égalité de genre, à la gouvernance des institutions universitaires et à la préparation de la jeunesse aux défis du XXIe siècle. Le débat est désormais ouvert @AndreNikwigize1 @FOCODE_ @kazanes0 @yigenga @Consultantxxl @HollyEude @Baconib @PascalNtakiru Références bibliographiques Freire, P. (1974). Pédagogie des opprimés. Paris : Maspero. Humboldt, W. von (1810/1993). The Idea of the University. Londres : Minerva.
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Vision de Refondation de l'État de droit et de la Nation burundaise « La Famille au cœur de la Paix, du Pain et de la Prospérité » La reconstruction durable du Burundi ne peut se limiter à des réformes institutionnelles ou économiques. Elle exige une vision nationale capable de réconcilier l'État, la société et les citoyens autour d'un projet commun. Cette vision repose sur une conviction fondamentale : la famille constitue la cellule originelle de la Nation, le premier espace d'éducation, de solidarité, de transmission des valeurs et de production des richesses. C'est donc à partir de la famille que doit être pensée la refondation de l'État de droit et de la Nation burundaise. Il est bien évident que la nécessité d'une reconstruction intégrale touche les dimensions politiques, économiques, sociales, culturelles et morales de la société burundaise.
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